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EAN : 9782351781968
Éditeur : Gallmeister (06/09/2019)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 288 notes)
Résumé :
Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s’aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu’elle est enceinte, leur vie s’en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l’avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  04 novembre 2019
Marnie et Taz, un jeune couple fou amoureux, habite à Missoula, dans le Montana. Ils y ont acquis une petite maison à retaper. Mais, Taz étant menuisier et les chantiers fluctuant, et Marnie l'aidant à longueur de journée, ils espèrent en faire leur nid douillet, malgré leurs faibles économies. Un heureux événement va bientôt précipiter l'avancée des travaux : Marnie est enceinte. Il leur faut au moins faire la nursery, finir la salle de bains afin d'accueillir le bébé dans de bonnes conditions. Pour ce faire, ils sont aidés de leur ami, Rudy. Mais, lorsque Marnie décède à l'accouchement d'une embolie pulmonaire, Taz est effondré, anéanti. Une petite Midge dans les bras, il n'a pas d'autre choix que d'avancer dans la vie...
Comment faire face au deuil de la personne que l'on chérit plus que tout ? Comment ne pas dériver et se laisser emporter par le chagrin ? Comment suivre le nouveau chemin que la vie nous impose ? Égrenant les jours depuis la naissance de Midge et, malheureusement, la mort de Marnie, Pete Fromm nous plonge dans le quotidien de Taz qui se jette à corps perdu dans le travail. Soutenu par ses amis, aidé d'Elmo, la baby-sitter, tiraillé entre le passé et l'avenir, il n'a d'autre choix que de se reconstruire et tracer un nouveau chemin. Un chemin dépeint avec une incroyable finesse et sensibilité, sans jamais être larmoyant. L'auteur, de sa plume si délicate et sincère, nous offre un roman empli de tendresse, de larmes et de sourires, d'amour et d'amitié. Un récit de l'intime, de l'âpreté et de la douceur de la vie, de douleurs dévastatrices et de petits bonheurs du quotidien.
Émouvant et fort...
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Crossroads
  28 octobre 2019
♫ Quand notre coeur fait Boum
Tout avec lui dit Boum
Et c'est l'amour qui s'éveille. ♪
Sauf que celui de Taz vient de louper un battement.
Sa vie, en fait, vient de foirer une mesure.
La mélodie du bonheur qu'il jouait avec Marnie s'est tue.
Marnie n'est plus.
Morte en couches.
Une vie qui s'en va mais une nouvelle à assumer, Midge, leur fille.
Une minuscule bouée de sauvetage dans cet océan de douleur et de doute.
Il vient de prendre un tsunami, le gars.
Et c'est la chute sans fin.
La tête dans l'essoreuse poussée au max et ce, tous ces putains de jours passés sans Marnie.
Taz, diable de Tasmanie, je connais.
Taz, néo-veuf, néo-père, pas le karma étalon en terme de bonheur outrancier, à mes yeux.
Du grand Pete Fromm, encore.
La Vie en Chantier ou l'art d'égrener la vie d'après.
Des jours emplis de doutes, de grand vide existentiel mais également d'espoir fou.
C'est en ces temps d'emmerdes volant en escadrille que l'on reconnaît ses amis.
Fort heureusement pour lui, Taz peut s'enorgueillir d'en posséder de vrais, de fidèles. De ceux dont on fait les murs porteurs d'une relation inaltérable.
Belle-maman fait ce qu'elle peut, itou, mais difficile de secourir le naufragé lorsque l'on est soi-même à la dérive.
Puis survient le rayon de soleil, l'éclaircie que l'on espérait pas si chaleureuse et réconfortante.
Elmo, jeune baby-sitter à la vitalité aussi développée que sa propension à vous botter l'arrière-train.
Fromm touche au coeur, direct, sans fioriture ni esbrouffe.
Une écriture délicate, honnête, sans pathos outrancier et c'est votre palpitant qui, à son tour, fait des siennes.
Véritable journal de bord intime, La Vie en Chantier est un livre incroyablement optimiste au regard du drame qui vient de terrasser cet homme alors promis au bonheur.
Porteur d'une force peu commune, il nous chuchote tendrement que l'aube finit toujours par se lever quelle que soit la noirceur et la persistance de la nuit traversée.
Grand moment.
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horline
  25 novembre 2019
Une maison inachevée, un amour fauché, un homme brisé. Et pourtant il n'y a pas de place pour le mélodrame à tire-larmes ni pour la noirceur gorgée de culpabilité dans ce roman, Pete Fromm a pris le soin de se tenir à bonne distance de ce qui lesterait son histoire.
La vie en chantier séduit parce qu'il témoigne d'une beauté qui se diffuse tout au long du texte et qui n'a rien à voir avec l'esthétique littéraire ou la profondeur d'esprit. C'est plus une question de sensation que de contenu. Rétif aux manifestations trop démonstratives de la tragédie, le roman puise plutôt sa force dans l'authenticité des émotions qu'il charrie et le chagrin qui hante secrètement jusque dans les soubassements du texte.
La construction esquive ainsi sans cesse l'expression trop frontale des affects. Un territoire de non-dits, des conversations intuitives et dérivatives...c'est une histoire qui s'écrit autant dans les mots posés sur le papier qu'entre les lignes et invite à regarder les personnages d'un oeil ému. Et l'auteur propage tant de bienveillance et de complicité libératrice que l'on plonge dans cette lecture avec une sensation réconfortante.
Mais la beauté évoquée ne s'exprime pas uniquement dans les sentiments. L'auteur américain nous laisse la possibilité d'accompagner dans son deuil un artisan qui doit apprendre à se construire sans la pièce maîtresse qu'il formait avec sa femme, un ébéniste méticuleux et sensible aux essences de bois qu'il travaille dans un Montana qui nous charme avec des paysages préservés et intimes.
Si le symbolisme de la reconstruction de soi n'est pas spécialement novateur, il fait pourtant mouche dans ce récit. L'auteur montre sans effort au-delà de ce que le deuil détruit tout ce qui soude.
Je ne serais pas surprise de voir ce roman efficace transposé à l'écran tant il laisse l'impression d'être construit sous forme de plans-séquences avec un fort impact visuel.
Rien d'extraordinaire d'un point de vue littéraire mais c'est une lecture bien agréable et qui a la vertu de faire travailler le coeur en ce mois le plus pénible de l'année.
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Kittiwake
  30 novembre 2019
C'est l'histoire très attendrissante d'un jeune couple, un peu bohème, unis dans la précarité financière. Lorsque l'avenir peu investi jusque-là se projette à trois, des mois d'un bonheur suspicieux passent jusqu'au jour fatal où Taz rentre chez lui avec l'unique compagnie de sa fille la petite Midge.
Le chagrin, la fatigue, les factures ne parviennent pas à abattre le doux rêveur qu'est Taz, qui vit avec le fantôme de Marnie, sourd aux suggestions de son entourage, le fidèle et fantasque Rudy et la jeune baby-sitter Elmo, mère de substitution pour la petite.

Même si j'ai été sensible à la détresse de ce jeune père de famille perdu entre l'intendance lourde que représente un nourrisson, la nécessité de faire entrer de l'argent pour vivre, et le chagrin qui pose une grisaille sur la vie, je me suis heurtée à des problèmes de compréhension. Moins sur les aspects techniques du travail du bois, c'est facile de combler les lacunes avec un dictionnaire, mais sur la syntaxe et le contenu des dialogues, qui m'ont fait trébucher maintes fois, pour revenir en arrière et tenter de découvrir le sens caché de ce qui était écrit là. Problème de traduction?

C'est très dommage car la lecture laborieuse a détruit la possibilité d'une vraie empathie, que les personnages attendrissants aurait dû susciter.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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BillDOE
  10 septembre 2019
Taz est menuisier dans une petite localité du Montana. Il partage son existence et ses espoirs avec Marnie qui est enceinte. Ils ne roulent pas sur l'or mais croquent la vie avec insatiabilité, parce qu'ils ont l'immortalité de la jeunesse et l'insouciance de croire que rien ne les arrêtera dans leurs projets. Et comme la vie aime souvent jouer avec les destinées, elle rebat le jeu et distribue une nouvelle donne.
Lorsque le chantier d'une vie est anéanti, subsiste « la vie en chantier ».
Impossible de lire l'histoire de Pete Fromm sans avoir la gorge serrée, l'estomac noué et des pensées d'une tristesse inconsolable. Les thèmes de la perte d'un être cher, le long processus de reconstruction et la transformation d'une vie charnelle en souvenirs sont au coeur du roman de Pete Fromm, qui les distille page après page, chapitre après chapitre, en comptabilisant chaque étape sur l'échelle du temps. Chaque progression est une pierre apportée à l'édifice d'une vie qui doit être réinventée.
Le phrasé sobre, dépouillé interdit toute fioriture. Les faits sont présentés crus et sans artifice ce qui renforce l'efficacité du propos de l'auteur et lui évite de tomber dans le piège de la mièvrerie édulcorée. Cette histoire, somme toute banale car elle pourrait être celle de n'importe qui, est magnifiée.
Traduction de Juliane Nivelt.
Un livre remarquable, d'une grande humanité, un conte pour grands enfants que je recommande de découvrir.
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critiques presse (1)
LeSoir   28 octobre 2019
Quoi de plus ordinaire? Un jeune couple acquiert une maison et se lance dans sa rénovation. Jusqu’à ce que la mort passe par là. En artisan, Pete Fromm tisse un drame intime, sans pathos. Beau.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   17 septembre 2019
Au lieu des pins ponderosa sur la colline, des trembles sur la berge, de leurs feuilles sous l'eau encore dorées, constellant le barrage des castors, il voit des troncs calcinés se détachant sur le bleu glacial du ciel telles des pointes de lances noircies.
Même les peupliers ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes, leurs doigts griffus se refermant sur du vide. La terre est carbonisée. Les étangs sont comme huilés, graissés. Il ne reste rien.
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iris29iris29   30 novembre 2019
Une fois, j'ai récupéré du vieux bois dans une distillerie du Tenessee. Des grosses poutres d'un mètre sur deux, encochées et mortaisées, qui servaient à retenir les tonneaux de bourbon. C'était tout un boulot, de réussir à les couper suffisamment pour pouvoir en faire quelque chose. Mais quand je m'y mettais, la vache, tout l' atelier embaumait...
Une odeur de whiskey, de caramel et de vanille. J'avais envie de les couper rien que pour parfumer l'atelier.
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Charybde2Charybde2   16 décembre 2019
(Jour huit) Taz somnole pendant le biberon du matin, sans jamais sombrer tout à fait. Lorsqu’il rouvre les yeux, il est surpris de trouver Midge endormie, la bouche détendue autour de la tétine. Il la pose dans le couffin, habitué à son petit sursaut chaque fois qu’il l’éloigne de sa poitrine.
Il sent une odeur de café, de bacon, et enfile les habits qu’il trouve par terre.
Lauren le sert avant même qu’il ne soit attablé. Des pancakes, ce matin. Aux myrtilles. Une tasse de café. Pas de lait ni de sucre.
– Bonjour, dit-il, tirant une chaise.
Elle reste debout derrière la sienne, enveloppe sa tasse des deux mains. Du lait et du sucre. Deux cuillerées. Il commence à la connaître.
Elle le laisse s’installer, l’observant en silence, puis elle prend une profonde respiration.
– C’était agréable hier soir. De se sentir incluse. Merci, dit-elle.
Taz ne sait que répondre.
– En revanche, j’ai un peu mal au crâne.
Elle sourit et sirote son café.
Il se demande s’il cessera d’avoir mal un jour.
Elle pose sa tasse.
– Vous pensez que je ne vous aime pas.
À son tour, Taz prend une grande inspiration. Expire.
– Lauren, il n’y a aucune…
– C’est vrai qu’au début… (Elle tapote sa tasse). Je me disais qu’elle pouvait faire mieux.
– Marnie pouvait faire tout ce qu’elle voulait.
– Et ce qu’elle voulait, c’était vous.
Taz regarde son assiette, le bacon frit à la perfection.
– J’ai mis du temps à comprendre pourquoi, ajoute-t-elle. À comprendre comment vous fonctionniez ensemble. Vous étiez tous les deux persuadés que je détestais la maison, et vous n’arrêtiez pas de vous plaindre à Marnie. Selon vous, je pensais que vous la tiriez vers le bas.
Taz lève les yeux.
– Lauren, commence-t-il.
Elle l’interrompt.
– Vous aviez tort. Je vous ai vus ici et j’ai compris que vous n’aviez peur de rien, que vous n’aviez absolument aucun doute concernant votre avenir ensemble. (Elle secoue la tête.) Si seulement son père… S’il avait eu ne serait-ce qu’un peu de … (Elle manque de pouffer.) Disons que Marnie a fait un bien meilleur choix que moi.
Qui est cette femme ? chuchote Marnie.
– Lauren, arrêtez.
– Non. C’est à vous de m’écouter. Peu importe ce que vous avez pu dire ou penser, je ne m’en suis jamais pris à vous derrière votre dos. Je respectais ce que vous faisiez. Je vous admirais, même.
– Vous n’êtes pas obligée de…
– Mais vous devez retrouver tout ça, Ted. Même si c’était l’oeuvre de Marnie, ou de vous deux ensemble. Il vous faut faire votre deuil, bien sûr… Dieu sait que nous ferons le deuil de Marnie toute notre vie, mais… (Elle tend un bras, le doigt pointé sur Midge dans son couffin, comme si elle pouvait voir à travers les murs.) Pour elle. À partir de maintenant, tout est pour elle.
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Nat_85Nat_85   02 janvier 2020
Lorsque le futur marié lève le voile sur ses tempes délicates, je me dis qu'on devrait les prévenir : un avenir fait d'enterrements, d'emprunts automobiles, d'impôts et d'enfants malades la nuit. C'est un boulot que vous ne saurez pas faire, le bras nu enfoncé jusqu'au coude dans l'évier bouché, parmi les pelures d'aubergine brûlées à la dérive absurde.
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lemillefeuilleslemillefeuilles   11 septembre 2019
- Elle détestait les photos. Détestait que je les prenne. Détestait les regarder.
- Midge en a besoin...
- Ça la mettait mal à l'aise, poursuit Taz, la voix aussi tranchante que le verre du cadre. "Elles ne servent qu'une fois que tu es mort. Pour que tout le monde se rappelle à quel point t'étais cool." Voilà ce qu'elle disait.
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Pete Fromm est lauréat du Prix des Jeunes libraires 2020 avec Indian Creek.
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