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Philippe Koeppel (Traducteur)Michel Gribinski (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070325393
Éditeur : Gallimard (28/09/1989)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 121 notes)
Résumé :
C'est avec la parution de cet ouvrage en 1905 que Freud fit scandale et se rendit impopulaire dans l'Europe entière. L'idée d'une sexualité infantile avait, il est vrai, de quoi choquer son époque. Elle renversait la représentation commune de l'innocence sexuelle de l'enfant, et plus profondément encore, la conception naturaliste qui fait de la sexualité l'expression d'un instinct de reproduction n'apparaissant qu'avec la pubert... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  03 septembre 2014
Comme son nom l'indique, cet ouvrage de Sigmund Freud est composé de 3 essais qui alimentent et permettent de poser la sexualité, au sens large, telle qu'elle est envisagée dans la théorie psychanalytique de 1905.
Le premier essai, composé de 7 chapitres, s'intéresse aux "aberrations sexuelles". Dans cet essai, Freud s'intéresse avant tout à l'objet et au but sexuels. La sexualité adulte est normale lorsque son objet est la personne adulte de sexe opposé et que le but est l'union génitale. La perversion se définit logiquement comme une anormalité du but ou de l'objet sexuel.
En termes de perversions, Freud différencie dans son premier chapitre les déviations par rapport à l'objet (inversion, zoophilie, pédophilie…) des déviations par rapport au but sexuel (perversions se présentant sous forme de couples d'opposés présents de façon latente chez l'individu, comme par exemple : sadisme et masochisme, voyeurisme et exhibitionnisme, etc…) qui font l'objet du deuxième chapitre. le troisième chapitre explique que les comportements définis comme pervers sont universels et font partie de la sexualité adulte normale ; il n'y perversion que lorsque ces comportements sont fixés dans le temps et deviennent exclusifs. le quatrième chapitre explique que ces formes pulsionnelles caractéristiques de la perversion sont présentes également dans toutes les névroses, la névrose étant consécutive au refoulement de la perversion : " la névrose est pour ainsi dire le négatif de la perversion." le cinquième chapitre explique ce qu'est la pulsion, l'excitation d'une zone érogène qui doit trouver une issue. le sixième chapitre interprète, du point de vue de la théorie psychanalytique, la prédominance de la sexualité perverse dans les psychonévroses. le septième et dernier chapitre de cet essai montre que c'est dans l'enfance que se trouvent les germes de la perversion et ce, de façon universelle, ce qui constitue une transition parfaite pour aborder le deuxième essai : la sexualité infantile.
Pour introduire ce second essai, Freud fait d'abord état de la littérature inexistante sur ce sujet. Qu'à cela ne tienne, la psychanalyse est prête à l'investir. Dans sa première partie, Freud explique que l'enfant, immature sexuellement et donc incapable d'amener ses pulsions vers un but normal, va être amené à les investir sur d'autres activités, notamment l'apprentissage, scolaire, mais aussi de valeurs ou d'émotions telles que la pudeur, le dégout et la morale. Cet investissement se fait d'autant plus facilement que, les premières expériences de l'enfant avec son corps faisant le plus souvent l'objet de réprobation de la part de ses éducateurs, l'enfant n'a guère d'issue pour liquider ses pulsions. La seconde partie remonte à la prime enfance, le juste après naissance. Freud explique comment le suçotement, initialement acte associé à une fonction vitale (se nourrir), finit par devenir une voluptueuse activité auto-érotique (sans plus de lien avec l'activité de se nourrir et se satisfaisant via le corps de l'individu, par exemple en suçant le pouce) sous domination d'une zone érogène : la bouche / cavité buccale.
La troisième partie évoque les modalités de libération des pulsions sexuelles chez l'enfant, puisque le but ultime de la pulsion sexuelle ne peut advenir faute de maturité des organes sexuels. C'est vrai ça, que deviennent-elles, ces pulsions ? Si l'on revient à la définition, la pulsion correspond à une excitation d'origine centrale projetée sur une zone érogène, la zone érogène étant une zone de peau ou de muqueuse (se situant donc n'importe où sur le corps) ; cette excitation engendre une tension, et est donc source de déplaisir. C'est une stimulation externe rythmique et de qualité sur la zone érogène qui provoque la satisfaction de la pulsion, et donc sa liquidation (et là, on retombe sur l'activité autoérotique du suçotement).
Dans la quatrième partie, Freud explique que le petit enfant, n'ayant pas encore intégré des inhibiteurs comme la pudeur, le dégout ou la morale, a une prédisposition perverse polymorphe (c'est-à-dire qu'il est à même de développer plusieurs perversions). La cinquième partie évoque les recherches et questions du petit enfant autour de la sexualité et dont les réponses ne le satisfont pas toujours : d'où viennent les enfants ? Quelle est l'origine de la perte du pénis des petites filles (hypothèse d'un même organe viril chez tous les êtres humains) ? Comment nait-on? Que font papa et maman dans leur chambre la nuit ? etc…
Dans la sixième partie, Freud énonce les 3 stades de développement sexuel tels qu'ils étaient encore enseignés dans les facultés il y 10 ans de ça (ou là, je ne rajeunis pas !!) : le stade oral, anal, et phallique, qui se rapprochent de plus en plus du stade génital, celui de la sexualité adulte, qui associe plaisir et fonction de reproduction, avec une organisation suffisamment solide pour atteindre le but sexuel dans un objet sexuel étranger (le normal, il parait !). Enfin, dans la septième et dernière partie de cet essai, Freud évoque la source principale de la sexualité infantile : l'excitation, qui est soit mécanique (par exemple, le bercement du train, une activité musculaire comme se battre, etc…), soit un effet secondaire de processus interne.
Le troisième et dernier essai de cet ouvrage s'intéresse de très près à la puberté, moment clé durant lequel la pulsion sexuelle se met au service de la reproduction et où la sexualité infantile évolue vers sa forme normale définitive.
La première partie évoque les impacts de la croissance des organes génitaux sur les pulsions sexuelles. Avec la multiplication des stimulations externes, celles du corps en changement et l'évolution de la vie psychique, apparait l'excitation sexuelle, qui se manifeste par un sentiment psychique de tension et la préparation des organes génitaux à l'acte sexuel. le plaisir préliminaire, lui, permet d'augmenter la tension et donc de rassembler l'énergie nécessaire pour amener l'acte sexuel à son terme (avec le risque que les préliminaires engendrent un plaisir trop fort et donc une tension trop faible, ce qui est, on l'a vu dans le premier essai, le principe des déviations liées au but sexuel). La seconde partie s'intéresse plus précisément à l'origine de la tension sexuelle, équilibre délicat qui tient à la fois du physique, du chimique et bien sûr, du psychologique.
Dans la troisième partie, Freud présente sa théorie de la libido, cette force quantitativement variable qui permet de mesurer les processus qui ont trait à la sexualité et qui permet d'investir l'objet sexuel. La quatrième partie évoque les différences d'investissement de la libido et des zones érogènes chez les hommes et chez les femmes.
Enfin, dans la dernière partie de cet essai, Freud s'intéresse à l'évolution du choix d'objet sexuel, et évoque en particulier l'attirance de l'enfant pour son parent de sexe opposé et l'importance du tabou de l'inceste : le complexe d'Oedipe vient de naitre !

Cet ouvrage de Sigmund Freud, un peu complexe à aborder, absolument politiquement incorrect, a, il me semble, conservé tout son côté révolutionnaire et toute sa pertinence.
Même si les moeurs ont évolué, si la psychologie clinique et pathologique gagné ses lettres de noblesse, si l'on a fait de nombreuses recherches sur les enfants et leur développement, les stades d'évolution de la sexualité infantile présentés dans cet ouvrage sont toujours LA référence des psychologues et psychanalystes. Bien sûr, le discours a un peu changé (mais pas beaucoup !), les descriptions / origines / conséquences se sont étoffées, mais on est quand même bien, avec cette théorie de la sexualité infantile, au coeur de la psychanalyse.
Cet ouvrage est fondamental, et est à considérer, me semble-t-il comme l'une des pierres angulaires qui posent les fondements de la théorie psychanalytique. Freud y évoque, entre autre : le primat de la sexualité dans la vie psychique, les pulsions et la libido, leurs devenirs (liquidation, refoulement, sublimation, investissement, etc…), le complexe de castration, le complexe d'Oedipe, l'origine de l'angoisse, les mécanismes du transfert, la formation des symptômes, l'origine infantile des pathologies adultes, etc…
A sa sortie, ce livre a, parait-il, fait hurler dans les chaumières, notamment par son affirmation de l'existence d'une sexualité infantile. Moi, j'ai l'impression que le message est à peu près passé, pas dans toute sa profondeur ni dans toutes ses implications, mais aujourd'hui, quand on parle d'un enfant en plein "Oedipe", plus personne ne saute au plafond en imaginant des scènes incestuelles. Par contre, toujours à mon humble avis, au temps du "mariage libre" et des "gays pride", j'en entends déjà dans la salle qui hurlent au scandale quant à ce que Freud considère et classe comme des perversions (la perversion, on nous le rappelle dès le premier essai, est à considérer comme une déviation du but ou de l'objet par rapport à la normalité définie auparavant dans l'ouvrage) !
Enfin, ce que moi, j'ai envie de dire de ces trois essais, c'est qu'il y a un petit côté révolutionnaire qui fait voler en éclat toutes les belles valeurs de nos jolies sociétés de consommation. Pourquoi est-il révolutionnaire ? Parce que tonton Freud, avec ses grands sabots et sa pipe dans le bec (!), montre et écrit noir sur blanc que, petit 1, la sexualité est la grande affaire de l'humanité, et que, petit 2, ça ne date pas d'hier, parce que ça commence dès la naissance. Et ça, au moins, c'est dit !
Allez, reprenons tous en choeur, accompagnés de tonton Freud et de Sylvie Vartan : Qu'est-ce qui fait tourner le mondeuuuuuh ?
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colimasson
  25 août 2012
Publiés pour la première fois en 1905, les Trois essais sur la théorie de la sexualité firent l'objet de quatre remaniements par un Sigmund Freud toujours vigilant à faire en sorte que ses travaux s'adaptent à l'évolution de la psychanalyse au cours du siècle passé. le livre nous est proposé dans sa version définitive de 1924. Presque un siècle plus tard, que peut encore nous apporter cette lecture ?

Tout d'abord, une prise de conscience accrue des modifications qui ont affectées le 21e siècle. Si les Trois essais ont pu choquer leurs lecteurs lors de leur publication, alors nous pouvons dire sans exagérer qu'en seulement quelques décennies, nous n'avons pas seulement changé d'époque : nous avons radicalement changé d'univers. le lecteur d'aujourd'hui qui espère du dérangeant sera déçu. L'idée neuve qui a fait la notoriété du livre –à savoir la théorie de la sexualité infantile- est connue de tous au moins depuis que les concours des mini Miss France existent.

Le plus intéressant de ces essais se révèle lorsque l'on suit le développement de la réflexion de Freud qui tente d'imbriquer la psychanalyse dans les ressorts de la sexualité de l'individu. Désirant perfectionner ses outils de médecin, il semble chercher à créer un nouvel instrument qui lui permettra de mettre à jour les mystères des névroses qui accablent les individus. Qu'une grande partie de celles-ci soient provoquées par des mécanismes d'origine sexuelle n'a rien de plus déshonorant ou de plus impensable qu'une quelconque autre explication. Quant à savoir si TOUT est lié à la sexualité, Freud n'y répond pas. Bien sûr, il se consacre uniquement à l'étiologie sexuelle dans ces essais, mais il s'agit d'un travail spéculatif à mettre en rapport avec les autres travaux réalisés par ailleurs. On comprendra alors que la pensée de Freud n'est pas aussi étroite qu'on veut bien nous le faire croire, et que sa conception de la « sexualité » couvre un domaine plus vaste que celui qu'on veut habituellement bien considérer.

Comme souvent, Freud observe des cas de déviation pour aborder le sujet de son étude. Ici, il s'attache aux déviations de la pulsion sexuelle relative à son objet et/ou à son but et se demande si ces dispositions sont innées ou acquises.
En observant les névrosés, il réalise que chacun possède une disposition à la perversion, et que la névrose est apparue suite au processus du refoulement. le refoulement intervenant après l'enfance, Freud pense alors que les dispositions originelles sont à chercher chez l'enfant. Chaque déviation de la vie sexuelle serait une marque d'infantilisme. Bien sûr, dans sa grande souplesse d'esprit, Freud n'oublie pas de préciser que ces dispositions originelles sont en coopération avec les influences de la vie.
Freud s'attarde alors longuement à décrire la vie sexuelle de l'enfant qui mène au choix du sujet de la pulsion sexuelle de l'adulte. Cette vie sexuelle est découpée en plusieurs phases, dont une phase de latence qui permet le développement d'intérêts de type social ou culturel, par exemple. On distingue également la phase orale, la phase anale (sadisme) et la phase génitale. Cette vie sexuelle n'est pas encore centrée. Sans s'en tenir exclusivement et mot-à-mot aux propos de Freud, on admettra que ses descriptions font écho à certaines réalités, qu'il faut ensuite adapter au cas par cas. En aucun cas ce qu'écrit Freud ne mérite d'être rejeté en bloc ou tourné au ridicule.
L'origine des névroses serait ensuite à mettre sur le compte de facteurs exerçant une influence sur le développement sexuel. Il peut s'agir de précocité, d'une perturbation survenant sur la durée des phases ou d'une fixation sur une phase précise.
En-dehors des névroses, un mauvais développement peut conduire à la perversion. Lorsque le travail réussit correctement, l'individu a alors réalisé une sublimation, porteuse de fruits plus ou moins intéressants.

Les Trois essais sur la théorie de la sexualité ne se lisent pas dans l'optique d'engloutir d'une traite la pensée de Freud et de la rejeter ou de l'accepter en masse et dans son intégralité. Il me semble que le principal intérêt de ce livre –outre l'aspect historique instructif sur l'évolution des moeurs au cours du 20e siècle- est de nous faire réfléchir sur notre propre rapport à la sexualité : comment l'acceptons-nous ? que peut-elle dire sur notre façon d'interagir avec le monde ? sur notre vécu ? quelle place occupe-t-elle réellement parmi les hommes ? Freud a pris son courage à deux mains pour mettre en vue de tous cet élément primordial de la vie privée qu'on se refusait alors à aborder dans la vie publique.

Enfin, parce que Freud était aussi un littérateur de talent, ses Trois essais plaisent aussi par le charme désuet de leurs mots et la prudence extrême dont fait preuve le psychanalyste pour aborder des thèmes encore houleux à son époque : l'inversion (je veux bien sûr parler d'homosexualité), la zoophilie, la pédophilie ou le sado-masochisme. Autant dire que cette lecture constituerait presque un havre d'innocence et de pureté pour le lecteur d'aujourd'hui…
Lien : http://colimasson.over-blog...
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aaahhh
  30 avril 2012
Écrit en 1905, c'est par cet essai que Sigmund Freud déclenche le scandale qui n'est encore aujourd'hui pas complètement apaisé. En effet, il expose ici pour la première fois l'idée selon laquelle c'est dans l'enfance que le désir sexuel puise ses racines, mais surtout que c'est dans ces racines infantiles qu'est à rechercher la cause et le sens du caractère et des maladies de l'homme adulte.
Analysant en premier lieu les différentes "aberrations sexuelles" que l'on retrouve fréquemment chez l'adulte, Freud passe ensuite à l'observation et à la description des différentes phases et des particularités de la sexualité infantile, afin de relier les deux thèmes.
"Trois essais sur la théorie sexuelle" est un ouvrage très important puisque la découverte de la sexualité infantile est à la hauteur du scandale qu'elle a suscité! Et si depuis 1905, Freud lui-même ainsi que de nombreux analystes ont fait évoluer cette théorie en faisant d'autres découvertes sur l'émergence de la vie psychique, on trouve dans ce texte les bases de la théorie des pulsions, de l'étude de la sexualité infantile et de la psychanalyse même!
Abordant ces thèmes complexes avec beaucoup de clarté, Freud nous offre ici un ouvrage aussi intéressant qu'agréable à lire! A ne pas louper pour qui s'intéresse à la psychanalyse!
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ValentineF
  27 août 2013
Je me suis essayée à la littérature classique ET psychologique avec le pervers en titre, le bien nommé Sigmund Freud. Qu'on se le dise, je n'ai pas aimé cette lecture parce que :
1.Les connaissances scientifiques survenues depuis l'édition de cet essai ont contredit un certain nombre de ces théories
2.Certains sous-entendus (voir même pas du tout sous-entendu) chargent l'enfant de la responsabilité de crimes d'adulte (Je pense inceste)
3.En se tordant un peu l'esprit, le viol devient justifié par une simple pulsion naturelle (perverse mais naturelle)
4.Il y a négation, ou plutôt méconnaissance, de la multiplicité des zones érogènes, un simple baisé devenant alors une pulsion perverse au détriment de l'appareil génital.
5.J'oubliais : les familles mono-parentales font des homosexuels.
Bref, je n'adhère pas à la pensée Freudienne qui justifie tout par le sexe, comme cause et conséquence. Il y a une déformation de l'ensemble des évènements et traits de caractères pour revenir au mot-clé.
Mais je crois qu'il y a vraiment une chose qui m'a mis extrêmement mal à l'aise au court de la lecture : le sous-entendu d'expérience sur le plaisir sexuel mené par les Docteurs. J'y vois le drame des hôpitaux psychiatriques ayant utilisé comme cobayes leurs patients au-delà de toute déontologie avec la vision de l'époque du Docteur-Dieu et de la femme réduite à un tas de chairs, associée aux termes hystériques et névrotiques. Très, très, très mal à l'aise.
Si j'ai lu ce livre, c'est avant-tout parce qu'il fait parti du classement 100 du XXème siècle édité par le journal le Monde et de temps en temps, je lis l'un des livres de cette liste pour ne pas finir idiote (Tout est relatif).
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Laeti355
  27 août 2015
J'ai étudié cer ouvrage pendant mes études de psychologie clinique et malheureusement je fais partie de ces gens qui n'adhèrent pas aux théories de Freud. Elles étaient sûrement révolutionnaires à l'époque mais maintenant je les trouve largement obsolètes. Toutefois c'est un auteur à étudier pour comprendre l'histoire et les avancées de la psychologie et de la psychanalyse.
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Ellane92Ellane92   15 septembre 2014
Entre la poussée de la pulsion et la résistance opposée par le refus de la sexualité, la maladie s'offre alors comme une issue, qui ne règle pas le conflit, mais qui cherche à y échapper en transformant les tendances libidinales en symptômes. Le cas d'une personne hystérique, un homme par exemple, qui tombe malade à la suite d'une émotion banale, d'un conflit dont le nœud n'est pas l'intérêt sexuel, ne constitue qu'une exception apparente. La psychanalyse est alors régulièrement en mesure de démontrer que c'est la composante sexuelle du conflit qui a entrainé la maladie en privant les processus psychiques de leur liquidation normale.
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colimassoncolimasson   08 septembre 2012
Tous les enfants ne suçotent pas. Il est à supposer que c’est le propre de ceux chez lesquels la sensibilité érogène de la zone labiale est congénitalement fort développée. Si cette sensibilité persiste, l’enfant sera plus tard un amateur de baisers, recherchera les baisers pervers, et, devenu homme, il sera prédisposé à être buveur et fumeur. Mais s’il y a refoulement, il éprouvera le dégoût des aliments et sera sujet à des vomissements hystériques. En vertu de l’utilisation commune de la zone bucco-labiale, le refoulement se portera sur l’appétit. Nombre de femmes que j’ai soignées, et qui présentaient des troubles de l’appétit, la boule hystérique, le sentiment de constriction de la gorge, le vomissement, s’étaient passionnément livrées à la succion pendant leur enfance.
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Ellane92Ellane92   14 septembre 2014
Celui qui baise avec ardeur les lèvres d'une jolie fille ne se servira peut-être qu'avec répugnance de la brosse à dents de celle-ci, bien qu'il n'y ait aucune raison de supposer que sa cavité buccale, qui ne le dégoute pas, soit plus propre de celle de la jeune fille.
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Ellane92Ellane92   18 septembre 2014
L'enfant se comporte à cet égard comme l'adulte en transformant sa libido en angoisse dès lors qu'il est incapable de la mener à la satisfaction ; et, en revanche, l'adulte devenu névrosé en raison d'une libido insatisfaite, se conduira dans son angoisse comme un enfant, se mettra à éprouver de la crainte dès qu'il sera seul, c'est-à-dire en l'absence d'une personne sur l'amour de laquelle il croit pouvoir compter, et cherchera à apaiser son angoisse au moyen des mesures les plus puériles.
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Ellane92Ellane92   13 septembre 2014
Celui qui, d'une manière ou d'une autre, d'un point de vue social ou éthique, est mentalement anormal, celui-là l'est aussi invariablement dans sa vie sexuelle, si j'en crois mon expérience. Mais beaucoup sont anormaux dans leur vie sexuelle, qui se conforment en tous autres points à la ligne générale et qui ont suivi dans leur personne le développement culturel humain dont le point faible reste la sexualité.
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Extraits issus de « Sigmund Freud, dans l'intimité d'un génie »
>Psychologie>Psychologie différentielle et génétique>Psychologie de la sexualité (44)
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