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ISBN : 2844853196
Éditeur : Allia (21/08/2009)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 20 notes)
Résumé :
En chinant aux Puces de Clignancourt, le narrateur ou la narratrice, on ne sait pas au juste, acquiert une caisse de films de famille datant des années 50. Il y découvre alors Aurore, une jeune fille issue d une famille bourgeoise, filmée par son père puis par son fiancé jusqu à ses trente ans. L étonnement survient quand, aux images de la jeune fille se superposent les rêveries et l histoire d A., jeune télépathe. Le mystère s avère d autant plus troublant que le d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  25 juin 2014
Voici un petit livre totalement énigmatique, dérangeant , construit à l'aide de petits chapitres qui alternent avec des rêves....très bien écrit mais mystérieux,à la fois, poétique et philosophique dans lequel le lecteur se sent impliqué.....
Une fois le livre refermé, on pense avoir vécu une expérience rare car Héléne Frappat réussit à créer la confusion dans notre esprit......
Le narrateur découvre par hasard , aux puces de Clignancourt une caisse de films de famille datant des années 50,une jeune fille issue d'une famille bourgeoise, Aurore, est filmée par son père puis son fiancé jusqu'à ses 30 ans, l'étonnement survient, quant,aux images d'Aurore se superposent les rêveries et l'histoire d'A, jeune fille télépathe, isolée dans son enfance, par son don, elle aspire au silence, un silence qui pénètre par effraction dans les pensées des autres........
Le mystère demeure quant à l'assimilation de l'identité des Deux personnes mais "qui est qui?"A et Aurore? Aurore ou A?
Ce livre aborde le théme du voyeurisme, la télépathie, l' onirisme.....
Le " voyeur " s'immisce partout, l'auteur nous entraîne à poser un regard sur la réalité du monde dans lequel il évolue........
Le lecteur a constamment l'impression d'entrer par un oeil effronté et gênant, comme un intrus,dans la vie des autres. Et la fin est surprenante, l'oeil du narrateur est lui aussi "le Voyeur".........
J'avoue que j'ai eu des difficultés à appréhender ce petit opus:"Si tu n'entres pas dans ma chambre, je n'entrerai pas dans tes pensées."
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pleasantf
  01 novembre 2015
Ce roman est très court mais sa construction relativement complexe happe le lecteur dans un voyage plus long que l'on pourrait l'imaginer au vu du nombre de pages.
Cela commence par un chapitre où le narrateur s'adresse à la personne qui un dimanche de septembre 2004 a acheté aux puces un carton contenant un lot de vieux films de famille. Dans ces films apparaît Aurore, la dernière fille d'une famille aisée. Pourquoi cet ensemble de souvenirs familiaux s'est-il retrouvé vendu aux puces? Même si la question n'est pas posée de manière explicite dans ce premier chapitre, c'est le point de départ du récit. A l'image de ces petits films visionnés à la suite les uns des autres, le roman se bâtit par fragments et tente de reconstituer la vie d'A., probablement l'Aurore des films de famille, qui a la particularité de pouvoir entendre les pensées d'autrui. Les fragments filmés sont complétés par d'autres bribes dont certaines finissent par former un fil narratif linéaire. Certains fragments sont des récits de rêves ; ils sont discontinus et énigmatiques comme tous les rêves. Ils répondent au récit principal par résonnance poétique.
L'ensemble forme une sorte de puzzle qui peu à peu se met en place et révèle l'histoire. C'est un roman dont l'esthétique et la construction me font penser à l'écriture de Modiano. Ce roman est comme un film fait de séquences courtes montées les unes derrière les autres de manière un peu discontinue, filmées par des cinéastes différents avec des prises de vue hétérogènes et des personnages dont l'identité est incertaine et changeante.
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Lencreuse
  01 janvier 2011
Ce court roman recèle une incroyable intensité, par sa plume délicate, par ses histoires juxtaposées, superposées, par le jeu subtil imaginé par Hélène Frappat qui s'amuse à brouiller les pistes du lecteur.
Dès le départ, l'auteur nous place au coeur de l'histoire, s'adressant par un « vous » qui pourrait être « nous », lecteurs, à un protagoniste jamais identifié. Ayant acquis à un marché aux puces un carton de vieux films de famille, le personnage projette sur les murs blancs de sa chambre la vie d'Aurore : un bébé devenu petite fille, adolescente, jeune femme de trente ans. Aurore dont la vie est livrée par bribes grâce à une caméra, Aurore dont la vie s'étale là sous nos yeux, par fragments, ceux des vacances, des anniversaires. Quelques images et finalement toute une vie ou presque.
En parallèle, Hélène Frappat livre l'histoire d'A. qui se découvre assez jeune un don de télépathie. Un don ou une malédiction qui isole, assaillant l'enfant qui aspire au silence, qui lui permet aussi d'entrer par effraction dans les pensées des autres.
Enfin, le rêve occupe aussi une bonne part de ce court écrit. Des rêves où l'eau est souvent présente, des rêves qui eux aussi nous font pénétrer une intimité, celle de l'inconscient.
Difficile de résumer parfaitement Par effraction ! le faut-il d'ailleurs tant, une fois le livre refermé, les pistes de lecture, d'interprétation peuvent être variées – pour s'en convaincre, il suffit de lire divers avis sur la blogosphère ! Petit écrit quasi-hypnotique, Par effraction offre au lecteur qui accepte de se laisser porter et de plonger dans son atmosphère si particulière, une étrange parenthèse littéraire, inclassable, presque, oserais-je dire, une expérience rare aux senteurs oniriques. On referme le livre interdit, on l'ouvre à nouveau pour y trouver peut-être des clés, on sourit de la capacité d'Hélène Frappat à créer la confusion entre ses personnages dans notre esprit. Une lecture étonnante que j'ai trouvée extrêmement savoureuse.
Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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calistoga
  29 septembre 2009
Dans un style hautement poétique et profondément philosophique, Hélène Frappat nous emmène sur les traces d'Aurore et de A., deux jeunes filles énigmatiques dont on ne perçoit les actions qu'au travers un prisme savamment composé par l'auteur. Alors que Proust se lamentait "Que connaissais-je d'Albertine? Deux ou trois profils sur la mer", on peut le consoler en lui assurant que nos deux nouveaux personnages frappien rejoignent l'éternelle Albertine pour composer cette "petite bande" de personnages de papier qui à jamais accompagnera nos rêveries.
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MALIKA
  22 août 2010
J'abandonne, je ne comprends pas grand chose à ce qui se passe et ce qui se dit ...et du coup mon esprit a tendance à s'évader ailleurs !!!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Annette55Annette55   25 juin 2014
À l'âge de quinze ans, A .découvrit l'isolement dans lequel l'enfermait son don obscur.
Ses tentatives pour engager un dialogue entre deux âmes échouèrent.
Son pouvoir lui ouvrait les portes des pensées de son interlocuteur jusqu'à une distance de quelques métres l'autorisant à capter ses voix intérieures derrière un mur, mais jamais la personne dont elle radiographiait le cerveau ne lui répondait en retour.
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Charybde2Charybde2   02 juillet 2015
Jusqu’à ses douze ans, lorsqu’une dispute éclata en plein milieu du conseil d’administration annuel entre les héritières Loup-Boiron, séparant les deux sœurs et actionnaires majoritaires à tout jamais, A. passait les fêtes de Noël chez sa tante maternelle, 87 rue Saint Dominique, à Paris.
La révélation de son pouvoir télépathique avait eu pour conséquence secondaire l’effacement de presque tous les souvenirs de la fillette précédant l’âge de ses sept ans ; ainsi ne conservait-elle en mémoire, de sa première visite hivernale dans la capitale, que le surgissement enchanteur de la tour Eiffel au tournant de l’étroite rue Saint Dominique. Comme toutes les images que leur force transforme en souvenir à l’instant même de leur apparition, c’était une image muette : la silhouette stylisée et gracile de la tour Eiffel dresse son couvre-chef insolent au-dessus de l’amas gris des toits, veillant sur les habitants de Paris bien après l’extinction des illuminations de Noël. Une fois atteint l’âge de raison, A. échouerait à se créer des souvenirs muets, sa trop grande mémoire enregistrant, avec une précision épuisante, l’environnement sonore du moindre événement.
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clarinetteclarinette   02 janvier 2010
Dans la cohue désordonnée et bruyante, personne, à l'exception de A. ne remarqua la silhouette qui s'était faufilée, à contre-courant des camarades qui la bousculaient sans la voir vers la sortie du lycée.
Avant d'en apercevoir son ombre furtive, seule élève desendant les marches du vieil escalier que toutes les élèves remontaient à la hâte, A. savait. Durant le récit de Claire, elle avait écouté une jeune fille étrangement silencieuse, en retrait.
A. s'était introduite au fond de son âme, en cette zone trsansparente où ne survit aucune ombre, où la langue universelle des émotions, seule et sans miroir, sans reflets et sans masques, ne ment jamais.
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Charybde2Charybde2   02 juillet 2015
Dans les premières images, tremblées, instables, elle apparaît en noir et blanc.
Des formes floues du nouveau-né, la caméra super 8 parvient seulement à capturer le sourire.
Les images vont trop vite, comme dans les films muets. Le bébé s’agite dans son berceau, lève les bras, joue avec ses pieds et, soudain, détourne le visage d’un geste qui vous deviendra familier.
Dans le parc d’une grande villa dont vous apercevez furtivement les contours, à l’ombre d’un chêne la mère du nouveau-né berce l’enfant enseveli sous le linge brodé et les dentelles. La mère brune, l’air sérieux, se penche vers le berceau en osier au rythme saccadé du film.
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Videos de Hélène Frappat (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hélène Frappat
Le 14.05.17, dans Secret Professionnel (France Culture), Charles Dantzig recevait Hélène Frappat, traductrice d'"Études sur la personnalité autoritaire".
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