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EAN : 9782277212430
379 pages
J'ai Lu (28/11/2007)
3.99/5   38 notes
Résumé :
La grande migration annuelle est proche pour le peuple lapon.
Mais sa liberté et ses traditions sont en danger depuis qu'un territoire limité lui est attribué. Ce grand voyage, où les différents clans se réunissent mais s'affrontent aussi, pourrait bien être le dernier.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Chocolatiine
  28 juillet 2020
Roger Frison-Roche est sans conteste l'un des grands romanciers de l'aventure et de l'extrême. Avec La dernière migration, il nous entraîne au Finmark, un comté du nord de la Norvège, et nous allons suivre quelques mois de vie de la cita des Sokki.
Il semblerait que pendant un temps, le gouvernement norvégien ait envisagé le transfert des citas au Trondlag, plus au sud, poussant ainsi les Lapons à abandonner leurs troupeaux de rennes et leur vie de nomades pour la sédentarité. Frison-Roche imagine ici la dernière migration de la famille de Simon Sokki et leurs alliés. Nous plongeons là dans une atmosphère unique, au milieu de ces hommes vivant libres, sans autres contraintes que les lois ancestrales, et prêts à affronter les pires conditions de vie pour conserver cela.
Que pourrait leur apporter le projet que le gouvernement avance avec tant de bonnes intentions? Kristina, la fille du chef, a son idée bien arrêtée sur la question. Per Oskal, que les Norvégiens ont envoyé pour convaincre les Samisks, s'interroge : "Votre existence est dangereuse, mais supporterez-vous les chaînes invisibles que notre civilisation nous fait porter? Sinon, en voulant faire votre bonheur ne ferons-nous pas votre malheur?"
Ce roman m'a plu principalement pour deux raisons.
La première est que l'on ne s'y ennuie pas une minute, fascinés que l'on est par la culture que Frison-Roche nous fait découvrir. Cela m'a rappelé avec nostalgie ma lecture de L'esclave de Dieu, qui racontait le périple du premier occidental qui entra à Tombouctou.
La seconde est que, bien que ce roman date de 1965, le sujet qu'il aborde est intemporel. Il va bien au-delà de l'attitude des Norvégiens vis-à-vis du mode de vie des Lapons et pourrait concerner bon nombre de peuples à travers le monde et à travers L Histoire.
Challenge ABC 2019/2020
Challenge XXème siècle 2020
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Chasto
  12 août 2020
Tradition et modernité vont se croiser et se découvrir.
Est ce que la facilité de l'un ne risque pas de faire disparaître la culture de l'autre, fruit de tant de générations passées ?
La question se pose, les générations s'interrogent et s'affrontent.
Que sera demain ? Que deviendront ces mémoires façonnées dans le temps et qui ont fait ces peuples dans leurs excès et leurs sagesses ?
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gill
  05 juillet 2012
Roger Frison Roche avait décrit dans "le rapt" la vie des peuples lapons inchangée depuis des millénaires.
Leur destin va-t-il s'achever dans le drame à cause de l'expansionnisme de la civilisation moderne ?
C'est tout le sujet de la dernière migration, sujet traité avec brio par l'auteur dans un livre passionnant et talentueux.
Commenter  J’apprécie          70
issablaga
  25 novembre 2013
Kristina appartient au peuple des Samisk. Depuis des temps immémoriaux, ces éleveurs de rennes sont nomades, ils suivent la migration de leurs troupeaux, menant une vie rude (d'un autre âge leur dit-on), mais empreinte de liberté.
C'est à cette liberté que tient avant tout l'héroïne, elle se bat pour que son peuple conserve son mode de vie, les croyances et les coutumes qui lui sont propres.
Mais l'heure est à l'incertitude, le clan des Sokki est tenté de se laisser séduire par les belles promesses du gouvernement norvégien qui désire faire rentrer ces nomades dans le rang de la civilisation occidentale.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ChocolatiineChocolatiine   28 juillet 2020
Oui, il y avait au Finmark deux mondes, deux races, deux civilisations et qu'ajouteraient le confort et la sécurité qu'on voulait leur imposer au bonheur de ces gens, livrés au froid et à la tourmente?
Rien ni personne, se disait-il, ne pourrait remplacer de pareils instants de bonheur. Car ils avaient le feu et les fourrures pour combattre le froid, la tente pour les préserver de la neige, le bouillon gras et l'alcool pour embellir toutes choses et attiser le feu brûlant du désir qui couvait en eux. Ils ne demandaient rien d'autre ! Rien d'autre qu'il eût fallu payer d'une part de cette liberté totale.
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giatigiati   22 octobre 2017
Contrastant avec le vacarme des chiens, des hommes et du vent, il y avait maintenant le silence dramatique des bêtes attaquées. Les rennes ne disposaient pur marquer leur douleur ou leur frayeur que de lourds grognements. De leur masse cependant montaient parfois des bruits étranges, quand se brisaient les ramures, claquaient les tibias, les sabots. Parfois le troupeau semblait soulevé par une gigantesque lame de fond, des dizaines de rennes se cabraient, se dressaient sur leur arrière-train, battaient l'air de leurs sabots de devant puis retombaient et se fondaient à nouveau en masse compacte. Et la vaque ondoyait d'un bord à l'autre du troupeau, marquant le passage du loup sous les ventres tièdes, le loup silencieux, invisible, protégé par ses victimes, par la masse articulée de leurs corps, par la forêt de leurs membres grêles.
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giatigiati   22 octobre 2017
Ainsi avançait la cita de Simon Sokki, en marche vers le nord et, parallèlement à leur route, dans d'autres vallées, sur d'autres montagnes, quinze, vingt, trente troupeaux entraînaient d'autres familles vers les lieux d'estivage. Et, de toues ces citas, ils ne connaîtraient rien avant d'être arrivés, car leurs routes ne se croisaient jamais, et il en était ainsi depuis qu'il y avait des Samisks sur terre. Ce qu'il redoutaient le plus peut-être, c'était justement que les rennes, attirés par l'odeur du troupeau voisin, ne franchissent la ligne invisible tracée par les coutumes et ne se mêlent aux rennes d'une autre cita.
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issablagaissablaga   24 novembre 2013
La longue migration allait commencer. De partout des milliers de rennes, des hommes, des femmes, des enfants allaient se diriger vers le nord. La Laponie tout entière respirait enfin après la longue torpeur de l'hiver. Ce va et vient immémorial, des steppes de l'intérieur aux montagnes de la côte, n'était-ce pas le souffle puissant et régulier du grand pays ?
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issablagaissablaga   25 novembre 2013
Le deuxième jour après l'arrivée de Simon Sokki, le blizzard soufflait toujours. La nuit précédente, une aurore boréale, exceptionnelle en cette saison, avait déployé ses voiles du ciel à la terre, et durant quelques heures, tout avait été transformé, embelli, et les bergers avaient vu le grand troupeau se fondre dans l'embrasement général, et les rennes prendre des colorations étranges, virer du rose au jaune et au bleu comme les bêtes de l'apocalypse.
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Vidéo de Roger Frison-Roche
Soirée hommage à Roger Frison-Roche le samedi 21 décembre 2019 à la salle du Majesctic en partenariat avec la Mairie de Chamonix autour du livre : Laissez moi vous raconter le Mont-Blanc
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