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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
clude_stas
  08 février 2014
Cette monographie (en itaien) a été pendant très longtemps la seule publication disponible sur Jean Delville. Ce peintre belge (1867 - 1953), emblématique du mouvement symboliste belge, est très souvent cité dans les ouvrages sur « Bruxelles - Fin de siècle », sur l'Art nouveau, sur le symbolisme, sur le symbolisme belge. Mais il n'avait jamais eu le privilège d'attirer l'attention d'un historien d'art, si ce n'est Maria Luisa Frongia, qui revint, en 1996, sur certains aspects de la peinture de Delville, aux côtés de Fernand Khnopff et Xavier Mellery.
Le parcours esthétique (et spirituel) de Delville y est donc présenté et étudié, documents et lettres à l'appui. Elève de l'Académie de Bruxelles, Delville obtint le Prix de Rome en 1895. Mais dès 1892, il participa à la vie culturelle bruxelloise en étant membre de divers cercles et en publiant dans certaines revues. Son texte « La Mission de l'Art », véritable manifeste pour la peinture symboliste belge, fut publié en 1900. Il y appelait à une nouvelle spiritualisation de l'art et à une régénération purificatrice de l'artiste, ce qui l'opposait aux Réalistes (Gustave Courbet) et aux Impressionnistes (Claude Monet). Cette vie intériorisée à travers la spiritualité fut sous l'influence ésotérique d'un poète illuminé, le Sâr Péladan, et Delville finit par exposer aux Salons de la Rose-Croix esthétique. Il se trouvait, par conséquent, au centre d'un réseau de peintres tels que Gustave Moreau, Antoine Wiertz, Fernand Khnopff, Lucien Lévy-Dhurmer, Armand Point … Probablement, est-ce par l'entremise de ces personnalités (surtout celle du Sâr) qu'il fut sensibilisé à la musique de Richard Wagner ?
Plusieurs de ses oeuvres sont aujourd'hui connues du grand public car elles sont présentées dans un grand nombre de manifestations symbolistes ou non. Parmi les plus célèbres : « L'Ecole de Platon » (1898, Musée d'Orsay) ; « Les Trésors de Satan » (1895, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles ; « L'Homme-Dieu » (1901 - 1903, Musée Groeninge). Ces peintures sont remarquables par leur sens du graphisme très pur, des magnifiques coloris froids et elles semblent annoncer certaines expressions du Surréalisme.
En Italie, il fut révélé par une exposition à Turin, en 1969 : « Il Sacro e il Profano nell'arte dei Simbolisti » alors qu'en Belgique, l'oeuvre de Delville reste plutôt confidentiel. Il est à espérer que des expositions et des publications plus récentes lui donnent, enfin, le droit d'être cité aux côtés de ses prestigieux amis.
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