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EAN : 9782253157175
456 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (08/02/2012)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 17 notes)
Résumé :

Justine Dalvik a toujours vécu recluse dans la maison de son enfance, au bord du lac Mälar en Suède. Mais depuis sept ans, Hans-Peter est entré dans sa vie, et dans sa maison. Gardien de nuit à l'hôtel de Hässelby, il a su apaiser les démons de Justine, les tenir à l'écart. A l'instar de son oiseau noir, à présent enfermé dans une cage, dehors. Mais pour combien de temps ? Tortures, trahison... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
berni_29
  21 août 2019
En sillonnant les routes des vacances, ces chers villages de notre France rurale, on tombe forcément un moment ou un autre sur un vide-greniers. Début août j'étais à Bruniquel, magnifique village médiéval avec son vieux château perché au-dessus de l'Aveyron, célèbre entre autres pour avoir accueilli le tournage du film Le Vieux Fusil. Certains de là-bas s'en rappellent encore...
Dans un vide-greniers, à part des meubles dévorés par les vers, des bibelots ringards, de la vaisselle inutilisable, des vieux vêtements poussiéreux couverts de naphtaline, qu'y a-t-il d'intéressant ? Des bouquins ! Enfin, j'exagère un peu, parfois on y découvre une perle rare, mais moi ce sont les livres qui m'amènent à aimer farfouiller dans ces endroits...
C'est donc là un dimanche matin, avant de me couler dans les eaux langoureuses de l'Aveyron, que j'ai acheté sur un étal, ce livre de poche qui a attiré mon attention : L'ombre dans l'eau, d'Inger Frimansson. C'est le premier livre que je lis de cette auteure suédoise.
C'est son second roman et d'ailleurs je me suis aperçu très vite qu'il était la suite de son premier roman, Bonne nuit, mon amour, mais ouf ! on peut lire les deux distinctement...
Ici on a affaire à un thriller psychologique. Amateur de sensations fortes, de meurtres toutes les deux pages, de rebondissement à chaque fin de chapitre, passez votre chemin ! ici on est un peu plus dans la nuance.
Pour autant, il y a du suspense.
Le départ est très lent, cela m'a sans doute décontenancé. Je m'étais dit, un thriller suédois, wouah ! Or ici, il s'agit d'un thriller psychologique. C'est-à-dire de l'humain en plus et du sang en moins.
L'humain est présent à chaque page, dans chaque personnage qui vient, qui déambule son histoire, son chemin. La richesse de la narration est que chacun des personnages n'a a priori rien à voir avec les autres qui entrent peu à peu dans l'histoire, au départ on a l'impression que chacun trace une sorte de sillon, quelque chose de rectiligne, brusquement, on s'aperçoit que les chemins ne sont pas parallèles et se rejoignent à des jonctions qui ne sont pas forcément
Tout débute par la disparition depuis sept ans de Berit, la compagne de Tor. Il semble ne jamais pouvoir s'en remettre. Jill l'amie de Berit le soutient dans cette épreuve. C'est cela l'intrigue du récit.
À partir de cela, l'auteure développe avec beaucoup de justesse des itinéraires que j'ai empruntés avec beaucoup de plaisir, permettant de venir à la rencontre des autres personnages du récit.
Au départ de la lecture, je me perdais un peu dans tout ce méli-mélo. Puis j'ai fait confiance au récit, je me suis laissé porter par les histoires des uns et des autres, heureuses, tristes, tragiques... On s'aperçoit peu à peu que tout ceci se construit comme une toile d'araignée, que les uns et les autres, à un moment ou à un autre, vont finir par se rencontrer ou entrer dans une logique commune...
Le personnage ambigu de Justine est fascinant. Au final, tout remonte à l'enfance. Elle était sans cesse le souffre-douleur de ses deux autres copines, Berit et Jill.
Aujourd'hui Justine vit dans une étrange maison au bord du lac, avec un étrange oiseau, j'ai cru deviné un corbeau mais je n'en suis pas sûr, qui tantôt vit dedans, tantôt vit dehors, s'envole brusquement, frôle les gens, les effraie, laisse derrière lui des fientes. Femme perturbée pour différentes raisons, ne serait-ce que par ses cauchemars incessants ; son compagnon Hans Peter apaise alors ses tourmentes.
J'ai adoré Hans, ce personnage qui est sans cesse dans l'empathie. Il l'est aussi avec sa collègue de travail Ariadne, victime des sévices de son mari, qui comme beaucoup de femmes battues, ne veut pas admettre. Hans Peter est le premier à comprendre... La trajectoire douloureuse d'Ariadne et celle aussi de sa fille Christa aveugle sont magnifiquement décrites.
D'autres trajectoires apparaissent, se poursuivent, des personnes moins bienveillantes, animées par la folie ou la haine, ou tout simplement la bêtise humaine...
Ici viennent alors l'abandon, la violence, la maltraitance, le harcèlement, la banalité qui fait parfois aussi mal que la violence brute avec ces petites doses quotidiennes qui coulent une à une dans les veines des corps et des cœurs, viennent aussi la bienveillance et la compassion...
Ce roman est troublant, perturbant au premier abord. On s'aperçoit que l'âme des personnages peut être parfois une eau claire ou d'autres fois une eau couverte d'ombres. Au fond, tout ceci ressemble à nos existences.
Le récit qui se construit comme un puzzle est servi par une très belle écriture, ciselant des portraits de personnage, entre folie et réalité, qui à certains moments m'ont sidéré ; le suspense ne réside-t-il pas finalement dans notre propre jugement : hésitant entre compassion ou suspicion ?
Une seule envie désormais : lire le premier roman cette auteure, Bonne nuit, mon amour.
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Ziliz
  03 mai 2016
Encore un roman très sombre. Il s'agit bien de la suite de "Bonne nuit, mon amour", mais ne vous attendez pas à suivre essentiellement Justine. Six années ont passé, la plupart des protagonistes nous sont familiers mais d'autres sont mis en vedette : la meilleure amie de Berit, le fils de Nathan, et le mari d'Ariadne.
Quelques thématiques nouvelles : une fascination macabre pour la peine de mort, les violences conjugales, la maladie. Et toujours : le désir de vengeance. de qui ? Pour quoi ? je vous laisse le découvrir.
Une légère déception avec ce deuxième opus : beaucoup de longueurs autour de la peur de Justine, autour de personnages qui ne parviennent pas à faire leur deuil de proches disparus. Des rappels superflus de faits largement développés dans le précédent ouvrage. Pas vraiment d'intrigue, juste des menaces qui se précisent ou non pour les uns et les autres. Bref, le récit m'a semblé se traîner jusqu'aux cent dernières pages où tout s'accélère enfin... Un bon moment de lecture malgré tout.
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thedoc
  27 novembre 2016
« L'ombre dans l'eau » est la suite de « Bonne nuit, mon amour », un diptyque suédois dont les deux tomes ont chacun été largement reconnus par la critique. Déception pour ma part, je classe ce deuxième opus dans les « Flops de mes lectures 2016 »…

On retrouve donc dans cette suite les personnages de « Bonne nuit, mon amour », six ans après les faits. Justine Dalvik, l'héroïne, vit désormais avec Hans Peter et file le parfait amour avec le réceptionniste de nuit. Si ce n'est quelques remords qui la rongent, tout va très bien. En parallèle de leur histoire, nous retrouvons également les différentes victimes collatérales de notre chère Justine. Tout d'abord Tor, le mari de Berit, ancienne camarade de classe de Justine, qui a mystérieusement disparu sans laisser de traces. Son mari n'en est toujours pas remis et c'est Jill, la meilleure amie de Berit, qui tente de lui remonter le moral. Elle a d'ailleurs réussi à le convaincre de partir quelques jours en voyage à la découverte de la Norvège. Enfin, nous découvrons un peu plus Mikke, le fils de l'ancien compagnon de Justine, lui aussi rongé par la disparition de son père en Indonésie. Ce sont donc les histoires personnelles de ces différents personnages qui composent la trame du roman, avec un seul dénominateur commun : l'étrange et inquiétante Justine.
Je l'ai annoncée en introduction, cette lecture n'est pas l'une de mes meilleures, loin de là. Si le premier tome du diptyque, « Bonne nuit, mon amour », pouvait nous convaincre, il est en est toute autre chose pour la suite.
Tout d'abord, premier écueil, l'auteur reprend les intrigues et les faits du premier tome pour que le lecteur comprenne bien cette suite. A quoi cela sert-il puisque l'on sait justement que nous sommes dans une suite et que par conséquent, il est préférable d'avoir lu le précédent ? Résultat : répétitions, répétitions, répétitions. Ennui, ennui, ennui. Inger Frimansson reprend même certains passages du premier volume mot pour mot. Facile ainsi de faire un roman de 400 pages…
Deuxième écueil : les personnages. Nous les connaissons déjà en partie et ils n'apportent guère de nouveauté dans cette suite, surtout Justine, navrante au possible. Mikke, le petit nouveau, n'est guère intéressant. Sa relation avec un couple de personnes âgées peut attendrir mais qu'elle en est le but ? Seul le personnage d'Ariadne, le plus fouillé, me touche (d'où mes deux étoiles) par son histoire conjugale et le drame que l'on sent venir.
Troisième écueil : la fin. Justine a tout de même trois morts (et même quatre avec sa belle-mère) sur la conscience. Et rien ne se passe à part ses hyperventilations et ses cauchemars. Même pas punie la méchante. On a un sursaut d'espoir lorsque le corps de Berit est découvert, et puis non, rien. Justine n'est jamais inquiétée et peut continuer tranquillement son existence au côté d'un compagnon qui ne sait rien d'elle.
Une héroïne juste pathétique et son histoire aussi.
Un conseil : contentez-vous de « Bonne nuit, mon amour », ce sera bien suffisant.
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SophiedesBonheurs
  09 avril 2011
Nous retrouvons Justine Dalvik, l'héroïne de Bonne nuit, mon amour, quelques six ans plus tard . Même si elle a retrouvé l'amour avec Hans Peter, le seul qui parvienne à la comprendre, elle n'a pas fait la paix avec elle même. le grand oiseau noir, son seul ami, vit toujours avec eux et semble lui aussi nerveux et constamment sur le qui-vive.
Parallèlement, nous suivons la vie d'Ariadne, qui travaille dans le même hôtel que Hans Peter et dont la vie n'est pas toute rose. Ariadne est mariée à Tommy, un flic qui lui tape dessus constamment, l'humilie et l'enferme tel un animal. Ariadne subit pour épargner Christa leur fille aveugle.Tor, quant à lui ne se remet pas de la disparition soudaine de sa femme Berit, ennemie d'enfance de Justine. le jour où Tommy décide d'enquêter sur Justine, de vieux démons ressuscitent...

Lien : http://lesbonheursdesophie.o..
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lilianelafond
  23 octobre 2011
Très décevant, une rop grande répétition du premier roman
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
thedocthedoc   27 novembre 2016
Pourquoi pleut-il toujours à la Toussaint ? Sa grand-mère avait peut-être raison lorsqu'elle affirmait : "Ce sont les anges qui pleurent avec nous les vivants".
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rkhettaouirkhettaoui   10 décembre 2013
Nous avons eu la chance d’être élevées dans des foyers sûrs et stables sans divorce ni disputes et sans la pauvreté intellectuelle que l’on rencontre si souvent. La chaleur dans laquelle nous avons baigné au cours de notre enfance nous a formées et a fait de nous les êtres humains bons et sages que nous sommes aujourd’hui.
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rkhettaouirkhettaoui   10 décembre 2013
Justine avait récupéré l’oiseau chez un couple en cours de divorce à Saltsjöbaden. Encore poussin, il était tombé du nid et avait failli être dévoré par un chat. L’homme et son épouse l’avaient sauvé et sa dépendance à l’être humain était devenue si importante qu’il n’était plus capable de survivre dans la nature.
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rkhettaouirkhettaoui   10 décembre 2013
Personne ne peut faire les choses à ta place. On n’a rien sans rien dans la vie. Tu dois l’apprendre. Il faut que tu te montres entreprenant si tu veux réussir. Ne renonce jamais, Mikke. Continue à te battre, même si cela te paraît totalement dénué de sens.
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rkhettaouirkhettaoui   10 décembre 2013
C’était dément de choisir une moquette claire pour l’endroit sur lequel les gens marchaient en arrivant directement de l’extérieur. Les hommes ne prennent pas en compte ce genre de chose ; ils sont dénués de sens pratique.
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