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François Rosso (Autre)
EAN : 9782020098595
293 pages
Éditeur : Seuil (01/01/1988)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Venise en hiver. Une riche princesse romaine court les salles de ventes à la recherche d'oeuvres d'art ; un accompagnateur érudit guide un groupe de touristes minables. Mais qui est au juste M. Silvera ?
Amour et mystère, tendresse et ironie s'entre-mêlent selon la meilleure tradition roman-tique dans cette « aventure vénitienne » de trois jours, entre l'arrivée d'un avion et le départ d'un bateau.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  15 décembre 2017
C'est un roman à quatre mains qu'a proposé mon club de lecture pour la prochaine séance (en 2018). Un roman qui a été considéré, à l'unanimité comme la plus grande réussite de Carlo Fruttero et Franco Lucentini, d'après ce qui est écrit en préface au sujet de ces deux écrivains (tous deux décédés à présent). D'ailleurs ils ont brossé, pendant près de quarante ans, un portrait magistral de leur pays et sont devenus célèbres au fil des ans sous le sigle " F&L ".
Ici, il s'agit de "L'Amant sans domicile fixe".
Immédiatement je me suis dit : « super, un roman italien et qui plus est sur Venise, la Cité des Doges », une autre façon de la visiter en suivant un guide touristique pour un groupe parti à l'économie.
On y trouve aussi une « princesse » romaine, belle, riche, intelligente… donc, pour ainsi dire pleine de perfections, venue ici à la recherche d'oeuvres d'art exceptionnelles pour la maison de vente aux enchères où elle officie en tant qu' »expert ».
Entre ces deux personnages qui se rencontrent d'abord dans l'avion les menant à destination, va se nouer un lien amoureux, fou, quand ils vont à nouveau se revoir.
Mais l'héroïne de ce roman est bel et bien Venise, une ville en hiver que nous visitons avec Mr Silvera dont on se demande s'il est vraiment un guide car il présente un grand côté mystérieux qu'il gardera tout au long de l'histoire.
Alors j'ai quelque chose à dire à Mr Silvera, je ne vais pas lui dire : « look, look Mr Silvera ! » (comme cela est écrit plusieurs fois), mais « spii, spii, Signore Silvera ! ». Écoute ce petit morceau de chanson de Claude Nougaro qui m'est venu à l'esprit :
« Connaissez vous Venise
Il paraît qu'on y va
En voyage de noces
Pour se faire des bises
Et tout un cinéma
Avant qu'un premier gosse
Vous tombe sur les bras 
Viens, je t'invite à Venise
En dépit des crises
Sur le grand canal
En vaporetto
C'est jamais trop tôt
Pour se faire un lit nuptial
Viens, je t'emmène à Venise
……... »
Et toi tu répondras par ton fameux « Ah ! », interjection que tu renouvelles tant de fois, laissant planer le doute sur tes sentiments.
Mais après cette petite conversation avec notre mystérieux guide, revenons au thème du livre.
C'est sans aucun doute un bon guide de voyage nous faisant découvrir la Venise non touristique, la Venise labyrinthique avec des petites rues presque désertes dans lesquelles sont entraînés nos deux amoureux, pendant trois jours de folle passion.
En effet, malgré les 436 pages de l'ouvrage, ce sont uniquement trois jours qui sont racontés pour décrire non seulement la promenade culturelle et particulière, abondamment riche où notre « princesse » apporte une touche romantique alors que David Silvera, lui, apporte une grande part d'ombre, car on y trouve même le thème du « Juif errant »…. Est-ce lui ? Mais alors, il n'a pas la quarantaine que l'on pense pouvoir lui donner ? Et d'autre part, serait-il donc immortel ?
Du point de vue touristique (ce que j'apprécie le plus), c'est d'aller et venir au Rialto, à San Marco, visiter des palaces et des palais, circuler le long des canaux en motoscafo,, traverser la Srada Nuova… Une visite plutôt en dehors des sentiers battus que l'on ne propose pas habituellement aux touristes.
Un autre extrait de la chanson :
« La ronde des palais
Tourne sur la lagune
Tandis qu'en nos palais
Nos langues n'en font qu'une
Vois, nous marchons dans Venise
Sa vérité brise
Les cartes postales
La place Saint Marc
Déploie tous les arcs
Du palais ducal. »….
Ce qui est intéressant aussi est le fait de visiter certaines galeries de tableaux à la recherche de la perle rare et où, apparemment, au milieu des « vrais » tableaux , Mr Silvera déniche immédiatement un « faux » au grand dam de notre experte en la matière et tout cela grâce à un clou….
Ne pas oublier non plus les surprises gastronomiques car sans cela le dépaysement ne serait pas total, mais on y trouve également un certain humour : le coup de « la petite cuiller en vermeil qui risque de déclencher un incident diplomatique » est assez hilarant.
Alors vous dites-vous, ai-je aimé ce livre ? Ma réponse est très mitigée car je suis beaucoup plus amatrice de voyages que d'histoires d'amour. J'ai trouvé cette passion un peu trop artificielle, je n'ose pas dire « mièvre » mais ça y ressemble – disons que pour moi c'est plutôt de l'eau de rose, ce qui ne m'attire pas du tout. Mais je conçois très bien qu'elle ait pu plaire à de nombreux lecteurs (ou lectrices) car cette passion est dévorante et peut apporter une certaine émotion. de plus, il en faut bien pour tous les goûts, ainsi qu'on a l'habitude de dire.
Autre chose que je n'ai pas trop apprécié, ce sont ces nombreuses phrases très courtes, inachevées, laissées en suspens.
Je terminerai en signalant qu'à la fin du livre, avant la "Table" regroupant tous les titres des chapitres et sous-chapitres, se trouve un « Index sentimental des noms des lieux et des faits notables ».
En résumé, un livre pour les amateurs d'histoires d'amour assez pittoresques.
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sylvaine
  22 août 2016
oh que cela faisait longtemps que je ne m'étais pas immergée dans un roman de cette façon! Quel plaisir j'ai eu à arpenter les rues de Venise avec nos deux personnages! Une princesse italienne venue exprès de Rome pour évaluer une collection de tableaux du 15ème mise en vente par une vieille mais respectable famille vénitienne. Lui sorti de l'ombre élégant dans ses vêtements usagés, ses chaussures éculées, sans le sou, accompagnateur de touristes, mais tellement beau avec son profil de médaille antique, sa haute stature,son élégance et son érudition.L'homme mystère, The Mystery Man ... mais quelle est cette folie qui les prend l'un et l'autre? Quelle passion! et puis il y a VENISE .... quand j'ai dit cela il me semble vous avoir tout dit . La Venise cartes postales et la Venise insolite, la Venise des touristes et celle des vénitiens,la Venise du présent et celle des jours passés et toujours cette question qui est il ? D'où vient- il ? Où va t'il ? Quand partira t'il ? car c'est la seule chose dont on soit sûr immédiatement David Silvera, Mr Silvera ne fait que passer.
Voilà je vous ai tout dit ou presque, une histoire d'amour qui ne peut pas durer, une ville éternelle, une plume à deux voix à l'unisson, un pur plaisir ...
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Ambages
  19 juin 2017
Voilà comment je voudrais visiter Venise ! En compagnie d'un fin connaisseur. Une personne qui respire la ville depuis des années, des siècles qui l'étudie sans doute pour avoir autant de menus détails à me révéler à l'ombre d'une porte en chêne ou au détour d'une venelle. Une personne qui rayonne d'une aura peu commune. Un enchanteur. de mes sens. Je n'oublierais jamais alors ces jours passés à Venise. « Ah... » J'emprunte ce Ah à Mr Silvera, une interjection si belle dans son murmure, un fil conducteur du roman qu'il module et que j'entends.
Merci Carlo Fruttero et Franco Lucentini pour cette découverte splendide et envoûtante de cette ville, de ses monuments et ruelles, de certains couchers de soleil où il n'est plus besoin de parler pour voir la lumière. Évidemment si je vais dans cette ville, j'emporte votre roman et je suivrais avec délectation les indications laissées par la protagoniste dans son « Index sentimental des noms des lieux et faits notables » intégré à la fin du livre. Une mine, un trésor.
C'est une histoire d'amour intemporelle qui emprunte les canaux et traverse le Pont des soupirs. J'ai dévoré ce livre. Curieuse de savoir comment cette histoire allait se terminer entre Mr Silvera « a mystery man » et cette femme. Guide touristique de passage à Venise, fauché comme les blés, il délaissera son groupe au profit d'une rencontre. Ce sera avec la narratrice, riche bourgeoise mariée venant acheter des tableaux pour une salle des ventes, constamment entre deux villes. Rencontre improbable de deux mondes.
D'une construction originale, les auteurs ont su dérouter la narratrice de son chemin qu'elle pensait tout tracé. L'écriture ne manque pas d'humour et est très dynamique. C'est un style à part, peut-être grâce à ce travail de duettiste, l'un écrit l'autre corrige. J'ai beaucoup apprécié le résultat.
Mon personnage préféré, Oreste Nava. Un vieux monsieur qui a la sagesse que j'aime et le respect qui transpire dans tous ses gestes.
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oran
  30 octobre 2017
Comme surgie du fond des âges,
Immobile dans son voyage,
Mosaïque de sang et d'or,
Venise a posé le décor.
(Venise
par Yves Duteil)
Idylle improbable dans Venise entre
Mr David Silvera, un animateur touristique, salarié d'Imperial Grands Tours, organiseur de voyages low- coast , venu de Londres, la quarantaine, bel homme, grand, élancé , aux trait réguliers, duquel se dégage une certaine douceur, mais qui n'affiche pas un train de vie des plus aisé, «Well » et « Ah »sont ses répliques préférées,
et la narratrice, une italienne, belle jeune femme, aristocratique , riche , experte en peinture (XVI, XVII, où la présence picturale de la Sérénissime s'impose), employée par FowKe's, une prestigieuse maison de ventes aux enchères.
Leurs regards se sont croisé dans l'avion, générant un étrange trouble, il l'a aidée à récupérer son bagage, lui a tendu galamment la main quand elle descendait la passerelle , puis leur chemin se sont séparés.
Elle est là pour apprécier la valeur de la collection Zuanich. La cité des Doges même hors saison est la proie des hordes de visiteurs qui font toujours le même banal circuit, mais la Venise hivernale offre aussi une certaine intimité et la ville lacustre recèle encore bien des surprises, elle peut même devenir complice pour ces deux qui vont se retrouver , un amour fulgurant naîtra, n'est -elle pas la capitale des amoureux ? Mais Venise c'est aussi la ville des adieux définitifs …
J'ai aimé cette écriture poétique, cette longue balade dans Venise, j'ai moins aimé cette fin un peu emberlificotée, nébuleuse qui contribue , certes , et sans aucun doute, à renforcer le sortilège, à accroître le caractère mystérieux du récit, à lui donner plus de fascination .

Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
(Venise
Alfred de Musset)
Elle lui disait : "On se croirait à Venise."
Il répondait : "Mais on est à Venise !"
Comme ils s'aimaient... Comme ils s'aimaient...
Voici les feux scintillant par centaines,
La jolie nuit bariolée de lanternes.
Ferme les yeux...
Tu verras mieux...
(Les amants de Venise
Paroles de Jacques Plante
Musique de Marguerite Monnot)
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le-mange-livres
  04 avril 2012
Où un guide touristique un peu étrange abandonne son groupe dans Venise ;
Où David affirme avoir travaillé pour les Fugger au 16e siècle ;
Où une antiquaire autrichienne et une experte italienne se disputent une collection de croûtes ;
Où une petite cuillère en vermeil provoque un scandale diplomatique ;
Où ce qu'il reste à la narratrice, c'est une mystérieuse clef.
Comment en suis-je arrivée là ?

J'ai lu très récemment – toujours dans le cadre de mon mois italien, en fait, Des femmes bien informées, un roman écrit par le seul Fruttero … avant qu'il ne collabore avec Franco Lucentini, avec qui il formait un tandem littéraire brillant et très apprécié. Ce serait bête de ne pas lire un de leur roman écrit à quatre mains (enfin, à deux, puisqu'on n'écrit finalement jamais qu'avec une main à la fois), à commencer par le plus célèbre, L'amant sans domicile fixe.

De quoi s'agit-il ?

C'est une histoire qui commence à l'envers, et qui a deux narrateurs. D'abord David, le guide d'un groupe touristique minable, qui enchaîne les visites convenues, et les commentaires plats et désolants de banalités, et ne présente à première pas grand intérêt, sauf qu'il possède une élégance et une culture rares … Ensuite la narratrice – qui raconte à la première personne et a posteriori une intrigue dont on ne sait rien au début du roman, et qui dévoile peu à peu ses développements : qui est le mystérieux David qui séduit la narratrice mais ne répond à aucune de ses questions, vient de nulle part et s'apprête à tout instant à tout quitter ? Que cache-t-il ? Que veut-il ? et comment diable sait-il tout cela ?

La citation

« Je m'efforce de me rappeler ces inanités (auxquelles, confusément, je pris part), non point tant pour me mortifier que parce qu'elles me semblent contenir une série significative de coïncidences, une espèce d'avertissement, une morale : la morale de ces fables dans lesquelles l'imprudente héroïne ne prend pas au sérieux la petite vieille occupée à filer sur le seuil de sa chaumière, pour découvrir trop tard qu'il s'agissait d'une très puissante sorcière » (p.83)

Ce que j'en ai pensé :

Le cadre grandiose de Venise constitue bien évidemment le personnage principal de l'intrigue, avec ses espions, ses coins, ses recoins, sa pénombre, ses secrets, ses codes, ses intrigues et son atmosphère toujours fascinante et décatie … On dirait presque le Venise de Patricia Highsmith et de son excellent Talentueux Mr. Ripley – mais ici abordé de manière beaucoup moins sombre, avec une ironie toujours distante – ou peut-être un cynisme désabusé ? (vous comprendrez pourquoi les dîners à Venise, contrairement à tous les autres dîners du monde, se terminent toujours par une discussion sur Venise …).

Mais ce ton badin cache pourtant une délicate peinture des sentiments et des ambiguïtés de personnages qui ont une véritable épaisseur (en particulier les deux principaux) et font l'objet d'une analyse psychologique menée de main de maître, avec une finesse incroyable.

On retrouve les ambiances ouatées des hôtels de luxe et de la très grande bourgeoisie – la délicieuse Cosima par exemple, qui organise des dîners mondains dans son palais ; le flegme savoureux du maître d'hôtel, à qui on ne la fait résolument pas.

Il se dégage de tout cela une forme de charme suranné très attachant.
On vit heure par heure la passion dévorante et la paranoïa sans bornes de la narratrice. Les procédés romanesques ne manquent pas d'inventivité – comme cette trépidante reconstitution d'oral du bac lors de l'interrogatoire que subit la narratrice de la part de son meilleur ami …
Le dénouement, qui pourrait paraître invraisemblable à tout non-lecteur du roman, apparaît, dans ce contexte bien particulier presque naturel … et c'est peu dire ! On est totalement sous le charme …
Par leur humour (surtout de situation), leur érudition époustouflante, et leur science du suspense subtil, bien loin du rythme haletant et grossier des thrillers, mais avec néanmoins ce sentiment omniprésent d'urgence, les auteurs tiennent en haleine leurs lecteurs du début à la fin, impossible de lâcher ce giallo (polar) décidément pas comme les autres !
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   12 juin 2017
Le portier répond en écartant les bras juste ce qu’il faut pour indiquer la résignation. Mais il sait bien que, pour ces nouvelles générations, la résignation n’existe pas. Ou vainqueurs immédiats du trophée, ou abjects perdants. Ou le ricanement arrogant du triomphe, ou les pleurnicheries rageuses de la déception.
C’est à lui, Oreste Nava, qu’il incomberait d’expliquer que la résignation n’est pas une vieillerie à l’usage des curés et des bonnes femmes, mais l’art infiniment délicat de se mouvoir entre les rudes extrêmes du tout et du rien, le seul yoga capable de développer l’intelligence, le seul karaté permettant de mûrir, et donc de poursuivre au milieu des coups de bâton qui de toute façon vous pleuvront sur le dos le long du chemin. Et en outre de regarder le moment venu la mort, sans vraiment, de terreur, faire dans son pantalon.
Mais ce sont là des concepts complexes, ramifiés, qui, traduits en mots par Oreste Nava, auraient à ses propres oreilles un son bien peu persuasif : celui d’un sermon confus de vieux gâteux.
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nadiouchkanadiouchka   21 décembre 2017
Je mangeais comme on donne la becquée à quelqu’un d’autre, à un malade, indifférente au plat historique que le petit carton du menu annonçait dans son cadre doré : PAON REVÊTU, FARCI DE GRIVES ET GARNI DE MACARONI A LA MURATORA. Aux dîners de Cosima, il y avait toujours une touche de philologie gastronomique chaque fois différente, dénichée dans d’anciens livres de cuisine vénitienne.
P.265
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AmbagesAmbages   18 juin 2017
Je le regardais avec un fier et tendre sentiment de possession, qu'un tremblement de flamme suffisait à mettre en question. Quelle possession ? Quelle compénétration ? De Mr Silvera, je continuais à ne savoir quasiment rien ; entre nous, tout pouvait être fini demain, après-demain, et nos pyramides n'étaient ni plus grandes ni plus éternelles qu'une goutte d'eau.
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oranoran   29 octobre 2017
Murano...
Encore un flacon iridescent, une grande fleur bleu et noir, un cygne blanc aux ailes déployées, qui se forment comme par magie à l'extrémité du tube que le maître verrier retourne entre ses doigts, alternant le soufflage, les retouches et l'ajout d'autres gouttes en fusion, dans la rougeoyante pénombre de la fournaise. (...) Là, parmi des cristalleries de toutes sortes, une flore et une faune vitrifiées s'alignent sur le rayons des étagères, tandis que sous une forêt de lampadaires, dans de très longues tables formant vitrine, scintillent par milliers les bijoux de fantaisie
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oranoran   30 octobre 2017
Plus tard, après avoir ouvert deux robinets d’où semblaient jaillir des flots de larmes, après avoir dissous dans la baignoire le contenu ambré d’un sachet qui transformait les larmes en un soupir d’écume banche, après avoir longuement séjourné , plus comme gisante que comme baigneuse, dans cette tiédeur de lente hémorragie, la malheureuse pouvait, l’esprit enténébré , émerger de l’eau, davantage comme une noyée de la Seine que comme une Vénus Anadyomène (qui sort de l’eau), et faiblement, s’envelopper d’un suaire d’éponge, s’asseoir , engourdie, sur le bord en marbre pendant un temps incalculable, et se secouer enfin pour la véritablement ultime chose qui lui restât à accomplir.
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