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ISBN : 1534823441
Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (22/06/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   23 juin 2017
Le rapide


L’eau qui se précipite en énorme volume,
Heurtant l’angle des rocs sur leur base tremblants,
Avec de longs cris sourds roule en tourbillons blancs :
C’est le fleuve qui prend sa course dans la brume.

Comme un cheval fougueux dont on saigne les flancs,
Il se cabre d’abord, puis court, bondit, écume,
Et va dans le lointain cacher son flot qui fume,
Sous le rocher sonore ou les grands bois ronflants.

De partout l’on entend monter des clameurs vagues ;
On voit de gros oiseaux pêcheurs suivre les vagues
De remous en remous, plongeant et tournoyant ;

Par un dernier effort cramponnés au rivage,
De vieux troncs rabougris penchent leur front sauvage,
Noirs fantômes, au bord de l’abîme aboyant.
(1870)

p.15
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coco4649coco4649   24 juin 2017
Paysages


Longefont

Château de Prosper Blanchemain.
Ce fut, dit-on, jadis un paisible couvent
Coquettement caché sur les bords où la Creuse
Avec un bruit d’écluse, en serpentant se creuse
Un lit sonore et frais sous le saule mouvant.

Des grands arbres perçant la voûte ténébreuse,
Sa tour jumelle luit sous le soleil levant...
Je ne l’ai jamais vu, mais en rêve souvent
J’ai suivi les détours de son allée ombreuse.

Près du parterre en fleurs, un homme au front serein,
Où le génie a mis son cachet souverain,
Contemple avec amour l’ange de sa famille ;

Son fils est là, tout près, qui se penche à demi
Sur trois gais chérubins jouant sous la charmille...
Je n’en connais aucun, mais je suis leur ami.
(1878)

p.21
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coco4649coco4649   24 juin 2017
Paysages


Gill’mont
À Mme R. Forget.

Cette villa qui brille au soleil, et dessine
Sur le fond vert des bois ses paradis rêvés,
Cette villa qui tient les regards captivés
Vous fait bien des jaloux, ma charmante cousine.

Pour orner ce palais féerique, vous avez,
Nous a-t-on dit, au fond de la forêt voisine,
Précieux talismans par hasard retrouvés,
Dérobé les secrets de quelque Mélusine.

On prétend, à l’appui, qu’autour du gai manoir,
Une baguette en main, sitôt que vient le soir,
Une femme apparaît de longs voiles coiffée ;

Mais, moi qui vous connais, je sais, même de loin,
Que pour charmer ainsi vous n’avez eu besoin
Du secours de personne, et que c’est vous, la fée !
(1902)

p.22
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coco4649coco4649   24 juin 2017
Paysages


Le Platon

Sa double vérandah couronne un monticule,
Que la montagne porte à son flanc adossé ;
On l’aperçoit du large, à mi-côte exhaussé,
Au pied du rocher sombre où sa masse s’accule.

C’est un château qui n’a ni herse ni fossé ;
Une simple charmille autour de lui circule ;
Mais quand le tout se dore aux feux du crépuscule,
C’est un tableau superbe et largement brossé.

De grands arbres touffus pleins de lumière et d’ombre,
Rejoignant les arceaux de leurs rameaux sans nombre,
Font à la villa blanche un dais aérien.

La porte ouverte anime encor le paysage :
Entrons ! c’est le foyer hospitalier d’un sage,
D’un aimable convive, et d’un grand citoyen.
(1876)

p.24
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coco4649coco4649   24 juin 2017
Amitiés
À Pamphile Le May


Ami, sur le flot noir ou la vague opaline,
Naïfs fervents du Rêve ou jouets du Destin,
Bien longtemps nous avons vers un port incertain
Ouvert la même voile à la brise féline.

Comme il est loin déjà notre premier matin !
Voici qu’à l’horizon notre soleil décline ;
Et, voyageurs lassés, du haut de la colline,
Nous tournons nos regards vers le passé lointain.

Là, calme radieux, ailleurs bourrasque sombre !
Chimère qui sourit, espoir trompeur qui sombre,
Joie ou peine, chacun réclamait sa moitié.

Et, que le vent fût doux, ou battît notre toile,
Jamais ne s’obscurcit pour nous la double étoile
Du saint amour de l’Art et de notre amitié.
1904

p.26
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