AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070577316
132 pages
Éditeur : Gallimard (07/09/2006)
3.91/5   27 notes
Résumé :
Yannick, Sébastien, Samira, Lise... timides, rebelles, complexés, passionnés, amoureux, lâches ou solidaires, tous différents mais tous collégiens.

Cinq univers, légers ou dramatiques, contrastés comme la vie.

Cinq histoires fortes pour évoquer le collège.

Des mots essentiels pour une écriture toujours tendue par l'émotion.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 27 notes
5
3 avis
4
3 avis
3
2 avis
2
1 avis
1
0 avis

LunaZione
  24 août 2015
Ce livre recueille cinq textes autour du collège très différents les uns des autres : tantôt violents, tantôt drôles, amoureux voir révoltants... ils nous font passer par des sentiments très forts et variés. Mais, franchement, je n'ai pas été transportée : le collège est loin pour moi maintenant (bientôt 10 ans !) et je ne me suis pas forcément reconnue dans les personnages ou leurs histoires. J'ai l'impression qu'il y a des années lumières entre la vision du collège par Bernard Friot et ce que j'y ai vraiment vécu !
L'auteur a une écriture très agréable, douce et plutôt dynamique : quelque soit le sentiment visé par la nouvelle, le résultat est au rendez-vous.
• Fausse note : Cette première nouvelle tourne autour d'un prof tyrannique de musique qui va un beaucoup trop loin vis à vis de l'un de ses élèves, Yannick. Cette histoire est franchement horrible tant elle montre la lâcheté humaine et ses conséquences... Certes, elle est très bien écrite mais je n'ai pas du tout aimé ce que j'y ai lu.
• Marque : J'ai beaucoup aimé l'idée que défend cette histoire - que les marques ne font pas les personnes intéressantes - sachant l'importance qu'ont les vêtements au collège. L'idée est intéressante et plutôt crédible : j'ai bien aimé.
• Foulard : Claire, une adolescente en vient à porter le foulard au collège en hommage à son amie Samira expulsée de celui-ci pour cette raison. Je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle, le sujet est délicat mais bien abordé... Les problèmes de religion seront toujours présents et, même si je trouve anormal que les signes religieux ostentatoires soient portés dans des lieux laïques, ça me dérange encore plus que des personnes n'aient pas accès à une éducation "normale" pour ces raisons.
• Accident : Sébastien est un souffre-douleur au sein de son collège et, un jour, tout dérape. Je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle : elle va beaucoup trop loin. C'est crédible, mais je n'aime pas.
• Correspondance : Lise, amoureuse de son professeur de français, lui écrit des lettres qu'elle n'ose pas lui envoyer. J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette nouvelle : elle est vraiment approfondie et j'ai eu l'impression que Bernard Friot était vraiment allé au bout de son idée avec celle-ci. Les personnages sont bien construits, développés et pas trop stéréotypés. J'ai également beaucoup aimé l'idée d'un récit a deux voix sans compter que la conclusion est plutôt jolie et nous laisse donner la fin que l'on souhaite personnellement à ce texte.
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Ori
  28 juin 2008
Jours de collèges de Bernard Friot, Scripto
Ce livre est un recueil de nouvelles tournant toutes, vous l'aurez deviné, autour du collège.
Dans Fausse note, un professeur de musique tyrannise ses élèves. Dans Marque, une joyeuse bande de collégiens crée une marque de vêtements. Dans Foulard Samira refuse d'enlever son foulard. Dans Accident un bouc émissaire trouve la mort.
Bon alors, au risque de me faire des ennemis (pardon Charlotte) je dois avouer que je n'ai pas du tout aimé ces nouvelles. Peut-être parce que je suis prof et qu'en ce moment je n'aime pas ça, peut-être que je m'attendais tellement à quelque chose de bien que j'ai été déçue...
Mais ce recueil est, pour moi, bien trop pédago-politico-correct. le bon prof adoooooore ses élèves et pense à eux tout le temps, en plus Friot a le chic pour choisir les prénoms d'élèves que j'ai!! et la ZEP c'est géniale, la cité aussi. Et moi, ça me saoule cette happy attitude, cette version édulcorée d'un endroit qui est loin d'être si formidable. La ZEP c'est dur, et on en tire rarement de grandes satisfactions... Je dois vous apparaître blasée, mais ce n'est pas le cas, mais cette vision "vive la ZEP" me hérisse.
La seule nouvelle que j'ai trouvé intéressante, c'est celle justement qui se détache de ce politicaly correct, Correspondance, où Lise écrit des lettres à son professeur de français, sans jamais les lui envoyer. Elle l'admire, il croira qu'elle ne l'aime pas, et six ans plus tard... Je me souviens encore de la lecture en direct de Friot qui m'avait arraché une larme!
Un recueil que je ne conseille donc pas sauf pour la dernière nouvelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
MEDIATEM
  16 décembre 2010
5 nouvelles de Bernard Friot, 5 nouvelles sur le collège. Ils sont tous collégiens, tous ont une histoire à raconter, légère, triste ou dramatique. Une histoire de vie, de vie de collégiens si importante pour le reste de la vie… La violence, l'importance des marques de vêtement, le voile, l'amour impossible, le suicide…
Correspondance(nouvelle n°5)
Elle s'appelle Lise, Il s'appelle François Bonlieu. C'est son professeur de lettres. Lise lui écrit des lettres qu'elle ne lui envoie pas, des lettres d'admiration, des lettres d'amour. Lui ne se doute de rien puis un jour il reçoit un poème anonyme dans sa boite aux lettres. Il devine que c'est elle. Il joue à cache-cache avec ses sentiments, la laisse espérer ou du moins c'est ce qu'elle veut croire. Elle déménage à la fin de l'année scolaire, lui continue sa carrière et puis un jour le facteur sonnera à sa porte.
Sous la plume vive et incisive de Bernard Friot, jongleur de mots et spécialiste des textes courts non dilués, ces textes parfois tragiques reflètent le talent de l'auteur. Si le milieu scolaire est dépeint sans complaisance, enseignants inclus, il faut un peu de recul pour apprécier ces textes et amener une réflexion sur le sujet.


Choix de Thierry
Département Jeunesse
25/11/2006
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Ziliz
  14 juin 2011
Cinq nouvelles qui ont pour cadre le collège.
Le premier récit est bouleversant, révoltant. Qui n'a jamais été témoin ou victime de la violence et du sadisme d'un enseignant ? Si l'impuissance et l'inertie - voire la complicité - des élèves qui y assistent ne surprennent guère, la passivité de la hiérarchie dans ce genre d'affaires ne lasse pas d'étonner.
"Accident" met en scène un enfant aux prises avec la cruauté de ses camarades.
Les autres nouvelles sont moins douloureuses, sans être pour autant superficielles : la volonté d'ados dynamiques et inventifs de s'affranchir des marques vestimentaires, l'exclusion d'une collégienne portant le voile, l'amour impossible d'une jeune fille pour un adulte...
Pour les ados et leurs parents, ce recueil peut aider à (ré)ouvrir le dialogue sur certains sujets importants...
Commenter  J’apprécie          30
zazimuth
  30 novembre 2011
Il s'agit ici d'un recueil de nouvelles ayant pour cadre le collège et les adolescents qui le fréquentent.
La première histoire commence très fort avec un texte qui remue par sa cruauté... à laquelle peut faire écho la quatrième très courte nouvelle.
J'ai beaucoup aimé la créativité de la seconde autour de la mode et du rôle des marques. La troisième évoque le voile à l'école mais aussi une très belle histoire d'amitié.
Le dernier récit est un hommage à l'écriture et au rôle que certains enseignants peuvent jouer dans la vie des élèves, même les plus timides.
J'ai trouvé l'ensemble poignant, très juste dans l'évocation des émotions et du quotidien de certains ados, très fort dans la dénonciation d'une certaine lâcheté quotidienne aussi. Alternance d'une vision optimiste de ce dont les jeunes sont capables et d'un éclairage moins glorieux sur la fragilité de cet âge...
A lire !!!
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Pierre_CRTICE81Pierre_CRTICE81   08 septembre 2014
Extrait de la nouvelle « Correspondance »

Lettre 3

Monsieur,

J'ai fini mes devoirs. Dans la chambre à côté, ma sœur joue de la flûte traversière. Les sons tremblent un peu, c'est beau.
Vous avez parlé de la musique aujourd'hui. A propos d’un poème d’Eluard, vous avez dit : « Tous les textes sont écrits sur une musique qu'on n’entend pas ». Vous avez ajouté : « Qu'on n’entend pas tout de suite, mais si on lit vraiment, peu à peu la musique revient sous les mots. » Vous vous êtes arrêté, vous nous avez regardés. Quelques secondes. Personne n’a posé de question. Alors vous avez souri. Et vous avez dit : « Je suis sûr que vous avez compris, même si vous ne comprenez pas. »
Je comprends maintenant, vraiment. Je sais que si vous lisiez cette lettre, vous entendriez la musique tremblée de la flute à côté.
Je vais relire le poème d'Eluard. Je veux entendre la musique, moi aussi.
Bonne nuit
Lise
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
chardonettechardonette   25 juin 2012
Je n'ai plus peur.
Un homme en bleu de travail traverse la cour; se dirige vers le réfectoire.
Je ferme les yeux. Je respire très fort.
J'ouvre les yeux.
Je te vois.
Tu es de l'autre côté du grillage , près de la porte d'entrée. Samira. Pantalon noir, parka noir et foulard blanc.
Sofian est avec toi. Il te parle, tu regardes devant toi.
Non, tu lèves les yeux. Tu me vois. Oui, tu agites un bras. Sofian regarde aussi vers moi. Il a la bouche entrouverte. Il enlève sa casquette, l'agite.
Alors je me lève. Par-delà la vitre, par delà la distance, je te vois, tu me vois, et lentement je dénoue le foulard, le laisse tomber à mes pieds. J'ébouriffe mes cheveux, les faits danser dans la lumière, et comme je suis légère, légère. Et toi, là-bas, derrière la grille, tu secoues à peine la tête, tu passes la main sur ton front. Sofian me sourit, oui il me sourit, à moi. Et il enfonce sa casquette sur ton crâne.
Tu ris.
Je ris.
Il rit.
J'arrive, Samira, j'arrive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
chardonettechardonette   25 juin 2012
Et puis, après un contrôle écrit, Van Eyck a parlé de Vivaldi. De son surnom, "le prêtre roux". Tout d'abord, il n'a pas réagi, il n'avait pas fait le rapprochement. Mais quelqu'un derrière Yannick a ricané. Van Eyck a relevé la tête, s'est avancé dans la direction du rire. et il a vu Yannick. Son visage a pris la teinte rouge brique des colères sauvages. Il a saisi Yannick par les cheveux et l'a forcé à se lever. Yannick ne s'est pas débattu. Ça, au moins, il l'avait compris.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
zazimuthzazimuth   18 novembre 2016
- Qu'est-ce que tu fous là, petit merdeux ? A crié Van Eyck, dérangé dans sa parade.
Yannick a blêmi. Quand j'y pense, c'était peut-être là son plus lourd handicap : son visage trahissait instantanément ses émotions ; ses lèvres se pinçaient, ses yeux s'agrandissaient, son regard s'assombrissait, et cela suffisait à bouleverser ses traits, à l'affubler d'un masque tragique où se mêlaient étrangement la peur et la haine.
En deux pas, Van Eyck a été sur lui. Il l'a saisi par le col de la chemise et l'a traîné jusqu'au fond de la classe en hurlant :
- Tu te fous de ma gueule, ou quoi ? Tu vas voir... tu vas voir...
(…)
Yannick s'est redressé à moitié. Son bras plié levé devant lui, comme pour se protéger, il a bredouillé :
- Mais j'ai rien fait !
Van Eyck l'a regardé froidement. Et, juste comme Yannick baissait son bras, il l'a giflé, d'un revers de main. Puis, se tournant vers nous, il a éclaté de rire.
Et nous, on a ri. C'était la règle.  (p.13)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
zazimuthzazimuth   18 novembre 2016
Parfois, je revois ton visage ; brutalement, le souvenir me renvoie ton image, et ça fait mal, encore, Yannick. Tes yeux me regardent, au-delà de toutes ces années, pour un instant, juste un instant, jusqu'à ce que je te chasse de ma mémoire. Et chaque fois, il m'en reste un drôle de goût dans la bouche. Le goût amer que l'on a quand on sait qu'on a été lâche.
Elle vient de loin, en fait, cette lâcheté. Elle a commencé bien avant nous. Puisqu'il était là depuis longtemps, Van Eyck, et qu'en entrant dans ce collège, on était prévenus. Les grands frères, les grandes sœurs nous l'avaient raconté : Van Eyck, le prof de musique, il cogne, tu verras, quand il crise, il ne se retient plus, il en attrape un, et ça fait mal. Mais de la façon dont ils le disaient, ça ne semblait pas si dangereux, on sentait une sorte d'excitation dans leur voix ; cela semblait un jeu dont, intuitivement, on comprenait les règles.  (p.7)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Bernard Friot (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Friot
Conférence de Bernard Friot
Le Centre national de la littérature pour la jeunesse, service du département Littérature et art de la BnF, propose chaque année une dizaine de conférences qui donnent la parole à des historiens du livre ou des spécialistes de l'enfance et de la jeunesse venus présenter leurs travaux.
Bernard Friot rend hommage au plus grand écrivain italien pour la jeunesse, Gianni Rodari dont on a fêté le centenaire de sa naissance en 2020.
autres livres classés : collègeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

Poèmes pressés

De quoi parle le livre ?

l'alphabet
des mots
la nourriture

7 questions
3 lecteurs ont répondu
Thème : La bouche pleine : Poèmes pressés de Bernard FriotCréer un quiz sur ce livre

.. ..