AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782505084648
72 pages
Éditeur : Dargaud (06/03/2020)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Auteur de romans policiers, François Combe se rend en compagnie de Kay, sa secrétaire, au Cielito Lindo, établissement des quartiers chauds de Nogales, la ville frontière entre le Mexique et les USA, afin de s’y « documenter » auprès de Raquel, une jeune prostituée. Ils tombent sur Jed Peterson, un ami du romancier, qui se montre très intéressé par la jeune fille. La même nuit, cette dernière est sauvagement assassinée. Qui a tué ?
Librement inspiré du séjour... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
AMR
  06 mars 2020
Je remercie #NetGalleyFrance et les éditions Dargaud pour l'envoi de cette BD en échange d'une Chronique.
Avec de l'autre côté de la frontière, Jean-Luc Fromental et Philippe Berthet proposent un thriller dont l'action se passe à la frontière entre le Mexique et les États-Unis et signent indirectement un hommage à Georges Simenon en s'inspirant d'un voyage effectué par l'écrivain en 1948 dans la Santa Cruz Valley, terrain de jeu des riches et des puissants, où régnait une atmosphère particulièrement tendue et inégalitaire.
Un auteur de polars se rend dans un bordel d'une ville frontalière pour se documenter ; il y est accompagné de sa secrétaire, sculpturale. L'écrivain est un chaud lapin qui trompe manifestement son épouse avec toutes les jolies femmes qui l'entourent. Ses amis lui ressemblent. Naturellement, son couple bat de l'aile.
Tout bascule quand la jeune prostituée qu'il a rencontrée est découverte sauvagement assassinée et que d'autres meurtres suivent.
Une partie de la narration est assurée une des domestiques mexicaines de la résidence de l'écrivain, observatrice et délurée. Son patron lui demande d'ouvrir les yeux et les oreilles et de lui rapporter tout ce qui se dit sur l'affaire côté mexicain tandis que la police mène son enquête côté américain. Cela crée une double focalisation intéressante et met en lumière les différences sociales et économiques selon le côté de la frontière considéré.
Les dessins sont nets et précis, colorés uniformément, sans nuances. C'est à la fois stylisé et détaillé. Les lieux où se déroule l'action prennent vie et sens. le dessinateur a su rendre compte d'une véritable ambiance, surtout avec le désert et ses sauts climatiques, la ville fantôme et la mine abandonnée ; de même, la ville de Nogales, les scènes dans les cafés où les bordels sont très réalistes ainsi que les situations mondaines ou familiales.
Le scénario tient la route, sans grande surprise cependant. Naturellement, j'ai apprécié la mise en abyme de l'écriture du roman et la manière dont le personnage de l'écrivain évolue jusqu'à devenir sympathique.
En fin de volume, un petit dossier documentaire retrace l'histoire de la Santa Cruz Valley et surtout l'itinéraire américain de Georges Simenon, dont le personnage principal de la BD est librement inspiré. Pour celles et ceux, dont je fais partie, qui connaissent peu Simenon, c'est particulièrement didactique et bienvenu.
Une belle surprise !
#Delautrecôtédelafrontière #NetGalleyFrance
https://www.facebook.com/piratedespal/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
PtitVincent
  28 mars 2020
L'écrivain François Combe vit dans une luxueuse villa de la Santa Cruz Valley, entouré de sa femme, de sa secrétaire et maîtresse (Kay), de la cuisinière (Marieke), et d'une très belle gouvernante mexicaine (Estrellita). La frontière est toute proche et sépare distinctement une population blanche, aisée et décadente d'une population hispanique miséreuse, vivant de trafics et de prostitution. L'occasion pour Combe d'aller s'encanailler dans les bordels des deux côtés de la frontière, collectionnant les photographies érotiques de jeunes prostitués. Mais le jour où l'une d'elles est retrouvée sauvagement assassinée, Combe décide de mener lui-même l'enquête, persuadé que son expérience d'écrivain de romans policiers l'aidera. Et ce d'autant plus que les soupçons mènent vers Jed, un riche ami américain, alcoolique et fêtard, dernier client de la victime. Soupçons qui s'accentueront lors du deuxième crime. Pour mener son enquête, Combe s'attache les services de la jeune Estrellita qui connaît du monde de l'autre côté de frontière, notamment une cousine tombée dans la prostitution. Mais on ne s'improvise pas enquêteur comme cela. Inspiré d'un épisode de la vie de Georges Simenon qui vécut quelques années à cet endroit, entouré de ses femmes et de son fils, ce récit est plutôt classique dans la forme. La jeune gouvernante nous raconte ce qui s'est passé lors du passage de l'écrivain. Un épisode douloureux et meurtrier dont elle se souvient. Et les rapports entre les différentes personnes de la villa qu'elle observe avec acuité, elle qui vient d'un autre monde. Cette histoire est magnifiée par le dessin de Philippe Berthet, une ligne claire tout à fait personnelle, idéale pour l'époque décrite (fin des années 40) dans une Amérique de légende. Un dessinateur expérimenté au sommet de son art. Sans oublier les couleurs de Dominique David. Un récit qui met en relief les rapports quasi coloniaux entre la population aisée et ceux qui sont condamnés à les servir, pour la vie quotidienne et leurs petits plaisirs. Deux populations qui vivent côte à côte sans vraiment se croiser. Une bd classique et efficace.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Sharon
  15 février 2020
Toute ressemblance avec un célèbre écrivain belge parti vivre aux Etats-Unis avec sa femme et sa secrétaire ne serait que pure coïncidence. François vit aux Etats-Unis, mais la frontière, cette célèbre frontière que l'on voudrait rendre infranchissable, est toute proche. Une femme est tuée – une mexicaine, une prostituée. Une deuxième est tuée à son tour, et là, la police tient un coupable (pour suspect, vous oublierez) : Jed, le meilleur ami américain de François. François, bien sûr, ne croit pas que son ami puisse être coupable. Il enquête donc, lui qui doit sa fortune et sa renommée à ses romans policiers, il ne peut laisser condamner un homme innocent, et peut-être un peu trop naïf.
Pour cela, François en apprenti détective, emmène dans cette galère Estrellita. Non, ce n'est pas sa secrétaire, c'est sa jeune domestique mexicaine, qui ne sait que trop, hélas, à quel point la situation d'une jeune femme peut être précaire. Elle est domestique, elle a de la chance par rapport à sa cousine et à ses amies, qui ont trouvé d'autres moyens de gagner leur vie, plus dangereux. Je m'étonne presque que l'affaire ait été résolue – oui, très facilement, la police ayant arrêté le premier coupable venu – parce que, d'habitude, la mort d'une ou même de plusieurs prostituées n'inquiète pas beaucoup les autorités. L'une d'entre elles le dira d'ailleurs : Les fédérales en ont rien à foutre des filles comme nous qui se font couper en morceaux, bambi.
Les couleurs sont fortes, violentes, les dessins des violences subies par ces femmes crus, sanglants. Je me suis prise à détester celui qui leur avait fait subir toutes ses atrocités, tout en étant persuadée que ce n'était pas Jed, le trop lunaire, et ma fois sympathique suspect. Tous semblent taillés dans les rochers, exprimant peu de sentiments, comme si la vie les avait forcés à se blinder par rapport à ce qu'ils avaient vécu – ou tout simplement parce qu'ils sont indifférents : les victimes sont celles qui n'ont plus rien à cacher, et expriment toute leur douleur.
Je serai franche : je n'avais pas vu venir le dénouement. Il faut dire que les indices pour nous mener jusqu'à lui étaient rares. J'ai cependant, à nouveau, ressenti un sentiment de gâchis, pour les victimes, y compris les victimes collatérales. C'est dire, finalement, à quel point moi qui lis peu de bandes dessinées, me suit attachée à ce récit et à ses personnages.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
philteys
  29 mars 2020
Depuis "Couleur Café" dans les années 80, chaque album de Berthet que je croise me séduit par sa ligne claire et son découpage cinématographique. Ici encore, le dessin de Berthet est toujours aussi beau même s'il réserve moins de cases spectaculaires qu'à l'accoutumée. En revanche, l'histoire linéaire ne m'a pas emballé parce que, somme toute, peu de surprises cassent le rythme pépère de la lecture, les personnages n'étant pas assez marqués et le flashback final se montrant digne des grosses productions US où tout doit être expliqué. N'allez pas imaginer que l'album est inintéressant car nous avons affaire à deux auteurs qui maîtrisent leur sujet mais il se révèle sans aspérité, trop beau pour remporter une adhésion totale.
Commenter  J’apprécie          50
Stemilou
  05 avril 2020
Nous sommes dans les années 5O. Un français auteur de nouvelles policières vit au Mexique avec sa famille. François Combe se rend le soir venu dans des Bordels de Sonora, accompagné de sa secrétaire, dans le but de photographier de jeunes prostituées. le but de ses photos étant de lui permettre d'agrémenter ses romans de descriptions très détaillées de la nature féminine. Une nuit il rencontre Raquel une jeune prostituée qui accepte la séance photo, avant de devoir "s'occuper" d'un client qui est autre qu'un ami de François et riche propriétaire de la région, Jed Peterson.
Le lendemain matin François apprend la mort sordide de Raquel.
L'histoire est celle de ces nombreuses prostituées assassinées de la manière la plus horrible qui soit. Lardés de coups de couteau et éviscérés,  leur corps est retrouvé abandonné dans le désert mexicain. Je n'ai pas très bien saisi le personnage de François, attitude ambiguë avec son personnel de maison et les femmes qu'il rencontre la nuit.
BD polar dont le dénouement viendrait d'une employée, l'atmosphère est pesante et l'intrigue provient de tous ces personnages secondaires et on pense bien que Jed est juste un coupable tout désigné mais qu'il se cache quelque chose de bien plus pervers derrière tout ça. Tout se met en place doucement, le récit est bien rythmé et les dessins donnent cette ambiance années 50 qui me plait beaucoup.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SharonSharon   31 janvier 2020
Les pluies ont cessé le vendredi. Le dimanche, la rivière est redevenue franchissable. Monsieur m'a menée à la frontière. Voilà qu'il m'avait bombardé assistante- détective comme au cinéma. Je ne savais pas à quoi il jouait.
Commenter  J’apprécie          00
SharonSharon   31 janvier 2020
Les fédérales en ont rien à foutre des filles comme nous qui se font couper en morceaux, bambi.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Jean-Luc Fromental (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Luc Fromental
Philippe Berthet nous a accueilli avec Dominique, sa compagne, coloriste, dans leur atelier à Bruxelles. Nous avons pu découvrir une de ses planches préférées de son nouvel album avec Jean-Luc Fromental, un polar noir à la frontière des États-Unis et du Mexique : de l'autre côté de la frontière.
Comment rendre en dessin une scène intimiste ? Quels types de crayons un auteur au trait "ligne claire" ou classique utilisent-ils ? Son conseil aux jeunes dessinateurs en herbe...
Découvrez un nouveau numéro de l'émission Au coeur de la planche !
De l'autre côté de la frontière, en librairie : https://www.dargaud.com/bd/De-l-autre-cote-de-la-frontiere
+ Lire la suite
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Robêêrt : mêêmoires

Quel est le nom du chien qui devient le premier "maître" de Robêêrt ?

Roi Vaillant
Prince Vaillant
Prince Perçant

6 questions
7 lecteurs ont répondu
Thème : Robêêrt de Jean-Luc FromentalCréer un quiz sur ce livre