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EAN : 9782234082038
127 pages
Stock (22/08/2018)
3.46/5   112 notes
Résumé :
Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c’est se disputer un territoire.
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
3,46

sur 112 notes
Une bien belle découverte de la plume d'Emilie Freche qui signe ici un roman sur la cohabitation sociale, du vivre-ensemble.

Pierre et Deborah s'aiment et décident de vivre ensemble. Ils ont chacun un fils. Deborah, un gentil Léo sans histoire de 13 ans, bien dans sa peau, il fait la fierté de ses parents. Salomon, le fils de Pierre en a 10, et pas vraiment le même profil que Léo. C'est un enfant « à problèmes », au QI élevé mais sujet à des réactions disproportionnées, crises de colère, il parle comme il pense sans mâcher ses mots. La cohabitation promet d'être houleuse.

Ce vivre-ensemble est un patchwork moderne d'une famille recomposée sous des airs de violence, de non-dits, d'impuissance. Une violence amplifiée dans la violence d'un Paris meurtri par les derniers attentats. Une famille recomposée qui ne donne franchement pas envie de tenter l'expérience.

J'ai aimé ce roman car il reflète plutôt bien les difficultés liées à une famille recomposée. le petit Salomon se montre infâme avec sa belle-famille. le père semble impuissant. La mère de Salomon (MdeS) ne cesse d'envoyer une diarrhée de sms à son ex devant la nouvelle compagne. Quant à Léo, il souffre de subir la réalité nauséabonde de cette nouvelle recomposition.
Certains fuient leurs responsabilités.
D'autres finissent par imaginer leur bonheur seul chacun de son côté.
Les enfants sont pris en otage dans les faiblesses des parents.

Un roman réaliste avec une écriture efficace, rythmée, percutante, un sujet scénarisé avec sens et questionnement. Bref, j'ai beaucoup aimé ce tricotage noueux du vivre-ensemble.
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«  La raison pour laquelle on tombe amoureux de quelqu'un devient un jour celle qui nous fait le désaimer » .page 142 .

«  Pierre entend sous son crâne les sanglots des enfants le jour, ceux de leurs parents la nuit, le vent dans les bâches des tentes, la pluie, la grêle et les cris par lesquels s'expriment toutes sortes de douleurs physiques » .page 55.

Deux extraits significatifs de ce texte tout en tension.

Voici un roman très contemporain, réaliste , qui, parfois, met mal à l'aise, un peu comme un journal de bord aux sujets très sensibles et vastes : la jungle de Calais, le problème des migrants, Paris et les attentats du 13 novembre, ceux de Nice , l'assassinat d'un prêtre, la religion juive , l'extrémisme , le racisme , la politique, la cohabitation houleuse , destructrice entre deux garçons Salomon , le fils de Pierre , et de MDS , sa mère, et Léo ,fils de Déborah et Driss , amoureuse et nouvelle compagne du même Pierre.

Il est avocat bénévole dans la jungle de Calais, Déborah , elle,
réalise des documentaires à propos de sujets de société .

L'auteure d'une belle écriture , fluide , précise, claire, nous tient en haleine d'un bout à l'autre , nous questionne à propos de ce fameux «  Vivre ensemble » nous interroge et nous fait réfléchir sur les comportements à la marge, la violence, de l'être humain, la démesure , le mal être , les menaces , les difficultés d'adaptation et de cohabitation au sein de familles recomposées : cris, larmes , doutes , violences , violences ......sans nom.

Est ce une douleur? Un bonheur nouveau ? un compromis ? une mise en danger quotidienne des protagonistes ?
Peut - on construire quelque chose malgré toutes les nouveautés , le nouvel amour, les souvenirs et les contraintes ?
Au fond , une lecture ouverte , dérangeante, , haletante, sur le fil, touchante avec ce qu'il faut de tension de l'intime au politique, de l'angélisme supposé de certaines visions humanitaires......, à la violence psychologique destructrice qui ne permet pas de construire .....malgré un désir intense .

C'est violent et mobilisant , courageux et provoquant .

Jusqu'au bout on se pose des questions .....
C'est mon premier livre de l'auteure. Lu d'une traite .
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Les premiers mois d'une liaison amoureuse sont souvent libres et sans contraintes. Chacun se libère de son quotidien et de ses responsabilités pour profiter de moments privilégiés. Les mois passent et vient la question de l'étape d'après : devons-nous vivre ensemble ? le choix est plus délicat quand les amants ont la charge d'enfants de précédentes unions. Dans ce roman, Pierre et Deborah décident d'habiter conjointement après avoir été témoins d'un attentat. Ils ont chacun un fils dont ils ont la garde alternée et – surprise ! – Salomon, l'enfant de Pierre, se révèle être « différent ». La cohabitation s'annonce houleuse. Il faudra se montrer patient et faire des compromis. Mais évidemment, l'enfant ingérable va empoisonner les rapports du couple et la relation entre la mère et son fils. Une famille recomposée n'est pas un long fleuve tranquille et Emilie Frèche met en lumière les difficultés rencontrées par ce noyau hétéroclite parfois en ébullition : les interférences de l'ex, le rôle ambigu du parent qui n'en est pas un et dont l'autorité n'a pas de vraie légitimité, l'échange compliqué avec l'être aimé quand il est question de son enfant, etc. L'auteure traite le sujet dans un texte fluide, agréable à lire mais qui manque parfois de muscle. Elle établit dans son roman un parallèle entre les perturbations vécues par cette famille recomposée et les désordres subis par une société victime du terrorisme. La violence déstabilise le parent comme le citoyen. Les personnes les plus placides se surprennent à ressentir des sentiments violents (la peur, la colère, la haine), quand elles sont poussées à bout. Alors comment bâtir une famille ou une société harmonieuse quand le vivre ensemble semble si précaire ? Je ne reviendrai pas sur la polémique lancée au moment de la publication du roman si ce n'est qu'elle a eu le mérite d'éveiller ma curiosité. Je remercie Sallyrose qui m'a convaincu de le lire.

Je remercie les éditions Stock et Netgalley pour leur envoi.
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Vivre ensembleEmilie Frèche chez Stock, 22 août 2018.
Violence, violence, tout n'est que violence ... Toile de fond de ce roman "parisien", Paris et les attentats, Calais et les migrants, Salomon et MdS-décoder Mère de Salomon- qui viennent perturber la vie autrefois sereine de Deborah et de Leo son fils.
Deborah s'est séparée de Driss le père de Leo à priori de la façon la plus harmonieuse possible . Deborah rencontre Pierre, tout en lui l'attire , les attentats serviront de déclencheur à leur décision de vivre ensemble. Mais Pierre a de son côté un fils Salomon, un écorché vif qui déclare d'emblée sa haine à Deborah et à Léo . le "Vivre ensemble" est mal parti...
Violence dans chaque minute passée ensemble, violence dans les non-dits, silence de Deborah vis à vis de Pierre, virulence de MdS ... La dernière page tournée je reste pantoise et en point d'interrogation. Que nous apporte ce texte? Pose t'il les bonnes questions aux bonnes personnes? N'y a t'il pas carence parentale et non-assistance à personnes en danger? Je suis bien incapable de répondre à toutes ces questions mais une chose est certaine à mes yeux ce roman ne les solutionne pas plus, de là à me demander quel est l'intérêt de publier ce genre de récit, là aussi je ne me vois pas quoi répondre. Je découvre Emilie Frèche avec ce texte il va me falloir quelques temps avant que renaisse l'envie de lire ses précédents ouvrages.
Un grand merci aux éditions Stock pour ce partage via NetGalley#VivreEnsemble #NetGalleyFrance
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Vivre ensemble de Emilie Frèche est un roman qui fait partie de la rentrée littéraire de septembre 2018 et que j'ai eu le plaisir de lire en avant-première grâce aux éditions Stock et à net galley.
Le résumé est court et assez intrigant :
Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c'est se disputer un territoire.
J'avais compris que c'était un roman parlant des familles recomposées et en effet j'ai fait connaissance avec l'une d'elle : Déborah, son nouveau compagnon Pierre et leurs deux enfants : Léo (fils de Déborah) et Salomon (fils de Pierre).
Le jeune couple n'avait pas prévu de vivre ensemble mais ils étaient présents à la terrasse d'un café le 13 novembre 2015, ils font partie des personnes qui ont eu peur ce soir-là.. Cette peur ressentie leur a fait prendre conscience que la vie est courte et peut s'arrêter à tout moment.. Ils ont donc décidé de vivre ensemble, mais cela ne pas être comme ils l'imaginaient, et c'est peu dire !
L'un des garçons fait preuve de violence, il est instable...
L'un des parents s'inquiète.. évidemment... et a peur que tout ça se termine mal...
Je n'en dirais pas plus car le résumé en dit peu et trop en dire sur cet ouvrage serait une erreur..
J'ai lu ce roman d'une traite, je ne regrette pas du tout ma lecture même si j'ai éprouvé un certain malaise de la première à la dernière page, me demandant bien comment cela allait finir !
La tension est là, très présente, et à un moment ou un autre ça finira bien par éclater...
Les attentats sont présents en fond, ils changent la donne, précipitent les choses..
La violence d'un des garçons fait peur par moment. On sent un énorme mal-être qui met évidemment très mal à l'aise le lecteur.
J'ai apprécié ma lecture, même si j'ai eu un peu de mal à m'attacher aux personnages. J'ai lu tout ça avec détachement.
Vivre ensemble est un roman qui fait réfléchir, qui reflète bien la difficulté de vivre ensemble quand on n'est pas vraiment une famille.
Je n'ai ni aimé ni détesté cet ouvrage, je ne sais pas trop quoi en penser. Mon avis est mitigé, mais je lui mets trois étoiles et demie.
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critiques presse (3)
LaPresse
19 septembre 2018
Naviguant entre les deux univers, Frèche dépeint un monde où la violence psychologique ébranle les certitudes malgré le désir de construire quelque chose de plus grand que soi. Un roman bien mené, à l'écriture fine, avec juste ce qu'il faut de tension psychologique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse
23 août 2018
On peut dire que la parution de Vivre ensemble est assombrie par un beau scandale à la française qui mêle les mondes des médias, de la culture et de la politique. Mais dans tout ça, il est bon, le nouveau roman d'Émilie Frèche? Oui, quand même.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress
14 août 2018
Son roman est fluide - c'est toujours une grande qualité -, mais l'écriture est plate, délayée, peinant à transmettre une émotion.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Vivre-ensemble, vivre-ensemble, on dirait qu'ils n'ont plus que ce mot à la bouche. Moi je n'en peux plus du vivre-ensemble.
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Combien de gens sur cette terre sont des accidents ? Combien de gens n’ont pas été voulus, désirés, attendus ? Léo, lui, a été tout cela, il est le fruit de notre amour infini, joyeux, léger, il n’aura donc pas, comme nous tous, à se taper une analyse deux fois par semaine à l’âge adulte pour rester debout, et crois-moi, c’est le plus beau cadeau que nous lui ayons fait. Il fera de belles économies.
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C’est vrai que t’es un peu grosse, ma mère a raison/Je déteste l’odeur de ton parfum/Ah, tu fumes ? C’est dommage, tu vas mourir comme tout le monde, mais toi, en plus, tu souffriras/J’espère que vous n’aurez jamais d’enfant avec mon père, il pourrait ressembler à ton fils/Laisse tomber les frites, les pâtes, la purée, rien de ce que tu fais ne sera jamais à mon goût.
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Elle aurait voulu pouvoir rassurer son fils, lui expliquer que les familles ne sont pas des entités figées mais des corps aussi changeants que ceux qui les constituent, mouvants, vivants, et de ce fait, soumises au même champ des possibles que n'importe quel individu. Elle aurait aimé lui dire qu'on est un jour le centre d'une famille (...) mais qu'un beau matin les choses changent, on devient à son tour le chef d'une nouvelle cellule, celle que l'on a décidé de fonder avec l'être aimé, or il est possible d'aimer plusieurs fois au cours d'une vie(...) et de ces amours successives peuvent naître des entités qui semblent distinctes en apparence mais qui en réalité se trouvent par nature enchevêtrées parce que recomposées.
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En dépit des larmes et du sang si souvent versés il est bien une chose dont les hommes ne pourront jamais se passer, c’est aimer, et être aimé.
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Videos de Emilie Frèche (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emilie Frèche
Rencontre en ligne du 25/10/2023 avec Emilie Frèche pour son roman "Les amants du Lutetia" (un endroit où aller, interview de Nathalie Couderc et Frédérique Deghelt)
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