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ISBN : 2070419894
Éditeur : Gallimard (18/10/2001)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 34 notes)
Résumé :

Sa femme lui a dit un soir : "Je n'ai plus de désir pour toi". Le lendemain elle partait avec leur petite fille de six ans, Marilou. Le choc, terrible, le projette quatre ans en arrière, lors de la disparition de sa mère. Passé et présent de télescopent.
Dans la touffeur de l'été, René Frégni ne dort plus, son cœur bat trop fort, écrase tout. C'est un homme foudroyé qui se débat, qui s'accroche aux morts pour ne pas se pendre.
Un hymne d'amour ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
11 juillet 2011
Roman autobiographique de cet auteur, salué par moult récompenses, qui a reçu le prix Paul Léautaud en 1998.
Infirmier psychiatrique de formation, René Frégni s'est ouvert aux mots lors d'un passage case prison, depuis, l'écriture ne l'a plus quitté et il vient de sortir La fiancée des corbeaux dont l'admirable prose m'a donné envie de mieux le connaitre.
Elle danse dans le noir, est une ode à sa mère morte, une remontée dans les souvenirs douloureux du cancer qui la rongeait et le balayait en même temps, souvenirs émouvants car celle qui allait mourir pensait encore à lui apporter un goûter,
Sa femme l'a quitté, sa mère est morte, il est seul. Et à force d'attendre une autre, improbable, il hurle sa douleur. "Danse de guerre" qui terrorise les voisins."
Heureusement il y a les mots. "Les mots nous sauvent de tout. Ils remontent de si loin. Ils nous viennent de nos mères."
Et le lien se recrée, perdure,revit,vit, transporte,guérit..
On écrit sa souffrance,sa culpabilité.
Heureusement il y a sa fille Marilou, tendre innocente.
Hereusement il y a quelques rencontres qui réchauffent les sens et le coeur, comme la fille au cafard, un tatouage confiant le poids qui l'oppresse.Sensuelle danse indienne au creux de Paris où de passage,il s'égare,s'épanche, prend et se donne avant de retomber à sa lancinante douleur.
Alors les mots déroulent leur tissu soyeux pour enrober la vie d'espoir.
"A ma mère morte.A ma mère vivante."
Une belle dédicace pour celle qui continue à vivre dans les nuages,le pollen,les quartiers d'ombre et de vent.. Et le livre s'enclenche!
La mère est elle la seule, l'unique, la mieux aimée des fils?
Voilà une question qui nous taraude après le mot fin de ce livre touchant!
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pigof
25 juin 2015
Très beau roman à l'écriture profonde et très agréable.L'auteur nous raconte avec beaucoup d'émotion,tendresse et simplicité un passage de sa vie où il se retrouve seul suite au départ de sa femme.Cet épisode concorde avec l'annonce du cancer de sa mère qu'il va soutenir jusquà la mort.
C'est le roman d'un écorché vif.Il nous parle aussi de sa difficulté d'écrire dans ces conditions,des ateliers d'écriture qu'il anime en prison,des femmes qu'il a envie d'étreindre.
Ce roman a obtenu le Prix Léautaud et m'a fait passer un très bon moment de lecture.

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sylvaine
10 juin 2011
roman autobiographique l'auteur nous parle de sa mère décédée
de son enfance avec elle pleine de douceur et d'amour ,de sa fille
Marilou qui l'a sauvé du désespoir après son divorce et la mort de sa mère.Avec des mots superbesl'auteur par petites touches nous fait partager ses émotions SUPERBE !!!
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Rebka
19 septembre 2016
Oui bon, ceci est un livre gentillet. Il ne m'a pas spécialement marquée, surtout après la lecture passionnante du Bleu entre le ciel et la mer achevée juste avant. Mais même sans ça, ce livre n'a rien d'inoubliable.
L'auteur a voulu rendre hommage à sa mère tant aimée disparue depuis peu et la douleur de cette perte a été ravivée par le fait que sa femme décide un beau jour de le quitter… Bref, un récit autobiographique, une tranche de vie toute simple. Parfois il en faut peu pour rendre un livre extraordinaire avec une histoire aussi ordinaire, et parfois ça ne suffit pas. A mon avis c'est le cas ici et en lisant j'ai souvent eu l'impression que l'auteur écrivait juste pour lui, pour arriver à surmonter ses pertes et faire son deuil. C'est très respectable mais pour ma part, cette lecture ne m'a rien apporté. Allez, passons à autre chose !
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montjoie
17 juillet 2014
...ça saigne dans la sincérité ,la poésie mais pas le maniérisme que frôlait parfois le trop esthète Giono ,ça déballe tout avec une force brutale et douce à la fois ! J'aime que l'on n'attende pas les instants ultimes pour crier sa "condition humaine", et avoir le courage d'effacer sa pudeur en hurlant de toute son âme :" oui j'en ai crevé de souffrance de voir s'en aller ceux que j'aime, comme une bête tapie dans son terrier, j'en ai vomi, j'en ai crevé..."...Ces mots on les dits à ses derniers instants car on sent bien qu'ils résument tout et faute de temps on veut conclure avec enfin une once de sincérité...Dans cette espèce de sublimation d'une existence on a envie de dire enfin sans détours : "quel enfer celui des sentiments" !!...La est la grandeur de l'homme, dans l'inégalité du combat qui devrait susciter un minimum de solidarité entre "frères d'armes" que nous ne sommes lamentablement pas....
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso23 juillet 2017
J’ai toujours été persuadé depuis que j’ai compris que ma mère mourrait un jour, à l’âge de quatre ou cinq ans j’imagine, que je ne pourrais pas rester vivant à la surface de la terre alors qu’elle, désormais, serait toute seule dessous. A cet envahissement dans le royaume des vers et de la nuit, j’étais convaincu de ne pouvoir survivre. J’ai accumulé les années, hanté par l’image de cet instant où on la descendrait à jamais dans le noir.
Ce moment précis est moins atroce qu’on ne le croit, tant sont horribles les heures qui précèdent, les jours qui suivront, tant est profond l’état d’épuisement et de stupeur que l’on atteint au moment de visser le couvercle du cercueil sur le plus beau visage d’une vie.
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calypsocalypso23 juillet 2017
Si j’étais convaincu que ma mère m’attend au fond du cimetière, sous la dalle 61, j’irais beaucoup plus souvent bavarder avec elle comme nous l’avons fait presque chaque jour depuis que je suis né. Elle vit sur les plateaux immenses où la lumière court ; elle chante avec les rivières et frôle les clochers sous l’aile blanche des pigeons. L’univers lui appartient. Elle vit dans tout ce que je vois, ce que je touche, ce que je sens.
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calypsocalypso23 juillet 2017
Les mots nous sauvent de tout. Ils remontent de si loin. Ils nous viennent de nos mères.
Les premiers mots d’abord, les plus simples, les plus forts. Le mot maman, le mot amour, le mot caresse. Tous les mots ne sont pas dans les dictionnaires. Les vrais mots sont dans le regard d’une maman, dans son sourire. C’est le sommeil retrouvé, la grande paix de la nuit, les téléphones inutiles, le vol lent et bleu des rêves. Ecrire c’est aimer sans la peur épuisante d’être abandonné. Seules les mères et l’écriture ne nous abandonnent jamais. Chaque cahier qui s’ouvre est un berceau calme et blanc. Chaque cahier fait de nous un enfant.
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calypsocalypso23 juillet 2017
Piles de cartons où une mère garde précieusement le souvenir de chaque émotion.
Anéanti par tant de tendresse, à quelques jours seulement de Noël, je me disais : « Quelle est la femme sur cette terre qui m’a aimé, qui m’aimera autant ? Quelle est celle qui rangera avec amour dans des armoires chaque chose que je lui aurai donnée, qui aura touché nos vies, une lettre écrite dans un train, une simple photo de voyage, un pull défraîchi ? Dès qu’un autre homme m’aura remplacé, tout cela volera par la fenêtre. Personne ne remplace un enfant.
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calypsocalypso23 juillet 2017
Quarante ans de tendresse. Toutes les rues de Marseille, les tramways, les soirs rouges de mistral et ces milliers de regards penchés sur moi. Ces millions de sourires, de silences d’amour, de pas dans la complicité de nos manteaux d’hiver. J’avais envie de dire Maman… Maman… Maman… Parce que rien n’est plus doux à dire, plus bouleversant. Dire maman jusqu’à ce que le sommeil m’emporte. Le sommeil des enfants qui ne sont jamais seuls, qui ne connaissent pas la solitude des gares et des trains qui s’en vont.
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Videos de René Frégni (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Frégni
Le romancier René Frégni signe un nouveau polar à suspense éblouissant : « Les vivants au prix des morts » paru aux éditions Gallimard le 5 mai 2017.
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