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ISBN : 2246863716
Éditeur : Grasset (04/01/2017)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Un événement : jamais, dans l’histoire du Festival de Cannes, qui soufflera l’année prochaine ses 70 bougies, l’homme qui préside à la Sélection officielle n’avait ainsi tenu son Journal sur un an en vue d’une publication.
De la clôture de Cannes 2015 à celle de Cannes 2016, Frémaux se montre dans toute la « vérité de sa nature », celle d’un homme qui aime aimer, dans toute la diversité de ses passions.
Sur Cannes d’abord, on vit tout de l’intérieur, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
carre
  30 janvier 2017
Comment résumer ce journal de Thierry Frémaux ? Peut-être en titre de films, histoire de montrer sa passion du cinéma et l'envie de la partager avec le plus grand nombre. Frémaux c'est un peu « Le gamin au vélo » ou « Alceste à bicyclette », c'est « Bon voyage » à travers le monde de la planète cinéma. Histoire de croiser « mes chers amis ». C'est l'ambition constante de transmettre qu'il soit « Dans la brume électrique », ou « Par delà les nuages », auprès de ces amis « Les lyonnais » ou bien à « Paris », « Sous le ciel d'Argentine » ou encore « Deux jours à Los Angelès », c'est toujours avec « Les yeux de l'amour », l'idée du « Grand partage »
Une sélection cannoise c'est « Amour et turbulences », « Je t'aime moi non plus », c'est le « Tapis rouge » « En haut des marches » pour partager « Le bonheur » d'être « Ici bas ». « Le bon plaisir » d'être « Au coeur de la tempête », « Des étoiles plein les yeux » avec parfois « L'ombre d'un doute ».Mais c'est surtout « Cinéma Paradiso ». « Merci Patron !» pour cette « Lumière ! L'aventure commence ». 4/5
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Bazart
  31 janvier 2017
Comme tous les cinéphiles lyonnais que je connais, j'ai l'occasion de croiser ce cher Thierry Frémaux plusieurs fois au cours d'une année, et encore plus régulièrement pendant le mois d'octobre lorsqu'il ne ménage pas son temps et sa peine pour présenter une très grande partie du Festival Lumière.
Devant son énergie sans faille , sa connaissance très pointue de n'importe quel filmographie du monde, et sa boulimie qui l'assaille, j'avais tendance à me demander à quoi carburait le patron de l'Institut et délégué général du plus grand festival de ciné du monde, et ce qui l'animait au plus profond de lui.
J'ai pu avoir ( une partie) de ma réponse en me plongeant, dès le premier jour de sa parution aux éditions Grasset, dans Sélection officielle, le journal d'une année complète de sa vie - plus professionnelle que privée, bien sûr- qui nous met, en quelque sorte, dans la peau d'un délégué général de Cannes.
Cet ouvrage raconte en près de 365 jours de course contre la montre de Frémaux pour organiser le 69ème Festival de Cannes, et ses incessants voyages entre Lyon ( où il passe la plupart de ses week ends et où il tient l'Institut Lumière en compagnie de Bertrand Tavernier et une équipe de grands professionnels que je connais un peu) mais aussi évidemment Paris et Cannes et d'autres endroits plus lointains tels que Los Angeles, Buenos Aires, Bucarest, Athènes...

selectionUn peu comme dans "La vie passera comme dans un rêve", le livre dans lequel Gilles Jacob., prédecesseur de Frémaux racontait les coulisses de sa fonction de délégué général ( un Gilles Jacob que Frémaux égratigne légèrement l'air de rien), cette "Sélection officelle" nous dévoile tout ou presque du quotien du Monsieur Cannes, celui qui, avec quand même une large équipe qui lui est tout entièrement dévoulée, décide de la sélection ou non d'un film au festival, celui qui est chargé de l'organisation de tout le protocole et de la constitution des membres du jury.
Pour paraphraser le livre de Jacob, personnellement, les 700 pages du livre de Frémaux sont passés comme dans un rêve et j'en aurais facilement pris pour 700 de plus, en espérant ardemment découvrir tout ce que Frémaux ne dit pas sur les coulisses cachées de son Cannes à lui .
De toute façon, il est évident que ce livre passionnera ses contempteurs autant qu'il donnera du grain à moudre à ses détracteurs car, héla, sà mon grand désarroi, Frémaux ne fait pas l'unanimité, ce que je ressens souvent lorsque je défends ouvertement son travail devant des interlocuteurs que je sens plus que spectiques.
En fait, quand je vois la variété des reproches que l'on peut faire à Frémaux - soit parce que le Festival de Cannes est devenu trop glamour ou trop consensuel , soit au contraire parce qu'il ne parvient pas à faire venir sur la croisette du cinéma assez populaire, je me dis que ,à l'instar d'un sélectionneur d'une équipe de France de football, on aimerait tant occuper le poste de Frémaux que l'ensemble des invididus, aussi différents les uns des autres, est persuadé de faire mieux que lui.
Et pourtant à la lecture de ce journal intime passionnant et passionné, on voit à quel point l'actuel délégué du festival est assailli de doutes de manière permanente et fait tout son possible pour offrir une prochaine édition cannoise la plus réussie à tous les niveaux .
Alors évidemment, on pourra parfois pester face à ce name dropping permanent (plus encore que dans une chanson de Delerm) ici, un diner avec de Niro cotoie un repas avec Almodovar, là, une ballade en vélo avec Madks Mileksen fait suite à un trajet en avion en Argentine avec Vincent Lindon, mais jamais Frémaux ne semble nous en mettre plein la vue . Sans doute parce que de de ce carnet de bord, transpire un amour pour le 7ème art que nul ne peut contester et également une passion et un coté enthousiaste que rien ne viendra ternir.
Jamais Frémaux ne nous parait blasé ( sauf peut-être dans le court extrait que j'ai mis en exergue au début d'article, je suis parfois un peu retors) car il affiche tout au long de ce journal de bord une détermination sans faille, ainsi que plus étonnamment une candeur et un enthousiasme qui sont tout à son honneur.
Frémaux parait également comme quelqu'un d'intègre et fidèle, en amitié qui certes possède un entourage un peu plus connus que la moyenne mais qui semble admirer tout autant des historiens et passeurs de cinéma comme des Pierre Rissient ou des Raymond Chirat (décédé pendant cette saison 2015/2016) que des metteurs en scène ou acteurs de grands renoms.
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Si le livre ne distille pas pas de grosses révélatons sur les coulisses du Festival de Cannes, surtout pour ceux qui avaient auaparavant lu le Jacob, cette confession écrite recouvre cependant de géniales anecdotes sur le monde du cinéma, qui ne pourra que passionner les gens intéréssés par cet art que défend Frémaux avec un enthousiasme et une moralité en dehors de tout soupçon.
Personnellement, je dois vous avouer, pour cloturer ce billet que certaines nuits, à peine posé sur ma table de nuit "Selection officielle" dont je venais juste d'engloutir des centaines de pages, je plongeais dans des rêves où j'endossais le costume de Maitre de Crémonie cannoise et où j'acceuillais les plus grandes stars du cinéma en haut des marches..
Rien que pour ces rêves étoilés, je tenais à dire merci à ce cher Monsieur Frémaux...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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traversay
  04 février 2017
Thierry Frémaux est loin d'être apprécié par tous. Un délégué général du Festival de Cannes n'a pas vocation à l'être. C'était aussi le cas de Gilles Jacob, dans un registre différent. Plus janséniste, disons. A vrai dire, on lui reproche tout et son contraire à Frémaux : d'avoir laisser glisser Cannes vers un cirque médiatique et people. Et de cultiver une certain forme d'élitisme en ne sélectionnant que des habitués du Festival : les Dardenne, Loach, Haneke, Moretti et tutti quanti. Voire. Sélection officielle, son journal qui retrace un an de vie, de Cannes 2015 à Cannes 2016, ne modifiera sans doute pas l'opinion de ses contempteurs à son égard. Bien au contraire. Mais cela n'a aucune importance. S'il s'agit bien d'une autobiographie en creux : l'enfance aux Minguettes, ses passions pour Springsteen et Dylan, son amour de Lyon et de la nature cévenole et celui du sport en général, du foot et du cyclisme en particulier, cet autoportrait montre un hyperactif au travail, plutôt insomniaque, qui a un immense besoin d'être aimé autant que d'aimer, mais comment peut-on lui reprocher ? Evidemment, il y a du "namedropping" à foison dans Sélection officielle : un coup de fil de Cimino, plusieurs jours passés avec Scorsese, une discussion avec Clooney à propos de tracteurs (sic) sur le tapis rouge, un rendez-vous avec Deneuve, etc. Ce ne sont jamais des révélations phénoménales ni des secrets intimes que révèle Frémaux, pas le genre de la maison, mais les histoires d'un type qui, au fond de lui, a gardé une certaine candeur, et n'en revient pas de côtoyer des personnages aussi brillants et célèbres. Au-delà de l'anecdote et parfois de la blague potache, genres qu'il pratique avec délice, façon de ne pas se prendre au sérieux ?, cela nous vaut d'assister à de très belles scènes, celle de l'émouvante rencontre entre Scorsese et de Kiarostami au Festival Lumière, par exemple. Par ailleurs, Frémaux cultive l'amitié comme un art de vivre, en bon gastronome et oenophile : Laurent Gerra, Pierre Lescure, Bertrand Tavernier et quelques cinéastes et acteurs, aussi. Pour en revenir à Cannes, qui est tout de même la grande affaire du livre, il incarne un délégué général moderne, avec des partis pris et une ouverture à tous les cinémas que n'avait pas ses prédécesseurs. C'est également ce qu'on lui reproche mais c'est son credo. "Je préfère un bon film commercial à un mauvais film d'auteur " a t-il notamment déclaré. Dans l'orthodoxie cannoise, ce genre de propos est commenté et parfois condamné. Passons. Sélection officielle donne avant tout un formidable coup de projecteur sur le plus grand festival du monde. Les coulisses, avec tout cela comporte d'espoirs déçus (films pas prêts à temps), de découvertes (Toni Erdmann) et de refus qui fâchent les destinataires (Kusturica). Cannes est une marmite qui cuit à feu doux de juin à décembre et est porté à ébullition ensuite de janvier à avril avec l'obligation de regarder quelque 1 800 films avant d'en retenir moins de 50 entre la Compétition officielle, Un certain regard, les séances spéciales et le hors compétition. Un boulot titanesque accompli sous la pression des producteurs et des cinéastes. Avec la crainte de se tromper (le film de Sean Penn), ce qui arrive forcément. Ce long travelling dans les cuisines du Festival, et même si Frémaux ne dit pas tout, est l'attrait principal de ce livre de 620 pages. Change t-il le regard du cinéphile de base qui l'a dévoré en 3 soirées ? Oui, quand même, sur son délégué général autant que sur la manifestation elle-même, qui continueront à être autant décriés et critiqués l'un et l'autre, dans le futur, c'est inévitable et sans nul doute comme une façon très française de célébrer et aimer notre tout premier événement culturel et médiatique (que ces deux mots ont du mal à cohabiter !) aux yeux du monde. En un mot comme en cent, Sélection officielle est passionnant de bout en bout.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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som
  19 mars 2018
Entre la clôture du Festival des films de Cannes 2015 et son édition 2016, son délégué général, Thierry Frémaux, tient son journal de bord. Comme une gigantesque course contre la montre, à coups de multiples voyages à travers la planète et de rencontres avec tous les monstres sacrés du cinéma face ou hors caméra se dessine et se négocie progressivement la sélection du plus connu des festivals de cinéma. Dans une vie menée à cent à l'heure, Thierry Frémaux arrive à se préserver quelques moments pour diriger l'Institut Lumière à Lyon où il rend vie et hommage aux plus grandes figures du 7e art. Généreux et chaleureux, il partage ainsi avec son lecteur non seulement les coulisses de ces deux institutions, en prenant soin d'y associer les collaborateurs anonymes qui contribuent grandement à leur réussite, mais aussi ses autres passions pour la montagne, la bonne table et la musique. Foisonnantes, ces 600 pages sont autant de témoignages d'admiration et d'amitié pour ses maîtres qu'une passionnante odyssée dans l'histoire du cinéma d'hier et d'aujourd'hui.
Comment ne pas résister à un boulimique de tout ce qui fait le sel de la vie ? Seul bémol, dans ce tourbillon, la part réservée aux livres reste forcément congrue.
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arthur05
  18 février 2017
Une jolie ballade pour accompagner Thierry Fremaux au jour le jour sur une année d'un festival à l'autre , intéressant pour celui qui apprécie l'homme et ou le cinéma . Très amusant d'ailleurs de s'apercevoir que le cinéma habite cet homme et vice versa ...
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critiques presse (1)
LeFigaro   13 janvier 2017
Une succession de compliments et de généralités. Déception.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
carrecarre   29 janvier 2017
A l'heure de la dématérialisation, et peut-être avec les manies de l'âge, j'achète, j'amasse, je thésaurise. Il est impérieux d'avoir les films que l'on aime près de soi, de vivre entouré d'eux comme nous vivons entourés de nos livres, et non d'en disposer potentiellement dans un "cloud" dont, un jour, on nous dira qu'il a disparu dans l'incertitude numérique.
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carrecarre   14 janvier 2017
Robert Favre Le Bret, Maurice Bessy et Gilles Jacob, qui furent délégués généraux avant moi, ont tous retenu à leurs dépens cette maxime dont je fait chaque année l'expérience: "Une bonne sélection, c'est grâce aux films, une mauvaise sélection c'est à cause du sélectionneur".
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BazartBazart   31 janvier 2017
"Surtout du titre du Président du Jury de Cannes, l'élu doit avoir la légitimité. Avec ses jurés, il va évaluer l'élite du cinéma mondial et les derniers films des meilleurs réalisateurs de la planète. Il doit d'emblée imposer le respect, créer l'évidence , susciter l'envie de l'opinion, du public, des journalistes, des futurs sélectionnés Le bien fondé de notre choix ne doit faire aucun doute."
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Videos de Thierry Frémaux (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Frémaux
John C. Reilly défend l'égalité homme-femme, suite aux propos de Jacques Audiard .La déclaration de Jacques Audiard à la conférence de presse vénitienne de son nouveau film, Les Frères Sisters, n'est évidemment pas passée inaperçue. le cinéaste français regrettait que les grands festivals de cinéma soient majoritairement dirigés par des hommes. "Ça fait vingt-cinq ans que mes films sont dans les festivals, je n?ai pas vu de femmes à la tête des festivals, a-t-il dit. J?ai envoyé des courriers à mes confrères de la sélection et j?ai senti qu?il n?y avait pas un écho formidable. Ne nous posons pas la question du sexe des films, posons-nous la question de savoir si les dirigeants des festivals ont un sexe. Ça, c?est une question simple et la réponse est oui. Je pense qu?il y a un problème là, et un autre problème, c?est que depuis vingt-cinq ans, j?ai souvent vu les mêmes têtes, les mêmes hommes à des postes différents, mais toujours là. » Très vite, les réactions se sont multipliées, certaines jugeant la prise de position salutaire, d'autres s'étonnant qu'elle vienne d'un cinéaste signant plutôt des films d'hommes. Sur twitter, notamment, surgirent des réactions un peu ironiques, notamment de la part de l'Institut Lumière, (dirigé par Thierry Frémaux, le patron de Cannes). A Deauville, où Les Frères Sister est présenté, et où il a reçu un honorifique Prix du 44ème Festival de Deauville, l'un des interprètes principaux du film, John C. Reilly, également producteur, a tenu à prolonger le discours de son réalisateur.
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