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ISBN : 2702157238
Éditeur : Calmann-Lévy (06/05/2015)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Une star du polar nous plonge dans l’enfer de la jeunesse dorée irlandaise.
Stephen Moran, personnage apparu brièvement dans Les Lieux infidèles, est un flic ambitieux affecté aux affaires non classées et qui rêve d’intégrer la Brigade des homicides quand il reçoit la visite de Holly Mackey, fille d’un collègue.
Il y a un an, dans le lycée huppé de Colm, à Dublin, Chris Harper, 16 ans, a été assassiné.
Holly a trouvé sur le tableau d’afficha... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
nameless
10 mai 2016
Tout va bien à Sainte Kilda, lycée privé dans une banlieue pleine d'espaces verts, accueillant des jeunes filles de bonnes familles en contrepartie de frais de scolarité à la hauteur des revenus de leurs parents. Du moins, c'est ce qu'aimerait faire croire sa directrice, Miss Mc Kenna, dont le rôle essentiel est de préserver les apparences d'excellence de son ghetto pour gosses de riches : non, ce n'est pas le genre de la maison de fuguer, de mentir, de voler, ni d'assassiner. D'ailleurs les bonnes soeurs sont là pour veiller au grain et l'on sait bien à quel point des enfants mis entre les mains de l'Eglise, sont entre de bonnes mains. Pourtant, lorsque Chris Harper, élève de l'établissement d'en face, équivalent masculin de Sainte Kilda est assassiné sur la pelouse foulée par les petits pieds délicats des adotes, il faudra bien dire quelque chose aux policiers.

Quelque chose comme “euh, chais pas” (p.49), mais pas la vérité, puisque l'enquête ne connaît aucune conclusion ni arrestation de coupable. Il faut attendre près d'un an pour que Holly, interne à Sainte Kilda, apporte à Stephen Moran un billet où est écrit : “Je sais qui l'a tué”, qu'elle a trouvé épinglé sur “l'endroit des secrets”, un panneau d'affichage où les jeunes filles peuvent déposer anonymement tous leurs états d'âme, familiaux, amoureux ou révoltés. Etats d'âme évidemment contrôlés par les responsables de l'école, qui ont trouvé là un moyen infaillible de corriger en douceur, sans étalage public sur Facebook (interdit à Sainte Kilda), tout comportement déviant, non conforme à l'éthique de ce prestigieux établissement ou à la fortune des parents.

Cet élément nouveau nécessite évidemment une ré-ouverture de l'enquête, et c'est là que le roman devient intéressant à travers les deux personnages policiers créés par Tana French. Stephen Moran est affecté au service des affaires classées mais a des projets carriéristes. Prêt à tout pour intégrer la criminelle “écurie de pur-sang. La Mecque, le saint des saints, la reine des batailles, club inaccessible, une équipe de gladiateurs, un corps d'élite” (p. 26), il se penche sur le dossier et approche en espérant l'assister, Antoinette Conway, l'inspectrice qui a échoué lors de la première enquête. Et voilà Stephen, filant à vive allure, au mépris de toutes les règles de conduite, vers Sainte Kilda, à bord d'une MG noire de collection conduite par Antoinette, une teigne professionnelle. Projet : écouter une nouvelle fois toutes les adotes, qui de près ou de loin ont connu Christopher Harper.

Stephen endosse son rôle, servant ses intérêts, à merveille, tel un Humbert Humbert face à huit Lolitas, prêtes à le dévorer tout cru et à le manipuler. Il écoute les filles, se laisse hypocritement séduire par elles, les met en confiance, les flatte, et obtient quelques confidences que la rigidité intellectuelle d'Antoinette n'avait pu leur soutirer. Mais c'est compliqué le dialogue avec des gamines. Réparties en deux bandes rivales, aucune parmi elles n'est disposée à balancer sa meilleure amie ou sa pire ennemie. Comme toutes les jeunes filles, elles sont exaltées, ont fait des serments qu'elles croient éternels, ont été amoureuses, peu ou prou de Christopher, “cruel et gentil” (p. 343), ce beau gosse irréprochable, qui ne buvait pas, ne se droguait pas, étudiait correctement, n'avait pas de petite amie connue, mais plusieurs inconnues : “Sa double personnalité le faisait se sentir fragile. […], il ne savait plus comment faire coïncider ses deux facettes. Voilà pourquoi il gardait secrètes ses relations avec ces filles. Ainsi, il était libre de se comporter comme il l'entendait, sans risque” (p. 343).

En 607 pages, La cour des secrets raconte la seule journée au terme de laquelle Stephen et Antoinette feront émerger la vérité. Les recueils de témoignages alternent avec des chapitres qui décrivent la vie à Sainte Kilda durant les mois qui ont précédé la mort de Chris, égrénant un douloureux compte à rebours : il lui reste 6 mois et 3 semaines à vivre, il lui reste 3 mois à vivre, jusqu'au jour de son meurtre.

J'ai un peu moins apprécié ce roman que les précédents écrits par Tana French (il manque La maison des absents à mon actif). Je me suis quelquefois perdue dans les innombrables sms échangés ou les portraits des filles qui se ressemblent beaucoup. Malgré cette petite restriction, il s'agit d'une bonne histoire qui se lit agréablement.
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AudreyT
02 février 2016
A Sainte-Kilda, lycée de filles issues des riches familles de Dublin, les pestes font leur loi... Huit filles, partagées en deux clans, sont unies à la vie à la mort pour se détester, se comparer et se mener la vie dure.
Selena, Becca, Julia et Holly se connaissent depuis toujours. Elles ne peuvent imaginer leur avenir séparées. Mais l'assassinat de Chris, un des garçons du lycée d'en face va faire éclater cette belle amitié.
Menée sur une journée, l'enquête des deux inspecteurs va dévoiler les failles de cet établissement, les amitiés fragiles et les rancoeurs tenaces...
Je connaissais Tana French pour avoir dévoré il y a quelques années "Comme deux gouttes d'eau". Ce nouveau polar m'a tout autant subjuguée !!! L'analyse des personnages est très fine et c'est un réel plaisir que de participer aux interrogatoires. L'écriture est rythmée, on passe facilement du présent, où l'enquête est relancée 1 an après le meurtre du jeune homme, au passé au choeur même des deux clans...
Un petit pavé de 523 pages qui se lit d'une traite !!!!
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Marple
13 août 2017
L'enquête de la cour des secrets est entrecoupée de nombreux feedbacks, mais se déroule sur une seule journée. C'est aussi exactement le temps qu'il m'a fallu pour la lire, malgré ses plus de 500 pages. C'est dire à quel point j'ai été emballée !
L'histoire se passe à Sainte-Kilda, établissement dublinois huppé pour jeunes filles riches et sages. Ca, c'est ce que croit la directrice et ce que veulent faire croire les filles... mais un élève du tout aussi huppé collège de garçons voisins a eu la mauvaise idée de se faire assassiner au milieu du parc.
Pendant l'enquête, c'est bien autre chose que vont découvrir les policiers, et les lecteurs avec eux : un monde d'adolescentes fait autant d'amitié indestructible que de trahisons déchirantes, de mensonges, de secrets, de souffrances, de jeux de pouvoirs, de guerre des gangs, entrecoupés de rares moments de bonheur ou de sérénité.
Si les personnages des adolescentes sont réussis, ceux des policiers le sont tout autant, comme dans les précédents ouvrages de Tana French que j'ai lus. Les portraits de la Brigade de Dublin s'enrichissent d'une cowgirl farouchement indépendante et assez brutale et d'un jeune ambitieux roi de la psychologie et de fait de l'interrogatoire.
Rien à dire, j'ai vraiment passé une excellente journée dans cette Cour des Secrets !
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LaBiblidOnee
12 juin 2015
*Coup de coeur pour ce thriller envoutant, au coeur de la jeunesse dorée irlandaise*
Il y a quelques mois, un meurtre a eu lieu dans un pensionnat de jeunes filles appartenant à la jeunesse dorée irlandaise, tenu par des bonnes sœurs. Quelqu’un a tué Chris, un pensionnaire du lycée de garçon d’à côté : Histoire de drogue qui a mal tourné ? D’amour déchu ? De chantage ? Chris a-t-il surpris quelque chose lorsqu’il a fait le mur la nuit ? L’enquête a piétiné et le meurtrier n’a pas été arrêté : Les inspecteurs se sont heurtés au mur de silence des adolescentes qui ne voulaient pas répondre à leurs questions sous peine de révéler leurs secrets, leurs désobéissances aux règles de l’établissement, etc… Et qui méprisaient un peu aussi ces adultes et « flics » de banlieue qui ne comprenaient rien à leur milieu et à l’adolescence. Mais l’une d’elles savait-elle quelque chose ? Les filles craignent-elles que le meurtrier ne revienne ou ne soit parmi elles ?

Toujours est-il que quelques mois plus tard, la photo du défunt se retrouve punaisée avec l’inscription « Je sais qui l’a tué » sur le panneau des secrets : Un pan de mur du pensionnat féminin dédié à l’expression des messages secrets que les filles voudraient extérioriser anonymement. Une des lycéennes la rapporte aux policiers et l’enquête reprend tant que la piste est chaude : Deux inspecteurs se rendent au pensionnant pour tenter de découvrir qui a inscrit ce mot, si c’est une blague ou pas… Les interrogatoires commencent immédiatement pour tenter de savoir à quelle heure a été déposé ce message et donc qui a pu l’y mettre.

On détermine rapidement que seulement 8 filles ont pu déposer le message : Deux bandes rivales de 4 filles chacune, qui pourraient se qualifier mutuellement de garces allumeuses et de sorcières saintes nitouche… Mais cette fois, l’inspecteur Conway, femme chargée de l’enquête la première fois et qui connaît le dossier sur le bout des doigts, a un atout qui, elle l’espère, fera la différence : Le jeune et bel inspecteur Moran, extrêmement doué pour interroger les témoins et bien décidé à faire ses preuves à la Criminelle… !

*****
J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce roman : J’ai été littéralement envoûtée par tout ce qui s’y déroule et subjuguée par la façon dont ça nous est conté. Juste de la bonne longueur (520 pages qui lui vont si bien), il commence et s’arrête exactement où et quand il faut. L’histoire tient en une seule journée d’interrogatoires au pensionnat, mais un chapitre sur deux est constitué de flash-back relatifs à la vie étudiante de nos ado jusqu’à la mort de Chris, qui nous amènent à comprendre ce qui s’est passé. Il est très intéressant pour le lecteur de lire en parallèle les faits tels qu’ils se sont déroulés, et les révélations actuelles des filles aux inspecteurs… Et comme c’est très bien orchestré et synchronisé, la tension est palpable tout au long du roman : La boucle ne sera totalement bouclée qu’à la toute fin du roman, maintenant notre attention intacte jusque-là.

Outre l’histoire en elle-même et le suspense dû à la construction du roman, j’ai aimé ce livre pour les thèmes abordés : les différences sociales, la difficulté de trouver et d’assumer sa propre personnalité à l’adolescence (avec l’obligation de faire comme tout le monde et de trouver la distance convenable avec les garçons, dans une génération où l’on est soit une « pute » soit « une lesbienne »), le travail d’une femme dans un monde d’hommes, l’empathie qui peut venir à bout de certaines incompréhensions, etc… - ainsi que la manière dont l’auteure les aborde : De manière directe mais non caricaturale, et très expressive.

Ce roman montre bien la difficulté d’obtenir la vérité de la part de ces ado qui se méfient de l’autorité : Comment leur faire comprendre l’importance de révéler certains de leurs secrets qui leurs paraissent vitaux ? Pour cela, on comprend vite avec l’inspecteur Moran, le « gentil flic », l’importance du comportement que l’on adopte envers eux : L’enquête connaîtra des résultats principalement parce qu'il saura interroger les lycéennes de manière à leur donner envie de parler. Ce facteur humain sera déterminant pour obtenir les preuves matérielles.

Les 8 filles suspectées de savoir quelque chose seront alors interrogées plusieurs fois à tour de rôle et, en laissant la narration à son inspecteur Moran, Tana Fench nous plonge encore plus profondément dans la psychologie des personnages, grâce à laquelle on obtient des indices. L’intrigue est donc centrée sur l’aspect psychologique, ce qui en fait un thriller efficace, mais également envoûtant eu égard à la spécificité du monde adolescent : un monde parfois brutal mais non dénué de poésie, de rêves et des relations pures et fortes des débuts de l’apprentissage de la vie, que ce soit en amour ou en amitié, quand on sait que les premières fois sont uniques, et que l’on croit que certaines promesses peuvent être, ou doivent être, éternelles...

J’avais déjà lu « La maison des absents » de cette auteure, que j’avais beaucoup aimé ; Mais je lui ai préféré celui-ci. Pour cet excellent moment de lecture, un grand merci à Babelio et aux éditions Calmann-Lévy, qui tiennent là un excellent cru de Tana French (note : 5/5).

Lien : http://www.hellocoton.fr/to/..
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Ichirin-No-Hana
22 septembre 2015
Après avoir vu de nombreux avis positifs sur ce roman, je me suis lancée assez aveuglément dans sa lecture. J'avoue cependant que je suis assez déçu et que la lecture a été pour moi assez compliquée.
La cour des secrets alterne entre le présent avec la reprise de l'enquête après qu'une jeune adolescente, Holly, apporte un mystérieux papier avec écrit « je sais qui l'a tué » à l'enquêteur Stephen Moran et le passé, quelques mois avant la mort de Chris Harper. Les scènes du présent se concentrent principalement sur la visite du lycée huppé pour fille où le corps du jeune garçon a été retrouvé et des scènes d'interrogatoires des pensionnaires. J'ai trouvé les interrogatoires vraiment intéressants : Stephen Moran nous explique les changements d'approche selon l'interrogé, les méthodes pour faire parler, et les différentes modalités que l'on doit suivre (notamment en face de mineurs). J'ai trouvé cependant les scènes du passé assez futiles et redondantes par rapport à ce que l'on apprend lors des entretiens, ce qui rend le roman particulièrement long et peu rythmé.
Concernant les personnages et notamment les deux « bandes » d'adolescentes, je les ai trouvées vraiment caricaturales et très semblables. J'ai mis un moment à les différencier tant leurs façons de penser et de se comporter sont assez identiques. En parlant de comportements, à de nombreux moments je n'ai pas du tout compris la réaction de certaines (même après avoir refermé le livre…). Pour le personnage de Conway, l'inspectrice, je l'ai vraiment trouvé très marrante par son vocabulaire très franc et grossier par moments. Je regrette cependant de ne pas en avoir appris plus sur ce personnage.
N'étant pas forcément une habituée des policiers, j'aime, cependant, à la lecture de ceux-ci me sentir concerné par l'enquête, chercher en même temps que les enquêteurs. Je n'ai ressenti, à aucun moment, ce sentiment. D'ailleurs, j'ai cherché le coupable qu'au trois quarts du roman tant je n'arrivais pas à m'intéresser à l'enquête. Coupable que j'avais d'ailleurs deviné. Raaah, aucune surprise en plus de cela.
Malgré quelques points positifs, le défi de la Cour des Secret n'est pas validé pour moi. Une lecture que j'ai failli abandonner à de nombreuses reprises et qui me laissera peu de souvenirs. J'avais beaucoup entendu de bien de Tana French, notamment concernant ses ouvrages précédents, peut-être retenterais-je l'aventure…
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Les critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec13 juillet 2015
Un très sombre thriller psychologique que nous ­recommandons sans l’ombre d’une hésitation.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris2902 janvier 2017
Elle paraissait hébétée , comme si quelqu'un avait secoué son univers telle une boule à neige où rien ne se remettait en place...
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fannyvincentfannyvincent05 mai 2015
Elle avait une bonne voix, posée et claire, loin des piailleries de dessins animés propres aux filles de sa génération. Son accent me frappa : huppé, mais sans les affreuses intonations snobinardes des beaux quartiers. Si elle les avait importées chez elle, son père aurait réagi au quart de tour : le blazer à la décharge et Holly à l’école publique, comme tout le monde.
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namelessnameless06 mai 2016
Promoteur immobilier, un de ceux qu'on voit au journal télévisé, qui font faillite le matin et redeviennent milliardaires le soir.

Page 138
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iris29iris2920 juillet 2015
Ces voyous sont à la mode. Certains aiment leur sauvagerie, leur argot . Ils trouvent ça très "tendance ". Cette brutalité parait moins sexy aux prolos dont les familles ont lutté toute leur vie afin de ne pas devenir comme eux, nageant tels des chiens affolés pour garder leur tête hors de l'eau.
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iris29iris2920 juillet 2015
La Criminelle , c'est une écurie de purs-sang . la Mecque, le saint des saints, la reine des batailles, un club inaccessible , une équipe de gladiateurs, un corps d'élite où l'on te dit : "Tu es des nôtres . Tu fais donc partie des meilleurs."
La Criminelle , c'est mon but.
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