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Claude de Frayssinet (Éditeur scientifique)
EAN : 9782742704767
450 pages
Éditeur : Actes Sud (01/01/1999)
3.5/5   1 notes
Résumé :
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PiatkaPiatka   04 février 2019
IL EXISTAIT TES MAINS

Un jour le monde devint silencieux ;

les arbres, là-haut, étaient profonds et majestueux,
et nous sentions sous notre peau

le mouvement de la terre.

Tes mains furent douces dans les miennes

et j’ai senti en même temps la gravité et la lumière,

et que tu vivais dans mon coeur.

Tout était vérité sous les arbres,

tout était vérité. Je comprenais

toutes choses comme on comprend

un fruit avec la bouche, une lumière avec les yeux.


Antonio GAMONEDA
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coco4649coco4649   02 mars 2020
Lumières de printemps


Parfois le ciel plombé s’entrouvre et un rayon de soleil
descend sur cette terre humide et vaporeuse.
Un rayon de soleil descend sur le gracieux amandier,
une flèche d’or descend sur les eaux mortes,
une très pure lumière descend sur le gazon obscur.
Parfois le ciel s’entrouvre et la pluie cesse
de résonner sur les peupliers, les vieux toits.
Un air frais passe dans les rues vides.
Un oiseau craintif se lance à chanter.
Les rideaux cendrés du ciel se déchirent
et un rayon pur traverse l’atmosphère hivernale.
Alors sur la terre, sur les chemins profonds
du sang surgit une fièvre, une ardeur,
et tout joyeux nous pensons au nouveau printemps
qui viendra enlacer nos corps avec ses bras de lumière.


//Antonio Colinas (1946 -)
/Traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet
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coco4649coco4649   21 novembre 2019
Comment appeler l’oiseau…


Comment appeler l’oiseau
pour que du vers il se lève
et s’envole et s’égare
de branche en branche, comment ? Comment appeler
                                          [le fleuve
sans interrompre son chant ni taire son écoulement ?
Comment faire pour que le nom de la rose
conserve son parfum ? Comment dire sable
et sentir la caresse d’une main dorée,
et comment faire pour que le soleil et le vent,
le feu et les automnes demeurent
dans le poème ? Ah, où apprendre cette magie
de disposer le nom des choses
de façon à ce que le lecteur de nos vers
revienne maculé de salpêtre,
brûlé par le soleil et réconforté
par le feu sauvage du brasier
par nous allumé avec deux ou trois mots ?

                                25-II-74


//Traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet
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coco4649coco4649   29 mai 2019
Le pain dur


Boire mon insomnie jusqu’à la dernière goutte.
Fuir à travers champ, les bras grands ouverts.
Savoir de quelles angoisses naissent mes poèmes.
Déchirer ma robe avec douleur et sans larmes.
Mordre le pain dur de l’égoïsme d’autrui.
Me noyer dans le tumulte qui assaille mes entrailles.
Abandonner le théâtre qui m’est offert au quotidien.
Accrocher mon désamour à un collier de givre.
Planter dans ma pelote des aiguilles rouillées.
Briser les heures qui me pèsent sur les tempes.
M’enfoncer peu à peu avec ce poids que l’on m’impose.

Attendre le moment ou le fiel explosera


//Maria Victoria Atencia (1931 -)
//Traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet
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coco4649coco4649   12 mai 2019
Se regardant dans la fumée


Extrait 2

  Il [l'homme] ouvre les yeux autour de sa chambre,
il fait nuit noire.
Puis il laisse retomber son menton brumeux
sur la ruine de sa main.
De toute cette vaine traînée de poudre
il ne subsiste qu’une douleur
qui, dans sa poitrine, rompt les chaînes d’un animal de feu.
La vie continue de mordre,
tandis que l’ombre du soir vient
pour éteindre sa peine,
sa vie entière.
Et un courant d’air qui entre chasse la fumée.


//Francisco Brines (1932 -) /Traduit de l’espagnol par Claude de Freyssinet
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