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ISBN : 2366583052
Éditeur : KERO (11/10/2017)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Nora, de mère autrichienne et de père allemand, a grandi en France. Afin d'honorer sa promesse, elle entreprend une traversée des montagnes autrichiennes encore enneigées vers le village des origines familiales, avec les cendres de son père dans une valise.
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
fanfan50
  04 octobre 2017
La mode est aux titres à rallonge : « La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne » : quel titre ! Celui de l’édition originale est peut-être plus facile à retenir : « Niemand weiss, wie spät es ist » - Personne ne sait combien il est tard ! Ne vous fiez pas au titre, l’histoire est légère et très drôle. Une jeune femme, Nora, roule en taxi à Paris en compagnie de Bernhard, un aspirant notaire viennois. Nora a une urne sur ses genoux. Son père, Klaus, né à Bonn, vient de décéder à Paris. Nora est son unique héritière mais une clause du testament stipule qu’elle doit amener l’urne à pied et sous surveillance notariale en Autriche. La mère de Nora, Lisbeth ou Betty, était autrichienne et elle est morte quand sa fille n’avait que quatre ans. Nora est tentée de refuser ce testament ridicule mais si elle le fait, l’argent ira à Glixomed pour fournir les animaux nécessaires à leurs expériences pharmaceutiques, ce qui la révolte. Elle accepte donc et se retrouve coincée avec un jeune notaire un peu ridicule et qui est de surcroît vegan. Bien sûr j’ignorais ce que signifiait ce terme ! Le jeune homme est ridicule, peu bavard, mal habillé et il n'est absolument pas à son goût. Devoir partir à pied avec lui au fin fond de l’Autriche ne l’enchante guère ! Mais quand il faut, il faut… Et la traversée autrichienne se révèle pleine d’imprévu et de rebondissements plus ou moins heureux. Je ne vais pas tout raconter, ce n’est pas le but.
Le style est très alerte, très jeune. Même s’il débat d’un sujet grave tel que la mort d’un parent âgé, l’auteur - dans les dialogues échangés entre nos deux héros n’est jamais trop pesant. Toujours une touche d’humour, une citation de Pascal, de Maître Eckhart, de Marianne Moore, une écrivaine américaine (à part Pascal, je ne les connais pas).
En tout cas, cela donne envie de découvrir les monastères autrichiens, la basilique de Mariazell, le lieu de pèlerinage le plus important d’Autriche et de pousser jusque sur le Mont des Elfes mais ne pas tomber dans une doline (une fissure dans le karst).
Tout le long de ce pèlerinage vers l’endroit où l’urne doit être déposée, le père est présent soit par courriel, soit par lettre car c’est lui qui a tout organisé et guide sa fille vers son graal.
Vu la facilité avec laquelle j’ai eu plaisir à le lire, je le recommande pour les ados et les jeunes adultes. Une belle leçon de vie. Merci Babelio et Kero.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   19 octobre 2017
Sur un rocher qui se dressait incongrûment au beau milieu d'une large vallée, trônait le château de Trautenstein. La vue des vieux palais et des châteaux forts inspirait toujours des histoires à Nora. C'étaient parfois d'aimables histoires d'amour chevaleresque, et parfois des histoires de meurtres, de tortures et de trahisons. Cela dépendait du château et de l'atmosphère qu'il dégageait. Trautenstein était un château de meurtres, de tortures et de trahisons. Mais elle renonça à interroger Bernhard sur ce qui s'y était passé jadis, d'un accord tacite ils cheminaient côte à côte en silence. Cela lui serait apparu comme un bavardage et aurait sonné faux à cet instant.
A l'ombre du sinistre château était née une petite cité. Comme rétives à l'ère des démocraties, les maisons, ici, avaient encore l'air de courber l'échine.
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fanfan50fanfan50   19 octobre 2017
"Freedom is just another word for nothing left to lose", Janis Joplin avait raison... Tout ce que j'aurais pu faire ! Jouir de la vie ! Etre libre ! Mais sans Betty je n'en avais aucune envie. Tu étais la seul chose que je ne veuille pas perdre. C'est pourquoi je tiens encore tant à toi bien que je sois mort.
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hotaruhotaru   12 octobre 2017
N'empêche qu'à cause de lui, l'intelligente se retrouvait plutôt bête
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hotaruhotaru   12 octobre 2017
Peu importe l'âge qu'il avait. Perdre c'est parents c'est perdre un peu de soi.
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fanfan50fanfan50   05 octobre 2017
Nora commanda l'escalope viennoise dont elle rêvait depuis son arrivée en Autriche. Et - fait rarissime - la réalité dépassa le rêve : l'escalope était dorée à la perfection dans du beurre clarifié, la panure légère et craquante, la viande tendre à souhait, le tout servi avec une salade de pommes de terre bien crémeuse et couronné d'une bière ambrée venue de la brasserie locale - il est rare de retrouver dans leur extrême précision ces souvenirs si simples de la petite enfance et Nora dut se retenir d'embrasser la patronne venue débarrasser son assiette où ne subsistait en tout et pour tout que la tranche de citron.
"Eh oui, dit l'aubergiste en souriant, visiblement satisfaite, quand il y a peu de clients, je cuisine comme pour mes enfants, autrefois."
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