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ISBN : 2366583052
Éditeur : KERO (11/10/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Nora, de mère autrichienne et de père allemand, a grandi en France. Afin d'honorer sa promesse, elle entreprend une traversée des montagnes autrichiennes encore enneigées vers le village des origines familiales, avec les cendres de son père dans une valise.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
hotaru
  31 octobre 2017
« La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne » Un titre original pour un roman pas banal!
Suite à la mort de son père, Nora est face à une promesse d'aventure à rebondissements. En effet, le père de Nora avant de mourir a confié à son notaire un testament qui contient différentes conditions afin de percevoir l'héritage, Nora doit effectuer un voyage avec un inconnu.
Cet homme est tellement coincé! Il est tout ce que Nora ne supporte pas: Notaire, amateur de plantes grasses.
Le notaire du père de Nora va lui soumettre le testament soit elle part sillonner les routes d'Autriche avec un inconnnu, soit l'héritage sera versé intégralement pour la recherche scientifique experimentant des traitements sur des animaux. Tiraillée par sa conscience, Nora va se sentir obligée de suivre cet inconnu autrichien qui se prénomme Bernhard et est totalement coincé.
Ce périple est une vraie chasse au trésor à la poursuite de secret du défunt.
« La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne » est un roman très surprenant!
On se retrouve facilement dans le personage sympathique de Nora. Aussi, nous nous posons la question "Mais qu'aurais-je fait à la place de Nora? "
Le papa de Nora possède un grain de folie énorme! Qui aurait cette idée folle d'envoyer sa fille dans un autre pays et de lui envoyer des messages outre tombe? Bizarre? Non, sacrément génial!
René Freund nous offre un roman si original! Gros coup de Coeur lecture de cet automne « La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne » a un titre accrocheur pour une histoire peu commune.
Ce roman nous capte dans une doline (fissure dans le Karst) pour nous surprendre par sa fin attachante.
« La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne » est un roman feel good délicieux, à l'humour savoureux!
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fanfan50
  04 octobre 2017
La mode est aux titres à rallonge : « La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne » : quel titre ! Celui de l’édition originale est peut-être plus facile à retenir : « Niemand weiss, wie spät es ist » - Personne ne sait combien il est tard ! Ne vous fiez pas au titre, l’histoire est légère et très drôle. Une jeune femme, Nora, roule en taxi à Paris en compagnie de Bernhard, un aspirant notaire viennois. Nora a une urne sur ses genoux. Son père, Klaus, né à Bonn, vient de décéder à Paris. Nora est son unique héritière mais une clause du testament stipule qu’elle doit amener l’urne à pied et sous surveillance notariale en Autriche. La mère de Nora, Lisbeth ou Betty, était autrichienne et elle est morte quand sa fille n’avait que quatre ans. Nora est tentée de refuser ce testament ridicule mais si elle le fait, l’argent ira à Glixomed pour fournir les animaux nécessaires à leurs expériences pharmaceutiques, ce qui la révolte. Elle accepte donc et se retrouve coincée avec un jeune notaire un peu ridicule et qui est de surcroît vegan. Bien sûr j’ignorais ce que signifiait ce terme ! Le jeune homme est ridicule, peu bavard, mal habillé et il n'est absolument pas à son goût. Devoir partir à pied avec lui au fin fond de l’Autriche ne l’enchante guère ! Mais quand il faut, il faut… Et la traversée autrichienne se révèle pleine d’imprévu et de rebondissements plus ou moins heureux. Je ne vais pas tout raconter, ce n’est pas le but.
Le style est très alerte, très jeune. Même s’il débat d’un sujet grave tel que la mort d’un parent âgé, l’auteur - dans les dialogues échangés entre nos deux héros n’est jamais trop pesant. Toujours une touche d’humour, une citation de Pascal, de Maître Eckhart, de Marianne Moore, une écrivaine américaine (à part Pascal, je ne les connais pas).
En tout cas, cela donne envie de découvrir les monastères autrichiens, la basilique de Mariazell, le lieu de pèlerinage le plus important d’Autriche et de pousser jusque sur le Mont des Elfes mais ne pas tomber dans une doline (une fissure dans le karst).
Tout le long de ce pèlerinage vers l’endroit où l’urne doit être déposée, le père est présent soit par courriel, soit par lettre car c’est lui qui a tout organisé et guide sa fille vers son graal.
Vu la facilité avec laquelle j’ai eu plaisir à le lire, je le recommande pour les ados et les jeunes adultes. Une belle leçon de vie. Merci Babelio et Kero.
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LesPapotisdeSophie
  24 octobre 2017
A la mort de son père, Nora hérite mais à une condition : transporter les cendres de son père à un endroit précis et en compagnie d'un homme choisi par son père. La jeune femme, révoltée, finit par accepter. Commence alors le récit de ce périple source de découvertes géographiques, de rencontres. le duo, formé malgré lui, se querelle car il forme un binôme aux caractères très différents. Pourtant un lien se noue au fil des épreuves.
Un roman feel good, qui pousse à réfléchir, sur la vie, la mort, la famille, le deuil. C'est parfois un peu caricatural mais au final assez plaisant, car il y a aussi beaucoup d'humour et de l'émotion avec notamment le père qui a laissé des lettres à sa fille à découvrir au fil du voyage. .
Merci à Babelio et Kero pour l'envoi du livre dans le cadre de l'opération Masse critique.

Lien : http://lespapotisdesophie.ha..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
hotaruhotaru   05 novembre 2017
En vertu du principe de conservation de l'energiel'intérieur d'un système defini reste la même. L'energie ne peut être ni produite, ni détruite, juste transformée. Comprends-tu?
Le corps de ta mère a disparu. Mais ce qui faisait son être, c'était forcément là avant sa naissance, et ça l'est forcément aussi quelque part après sa mort. L'énergie ne se perd jamais. Elle peut seulement prendre une autre forme en se transformant.
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hotaruhotaru   05 novembre 2017
Il y a tant de bavardage parce que nous cherchons désespérement à expliquer le monde. Mais, je crois qu'il y a..... comment dire..... nous ne venons pas au monde sans dessein.
Nous avons quelque chose à y faire. Nous l'oublions, bien sûr et sommes souvent à des lieues de ce que nous voulions faire.
Mais... mais... au tréfonds de nous memes, nous pessentons le projet qui est le notre. Nous essayons de comprendre et nous échouons, encore et toujours. Jésus lui-même ne comprenait pas le projet lui aussi a douté desesperé: "Mon père, pourquoi m'as tu abandonné? "
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fanfan50fanfan50   19 octobre 2017
Sur un rocher qui se dressait incongrûment au beau milieu d'une large vallée, trônait le château de Trautenstein. La vue des vieux palais et des châteaux forts inspirait toujours des histoires à Nora. C'étaient parfois d'aimables histoires d'amour chevaleresque, et parfois des histoires de meurtres, de tortures et de trahisons. Cela dépendait du château et de l'atmosphère qu'il dégageait. Trautenstein était un château de meurtres, de tortures et de trahisons. Mais elle renonça à interroger Bernhard sur ce qui s'y était passé jadis, d'un accord tacite ils cheminaient côte à côte en silence. Cela lui serait apparu comme un bavardage et aurait sonné faux à cet instant.
A l'ombre du sinistre château était née une petite cité. Comme rétives à l'ère des démocraties, les maisons, ici, avaient encore l'air de courber l'échine.
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fanfan50fanfan50   05 octobre 2017
Nora commanda l'escalope viennoise dont elle rêvait depuis son arrivée en Autriche. Et - fait rarissime - la réalité dépassa le rêve : l'escalope était dorée à la perfection dans du beurre clarifié, la panure légère et craquante, la viande tendre à souhait, le tout servi avec une salade de pommes de terre bien crémeuse et couronné d'une bière ambrée venue de la brasserie locale - il est rare de retrouver dans leur extrême précision ces souvenirs si simples de la petite enfance et Nora dut se retenir d'embrasser la patronne venue débarrasser son assiette où ne subsistait en tout et pour tout que la tranche de citron.
"Eh oui, dit l'aubergiste en souriant, visiblement satisfaite, quand il y a peu de clients, je cuisine comme pour mes enfants, autrefois."
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hotaruhotaru   22 octobre 2017
-J'aimerais me sentir pétiller comme vous
Bernhard eut un sourire suave
-C'est très simple, faites les choses qui vous font du bien et non celles qui vous font du mal.
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