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ISBN : 2070141225
Éditeur : Gallimard (19/04/2013)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Charlie Hasard habite à Marseille. Ce solitaire ne connaît que deux passions : l’écriture et la boxe. Il a subi de nombreux échecs auprès des éditeurs, et trouve un exutoire dans les séances d’entraînement. Quand un de ses textes attire enfin l'attention d’un éditeur parisien, Charlie est persuadé que sa vie va enfin changer… C’est en réalité le début pour lui d’un effrayant engrenage. L’histoire de cet écrivain cherchant ses mots à coups de pioche se déroule dans l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  13 juin 2013
René Frégni est un auteur que j'aime beaucoup et que j'ai d'ailleurs eu l'occasion de rencontrer il y a deux ans à l'occasion de son livre "La fiancée des corbeaux'. S'il est vrai que j'avais beaucoup aimé cet avant-dernier livre tout comme celui-ci, je vous recommande avant tout "Lettre à mes tueurs" qui est un roman noir vraiment très envoûtant et extrêmement bien écrit.
Mais bon, je m'égare, revenons ici à l'ouvrage qui nous intéresse à savoir "Sous la ville rouge". Cet ouvrage se déroule à Marseille, la ville de naissance de l'auteur et à laquelle il est fort attaché en raison des nombreuses activités qu'il y exerce, notamment les ateliers d'écriture qu'il anime à la prison des Baumettes.
Le personnage principal, dans cet ouvrage, se nomme Charlie Hasard. C'est un homme de bonne condition physique puisqu'il pratique la boxe régulièrement, qui a perdu sa mère assez jeune, et qui n'aspire qu'à une seule chose : devenir écrivain. Il s'y emploie d'ailleurs régulièrement, couchent de longues phrases sur des cahiers rouges et qu'il envoie régulièrement aux grands éditeurs de Paris...mais à chaque fois, la même lettre lui est envoyée :Nous avons bien pris connaissance de votre manuscrit mais malheureusement, la maison se voit dans le regret de...et tout le blabla qui s'ensuit...jusqu'au jour où Charlie est contacté par un membre du comité de lecture d'une grande maison d'édition qui se dit désireux de le rencontrer car il est persuadé que son roman va faire un "tabac".
Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'est que l'un des éditeurs de la maison s'oppose farouchement à la publication de cet ouvrage. Et là, tout bascule, c'est le tournant de l'histoire et le lecteur plonge indubitablement, avec Charlie lui-même, dans le cauchemar...
Maintenant que l'intrigue est lancée, je vais m'arrêter ici afin de ne pas trop vous en dévoiler. J'espère avoir assez éveillé votre curiosité pour vous donner envie de découvrir cet ouvrage par vous-même !
Un livre qui se lit très vite, bien écrit avec une écriture fluide et limpide et une grande beauté dans la description des paysages. Vous n'êtes jamais allé à Marseille ? L'occasion vous en est donnée ici. A découvrir !
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blandine5674
  15 décembre 2018
Comme d'habitude, le plaisir de retrouver la belle écriture et les émotions de René Frégni dans ce Marseille qu'il aime tant ! Cette fois, il s'agit d'un boxeur amateur, mais surtout d'un homme dont l'aspiration est de devenir écrivain. Seulement, c'est toujours les mêmes lettres de refus qui arrivent des éditeurs, jusqu'au jour où… Mais cela ne se passera pas comme il en rêve depuis des années. Désabusé, sans relation dans le milieu, n'ayant plus rien à perdre, il va agir jusqu'à l'impensable.
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brigittelascombe
  05 juillet 2013
Le René Frégni de la fiancée des corbeaux (à la prose toute poétique) revient, avec Sous la ville rouge, à ses premières amours rouges sang avec meurtre à la clef. de la haute voltige littéraire!
C'est à Marseille "fatiguée et douteuse", qu'il situe son action, ou plutôt l'inaction de Charlie Hasard qui s'évade de l'ambiance violente des cités en enfilant ses gants de boxe dans un club ou en se lançant à corps perdu dans l'écriture, ce qui, il faut l'avouer sont deux exercices tout de même violents eux aussi.De manuscrit refusé en manuscrit refusé, Charlie accumule les frustrations, les rancoeurs contre les écrivains reconnus par les éditeurs parisiens et la haine contre les comités de lecture méprisants. D'un premier coup de poing en d'autres coups de pioche mortels, sera-t-il admis dans le Walhalla? Suspense!
C'est bien écrit, très fouillé psychologiquement et la tension monte inexorable.René Frégni, reconnu, lui, par Gallimard, retrace le parcours de combattant de tout innocent écrivaillon ignorant que les dés sont parfois pipés d'avance.
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rougepoisson
  21 avril 2013
"Sous la ville rouge", le dernier roman noir de l'écrivain marseillais René Frégni, nous entraîne aux confins de l'écriture et de la folie qu'elle peut entraîner. Une fois de plus, cet auteur à la plume poétique et talentueusement sensible nous entraîne dans un univers délicieusemesnt noir.
L'existence de Charlie Hasard bascule le jour où le manuscrit qu'il écrit depuis 10 ans dans sa cuisine marseillaise, est relégué au rang des brouillons d'écrivais de province. Subissant une ultime humiliation, il largue les amarres, la boxe, son petit cahier d'écolier rouge qur lequel il écrit chaque jour, pour se venger. Comment parviendra-t-il à retrouver un soupçon de calme dans la tempête qui s'abat alors sur lui?
Un récit haletant, taillé par une plume aux accents lyriques, qui nous entraîne dans la folie et le désespoir d'un homme perdu, un homme empli de toute son humanité et qui lutte pour sauvegarder son dernier bastion de liberté: son imaginaire.
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BVIALLET
  29 décembre 2018
Un été à Marseille. le soleil brille. Il fait chaud dans la cité phocéenne. Un tueur en série accumule les assassinats, répandant la terreur dans la ville… Un écrivain, Charlie Hasard vit en solitaire dans un modeste appartement rue Barthélemy, ne voyant quasiment personne. Il se veut écrivain mais n'arrive pas à faire publier ses textes. Tous reviennent par la poste avec la fameuse formule « ne cadre pas avec la ligne éditoriale de nos collections ». Pour se défouler, il fréquente une salle de boxe où il évacue sa rage en frappant sur des sacs de son. Sa vie bascule quand enfin un éditeur daigne s'intéresser à ce qu'il écrit…
« Sous la ville rouge » est un court roman avec un double sujet : la condition de l'écrivain en herbe, ses difficultés pour ne pas dire son impossibilité à entrer dans le cercle des élus et en parallèle la ville de Marseille, ses quartiers populaires ou non, sa population bigarrée. Si le style de l'auteur est de très belle qualité, son inspiration est nettement moins originale. Cette histoire de « wannabee » n'arrivant pas à se faire éditer, se faisant humilier et pétant un câble a été traitée bien des fois et parfois de meilleure manière. L'intrigue manque un peu d'épaisseur et de tenue. On se demande par exemple ce que le tueur en série vient faire dans l'histoire de Charlie. Quant à la fin ouverte, elle est plutôt décevante. Au total, un ouvrage qui ne tient que par son style et par quelques descriptions ou observations. C'est un peu léger… Mais, consolation, l'auteur s'est contenté de 124 pages qui se lisent très vite. Qu'il en soit remercié !
Lien : http://www.bernardviallet.fr
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critiques presse (1)
Lhumanite   15 juillet 2013
Le voici aujourd’hui, au bout d’une quinzaine de livres, l’esprit rebelle intact, pour une nouvelle aventure dans cette ville de Marseille qui se présente comme l’inamovible lieu géométrique de son œuvre.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   13 juin 2013
"Un jour ou l'autre, toutes les femmes, tous les hommes sont seuls devant le mur de leur cuisine. Charlie l'avait été un peu plus tôt, un peu plus profondément. Tous ouvrent un jour le cahier de leur vie."
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26052605   06 septembre 2015
Il ne tournait pas le dos à la vie, ne la fuyait pas par timidité, peur de l'affronter, faiblesse. C'était tout le contraire, c'est en écrivant qu'il se sentait le plus vivant. Toutes ces émotions qu'il avait éprouvées tout au long de sa vie étaient ici, soulevées par les mots, encore plus violentes, subtiles, troublantes.
[...]
Ces longues journées de silence, il les avait choisies.
Il s'enfermait à double tour et recevait tous les frémissements, les odeurs et les bruits du monde avec la pureté d'une cloche qui tinte et vibre d'une éblouissante clarté.
Il écrivait le premier mot d'un récit, d'un roman, d'un poème comme on se met à la recherche d'un lieu, de quelqu'un, et il découvrait au fil des pages de son cahier des parties étonnantes de lui-même.
Il était si seul face à la lumière, si exalté qu'il en oubliait le mépris poli et condescendant des éditeurs d'un si petit Paris, une capitale réduite à deux arrondissements et demi.
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brigittelascombebrigittelascombe   05 juillet 2013
Il écrivait le premier mot d'un récit, d'un roman, d'un poème comme on se met à la recherche d'un lieu, de quelqu'un, et il découvrait au fil des pages de son cahier des parties étonnantes de lui-même.
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BVIALLETBVIALLET   29 décembre 2018
 "L’un des meilleurs écrivains du siècle ! »… « Il domine de très haut cette rentrée ! »… « Puissance du style, lucidité frénétique ! »… « Implacable ! Hallucinant ! Son plus grand livre ! »… « Une langue somptueuse ! Un écrivain prophète ! »…
Ses petits copains mettaient des points d’exclamation partout. Ils devaient faire des bonds de kangourou à chaque mot. Lui, ferait de même la semaine suivante, dans les mêmes rubriques, sur les mêmes plateaux. Le tapis rouge servait pour tout le clan. Il emploierait les mêmes exclamations, les mêmes pâmoisons. Ils se pâmaient ensemble depuis plus de trente ans. Plus le tapis rouge laissait voir la trame, plus ils hurlaient.
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rougepoissonrougepoisson   21 avril 2013
Il n'avait plus sa place parmi les gens honnêtes. Sa peur créait la peur. [...] Il commença à espérer la prison. A être moins inquiet en pensant à ses couloirs, à son silence. Une cité fermée où il serait comme tout le monde, normal au milieu des gens qui lui ressemblaient. Un parmi tant d'autres qui avaient détruit, volé, ou fait couler le sang. Coupable au milieu des coupables, criminel parmi les criminels. Un homme quelconque, voilà ce que Charlie voulait redevenir. Plutôt moins monstrueux que d'autres. La prison avec ses hauts murs, ses miradors, le fer et le bruit de ses portes serait un univers rassurant, protecteur.
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