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ISBN : 221366238X
Éditeur : Fayard (02/03/2011)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Que savons-nous vraiment de la prison ? Uniquement ce que veulent bien nous en dire des détenus ou des membres de l’administration pénitentiaire.

Arthur Frayer a voulu aller plus loin. Pour voir par lui-même ce qui se passe dans ce monde clos, ce jeune journaliste a passé le concours de gardien de prison et est devenu, l’espace de quelques mois, un « infiltré ». En stage à Fleury-Mérogis, puis en poste à Orléans, il raconte ses mois passés en détentio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Bonheur_Lecture
  22 janvier 2015
Arthur Frayer est un jeune étudiant en journalisme qui rêve de grands reportages. Un jour, il découvre dans la presse un article sur la surpopulation carcérale et décide d'enquêter à ce sujet. Mais, le milieu carcéral est truffé de « secret » que l'on sait tous plus ou moins, mais que l'on ne veut pas admettre, et encore moins les personnes concernées directement. Il comprend donc que cela sera difficile de voir la « face cachée » des prisons en tant que journaliste. Pour pouvoir y arriver, Arthur Frayer va donc prendre une décision bien particulière et surtout bien courageuse, devenir lui-même maton et tenir un journal pour pouvoir rédiger son article par la suite.
C'est donc avec succès qu'il réussira son concours de gardien de la paix, sans éveiller une seule fois les soupçons et qu'il décidera donc de nous faire partager son infiltration dans le milieu carcéral, en commençant par Fleury-Mérogis, en passant par Agen ou encore Châteaudun pour finir par Orléans.
C'est avec un certains recul que j'ai ouvert ce livre, et franchement, je n'en suis pas déçue. J'avais un peu peur que cela soit un peu identique à ce que j'ai déjà pu lire ou voir à ce sujet, étant donné que ce dernier m'intéresse, mais finalement, même si je n'ai pas spécialement appris des nouveautés en lisant ce livre, ce dernier m'a marqué.
Arthur Frayer ouvre les yeux sur un monde qu'il ne connaissait pas, non pas que je le connaisse parfaitement bien non plus, mais j'en sais les plus grandes lignes, et le jeune homme sûr de lui que l'on découvre au début de son livre laisse place à une personne un peu plus fragile et beaucoup moins confiante au fil des pages mais surtout au fil de son aventure… Parce que l'on y « découvre » le monde de l'enfermement, de la routine, aussi bien en tant que détenu qu'en tant que gardien, parce que l'on y découvre les « trucs et astuces » aussi bien d'un côté que de l'autre pour rendre la vie des deux plus facile… La prison est un sujet à polémique et l'on comprend encore plus pourquoi dans ce livre.
Les détenus sont parfois incontrôlables, les surveillants eux, sont parfois méchants. D'autres arrivent à se faire respecter, d'autres un peu moins. Certains laissent couler certaines choses, mais au fond, pourquoi ? On en revient toujours au même, le manque de personnel, le manque de place, c'est un tout, dans une société toujours plus dure. Et je pense que tout cela ne changera jamais, parce que c'est un cercle vicieux, une chose sans fin.
Néanmoins, quelques petites choses sont à revoir dans ce livre pour ma part.
Effectivement, on sait depuis le début qu'Arthur Frayer décide de devenir maton dans le simple but de pouvoir témoigner réellement de ce que sont véritablement les prisons, de tout voir de ses propres yeux et non ce que l'on décide de lui montrer quand il se présente en tant que journaliste. Mais justement, je trouve qu'on le ressent un peu trop dans le livre. le fait qu'il mentionne souvent l'envie de mettre fin à son expérience me dérange un peu. du coup, je prends plus son aventure pour du voyeurisme alors que cela aurait pu prendre une tournure beaucoup plus enrichissante.
Il y a aussi la fin du livre qui m'a déçu, terminer une telle aventure sur son dernier jour de travail en tant que maton et nous laisser comme cela, sans un mot de plus m'a un peu décontenancé. Pourquoi choisir un tel sujet à polémique si c'est pour nous laisser comme ça, sans réflexion derrière ? Comme si le fait d'avoir vécu cette nouvelle vie le temps d'avoir assez à écrire l'avait épuisé, ce que je peux comprendre d'un côté, mais en tant que journaliste, il aurait pu tout de même amener certaines choses en conclusion, de quoi nous faire réfléchir un peu plus…
En bref, ce fut un récit poignant, bouleversant, choc, tant du côté maton que du côté détenu, mais je reste un peu sur ma faim…
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Rob7
  05 septembre 2019
L'auteur en immersion dans le métier de maton je dis bravo pour ce courage et pour ce livre sur le milieu carcéral dans notre pays. Un livre qui date de 2011. A lire pour comprendre le monde de la prison.
Commenter  J’apprécie          220
Yurade
  30 août 2012
Arthur Frayer, jeune journaliste, est entré dans le milieu carcéral pour pouvoir écrire sur la réalité de la vie en prison – le reportage officiel est très (trop ?) encadré par l'administration pénitentiaire donc n'est pas parlant, on nous montrera et on nous cachera toujours les même choses. Pour lui il n'y avait que deux solutions : être gardien ou être détenu.
J'ai voulu lire ce livre parce que j'ai connu plusieurs personnes incarcérées dont une très proche. Pour des raisons qui lui sont personnelles (et que j'ai acceptées malgré moi) mon ami n'a jamais voulu partager cette période de sa vie avec moi, se confier ou solliciter mon soutien, ce qui a mis fini à notre relation. Ce sujet à longtemps été très sensible pour moi, j'ai pu lire ce livre aujourd‘hui avec du recul.
Au début, je pensais qu'Arthur Frayer ne serait qu'un jeune journaliste « bourgeois » prétentieux, pédant. Un préjugé de part mon milieu – la banlieue parisienne, mais aussi dû à certaines formulations employées dans le livre, certaines réflexions qu'il a pu avoir.
Il passe plusieurs concours dans la fonction publique pour « brouiller les pistes » : « Bien évidement, j'échoue à tous les concours, sauf à celui de surveillant – niveau brevet des collèges. », alors c'est peut-être moi, mon côté « la valeur et l'intelligence d'une personne ne se mesure pas à son niveau scolaire » mais j'ai été agacée par cette précision.
Une autre sur ses collègues stagiaires-gardiens, il évoque une période de cours entre deux stages en milieu carcéral : « Aux cours de ces deux mois, Michèle Alliot-Marie à remplacé Rachida Dati à la justice, notre ministère de tutelle, et nous n'en avons pratiquement jamais parlé ». Avec ces deux remarques, j'ai eu l'impression qu'il voulait absolument montrer que les gardiens étaient des personnes dénuées d'intelligence et de culture générale.
Puis au fil du livre, j'ai compris qu'il voulait juste infiltrer le milieu pour en connaître toutes les facettes et non pas ce qu'on nous raconte dans les médias justement. Il voulait connaître les gardiens, leur vision des choses de la vie en prison, leur vision de leur métier. Il voulait aussi parler aux détenus, connaître leurs conditions d'incarcération, les dangers et les troubles qu'ils peuvent vivre. Pour moi, c'est un pari réussi.
J'ai compris parce qu'à travers son livre, avec son écrire type journal de bord, on ressent l'humanité qui l'anime. Plusieurs fois vexé, atteint par une remarque d'un gardien ou d'un détenu et il sent qu'il n'a pas le recul nécessaire, à ces moment là il dit qu'il est plus maton que journaliste.
C'est un livre plein de citations, paroles de gardiens et paroles de détenus, dans un langage très cru. On peut dire vulgaire ou langage de la rue, je n'en ai pas été choquée : j'ai l'habitude de l'entendre et surtout ça ne rend son livre que plus vrai, l'inverse – la censure m'aurait choquée et étonnée de la part d'un journaliste voulant tout montrer, tout dire.
On « découvre » que les bons ne sont pas toujours les gardiens, que certains sont « durs » mais n'abusent pas de leur pouvoir sur les détenus et que d'autres sont méprisants et mesquins vis-à-vis des détenus. On « apprend » que les détenus ne sont pas des bêtes, que malgré les insultes de certains les notions d'honneur et de respect sont très importantes.
Frayer dénonce le problème de surpopulation, du nombre trop important de détenus pour un gardien (donc du manque de temps à consacrer à chacun) et le problème de prison au coeur de la prison… sentiment qu'on tous les détenus face à certaines situations.
Ma seule petite déception par rapport à ce livre : la fin.
Comme je l'ai dit, Arthur Frayer n'a pas de recul et prend tour de front durant son insertion, alors j'ai pensé que le livre se terminerait par une « conclusion » rédigée quelques mois après la fin de son enquête et non pas par son dernier jour de travail.
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fleurdusoleil
  02 mai 2012
Arthur Frayer est un jeune journaliste ambitieux. Il souhaite écrire sur un sujet marquant, rien de plus classique dans sa profession. Ses ambitions le poussent à s'intéresser de près à une problématique encore aujourd'hui très complexe et trop opaque: que se passe-t-il réellement dans nos prisons ?
Ce n'est pas caméras aux basques et micro à la main qu'il pourra en savoir plus sur la vie dans les prisons car l'administration pénitentiaire est hermétique surtout face aux médias.
Il n'y a que deux possibilités qui s'offrent à lui pour entrer en milieu carcéral : menottes aux poignets ou en uniforme.
Son défi est audacieux, passer le concours de surveillant pénitentiaire.
Il démarre son expérience avec beaucoup d'énergie et énormément de préjugés et de clichés. Ce qui est dans la normalité puisque ce monde d'enfermement et de barreaux a donné lieu depuis toujours à tout et n'importe quoi !!!! Ce qu'on ne connait pas on l'invente...
Il réussit le concours et débute sa formation la fleur au bout du fusil. Mais dès son premier stage à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, il se heurte à une réalité bien différente des idées reçues.
Son infiltration dans la peau d'un maton va lui ouvrir les yeux sur les difficultés et la complexité du monde carcéral. Que ce soit du côté des détenus ou des personnels, la vie derrière les barreaux est psychologiquement et physiquement très dure.
Toutes les grandes idées et projets décidés derrière des bureaux ne sont pas forcément possibles dans la vie quotidienne de la prison. Arthur Frayer va le découvrir sur le terrain.
Son récit est bouleversant car nous suivons l' écroulement de ses certitudes, l'évolution de son regard sur ce métier qui lui était méconnu et sur sa vision du milieu carcéral.
Ce texte est choc et bouleversant. C'est avec sincérité et justesse qu'Arthur Frayer met sur la papier toute sa colère et ses émotions pour nous donner une vision intérieure de nos prisons françaises.
Et aujourd'hui, par ses yeux, le lecteur de ce documentaire pourra se faire une idée plus juste de l'enfermement et des conditions de travail des surveillants pénitentiaires.
Bref, j'ai d'abord pesté contre ce jeune "requin" qui était un peu trop impétueux et sûr de lui à mon goût. Puis au fil des pages, j'ai découvert un jeune homme qui ouvre les yeux sur un monde qu'il imaginait mais qu'il ne connaissait pas. La réalité l'a heurté de plein fouet. Son expérience donne naissance à un récit bouleversant.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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Bill_Veuzay
  19 août 2013
J'ai lu ce livre avec les deux yeux dont m'a pourvue mère nature -merci à elle : un premier, particulièrement subjectif, puisque je travaille moi-même dans le milieu carcéral au service des détenus ; et un deuxième, plus objectif, un brin curieux : je ne fais pas partie de l'administration pénitentiaire et je ne vois du métier de surveillant que ce qu'eux-mêmes veulent bien montrer.
C'est un récit intéressant, voire saisissant. Je l'ai lu très rapidement, et les rares fois où je l'ai refermé il m'a fallu un certain temps pour perdre cette impression d'être encore à la maison d'arrêt, avec son ambiance si particulière (j'en entendais les bruits, j'en sentais presque les odeurs)... Pour cette raison, je pense que c'est un ouvrage de qualité.
Ce qui m'a déplu, c'est le regard que porte l'auteur sur le milieu dans lequel il s'est introduit : à la fois naïf et orienté, avec des propos parfois réducteurs, le tout pour un ensemble flirtant avec le voyeurisme. On sent qu'il a mis un soin particulier à rechercher de quoi nourrir un lectorat en quête d'info choc et trash. Alors certes, on ne peut pas lui reprocher de ne pas dire la vérité. Mais sont-elles toutes bonnes à dire ? C'est tout un débat. En tout cas, j'attends avec impatience de lire le témoignage d'un vrai maton, un qui ne serait pas arrivé dans le milieu pénitentiaire par une entourloupette douteuse et qui ne penserait pas, tous les matins en se présentant à la grille, au jour prochain où cette "expérience" prendrait fin.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
patmochonpatmochon   07 décembre 2018
Un livre qui explique la réalité du monde carcéral. Un monde parallèle et une économie souterraine très active et prolifique. J'ai du croisé son auteur lors de son infiltration car j'étais durant 6 ans, le civil le plus exposé du centre de détention d'Eure et Loir où je faisais travailler les détenus de 2005 à 2011 au sein de 4 ateliers passant de 80 à 190 détenus en plein essor de l'activité que je dirigeait. Je connais les personnages décrit par Arthur Frayer comme Marseille et son équipe dirigé par leur commandant ripoux (mis sur une voix de garage pour des faits graves dans une autre prison) et dont j'ai moi même été victime , me retrouvant en garde à vue puis en détention provisoire de 4 mois pour une affaire montée de toute pièce par cette équipe. J'ai tout perdu mais remercie cet auteur qui a sortie ce livre durant mon incarcération et parlé de mon affaire aux grosses têtes (radio) lors de son invitation. Tout ce que j'avais relaté aux services de police durant mes interrogatoires se retrouvaient écrit dans ce livre. J'étais un professionnel très qualifié reconnu pour ses compétences et apprécié de mes collègues, hiérarchie et entreprise (groupe Suez) . Redouté et respecté par les voyous que je considérais avant tout comme des hommes et des travailleurs mais restant très vigilant à leur contact car personne dans ce milieu personne ne change contrairement aux idées reçues . Un voleur reste un voleur, un camé reste un camé, un tueur reste un tueur , un violeur reste un violeur et un innocent reste un innocent. Pire le système carcéral actuel, permet à tous ces détenus de se rencontrer, se fréquenter, d'évoluer dans leur domaine et d'étoffer , développer leurs compétences. Pour ma part après être passé dans les dossiers de 3 juges , j'ai été condamné injustement en raison des 4 mois de détention provisoires que j'ai fait et que l'on ne voulait pas "payer" puis reprendre mon service et afin d'éviter un appel de condamnation dans une autre région, un autre tribunal , ma condamnation n'a pas été mentionné sur mon casier judiciaire qui est toujours à ce jour resté vierge.
Voilà mon témoignage , celui d'un civil qui à travaillé pour l'administration pénitentiaire à Lyon - Paris - Chartres - Châteaudun - Orléans, 8 années sachant que le turn-over de ma fonction se situe entre 6 mois et 2 ans tant les conditions de travail sont invraisemblables puisque plus mal considéré que des détenus par les hommes de cette administrations et notre sécurité jamais assuré.
Je me tiens à la disposition de l'écrivain - Journaliste si d'aventure il souhaitait donné une suite à son oeuvre.
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patatarte2001patatarte2001   01 août 2015
D'un signe de tête, il me fait comprendre que je dois palper le prisonnier...Le vieux bonhomme lève les bras comme un automate, sans même un regard pour moi..... Je lui palpe les bras, les aisselles, les flancs, les poches de pantalon. Je ne sais pas trop ce que je suis censé contrôler. Je sens seulement ses bras décharnés, ses os pointus. Mes mains passent sur ses épaules. Puis sur ses jambes : deux rameaux secs. J'ai l'impression de violer le peu de dignité qui lui reste.
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rkhettaouirkhettaoui   05 décembre 2013
Il faut garder ses distances avec les prisonniers pour éviter tout soupçon de corruption. Il faut les vouvoyer, « c’est dans le Code de procédure pénale », et ne rien accepter d’eux, même un café, « parce que après ils l’utilisent contre nous comme moyen de chantage ». Il ne faut pas se lier d’amitié, sans toutefois « se transformer en monstres glacés, insensibles et hermétiques à leurs demandes ». En somme, il faut être humain, mais pas trop. Un sacré casse-tête.
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rkhettaouirkhettaoui   05 décembre 2013
Les matons ne s’appellent ni par leur prénom ni par leur nom, de peur de se faire entendre des détenus qui pourraient, une fois à l’extérieur, chercher à leur régler leur compte. Plusieurs formateurs ont d’ailleurs lourdement insisté sur la question de l’anonymat : « Dites-en le moins possible sur la coursive. Les voyous écoutent tout ce que vous dites. Ils n’ont que ça à faire de leurs journées. 
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rkhettaouirkhettaoui   05 décembre 2013
Surveillant et prisonnier sont tour à tour bourreau et victime : le détenu subordonné à la volonté du surveillant, à la complexité administrative, à des conditions matérielles dégueulasses, mais aussi victime de lui-même et de la loi du plus fort ; le surveillant, lui, est l’objet d’insultes, de menaces, de tout ce que la misère humaine sécrète de violence et de bêtise.
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