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Les Arcanes de la Chine tome 1 sur 2
EAN : 9782374481371
339 pages
XO Editions (31/10/2019)
3.42/5   38 notes
Résumé :
Quelques œufs de ver à soie et graines de mûrier… et voilà qu’un secret jalousement gardé en Chine pendant des millénaires finira par être divulgué au dehors de la Grande Muraille, ce qui entraînera la chute de la puissante dynastie des Han.

Nous sommes au IIIe siècle de notre ère, et la « petite voleuse de la soie » s’appelle étoile du Nord. Menacée de mort, cette brodeuse aux doigts d’or fera le bonheur d’un roitelet du Khotan et la richesse de cett... >Voir plus
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Chine, IIIe siècle de notre ère. L'Empire garde jalousement un secret, en l'occurrence celui de la soie et de ses origines. C'est dans ce contexte que nous allons retrouver Étoile du Nord, qui après avoir perdu sa maman, va être séquestrée pour travailler dans un atelier et ainsi dévider les cocons de soie, pour ensuite tisser les fils de cette étoffe prisée qui en découleront. Durant le périple littéraire que nous offre José Frèches, nous croiserons la route de plusieurs personnages qui de leur côté, contribueront à tisser les fils d'une intrigue peuplée de traditions, de trahisons, d'amour, et de secrets.

José Frèches est un véritable passionné de la Chine antique, et cela transparaît à chaque page de cet ouvrage. En effet, l'immersion est totale, et j'en ai appris beaucoup quant aux traditions et aux croyances séculaires de l'époque. Ce roman est parsemé de références toutes plus instructives les unes que les autres, et le grand plus réside dans le fait que l'auteur a créé des notes pour tout nous expliquer en détail. Dès qu'un terme inconnu nous apparaît lors de notre lecture, il trouve son explication grâce aux éclaircissements de l'auteur. Je ne me suis donc jamais sentie perdue et j'ai eu l'impression d'une lecture intelligente.

L'intrigue est bien menée, même si j'avoue que j'aurais souhaité la voir un peu plus romancée et étoffée. J'ai eu parfois l'impression de tenir entre mes mains un essai sur l'importance de la soie dans la Chine antique, et non pas un roman histoirique. Il y a certes beaucoup de rebondissements, mais j'aurais aimé davantage d'implication et de profondeur dans cette intrigue.

J'ai été fascinée par tout ce qui touchait à la soie, et j'ai lu avec grand plaisir les passages concernant cette étoffe. Je me suis totalement attachée à Étoile, qui est, à n'en pas douter, un personnage féminin fort et affirmé. Beaucoup de personnages secondaires viennent compléter le tableau, et l'intrigue part vraiment dans beaucoup de directions différentes, mais parfois de manière un peu trop survolée.

La plume est dynamique, et les petits chapitres favorisent une bonne dynamique. Je me suis laissée entraîner par ce que nous proposait l'auteur, et sans même m'en rendre, j'en ai appris énormément.

Entre traditions, trahisons, alliances, secrets, amours contrariées, avec pour toile de fond la Chine antique, l'auteur aborde une thématique passionnante, à savoir tout ce qui concerne la soie, cette étoffe prisée et soyeuse. Un roman historique à la frontière de l'essai parfois, mais qui n'en reste pas moins passionnant.
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Étoile du Nord, jeune Chinoise vivant au IIIe siècle de notre ère, est née dans une ville frontière de la Chine, d'une mère esclave et prostituée et d'un père inconnu. Les hasards de la vie l'amèneront notamment à devenir une talentueuse brodeuse de soie.

C'est un roman qui permet de s'évader, mais aussi d'en apprendre un peu plus sur la Chine antique. Grâce à sa galerie de personnages, l'auteur nous décrit un pays qui avait déjà un état très administré et hiérarchisé. le lecteur ressent souvent l'érudition de José Freches et son amour pour ce pays. Dans ce monde profondément inégalitaire, les ambitions et les haines se développent, et les trahisons sont fréquentes dans toutes les strates sociales y compris dans l'entourage de l'Empereur. Comme dans toute époque, les ambitieux qui grimpent les échelons suscitent bien des jalousies.

J'ai aimé pouvoir mieux comprendre les fondements du confucianisme et du taoïsme, dans un pays où en parallèle les superstitions sont prégnantes dans la population.

Certaines réflexions m'ont paru étonnamment modernes, mais je n'ai pas assez de connaissances sur la Chine antique pour savoir si c'est justifié ou si on frise l'anachronisme. Je pense notamment au Général qui réprouve la prévarication, et qui est adepte du totalitarisme pour le bien du peuple. À cela s'ajoutent quelques expressions très actuelles (attaque cérébrale, sortir un lapin du chapeau) ou latines (envoyé ad patres, garde prétorienne) qui ne correspondent pas cet univers.

Mon dernier regret est que l'histoire d'amour m'a paru mièvre et irréaliste. Je n'y ai pas cru. Il est dommage que la présentation de l'éditeur dévoile autant l'intrigue, car il nous laisse deviner le destin de l'héroïne, gâchant ainsi le plaisir de la découverte. Cette romance n'arrive qu'à la fin du roman, mais je trouve que son déroulement et les pensées des deux amants laissent une conclusion qui abîme le reste de l'oeuvre.

Il n'en demeure pas moins que c'est une lecture agréable, et instructive sur une époque de la Chine que je connaissais mal.

Je remercie NetGalley et XO Éditions pour l'envoi de ce livre.

Challenge Livre Historique 2019

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Ah, quel plaisir ! Une lecture à la fois agréable et intelligente !
José Frèches nous plonge en plein dépaysement, dans une Chine que l'on pense connaître et qui pourtant nous surprend par la richesse de ses savoir-faire et par la diversité de ses traditions spirituelles. Mais surtout, on part à l'Aventure, avec un grand A, et ça, c'est un vrai bonheur !

#LaPetiteVoleuseDeLaSoie #JoséFrèches #XO #Netgalley #NetGalleyFrance #lecture #livres #chroniques

Le quatrième de couverture :

Quelques oeufs de ver à soie et graines de mûrier... et voilà qu'un secret jalousement gardé en Chine pendant des millénaires finira par être divulgué au-dehors de la Grande Muraille, ce qui entraînera la chute de la puissante dynastie des Han.
Nous sommes au IIIe siècle de notre ère, et la " petite voleuse de la soie " s'appelle étoile du Nord. Menacée de mort, cette brodeuse aux doigts d'or fera le bonheur d'un roitelet du Khotan et la richesse de cette oasis, l'un des plus anciens pays bouddhistes.
Sa fuite est le début d'une étourdissante cavalcade sur la légendaire route de la soie, épopée pleine de rebondissements, de fureur et de sensualité, où le lecteur croisera, tour à tour, un vieil ermite taoïste, un général sans peur ni scrupules, un empereur autiste et une redoutable Persane.
Avec ce roman, José Frèches nous fait partager sa passion pour la Chine. Il nous montre combien la soie était, pour tous les Chinois, une étoffe sacrée, symbole de beauté, de douceur, mais aussi de rayonnement et de domination.

Jusqu'à ce qu'un coup de foudre ne vienne tout renverser...

Un grand roman au coeur des mystères de la Chine
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Quelle lecture agréable que celle de "La petite voleuse de la soie". José Frèches me donne l'impression d'être le "Christian Jacq" de la Chine.
Ce roman nous emmène dans la Chine du IIIème siècle à l'époque de la dynastie Han, où nous suivons le destin de divers
personnages : une jeune femme aux doigts d'or, brodeuse sur soie, un vieil ermite plein de sagesse, un jeune prince barbare candide, un général prêt à tout pour atteindre son but et une Persane qui n'a pas froid aux yeux. Cette joyeuse bande évolue dans un milieu où règnent l'espionnage, les tours de stratèges et les complots. Autant vous dire que l'histoire ne comprend pas de temps mort !
La narration est très vivante et nous dépayse, l'auteur n'hésitant pas à employer des expressions utilisées à l'époque (je pense notamment au lexique assez complet pour décrire l'art de la chambre à coucher). Cela nous fait sourire, car nous pouvons avoir l'impression de lire un auteur chinois de cette période. Outre sa bonne maîtrise des termes chinois, José Frèches est également un grand connaisseur de l'histoire de la Chine ancienne et de la société. Il nous décrit en effet de nombreux rites et coutumes ayant lieu à cette époque, la vie des petites gens comme celles des mandarins à la cour, le tout accompagné de notes explicatives. José Frèches aborde aussi quelques fondements du taoïsme, du confucianisme et nous cite quelques préceptes légistes.
Nous pourrions avoir tout de même un petit regret : ne pas pouvoir suivre plus longtemps les personnages auxquels nous nous attachons. J'ai eu l'impression parfois que l'histoire se déroulait trop vite, prenant des raccourcis (je pense au retournement de situation avec Amina notamment). Et j'aurais aimé peut-être aussi un peu plus de descriptions sur les sentiments d'Étoile du nord.
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Le grand avantage d'acheter des livres dans une vraie librairie, c'est de se laisser tenter par des auteurs dont on a entendu parler mais dont on n'a encore rien lu. Et de passer d'un polar archi-noir à un roman d'amour à l'ancienne …
Ainsi en est-il de ce dernier ouvrage de José Frèches, dont je savais qu'il était un spécialiste de la Chine, un « monde » qui m'intéresse depuis toujours.
Las, j'étais loin d'imaginer un roman « à l'eau de rose ». Car tout est là : une belle jeune fille asservie depuis sa plus tendre enfance mais douée de « doigts d'or » qui lui permettent de réaliser des broderies merveilleuses, un prince charmant balourd mais qui apprend vite auprès d'un vieil ermite taoïste, un général ambitieux, une intrigante redoutable … et des scènes de sexe torrides.
C'est la première lecture … superficielle.
Mais, ainsi qu'un palimpseste antique, il faut aussi percevoir le sens sous-jacent d'un texte plein de malice où l'auteur règle des comptes. Sous prétexte de nous décrire les rouages de la lourde bureaucratie impériale du IIIème siècle, ses portraits des hauts fonctionnaires du Fils du Ciel ressemblent fort à ses collègues de l'Administration française d'aujourd'hui.
Faut-il y chercher des clefs ?
N'oublions pas qu'avant de devenir écrivain, José Frèches fut diplômé de l'ENA – ici, l'école qui sélectionne et forme les mandarins s'intitule « La Forêt des Pinceaux » - et je me suis bien amusée à l'évocation du complexe d'infériorité des fonctionnaires qui ont échoué au concours par rapport à ceux qui l'avaient réussi … Il n'y a pas jusqu'à ces rebelles dits « Turbans jaunes » - j'ai vérifié, ils ont bien existé ! - qui m'ont bien fait sourire …
On peut aussi déceler un troisième niveau de lecture : l'initiation aux grands principes de la philosophie chinoise, encore largement en vigueur aujourd'hui. On lira avec intérêt – et parfois avec agacement devant leur fréquence – les notes de bas de pages, très didactiques. Avec un cours d'économie en prime, soulignant l'importance du produit d'exportation n¨1 de l'empire du Milieu : la soie.
En somme, cette légende romancée de l'exfiltration des larves de bombyx et de graines de murier hors de Chine est bien plus ancienne que ne le dit l'auteur (l'histoire aurait été racontée dès 600 avant J-C par le pèlerin Hsuan-tsang). Et même si la quatrième de couverture parle d'un « Grand roman au coeur des mystères de la Chine » ….
C'est, selon moi, un peu exagéré.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Grâce à la broderie, son esprit s’évadait loin de son quotidien d’ouvrière esclave au Lieu interdit. Ce complexe industriel, où étaient envoyées les bobines de fil de soie, devait son surnom à son imposant mur d’enceinte, presque aussi haut que celui de la Cité interdite, la résidence des empereurs.
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Omniprésent dans la vie quotidienne des gens, l’État veillait à la perpétuation d’un ordre pyramidal, dont le sommet était le Fils du Ciel et la base la paysannerie. Entre les deux, des bureaucrates s’employaient à prélever l’impôt qui servait à entretenir les armées et à financer le train de vie de Sa Majesté et de Son gouvernement. L’imagination bureaucratique avait déjà largement dépassé les limites du raisonnable pour permettre à l’État de soutirer au paysan la majeure partie de ce qu’il produisait, tout en le persuadant que c’était pour son bien. De la dimension des champs, dont le mou était l’unité de mesure, jusqu’à celle des semoirs, en passant par la quantité des semences fournies par l’administration, tout était strictement réglementé.
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En cette fin d’après-midi du quatrième jour de la septième lune, les eaux du fleuve Jaune, qui formaient une ample coulée mordorée, étaient figées par la chaleur encore lourde. Face à cette étendue, Étoile du Nord paraissait toute petite. Si cette fillette à peine âgée de 4 ans avait été un aigle survolant les méandres du fleuve à 10 000 mètres d’altitude, elle aurait frissonné en découvrant qu’ils formaient l’idéogramme Dao mei, et elle n’aurait pas été surprise de ce qui allait arriver quelques secondes plus tard à sa mère, Pivoine ambrée. Mais, ne sachant ni lire ni écrire, elle n’aurait pas été capable de déchiffrer l’œuvre de ce calligraphe céleste et le sombre avenir qu’il lui prédisait.
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Les terres situées alentour de cette bourgade étaient particulièrement fertiles, grâce au cadeau que leur faisait le fleuve Jaune en y déposant ses limons au moment des grandes crues du printemps et de l'automne. On y cultivait le sorgho et le millet, et même le blé noir, l'orge et le seigle, des céréales pourtant moins adaptés au climat de la Chine du Nord, où l'été et l'hiver sont très marqués. Cela n'empêchait pas les travaux des champs d'être extrêmement pénibles pour les paysans esclaves qui s'y adonnaient sans relâche, au profit de grands propriétaires terriens qui s'arrogeaient, en général, plus des trois quarts de la récolte. Quel que soit le moment de la journée, ces serfs étaient toujours à la tâche, leur dos courbé vers la terre, poussant la charrue ou la brouette, sarclant, creusant et labourant, transportant de lourdes charges et consolidant les répartiteurs du système d'irrigation.
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On ne s'habitue jamais à la violence, même quand elle devient la norme. Mais c'est à force d'avoir reçu les coups de marteau du forgeron qu'un vulgaire morceau de fer devient la lame d'une épée. D'où le fait qu'un si grand nombre de bourreaux ont commencé par être des martyrs...
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Videos de José Frèches (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de José Frèches
Conversation privilégie avec José Frèches | Lecteurs.com .Conversation privilégiée avec José Frèches, auteur de "Gengis Khan ; l'homme qui aimait le vent" et de "Gengis Khan ; le conquérant" (Éditions Xo)
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