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EAN : 9782760933163
Leméac (Editeur) (01/01/2010)
3.58/5   60 notes
Résumé :
A la naissance de son fils, un homme sent tomber sur ses épaules tout le poids du monde. Écrasé par le quotidien, réfugié dans son lit, il entre alors en lui et s'engage sur un radeau dans la traversée du marais.

Avec un sens aigu du détail qui fait mouche, le rappeur Biz explore le côté obscur de la vitalité qui nous fait tout voir en noir et souhaiter ne plus jamais quitter le lit, cette embarcation de fortune qui nous permet de sonder le néant de n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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sweetie
  14 avril 2018
Premier roman de Biz Fréchette, Dérives annonce un écrivain de talent, ce qui s'est confirmé avec Naufrage, que j'avais beaucoup apprécié. Avec Dérives, Biz se confie sur sa nouvelle paternité qui coïncide avec un désarroi personnel profond. Une descente dans les plus noires contrées de l'esprit et malgré tout, un désir de surnager et de vivre une vie de famille harmonieuse. C'est superbement écrit et construit : ses envolées oniriques sombres côtoient des moments lumineux avec son bébé et on ressent de sa part une soif de comprendre le monde dans lequel tout être humain s'inscrit. Assurément, c'est un auteur dont je continuerai d'explorer les oeuvres.
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exarkun1979
  22 avril 2014
Avant de commencer ce roman, j'avais peur de le trouver trop déprimant. J'ai vite été accroché par la plume de Biz. J'ai trouvé ce livre vraiment intéressant car il décrit vraiment bien l'état d'un dépressif. Cette dépression a pour malheur d'arriver après la naissance de son enfant. Cet état psychologique l'empêche de vraiment profiter de sa nouvelle paternité.
Pour avoir moi-même vécu des moments difficiles dans ma vie, je me suis vite reconnu dans certains événements décrits par l'auteur, comme par exemple les sautes d'humeurs sans raison. Mon autre grande surprise a été l'écriture de Biz. Je ne savais pas qu'il écrivait aussi bien même si on pouvait le voir dans les textes de son groupe Loco Locass.
Si j'avais un seul point négatif c'est la fin un peu rapide du roman. On sait que le bonheur sera de retour mais j'aurais aussi aimé le lire.
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Madame_lit
  31 août 2017
Dérives de Biz raconte l'histoire d'un homme qui un jour a un enfant. Cet enfant s'avère son roi-soleil jusqu'au jour où il sombre dans une dépression. Après la joie d'avoir un fils, la déprime s'empare de son être, envahit son esprit, le fait dériver à bord d'un radeau dans les méandres de son âme pour fuir un quotidien trop lourd, peuplé des pleurs de son fils, de l'incompréhension de sa femme, des rencontres chez la psychologue, des balades en auto au rythme des comptines pour enfant. La paternité, oui mais à quel prix?
Biz aborde dans ce roman un sujet grave : le mal-être associé à la paternité. Même s'il trouve son fils génial, le narrateur se sent fortement écrasé par la vie au point d'être totalement coupé de ses émotions…
Dans mes bras, mon pauvre fils était exténué d'avoir trop pleuré. J'allais le bercer dans le salon à la lueur d'un réverbère. La pluie laissait de longues traînées tristes sur les vitres et, malgré tout, j'étais incapable de compassion pour mon propre bébé, pourtant si vulnérable dans la noirceur, le silence et la solitude. (p. 23)
Le roman apparaît construit autour de deux éléments : le quotidien du narrateur et la traversée d'un marais sur un radeau (métaphore de l'état d'esprit malade).
L'eau du marais est grisâtre et empeste le soufre. […] Depuis plusieurs jours, je n'ai plus aucun repère visuel. Je suis au milieu de nulle part. Autour de moi s'étend un horizon infini.
Tout cet espace m'apaise. Je ne ressens presque plus rien, comme si mes émotions étaient anesthésiées par la solitude. Ici, rien ne me dérange, personne ne cherche à entrer en contact avec moi. Je n'ai pas de relation à établir, pas de problèmes à résoudre. La totale sérénité. (p. 37)
Biz s'est inspiré de son vécu pour écrire ce bouquin.  D'ailleurs, il confiait à Chantal Guy de la Presse à propos de cette difficulté d'être père et du fait qu'on peut et qu'on doit en parler.
Socialement, au Québec, on est rendu là, dit-il. On peut parler de ça. Je n'ai pas du tout écrit un pamphlet masculiniste, je ne parle pas au nom de ma génération, mais je me rends compte que beaucoup de gens se retrouvent là-dedans. Les filles sont intéressées par mon livre pour le donner à leurs chums, pour comprendre ce qu'ils vivent ou ce qu'elles ressentent elles aussi. On excuse plus les pères de ne pas «tripper» sur les nouveau-nés; pour une mère, qui le porte, qui l'allaite, ce doit être beaucoup plus heavy comme pression.
Le seul défaut de ce bouquin c'est qu'il est trop court! Biz, du groupe Loco Locas, sait bien écrire. Il entraîne son lecteur dans un univers qui interpelle, un univers empreint de références mythologiques, un univers poétique…
Un père indigne? Un père qui ose affirmer qu'il la trouve difficile la paternité…
Un livre à lire, à découvrir pour vous laisser entraîner dans ces dérives, l'espace de 93 pages car malgré tout, il y a la vie…
Comme le mentionne le narrateur à Cerbère :
Je veux revoir les miens. Je veux revoir la coulée de cuivre des cheveux de mon fils, tellement vivant, lui. Je veux sentir la chaleur de ma femme. Je veux boire avec mes amis, discuter avec mon père, rire avec ma mère et regarder le hockey avec mon frère. Je veux me lever pour mon pays. Bref, je veux faire ce que je n'ai pas fait depuis longtemps : vivre. (p. 88)
Ce livre a reçu les prix suivants :
Grand Prix littéraire Archambault
Prix du Public/Finaliste (2010)
https://madamelit.me/2017/07/20/madame-lit-derives-de-biz/
Lien : https://madamelit.me/2017/07..
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Crunchy_Chicky
  14 septembre 2020
Très ordinaire. L'auteur raconte des morceaux de quotidien d'un homme aux prises avec la dépression. Cette portion est rendue correctement, sans plus, mais l'histoire est entièrement gâchée par les fantasmes chimériques et fantastiques du personnage... son marécage intérieur pourrait-on-dire, qui est plutôt sans intérêt. Pour tenter de mettre de la profondeur dans l'ensemble sans doute, l'auteur fait de multiples allusions à des grands penseurs et écrivains des siècles derniers. Il ajoute aussi quelques fantasmes érotiques également sans intérêts en se disant sans doute que le sexe, ça pogne toujours... Finalement on obtient un texte qui s'en va nulle part et partout au la fois et on termine le livre juste parce qu'il est court...
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CathRoy
  28 mars 2019
Dérives est un voyage à travers les méandres de la dépression. L'auteur nous offre une petite place à bord de son radeau de fortune, et nous l'accompagnons, invisible et silencieux, vers une sombre traversé. le parallèle entre les eaux troubles et la solitude de la dépression est merveilleusement imagé. Loin d'être déprimant, ce petit roman nous guide avec espoir, en parsemant le chemin obscur d'amour, de vie et de lumière.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
VeroniqueGVeroniqueG   20 novembre 2012
De deux ans à deux ans et demi, ce fut systématiquement "non". Peut-être par osmose paternelle, la phase fédéraliste de mon garçon n'a pas duré très longtemps, Dieu merci ! C'est quand même fascinant que la première étape du contrôle d'un humain sur son environnement soit le pouvoir du bâton dans les roues. C'est incontournable dans le développement psychologique de tout être humain : on commence sa vie en disant non. Pas surprenant que ce soit si difficile de dire oui à l'âge adulte.
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LaureConanLaureConan   16 octobre 2011
Après le nom, c'est le pourquoi. Beaucoup plus riche et stimulante, cette période peut rapidement devenir éprouvante. J'essayais toujours d'aller au bout des questions de mon gars, histoire de stimuler ses apprentissages et de lui permettre de '' structurer sa pensée''(j'avais lu ça dans une revue de ma mère). Pour briser la chaîne d'un questionnement circulaire, j'aboutissais inévitablement à : parce que c'est comme ça la vie. Je détestais ce raccourci paresseux de vieillard fataliste, mais il était parfois nécessaire, tant mon enfant m'ensevelissait de questions auxquelles, il est vrai, je n'avais pas toujours la réponse.(p.27-28)
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VeroniqueGVeroniqueG   20 novembre 2012
Il faut être fou pour faire apparaître quelqu'un dans un monde fou. C'est vrai. Mais la folie du monde est bien relative. Qui aurait préféré naître parmi les esclaves de l'Empire romain, les paysans européens pendant les épidémies de peste noire ou les ouvriers américains lors de la crise des années 30 ? Oui, le monde est fou. Mais celui qui endort un enfant assourdit le vacarme de la barbarie humaine.
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SosoB21SosoB21   13 janvier 2012
On peut vraiment devenir fou à écouter "Pinpin le lapin" ou "Mes amis les légumes". Dans la prison d'Abou Graïb, on dit que l'armée états-unienne finissait par faire craquer les prisonniers iraquiens avec Métallica. Croyez-moi, Shilvi ou Annie Brocoli fait le travail beaucoup plus rapidement.
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LaureConanLaureConan   16 octobre 2011
Soudain, il m'apercevait. Interrompant toute activité, son visage s'illuminait et il s'élançait à ma rencontre, souvent en bousculant ses camarades. Rien n'aurait pu l'empêcher de me rejoindre. Dans ces moments, j'étais submergé d'un amour pur, presque trop grand pour moi, comme une vague géante qui s'abat sur un surfeur.
- Papa ! (p.33)
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