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EAN : 9782600001830
308 pages
Droz (30/11/-1)
3.88/5   17 notes
Résumé :
Cette nouvelle édition de la Mort Artu vient à la suite de celle de Jean Frappier (Droz 1936, Minard 1956) dont on sait qu’elle fut récemment contestée en ses principes et ce en des termes vigoureux (M. Plouzeau, Travaux de Linguistique et de Philologie 32, 1994). Mais coupant court à la polémique, MTM et EB justifient leur choix d’éditer un nouveau manuscrit moins par le souci de rectifier le travail de leur illustre prédécesseur, auquel elles dédient leur travail ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
LydiaB
  15 février 2014
La mort le roi Artu est un roman du XIII°s qui, bien que formant un tout, n'est pas indépendant. Il s'inscrit dans la continuité de la Queste del Saint Graal et la conclusion du Lancelot en prose. Il appartient au cycle de la Vulgate, appelé également Lancelot-Graal.

Les premières lignes de ce roman déclarent que l'auteur de ce roman est Gautier Map. La dernière phrase le nomme encore, cette fois, comme l'auteur de tout le Lancelot en prose. Cependant, cette attribution à l'archidiacre d'Oxford, auteur du de Nugis Curialium et familier du roi Henri II Plantagenet, est une supercherie, comme l'indiquerait sa date de décès, 1209. Or, la composition du Lancelot en prose est estimée être entre 1215 et 1220 et celle de la mort le roi Artu, vers 1230.

Les auteurs sont inconnus, et quelques minces détails prouveraient qu'ils seraient d'origine champenoise.




Quelques mots sur l'histoire :



Revenu de terres lointaines, Bohort, l'un des trois élus de la Queste, annonce à la cour, réunie à Kamaalot, la mort de ses compagnons, Galaad et Perceval. Arthur s'afflige d'avoir perdu bon nombre de ses chevaliers, et, dans l'espoir de faire renaître les aventures, il décide qu'un tournoi aura lieu prochainement à Wincestre.

Cependant Lancelot est retombé dans son péché avec la reine Guenièvre. Les amants dissimulent très mal leur amour. Arthur, mis au courant, ne veut pas croire à la trahison, mais il reste tout de même dubitatif. Au tournoi de Wincestre, où il s'est rendu incognito, Lancelot est blessé par son cousin Bohort. Sa blessure le retiendra éloigné de la cour pendant deux mois environ. Une suite de circonstances pousse Arthur et Gauvain à croire que Lancelot s'est épris de la belle demoiselle d'Escalot, elle même folle amoureuse de ce dernier. Evidemment, cela arrangerait tout le monde ! de son côté, Guenièvre, certaine de l'infidélité de son amant, est déchirée par la jalousie jusqu'au jour où une nacelle mystérieuse fait son apparition sous la tour du palais, à Kamaalot. Dans cette nacelle se trouve le corps sans vie de la demoiselle et une lettre où elle reproche à Lancelot d'avoir causé sa fin prématurée en ne répondant pas à son amour.



Pour vous convaincre :


Le récit est passionnant. Il faut dire qu'apparaît ici, de manière peut-être plus explicite que dans les autres romans du cycle, l'humanisme de certains personnages et la finesse de leur psychologie.

Que fera Arthur ? L'amour de Lancelot et de Guenièvre sera-t-il le plus fort ? Vous le saurez en lisant ce roman. Ah, vous ne pensiez tout de même pas que j'allais tout vous raconter quand même !

Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Papyriri
  30 octobre 2019
Bon honnêtement , je n ai pas pu dépasser la page 50 , et des années après reprenant en main ce volume je ne suis même pas sûr de pouvoir terminer l introduction , sans ironie je tire mon chapeau a ceux qui ont l érudition de pouvoir le lire .Pour les autres comme moi (ou mieux mais sans spécialisation) il faut le dire c est en vieux français .Attention pas sur 2 pages l une en ancien françois l autre en langue moderne .Non trop simple ! tout en vioque Alors en tant qu' ancien élève de C.E.G sans lettres classiques là je craque , mais encore une fois Bravo aux heureux qui ont tout compris
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Niaco
  27 janvier 2012
Le plaisir de lire un épisode arthurien, dans un vieux français plus accessible au profane que Lancelot, ou que Chrétien de Troyes. Un régal.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   15 février 2014
Alors le roi appelle Girflet et lui dit : « Allez à ce tertre, où vous trouverez un lac et jetez-y mon épée, car je ne veux pas qu'elle reste en ce royaume, pour que les mauvais héritiers qui y demeureront n'entrent pas en sa possession. — Sire, fait-il, j'obéirai à votre commandement, mais j'aimerais bien mieux, si vous le vouliez, que vous me la donniez. — Je ne le ferai pas, dit le roi, car elle ne serait pas bien employée en vous. Alors Girflet monta sur le tertre, et quand il fut près du lac, il tira l'épée du fourreau et se mit à la regarder. Et elle lui parut si bonne et si belle qu'il pensa que ce serait grand dommage de la jeter en ce lac, comme le roi l'avait commandé, car ainsi elle serait perdue ; mieux vaut qu'il y jette la sienne et dise au roi qu'il lui a obéi ; alors il détache son épée et la jette dans le lac, et il repose l'autre dans l'herbe ; alors il revient auprès du roi, et lui dit : « Sire, j'ai fait votre commandement car j'ai jeté votre épée dans le lac. — Et qu'as-tu vu? demande le roi. — Sire, je n'ai rien vu, qui ne soit bon. — Ha ! fait le roi, tu me tourmentes ; retourne là-bas, et jette-la, car tu ne l'as pas encore fait.»
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solasubsolasub   19 janvier 2012
L’histoire conte que, au moment où il retira la lance, un rayon de soleil passa à travers la plaie, si clairement que Girflet le perçut ; les gens du pays dirent de ce prodige qu’il avait été le signe de la colère de Notre-Seigneur.
[...]
Ainsi le père tua le fils et le fils blessa le père à mort. Quand les hommes du roi Arthur virent leur roi gisant sur le sol. Ils furent accablés par le chagrin à un point difficile à concevoir. « Ah ! Dieu, se lamentaient-ils, pourquoi permettez-vous cette bataille ? » Ils se lancèrent alors contre les hommes de Mordret : ceux-ci en firent autant, et ils reprirent la mêlée mortelle, si bien que, avant la fin de l’après-midi, tous étaient morts, à l’exception de Lucan l’Echanson et de Girflet.
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