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ISBN : 2760947599
Éditeur : Leméac (Editeur) (18/09/2017)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 19 notes)
Résumé :
René McKay, cinquante-cinq ans, est prof de littérature à l’université. Fraîchement divorcé de sa femme, Vicky, il a peu de contact avec son fils de vingt ans, Mathieu. Renfrogné, désillusionné, il s’est au long des années isolé du monde. Il ne vit pas, il végète, se contentant de répéter à des étudiants distraits des vérités d’un autre âge, des concepts qui n’allument plus personne.
Un malheureux séjour en Suède pour prononcer une conférence inepte devant un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
MichelRoberge
  02 janvier 2018
Résumé : René McKay, cinquante-cinq ans, est prof de littérature à l'université. Fraîchement divorcé de sa femme, Vicky, il a peu de contact avec son fils de vingt ans, Mathieu. Renfrogné, désillusionné, il s'est au long des années isolé du monde. Il ne vit pas, il végète, se contentant de répéter à des étudiants distraits des vérités d'un autre âge, des concepts qui n'allument plus personne.
Un malheureux séjour en Suède pour prononcer une conférence inepte devant une poignée de blasés est la goutte qui fait déborder le vase. Plus rien de tout ça ne vaut la peine. Fini, l'amour, le sexe ; fini, les illusions, les rêves, les espoirs, l'enthousiasme. Cependant, à son retour, une grève étudiante bat son plein. Et tout est à nouveau possible.
Dressant un portrait à l'acide du milieu universitaire, Biz n'épargne ni les profs ni les étudiants. Mais il célèbre l'union, la harde, la horde, c'est-à-dire le peuple en mouvement quand il n'agit pas en troupeau.
Commentaires : Je me suis revu à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) dans les années 90 en lisant cette fiction de BIZ alors que j'y enseignais, bien que l'intrigue se situe en 2012. Ambiance départementale des plus réalistes. Et j'ai revécu les événements entourant le « printemps érable », la grève générale et illimitée des étudiants pour protester contre la hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement libéral de Jean Charest. Tel est le cadre du cinquième roman de Biz, un des membres du groupe rap québécois Loco Locass.
La chaleur des mammifères raconte l'histoire d'un professeur de littérature désabusé par son travail d'enseignant et par l'attitude de ses étudiants et de ses collègues. Avec humour et une touche de cynisme, Biz amène son personnage principal, René McKay, à découvrir, à la suite des événements de l'automne 2012, tout le potentiel de cette jeunesse arborant le carré rouge. Et si tous ensemble, nous les mammifères humains, on se mettait en mouvement pour changer le cours des choses…
Le récit de Biz est aussi agrémenté par des commentaires sur la création littéraire comme :
« Faites des phrases courtes. Évitez les adverbes. Apprenez à ponctuer. Et rappelez-vous ce mot de Quintilien : ‘'Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre'' » (p. 32).
Ou encore celle-ci sur l'utilisation du point-virgule :
« Destiné à unir deux propositions ayant un lien entre elles, le point-virgule ajoute de la nuance et du rythme à la narration. Utilisé. Savamment, le point-virgule prépare une chute inattendue et devient un marqueur de cynisme. Michel Houellebecq l'utilise abondamment. En cent ans, soit depuis la parution de du côté de chez Swann en 1913, j'avais calculé une baisse d'occurrences de 86% du point-virgule dans la littérature française. Malheureusement, le point-virgule est menacé par la mode des phrases courtes. Paradoxalement, c'est la brièveté du texte qui a redonné une seconde vie au point-virgule. Accolé à la parenthèse, il devient un clin d'oeil qui indique au lecteur que la phrase doit être lue au second degré » (p. 80).
À lire (une recommandation pour étudiants et professeurs des institutions supérieures d'enseignement).
Ce que j'ai aimé : Ce constat : « Corriger, c'est le supplice de n'importe quel prof. Essentiellement parce qu'en évaluant l'apprentissage de ses élèves, l'enseignant mesure sa propre capacité à transmettre le savoir. le résultat renvoie presque toujours au double constat d'échec des apprenants et des maîtres » (p. 13).
Ce que j'ai moins aimé : -
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CathRoy
  26 avril 2019
Voici un autre roman de Biz où la noirceur côtoie la lumière. René McKay est un homme désabusé : amour, enseignement, politique, société, culture... la vie en générale lui semble fade et démoralisante. Toujours prêt à s'élever contre les nouvelles idées de ses élèves et collègues, le professeur de littérature blasé semble se complaire dans son cynisme.
Chaque génération comporte son lot de récalcitrants qui se croient plus réfléchi, plus engagé voir même plus intelligent que la génération qui la succède. Pendant que René McKay, supportant ces illusions, se trouve seul et isolé, une révolution prend vie, soulevant dans son élan jeunes et moins jeunes. le courant aura raison du cynisme et emportera dans son mouvement notre héros ressuscité, lui donnant enfin une raison de faire lui aussi parti de la vie.
Dans ce roman, Biz dresse un portrait très juste de notre société désillusionnée, parsemée ici et là d'espoir et de victoires.
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sweetie
  28 mai 2018
Les hauts et les bas de René McKay, professeur d'université cinquantenaire, divorcé, au cynisme éloquent et à la critique sévère envers le corps professoral et la gent estudiantine : le propos est désespérant jusqu'aux deux tiers du roman. Mais ô surprise, un événement printanier, une mini-révolution ébranlera ses convictions à l'égard de la jeunesse et de ses propres motivations. L'écriture de Biz Fréchette est toujours aussi juste et porte ses coups au corps mais le salut arrive un peu tard dans l'histoire et la fin arrive précipitamment. J'en aurais pris une bouchée de plus...
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MarianneRichard
  21 novembre 2017
Cinquième ouvrage de l'auteur/rappeur Biz. C'est ma troisième lecture pour moi. Cette fois ci, le sujet principal est la grève étudiante de 2012 au Québec.
Le professeur de littérature René McKay est un homme fade qui ne comprend rien à ce que vit son fils, son ex-femme, ses collègues, ses étudiants. Il égrène les cours, en s'impliquant le moins possible, sur tout les plans. Puis arrive la grève étudiante, cet évènement qui le réveillera tout en entier.
Les critiques ont été très mitigés lors de la sortie de cette ouvrage, la majorité des critiques trouvant ce roman beaucoup trop sombre. Ce n'est pas mon cas, je trouve que dans chacun de ses romans il y a une belle éclairci qui nous donne confiance. La seule chose qui m'a vraiment déplu c'est que la grève étudiante, l'évènement sensé être le pivot central du roman, n'arrive qu'au deux tiers. Donc pendant plus de la moitié du roman ont nous décrit comment René n'est pas «adapté» dans sa vie, la grève arrive, il regarde tout cela de loin et soudainement il va dans une soirée qui se transforme en manif et c'est l'épiphanie, toute sa vie se transforme l'instant d'une nuit. La manière dont le roman est construit est donc un peu exagéré à mon avis, manquant de réalisme.
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jrm30
  19 janvier 2018
Bon pour un premier roman Canadien que j'essaie, la magie n'a clairement pas opérée.
C'est l'histoire d'un professeur d'université, fraichement divorcé (seul truc dont je sais du peu que j'ai lu, car l'auteur l'a tellement voulu blasé de la vie qu'il a aussi réussit à blaser son lecteur...)
beaucoup de référence à des écrivains ou philosophes histoire de donner un peu de cachet à l"histoire (mais perso ma culture dans le domaine est assez limitée et ça m'a bien saoulé)
à oublier pour moi
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   23 octobre 2017
Biz, un écrivain redoutable, précis, inspiré, dépeint avec humour et cynisme le parcours de ce professeur désabusé, caricaturant au passage les étudiants et les professeurs des institutions d’enseignement supérieur.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   20 septembre 2017
Dans son nouveau roman, Biz démontre qu'il n'y a qu'une façon de ne pas devenir un vieux fossile: croire en la jeunesse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2017
Sous prétexte qu’ils ont beaucoup lu, les étudiants en littérature prétendent à une insupportable supériorité morale. En vérité, ce sont des hypothéqués intellectuels ; avec une mise de fonds valable, certes, mais qui ne sont pas encore propriétaires de leurs idées. Pour maintenir l’intérêt, ils empruntent en citant. Leur style est lourd, encombré d’adverbes qui leur donnent l’impression d’être précis. Il en va de l’écriture comme de la sculpture. Avec le temps, le raffinement consiste à enlever de la matière, jusqu’à la perfection des lignes.
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CathRoyCathRoy   28 mars 2019
Je me suis assis à l'arrière, avec les autres esseulés. Le prêtre a pris la parole pour radoter la même histoire de la nativité. Je trouvais qu'on faisait beaucoup de cas d'un charpentier cocufié par un courant d'air.
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sweetiesweetie   28 mai 2018
La nouvelle gauche me sidérait. En exacerbant les particularismes individuels et les minorités, elle évacuait les grandes solidarités et les projets collectifs qui avaient été sa raison d'être au dernier siècle.
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rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2017
Corriger, c’est le supplice de n’importe quel prof. Essentiellement parce qu’en évaluant l’apprentissage de ses élèves, l’enseignant mesure sa propre capacité à transmettre le savoir. Le résultat renvoie presque toujours au double constat d’échec des apprenants et du maître.
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rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2017
Pauvres jeunes : ils voulaient tellement être uniques qu’ils en devenaient identiques. Pareils dans la diversité. Quelle indécente vulgarité que d’afficher son imaginaire à la vue de tous. Quelle vanité que d’élever son corps au rang d’œuvre d’art. Et que deviendrait l’œuvre lorsque la toile serait affaissée et plissée ? Qu’adviendrait-il de ces vieillards barbouillés de souvenirs décolorés ?
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Vidéo de Biz Fréchette
Malamalangue de Loco Locass
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