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ISBN : 2070413632
Éditeur : Gallimard (04/04/2000)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Ralph anime un atelier d'écriture dans une prison de Marseille. Un jour il voit arriver un détenu étrange, Bove, condamné à dix-huit ans de réclusion pour le meurtre de sa femme. Cet homme, toute la prison en parle sans l'avoir jamais vu. Depuis trois ans qu'il est enfermé, c'est la première fois qu'il franchit le seuil de sa cellule.
Ralph découvre que ce prisonnier vit dans huit mètres carrés avec le fantôme de sa femme Mathilde qu'il peint inlassablement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  30 octobre 2018
Un livre court très agréable à lire malgré un sujet plutôt lourd : l'univers carcéral.
Ralph anime un atelier d'écriture (comme l'auteur) dans la prison des Baumettes.
Il est intrigué puis obsédé par un des détenus, au point d'organiser son évasion.
Les personnages sont attachants, le récit est vivant
Partant certainement d'un ressenti personnel face à un détenu, l'auteur a imaginé une histoire rocambolesque qui ne manque pas d'intérêt.
Réné Frégni nous parle avec passion d'un univers qu'il connait bien et redonne à tos ces prisonniers un visage humain.
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Annette55
  27 juillet 2014
C'est l'histoire de Ralph, un écrivain qui ne parvient pas à être édité, il anime alors un atelier d'écriture à la prison de Marseille dont on découvre le fonctionnement de l'intérieur, ce qui est intéressant...
Un jour, il s'intéresse à un détenu étrange, condamné à dix huit ans de prison pour le meurtre de son épouse, cet homme étrange qui vit dans huit mètres carrés avec le fantôme de sa femme Mathilde qu'il peint inlassablement sur les murs de son cachot......
La personnalité de Bove( c'est son nom) le préoccupe , l'obsède même....il va désormais tenter de le faire évader....
L'auteur nous projette dans une réflexion à propos de l'univers carcéral vers des régions intimes et secrètes de l'homme, un labyrinthe éreintant de solitude et d'attente.....
Seuls les rêves d'amour franchissent ces murs, sous le soleil éclatant et les descriptions des rues dans la chaleur de Marseille ....
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Croquignolle
  30 janvier 2017
Voilà un auteur dont je n'avais encore jamais entendu parler et qui, en quelques lignes, a su m'inviter dans sa Marseille natale et me captiver par sa plume descriptive, riche en émotions.
La chaleur du soleil a posé son empreinte sur chaque page de ce roman pourtant plutôt noir.
L'histoire est digne des plus grands contes : un homme tue sa femme, se retrouve en prison où il co-habite avec son fantôme dans plusieurs centimètres de poussière amicale... "Tu es poussière et tu retourneras à la poussière..." Ralph, le narrateur est séduit par le regard vide et mort de ce meurtrier et se donne comme mission de le "ressusciter".
Et voilà la mort et la vie qui s'enlacent, se répondent, s'appellent et s'aspirent dans ce milieu carcéral, réceptacle d'une humanité souffrante et perdue.
Ce lieu contraste avec la beauté et la lumière de ce Var ensoleillé et attachant décrit par la plume charmeuse à l'accent du sud de René Frégni.
Les descriptions de la ville, la relation de Ralph avec son père âgé et malade sont des perles de Beauté et de Transcendance. J'en ai eu les larmes aux yeux.
Je m'embarquerais volontiers à bord de la Solea en compagnie de cet auteur dont on sent qu'il aime son coin de pays. J'aimerais qu'il me conte d'autres histoires, tous les deux bercés par les vagues méditerranéennes, les cheveux dans la brise légère, le Château d'If en fond d'écran ...
Des instants de paradis que j'ai pu goûter et qui m'ont parfois fait oublier que dans ce roman, l'histoire est tragique.
L'issue n'est pas définie. L'auteur nous en laisse le choix :
Les hommes s'attachent, prennent des risques, deviennent fous et courent à leur perte...
Ou...
Les hommes s'attachent, prennent des risques, deviennent sages et se trouvent enfin véritablement.
A vous de choisir !

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Isalire
  13 octobre 2018
Entre les quartiers lumineux de Marseille et la forteresse des Baumettes, Ralph navigue comme sur un petit bateau avec pour mât un stylo. Il veut devenir écrivain édité et n'y arrive pas. Et il anime des ateliers d'écriture en prison ; il y rencontre Bove, un détenu. Fasciné, il croit y reconnaître le double de son propre désespoir et glisse dans une étrange trajectoire.
René Frégni aime Marseille, les femmes, la vie, les oiseaux et sait bien nous emmener avec lui dans la joie de les contempler. Il nous prête son regard doux et pacifique pour jeter un oeil par le judas des cellules... Pacifique ? Certes, mais jusqu'à quel point ?
Une belle histoire d'ombre et de lumière...
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irenelec
  23 août 2011
Ce court roman écrit en 1996 date un peu ; il y a du très bon et du beaucoup moins bon.
Ce qui m'a vraiment plu ce sont les descriptions de Marseille. La ville est lumineuse, chaude, envoûtante, on en ressent vraiment l'atmosphère.
Les personnages par contre manque vraiment d'épaisseur et j'ai eu du mal à m'y intéresser d'autant que l'intrigue m'a paru un peu tirée par les cheveux. C'est dommage.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte2001   10 septembre 2016
Y a-t-il une grande différence entre nos vies, je veux parler de celle des détenus et de la mienne ? Je dors seul, je prends mes repas seul, aucune brillante carrière ne m'attend. Que me manque t-il pour être comme eux ? Un peu de courage physique ? Les murs de la prison je les porte en moi depuis toujours, et lorsque je descends dans la ville boire un café, acheter le journal ou marcher sans fin dans les rues, je n'existe pas plus pour les autres que si j'étais englouti dans le plus lointain cachot.
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patatarte2001patatarte2001   09 septembre 2016
Je suis monté dans ma voiture et, avant de mettre le contact, j'ai longtemps observé cette forteresse de béton où le printemps parviendrait à pénétrer par quelques brins d'herbe ou un bouquet de pâquerettes. En trois ans je n'ai jamais pu m'élancer directement sur l'autoroute, il faut que je reste là un moment, comme recueilli sous cette falaise grise derrière laquelle huit cent hommes regardent vers le ciel tourner les saisons. Depuis mon enfance, je peux bien l'avouer, l'endroit au monde qui me hante le plus est la prison, elle m'attire et me terrorise; du plus loin que je me souvienne j'ai associé ce mot à ceux de caveau, cercueil et cimetière. C'est sans doute pour cela que j'ai demandé d'y travailler, je pensais que de franchir ces murs une fois par semaine me permettrait de les apprivoiser, j'aimerais dire de les "corrompre". Aujourd'hui je sais qu'il n'en est rien, on n'apprivoise pas la mort.
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patatarte2001patatarte2001   13 septembre 2016
J'ai acheté mon dixième ou quinzième exemplaire de Voyage au bout de la nuit dans la collection Folio. Je ne sais pas si je les prête, les égare, ou si on me les vole, mais chaque fois que je veux relire ce livre, que je connais presque par cœur, impossible de mettre la main dessus. Sans doute est-il destiné, comme tous les personnages qui le hantent, à disparaître un jour ou l'autre dans un recoin de la nuit.
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CroquignolleCroquignolle   30 janvier 2017
Jusque-là j'avais essayé d'écrire une histoire, de réussir une belle histoire, je n'avais jamais osé entreprendre le vrai voyage : descendre vers les régions les plus éloignées de ma nuit, vers mes villes inconnues, les miraculeuses citadelles de l'enfance où l'on n'entrera plus car la vie nous emporte et qu'on les a depuis trop longtemps oubliées.
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patatarte2001patatarte2001   15 septembre 2016
Je suis de plus en plus convaincu que j'ai raison de vouloir à tout prix le tirer de là. Seul, sans répit, avec ce fantôme au visage d'ombre, il mourra. Il faut qu'il voie autre chose que sa faute, autre chose que des barreaux. Il faut que l'on parvienne à le distraire de sa conscience.
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