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ISBN : 2352910285
Éditeur : Editions du Pierregord (17/02/2009)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Jonas Burkel, photographe quadragénaire, mène depuis toujours une vie sans à-coups, sans ambition, sans émotion excessive. Ses journées ne sont qu'un simple assemblage d'habitudes : le confort de son appartement, ses disques d'Oscar Peterson, ses heures de contemplation ou d'errance solitaire dans les rues de Paris et, surtout, les femmes qui se succèdent, au fil des ans, face à son objectif. Elles aussi, comme le décor, la musique ou la lumière de ses clichés, le r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
ATea
  17 mai 2015
L'histoire : Un homme mûr, photographe, sûr de lui, de son charme, de son ascendant. S'acharne à être un sauveur d'âmes perdues qu'il réhabilite dans la vie, qu'il amène à reprendre contact dans la vie puis qu'il quitte. Un même scénario qui a l'air de lui réussir. Jusqu'à une rencontre qui va chambouler toutes ses petites habitudes, qui vont dérégler tous ses mécanismes. Jusqu'à cette rencontre qui va changer sa vie à jamais, et pour son plus grand plaisir ! 
Une couverture avec une photo des plus envoûtantes et un titre des plus mystérieux, c'était ce qui avait attiré mon oeil. le résumé était dans la même lignée. Intriguant, intéressant, inspirant.
À la réception, je retrouve avec plaisir ces mêmes éléments. Et le petit format dessine un sourire sur mon visage. Je vais pouvoir m'y atteler partout puisque pratique. Je n'aurais cependant pas vraiment besoin de l'emporter partout puisque j'ai mis deux jours à le lire. Chapitre un, je reprends mon souffle. Dès la première ligne, dès le premier mot, j'ai été entraînée par l'image de cette lectrice. Si réaliste, si réelle. Et c'est bien sûr grâce au style de l'auteur, que je découvre totalement.
Des lieux particuliers pour une lente destruction, plus qu'une ébauche en fait. J'ai voyagé aux côtés de Jonas lors de ses pérégrinations urbaines et psychiques. Il nous offre des balades solitaires, des errances poétiques. Il nous enivre de mots. Il nous berce et nous secoue. L'on découvre un talent particulier pour la force de description. J'en suis scotchée.
Chaque chapitre se termine sur un rebondissement, et l'on ressent la frustration lorsqu'on lit les premiers mots du chapitre suivant, de comprendre que l'auteur a décidé de ne pas poursuivre sur cette perche tendue mais de nous emmener sur un autre pan de son histoire. Tout cela renforce cette envie de continuer le roman, tout en augmentant le malaise. Cela offre un rythme haletant. 
Une psychologie des personnages finement ciselée. Une histoire bien ficelée, envoûtante comme je l'avais espéré. Et même plus. Un portrait des plus cruels avec, on pourrait croire, une noirceur d'âme, mais en fond, la souffrance de l'un, l'abnégation de l'autre. 
Et après une lecture si intense, il me reste quelque chose. L'absence et le silence. le vide et le froid. 
"L'absence c'est surtout cela : répéter la même chose à chaque seconde. Simplement parce que je ne sais pas que j'ai changé de seconde. Parce que je ne sais pas que le temps avance, que le temps existe encore. Parce qu'il me semble que plus rien n'existe." (Page 58)
Enfin, si vous ne connaissez pas l'oeuvre d'Oscar Wilde, vous aurez probablement comme moi à la fin, l'envie de le lire tellement les citations choisies de Dorian Gray sont envoûtantes.
Ce roman est une vraie découverte. Et le talent de son auteur aussi. D'ailleurs, la dédicace est joliment écrite tant dans la forme que dans le style d'écriture. Mais ça, c'est personnel et ça ne rentre pas en ligne de compte pour la critique bien sur sauf pour dire un grand Merci aux éditions ainsi qu'à Sébastien Fritsch pour ce partage et cette découverte. Je me procure un autre de ses livres dès que possible!
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QueLire
  25 mai 2015
« Derrière toute chose exquise », le titre à lui seul est déjà la promesse d'un roman de toute beauté. La beauté du texte d'abord, la beauté solaire des personnages féminins ensuite qui contrastent avec le côté sombre de l'histoire.
Jonas Burkel tombe sous le charme d'une jeune femme, grande, brune, elle ne prête pas attention à lui, elle lit, assise dans le train. Rien ne la perturbe, ni les passagers qui vont et qui viennent, ni Jonas qui reste là, pétrifié devant tant de grâce. Il ose enfin l'aborder et surprit qu'elle l'aie remarqué, lui laisse sa carte, lui qui est déjà fortement éprit. Dès ce moment, elle ne quittera plus son esprit, elle errera dans sa vie qui lui semble si vide sans elle, bien qu'il soit entouré de femmes magnifiques qui ne demandent qu'à être aimées de lui.
Un certain malaise s'empare de moi quand je repense à Jonas et à ces femmes qui gravitent autour de lui. Jusqu'à ce voyage en train, il avait le même comportement avec chacune d'entre elles, il les aidait à s'affirmer, à prendre confiance en elles, puis il s'en détournait au gré d'une nouvelle rencontre. Jonas aime changer pour ce qui est identique, il remplace l'originale, par un hologramme, pas une copie non, ça ne l'intéresse pas, juste une femme différente, mais aux caractéristiques similaires.
On pourrait le considérer comme un prédateur, mais, ses victimes sont consentantes, amoureuses et recherchent sa présence. Il pourrait être perçu comme un dominant, parfois comme un faible, un indécis, un fou.... Et elle, N., il est si difficle de la décrire, femme fatale, femme enfant, manipulatrice ou jeune fille paumée, à vous de décider, car pour ma part, en lisant « Derrière toute chose exquise », je n'étais sure de rien. Je croyais deviner où l'auteur souhaitait m'emmener sans pour autant être certaine de l'issue qui me paraissait la plus plausible. C'est normal m'a-t-il dit (Sébastien Fritsch), il y a plusieurs scénarios possibles. le lecteur est donc libre de son interprétation, et moi, je suis là, quelques jours après avoir terminer la lecture, à me demander, quel serait le meilleur dénouement à cette histoire ? Qui du coupable ou de la victime est le plus dangereux ? D'ailleurs, qui est coupable ?
Dès les premières pages, Sébastien Fritsch rend l'atmosphère de ce roman, lourde et malsaine sans qu'un seul paragraphe soit violent. La force de l'intrigue réside dans la psychologie des personnages, dans la fragilité qu'ils dégagent et dans le mal-être psychique dans lequel ils s'enfoncent.
Une belle lecture, à conseiller aux amateurs de beaux textes. L'écriture est comme l'intrigue, suave. C'est un roman qui gagne à être lu en prenant le temps de laisser s'installer les personnages dans cette vie monotone, et qui au fil des pages, s'enliseront dans la morosité alors qu'ils aspirent (presque) tous au bonheur.
De toute évidence, être heureux n'est pas à la portée de tous, même de ceux qui vivent entourés de choses exquises.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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pyrostha
  24 janvier 2011
J'ai ouvert ce livre et je me suis aperçue ,au bout d'un moment, que je le lisais ....debout...J'ai été happée par cette histoire,tellement happée que je l'ai lu en une journée et ensuite il a fallu que m'en sorte....Et ça ,ce n'est pas souvent que j'ai ce genre de choc.....
Tout d'abord le style...Très littéraire,avec des expressions ,des phrases qui m'ont émue.
Il y a aussi la longue description de l'absence,sa couleur,son gout même ,qui m'a bouleversée par sa véracité,son ressenti.
Mais au fait est ce un polar? J'hésite encore...Certes il y a des meurtres mais ils arrivent très loin dans le roman.C'est pour moi la lente mort d'un homme qui n'a pas grand chose dans sa vie,à part son appartement là où il se sent bien,protégé, comme dans un cocon mais qui n'a pas vraiment évolué dans sa décoration...Là aussi c'est figé.Tout comme il n'écoute pratiquement qu'Oscar Peterson... Un photographe qui ne photographie ses modèles que dans des zones désertiques,délabrées,sans vraiment aimer son métier...Il collectionne les femmes (à force de lire 31 conquêtes,31 femmes etc....je n'ai pu que penser à cet extrait de Don Giovanni où Leporello ,le valet de Don Juan lit le catalogue des conquêtes de son maitre à la femme de ce dernier ,où ,en Espagne elles sont "mille e trè,mille e trè")
Et soudain tout bascule :il a le coup de foudre pour une inconnue qui lit dans un train le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde (du coup il va falloir que je le lise!!! Aie ma PAL!) et c'est son livre fétiche.De plus elle correspond physiquement à toutes les femmes qu'il photographie ,et même au delà...
Se noue alors une relation bizarre entre eux,elle très fuyante,énigmatique,un peu caméléon,présente à chaque page et pourtant absente la plupart du temps.....Il en est complètement obsédé ,ne vit plus que par elle...
Autour de lui les assassinats de ses anciennes maitresses se succèdent ...Qui et pourquoi?
Et il y a la fin.....incompréhensible psychologiquement pour moi mais compréhensible dans le contexte....L'obsession jusqu'à l'extrême....
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biijou21
  28 avril 2014
Jonas Burkel est un homme de quarante-deux ans. Durant toute sa vie, il n'a fait que passer d'une femme à l'autre mais toute ayant leur physique en commune : de grandes et belles brunes longilignes. Ils les rencontrent pour la plupart dans des moments difficiles de leurs vies, devient leur photographe, leur amant et quand il passe à la suivante, il devient le salaud.
Dans le train qui le ramène d'un week-end (suppose-t-on après la lecture du livre) chez sa famille à Meaux, il repère celle qui pourrait-être la prochaine sur sa liste, mais tout ne tourne pas comme il le souhaite. Et c'est alors que l'amour frappe à sa porte.

Nous avons dans ce livre plusieurs personnages important. Jonas, le salaud, l'amant, l'homme à femme bref le photographe, celui qui aime son quotidien bien ranger : disques de piano jazz, lucky strike et whisky. Je comprend ces femmes qui l'ont aimé... Malgré son côté salaud, je suis un peu tomber amoureuse de lui, de ses habitudes. Peut-être que chez chacun se cache un Jonas. L'auteur nous fait entrer dans sa vie lorsqu'il rencontre « La lectrice du train » cette jeune femme qui plus tard s'appellera « Nathalie » (et malgré tout je persiste à penser que ce nom n'est pas le sien), il nous entraîne dans son amour destructeur... à moins que ça ne soit dans sa folie car oui l'amour qu'il ressent n'est pas une folie hallucinatoire ? Ceux qui auront lu le livre comprendront mieux mes dires. J'ai été complètement obsédé par ce livre jusqu'à la dernière page, jusqu'à la dernière ligne, jusqu'au dernier mot, jusqu'au point final. J'en suis ressortie complètement déboussolée. Jonas est-il la victime du complot de cette fille au portrait de Dorian Gray ? Ou est-il la victime d'une folie dont il aurait oublier les actes ? C'est en parlant avec Livresse que j'ai pu mettre un mot sur cette pensée : « Shutter Island » pour ceux qui connaisse le film et ont lu le livre, vous ferez le lien très vite.. Pour les autres : sauter sur le livre, sauter sur le film et laisser vous emporter. Merci à toi Livresse d'avoir mis un titre sur mes impressions.

Dans les autre personnages, il y a Nathalie, mais je n'aime pas l'appeler comme ça, pour moi elle est « la lectrice du train », pour moi elle n'a pas de nom. Tout au long du livre, elle passe de la femme fatale à la gamine fragile, comme si elle n'était pas seule en elle-même.
Il y a aussi Margot, la folle, l'illuminé, l'amoureuse passionnée. Voilà quatre ans qu'elle épie les moindre faits et gestes de Jonas. Quatre ans à essayer de le persuader qu'elle est la femme qu'il lui faut. Quatre ans qu'elle le harcèle mais aussi qu'elle l'aime.
Puis Emmanuelle, la « dernière en date ». Elle est naïve, mais cette crédulité m'a ému et touchée, j'ai eu de la peine pour elle et j'ai pleurer pour elle.


Durant tout le récit, j'ai été happé par l'histoire. Obsédé par chaque instant, je n'avais qu'une envie : prendre le livre et continuer ma lecture. Quand je devais m'arrêter c'était un déchirement : je l'avoue, l'auteur à commencer à me séduire avec « Se retenir aux brindilles » et à fait s'effondrer toute barrière avec « Derrière toute chose exquise ». Il peut ainsi me compter parmi les personnes qui suivront fidèlement sont avancer et ses prochains récit : car je suis tombé amoureuse de sa plume. Il a un style unique, quasiment hypnotique : comment lâcher un livre qui nous obsède au point qu'on cogite dessus la nuit ? On se force, on s'arrache.


Je ressors de ce livre en me disant que chaque ligne a été un moment de plaisir. Malgré la teinte bleu noir et la cruauté, je n'ai pu m'empêcher de voir de la beauté partout. Derrière même la mort se cachait quelque chose d'exquis.
Le titre est parfait, le seul petit défaut que je trouve à ce livre est sa couverture : même si elle lui sied merveille, elle ne m'a pas séduite au contraire, elle m'a fait me sentir sur mes gardes. Après tout, maintenant nous avons un petit aperçu de ce qu'il peut y avoir « Derrière toute chose exquise ».
Lien : http://psycho-boook.skyrock...
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magdesaveursetlecutres
  13 octobre 2015
Ce roman suit une période de la vie de Jonas Burkel, un photographe bien particulier car il photographie toujours la même femme depuis 20 ans. Enfin, non, pas vraiment la même femme, mais le même genre de femme : les grandes brunes longilignes au regard perdu ayant une vingtaine d'années. Il les rencontre toutes à des moments difficiles de leur vie, les aide, les installe dans un hôtel près de chez lui, les photographie et a des relations avec elles quand elles vont mieux, jusqu'à ce qu'il rencontre la prochaine qui remplacera celle qu'il photographie à ce moment-là. Mais il ne les lâche pas comme cela. Il continue de leur payer leur chambre d'hôtel et les met en relation avec un ami qui est directeur d'une agence de mannequins. Dès qu'elles ont du travail et des revenus, elles quittent leur chambre d'hôtel pour s'installer dans un appartement qu'elles peuvent s'offrir. Elles conservent toutes plus ou moins de bonnes relations avec lui. Kelly, une peintre anglaise, est même devenue sa meilleure amie. Par contre, Margot, elle, n'arrive pas à se faire à cette séparation depuis 4 ans et tous les soirs, elle s'installe en face de l'immeuble de Jonas et surveille ses faits et gestes en notant tout sur des petits carnets et en essayant de rentrer dans son immeuble pour lui parler et le convaincre de tout recommencer avec elle, car elle pense être la seule qui pourra le rendre heureux. Quand nous le rencontrons, sa brune du moment s'appelle Emmanuelle. J'ai eu un problème avec elle car je la trouve trop mollasse à mon goût. J'avais envie de lui mettre des claques pour la faire réagir à certains moments.

Mais tout bascule le 15 février 1993, dans le train Meaux-Paris quand il rencontre Nathalie. Il rentre ce dimanche soir d'un week-end chez ses parents pour regagner son appartement parisien où aucune de ses « conquêtes » n'a jamais passé une seule nuit. Elle est en train de lire « le portrait de Dorian Gray » d'Oscar Wilde mais ne semble pas particulièrement aux abois. Elle monte juste à Paris avec un sac de voyage pour commencer une nouvelle vie. Et là, pour la première fois de sa vie, Jonas a le coup de foudre. Mais Nathalie ne sera pas une énième belle brune dans sa vie. Un long jeu de chat et souris commence ainsi qu'une longue descente aux enfers pour Jonas.


C'est un roman effectivement différent du premier que j'avais lu. Il est plus noir, plus sombre. On voit la vie de Jonas basculer dans une longue descente aux enfers ou une montée vers la folie sans aucun retour en arrière. Sa petite vie bien tranquille bien réglée depuis 20 ans ne sera plus la même et bien qu'il s'en rende compte, il ne peut rien y changer tant il est englué dedans.
L'écriture et le style de l'auteur restent les mêmes. C'est fluide, il n'y pas de redondances. Les mots et tournures de phrases sont accessibles à tout le monde. C'est un véritable plaisir de lire les textes de Sébastien Friscth car il n'y a pas de temps morts, pas de descriptions trop longues ou inintéressantes. Il nous transporte dans l'histoire et une fois commencé, on ne peut plus s'arrêter tant que l'on n'est pas arrivé à la dernière page. Tout est bien posé, il sait où il va sans perdre son lecteur. Même les moments où il ne se « passe » rien, quand Jonas écoute du jazz en fumant des cigarettes et buvant du Whisky, car il n'a pas de nouvelles de Nathalie par exemple, ne sont pas longs, car ils font partie de Jonas et nous plongent dans son désespoir face à cette histoire qui le ronge.
L'auteur m'a transportée dans cette histoire et je n'ai pas vu la fin arriver. Même si celle-ci me laisse un peu sur ma faim, car il n'y a pas vraiment de réponses ni de conclusion à ce qui lui arrive. Est-ce vraiment Jonas qui a fait cela ou Nathalie ? La question, à mon sens, reste posée.


J'ai passé un super moment avec ce livre. Je le conseille vivement et je lirais avec plaisir un autre livre de Sébastien Fritsch.
Lien : http://saveursetlectures.com..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
QueLireQueLire   25 mai 2015
La lectrice du train a dû sentir ma présence. Son regard quitte ma chambre noire et se tourne vers moi. A ma vue, elle sursaute, arrondit une bouche d'enfant fautive. Elle éteint aussitôt la lumière de la petite pièce sur le seuil de laquelle elle se tient. L'obscurité nous unit, comme nous avait unis, au cours des minutes précédents, la contemplation de la beauté - cette beauté qui a nourri chacun de mes jours pendant toutes ces années; cette beauté qui me paraît subitement médiocre en comparaison de cette femme unique, inégalable, dont le regard, posé sur ces trente et un visages de mon passé, les a rendus plus beaux encore.
A-t-elle compris, à la façon dont j'avais saisi la clarté de chacune de ces femmes, l'amour que je leur avais porté? En a-t-elle déduit, du fait qu'elle leur ressemble tant, mais qu'elle est bien plus belle encore qu'elles toutes, que je l'aime aussi, mais plus encore qu'elles toutes?
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pyrosthapyrostha   24 janvier 2011
Quand j'ai poussé la porte du salon,son décor familier,laissé deux heures plus tôt dans le halo terne d'un après midi d'hiver,s'offre à moi dans cette accueillante semi-obscurité du soir où mes repères s'inscrivent et où je sens le temps plus tendre.

De toute façon,à partir d'un certain âge,le verbe attendre est le seul que l'on puisse conjuguer au présent

Tous les jours et à chaque heure du jour ,le froid et le vide se tiennent par la main.ils sont pâles,ils sont maigres,ils sont ,par essence,inexistants.
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ATeaATea   17 mai 2015
L'absence c'est surtout cela : répéter la même chose à chaque seconde. Simplement parce que je ne sais pas que j'ai changé de seconde. Parce que je ne sais pas que le temps avance, que le temps existe encore. Parce qu'il me semble que plus rien n'existe.
(Page 58)
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