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Carine Bruy (Traducteur)
ISBN : 2754019049
Éditeur : First (09/09/2010)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Justine Dalvik, la quarantaine, vit retirée dans la maison de son enfance, au bord du lac Mälar en Suède, où elle puise la force indispensable pour survivre aux drames de son passé : la mort précoce de sa mère, la haine de sa belle-mère, la perversité de ses camarades de classe ...
Et voici qu'une malédiction semble s'abattre sur les membres de son entourage qui disparaissent dans des circonstances aussi mystérieuses que tragiques : un homme atteint par une f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
canel
  21 mars 2016
A quarante-cinq ans, Justine est rentière. Elle vit seule dans la maison de son enfance avec un grand oiseau noir en liberté (ceci pour la petite touche glauque du début).
Elle rend de temps en temps visite à Flora, sa belle-mère hospitalisée, paralysée et muette. Deuxième touche sombre : Flora fut digne d'un conte cruel pendant l'enfance de Justine - une marâtre, quoi...
Hans Peter, divorcé et solitaire, travaille de nuit dans un hôtel...
Berit est à un tournant de sa vie : la maison d'édition qui l'emploie doit être délocalisée, et ses deux fils viennent de quitter le nid.
Voilà pour les quatre personnages principaux ! On visite doucement leurs existences avant que les destins de Hans Peter et de Berit finissent par (re)croiser celui de Justine. En attendant, on se laisse porter plutôt agréablement par le récit, malgré un sentiment de malaise diffus. Et on s'interroge, puisqu'il n'y a ni mort, ni policier dans ce roman qualifié de thriller : est-ce qu'une araignée tisse sa toile ? une vengeance se prépare-t-elle ? A mesure que se dévoilent l'enfance et l'adolescence douloureuses de Justine, ainsi que le drame récent entrevu dans le premier chapitre, l'angoisse surgit, sporadiquement puis tenace et croissante...
Une histoire sombre de maltraitance sur enfant, de cruauté entre gamines, de solitude, de jalousie, de rancoeur... Un récit subtil, de plus en plus prenant et dérangeant à mesure qu'on avance en sombrant dans l'horreur.
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Commenter  J’apprécie          400
pile
  30 octobre 2011
Justine Dalvik est de retour en Suède dans la maison de son enfance. Elle revient de Malaisie où son compagnon a été tué en pleine jungle par une flèche empoisonnée. En Suède, tandis qu'elle se remémore son enfance difficile, d'autres décès suspects surviennent dans son entourage…
La première longue partie de ce roman étrange est d'une lenteur incomparable. Les 250 premières pages ne servent en effet qu'à exposer la situation et présenter les différents personnages dans leur vie quotidienne. Tandis que Justine s'installe dans la maison, reprend la course à pied et adopte un oiseau, des souvenirs d'enfance l'assaillent : sa mère disparue trop tôt, son père qui se remarie, sa belle-mère qui la maltraite, ses camarades de classe qui font d'elle leur souffre-douleur… D'un chapitre à l'autre du roman, on passe du point de vue de Justine à ceux des membres de son entourage. Sa belle-mère Flora vit maintenant dans une clinique, paralysée et emmurée dans son silence suite à une attaque cérébrale. Berit, une ancienne « camarade » de classe qui travaille dans l'édition, est sur le point de perdre son travail. Enfin, un certain Hans Peter récemment divorcé partage sa vie entre son travail de veilleur de nuit et ses parents pour toujours endeuillés par la mort de leur fille dans un accident. Quel est le lien entre toutes ces histoires ? Où l'auteur veut-elle en venir ?
Le lecteur à qui la couverture avait promis un thriller devra s'armer de patience pour venir à bout de cette première partie. Mais je préfère prévenir tout de suite ce lecteur méritant, que ses efforts ne seront ensuite que faiblement récompensés au cours des deux parties suivantes. En ce qui me concerne, j'ai en tous cas été assez déçue par ce thriller psychologique. S'il y a bien bien une accélération du récit à la fin du roman, cela n'a pas suffi à compenser l'ennui que j'ai éprouvé pendant la majeure partie de sa lecture. D'autant plus que la fin laisse la situation en suspens. Bonne nuit, mon amour n'est en effet que le premier volet d'un diptyque dont le second volet s'intitule L'ombre dans l'eau. le plus étrange pour moi est que ces deux romans ont été couronnés par le Prix du meilleur roman noir suédois. A croire qu'il n'y avait pas grande concurrence ces années-là !
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thedoc
  14 novembre 2016
"Bonne nuit, mon amour"... J'avoue que le titre m'a tout d'abord fait penser à un roman de Mary Higgins Clark. Un peu trop kitch à mon goût. Et puis, une fois passé cet a priori, je me suis lancée dans ce livre d'Inger Frimansson - une inconnue pour ma part - qui a remporté le prix du meilleur roman noir suédois. Et j'ai bien fait !
Justine, la quarantaine, vit seule dans la maison où elle a grandi auprès de son père Sven Dalvik et de sa belle-mère Flora. Orpheline de mère très jeune, Justine a toujours été protégée par son père. Lorsque ce dernier décide de se remarier, les choses changent avec l'arrivée de Flora. Justine va devoir subir les sévices de sa jeune belle-mère qui compte bien l'éduquer à sa manière. Ses camarades d'école, de leur côté, déploient toute leur énergie à la maltraiter et à la torturer. Pauvre Justine, elle n'a vraiment pas de chance... Une fois arrivée à l'âge adulte, elle va également devoir subir la perte de son fiancé Nathan lors d'un voyage en Malaisie. le malheur semble vouloir s'acharner sur la jeune femme.
Roman noir ? Thriller ? L'histoire de Justine Dalvik est teintée des deux.
Divisé en trois parties, "Bonne nuit, mon amour" offre un bon moment de lecture pour les amateurs de littérature nordique où règne à chaque fois une atmosphère particulière. Si j'ai trouvé le début de l'intrigue un peu long à se mettre en place, avec des personnages au premier abord sans grand intérêt, la suite m'a réservé une bonne surprise. Une fois que l'on a compris le lien entre chacun, tout s'emboîte clairement. Une ambiance lourde et menaçante se développe en parallèle.
Les flashbacks sur le passé de Justine sont bien menés. On appréhende son enfance difficile et sa vie actuelle très facilement et on pressent, bien entendu, les événements qui vont suivre - ou qui ont déjà eu lieu. Entre manipulation psychologique et traumatisme, on ne sait guère quoi penser de Justine. Enfin, la fin, au contraire de nombreux thrillers, réserve quelques surprises.
La tension monte crescendo, le style est agréable. Bref, il n'y a plus qu'à vous laisser emporter.
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kathel
  11 janvier 2012
Ce roman a obtenu le prix du Meilleur roman noir suédois, et c'est bien d'un roman noir qu'il s'agit. Qui s'attendrait à un polar en bonne et dû forme ou à un suspense allant crescendo serait incontestablement déçu. On devine en effet très rapidement le pourquoi du comment, et le sel de la lecture est ailleurs, dans la construction qui présente au début du roman un écheveau bien embrouillé dont on tire des fils peu à peu. Justine est un personnage complexe, sans presque de vie sociale, petite fille un peu en marge moquée par ses camarades, devenue adulte un peu à part aussi. Elle a pourtant toujours été à l'abri du besoin, a vécu un moment en couple, mais elle est toujours rattrapée par des drames affreux.
Voilà, c'est très bien construit et écrit, cela se lit d'une traite, mais je n'ai pas vraiment été tenaillée par l'angoisse qui pourtant aurait dû découler des faits décrits. Ce roman me laissera simplement un bon souvenir, et surtout ne détrônera pas mes auteurs suédois préférés, j'ai nommé Henning Mankell, Johan Theorin et Mons Kallentoft.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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pinly
  21 janvier 2011
Ne vous fiez pas au titre qui pourrait laisser penser à une histoire d'amour. Il s'agit là d'un vrai roman noir !
Au début j'ai été un peu déroutée.. Plusieurs courts chapitres s'enchainent selon des points de vues différents: Justine est une femme d'une quarantaine d'année qui a connu une enfance particulièrement difficile: sa belle mère n'a jamais été tendre avec elle, elle était le souffre douleur de ses camarades de classe (…) Tout au long du roman on a des bribes de son enfance mis en parallèle avec sa vie présente: c'est une femme d'âge mûre, célibataire et qui a pour animal de compagnie, un effrayant oiseau noir (de mauvais augure ?). le malheur semble la poursuivre car différentes personnes qu'elle a connu meurent mystérieusement ou disparaissent dans la nature. D'autres chapitres sont du point de vue de Flora, l'affreuse belle mère, qui est maintenant dans une maison de retraite, paralysée et incapable de s'exprimer. Elle se remémore son passé et sa constante mésentente avec la fille de son nouvel époux. Et enfin le point de vue de Hans Peter qui va croiser le chemin de Justine.
Il s'agit bel et bien d'un roman noir surtout psychologique, mais je dirais que la première partie (il y en 3) m'a semblé un peu longue et je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir.. je m'attendais à un suspense plus important, encore plus omniprésent et je trouve que la quatrième de couverture en dit un peu trop et met le lecteur dans un situation d'attente. Il m'a fallu attendre la deuxieme et la troisième partie pour entrer tout à fait dans le livre.
J'ai aimé cette histoire, j'ai du mal à exprimer mes sentiments quant au personnage de Justine.. elle a beaucoup souffert dans sa vie mais elle n'est pas que victime.. Il y a de l'ambiguïté dans ce personnage et c'est ça qui fait froid dans le dos! Après certains aspects du texte m'ont moins convaincue mais dans l'ensemble je trouve que ce livre est une réussite !
Merci à Babelio dans le cadre de Masse critique et aux éditions FIRST thriller de m'avoir donné l'opportunité de découvrir cet ouvrage !
Lien : http://thatmakeswonders.word..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
kathelkathel   11 janvier 2012
Le soir commençait déjà à tomber. Elle se trouvait dans le corridor du haut ; elle plaça une chaise à côté de la fenêtre et se servit un verre de vin. Au loin, les eaux du lac Mälar scintillaient ; les flots dansaient à la surface, illuminés par l'éclairage extérieur de la maison voisine, qu’un minuteur allumait à la tombée de la nuit. La demeure était rarement occupée, et elle ne connaissait pas les gens qui vivaient là maintenant. C’était aussi bien.
Elle était seule. Libre d’agir comme bon lui semblait. de faire ce qu’il fallait pour s’épanouir, devenir forte, vivante, comme tout le monde.
C’était son droit.
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crapahutevidacrapahutevida   11 juin 2017
Rentre chez toi et console tes sœurs. Nous devons croire que ton père est bien là où il est. C'était un aventurier, et il est mort droit dans ses bottes, comme on dit. Il est mort au sommet de son bonheur. Dans la nature, pendant une grande aventure. Combien de gens ont eu cette chance ?"
Tout en parlant, elle s’aperçut que ce qu'elle disait était la vérité. En sacrifiant la personne qu'elle aimait et qu'il lui était la plus chère, elle lui avait permis d'échapper à la vie routinière et triviale de l'humanité, qui, tôt ou tard, aurait fini par le rattraper. Il ne serait jamais obligé de rentrer chez lui, n'aurait pas à vieillir, ni à sentir son corps se dégrader peu à peu, jusqu'à finir cloué sur un fauteuil roulant, perclus d'arthrite, déformé, oublié dans une maison de retraite publique. Oui, grâce à elle, il avait échappé à tout cela.
Mais le sacrifice était énorme.
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Gustave_le_chatGustave_le_chat   05 août 2012
Pour le moment, il lisait le Don Juan de Lord Byron dans la traduction de C.V.A. Standberg. C’était un livre en vers épais et remarquablement drôle qu’il avait déniché chez un bouquiniste. Il avait été publié par la maison d’édition Fritzes en 1919, et un ex-libris était collé à l’intérieur de la jaquette, selon lequel la personne qui l’avait possédé s’appelait Axel Hedman.
De telles informations suscitaient la curiosité d’Hans Peter. Il se lança immédiatement dans des recherches pour deviner qui était ce Hedman et, à l’issue d’un travail d’enquête approfondi, il finit par apprendre qu’Axel Hedman était un professeur de latin condamné pour le meurtre de sa gouvernante quelques années après la publication du roman.
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christinebeaussonchristinebeausson   05 mai 2013
J'aime bien pour un nouveau livre lire la première ligne avant d'acheter:
"L'avion se pose à Arlanda à 18h15. Leur premier vol à destination de Londres était en retard, et elles avaient manqué la correspondance pour Stockholm."
Et quand j'ai commencé le livre, mon plaisir suivant est la dernière phrase:
"Puis ses mains descendirent vers les hanches étroites et dures. Hans Peter, dit elle pour imprégner la chambre de son prénom."
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