AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782844456243
202 pages
Éditeur : Guy Trédaniel éditeur (04/07/2005)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Auteur d’une méthode d’agriculture sauvage qui demande moins de travail à l’homme, moins de ressources à la nature et fournit des rendements comparables à l’agriculture mécanisée, Fukuoka invite à changer d’attitude envers la nature, l’agriculture, la nourriture, la santé physique et spirituelle.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Notos
  15 décembre 2018
Ce livre n'est pas seulement un ouvrage qui présente une méthode aussi simple que révolutionnaire de pratiquer l'agriculture : c'est une initiation à une école de vie d'harmonie, d'écoute et d'humilité. Influencé par les préceptes du taoïsme et du bouddhisme zen, Fukuoka ne se livre pas à de grandes théories, mais invite par ses remarques, commentaires (parfois mordants) et expériences à se concentrer sur ce qui fait l'origine de notre rapport au monde et l'essence de notre condition au sein de la nature immense, largement inconnue, et merveilleuse.
Au-delà d'une foi sacro-sainte dans les connaissances de la science moderne, qui segmente et dissèque chaque chose une par une, que voyons-nous si nous embrassons le monde d'un seul regard, non-discriminant ? La science a-t-elle vraiment permis d'améliorer notre accès au bonheur ? Les innovations et progrès de la civilisation contemporaine constituent-ils réellement des améliorations de nos conditions de vie ou plutôt un simple déplacement du désir vers un objectif plus lointain, qui rend nécessaire le progrès lui-même ? Quel est le sens de cette soif de connaissances scientifiques, technologiques et économiques que la civilisation a érigé au sommet de ses valeurs, et que peut-elle nous apporter, toutes choses bien considérées ?
Remettant en question ce que sa société considère comme des acquis, l'auteur nous invite à considérer que, bien souvent, la finalité du progrès ne réside pas tant l'amélioration des conditions de vie intrinsèques de l'humain, mais qu'elle propose simplement un modèle de mouvement, perpétuel, incessant, qui finit par se prendre les pieds dans le tapis de son aveuglement.
Peu importe par quel bout l'on prendra ce livre, on finira toujours par se heurter aux questions essentielles qui le sous-tendent, et qui toutes sont la même, formulée de diverses manières : celle de notre rapport au monde. Comme le dit Masanobu Fukuoka lui-même : "Un objet vu isolément du tout n'est pas l'être véritable."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          121
BVIALLET
  24 juin 2014
Il suffit de lire le sous-titre « Une introduction à l'agriculture sauvage » pour se faire une idée du propos de ce livre. L'agriculture industrialisée moderne avec machines, engrais, pesticides, insecticides, intrants divers et OGM mène l'humanité dans une impasse. Ni le producteur, ni le consommateur n'en tirent vraiment profit. Seuls les commerçants, les semenciers, les industriels de la chimie et autres constructeurs de machines agricoles sont gagnants alors que notre santé se dégrade et que le problème de la faim dans le monde, loin d'être résolu, risque encore de s'aggraver. Et là, Fukuoka, avec ses méthodes révolutionnaires de culture, pourrait bien détenir la solution. Depuis des dizaines d'années, il ne laboure plus, sème à tous vents, se contente de récolter le riz puis de resemer des céréales locales d'hiver en laissant la paille sur le sol. Tout repose sur le respect et l'imitation de la nature. Fukuoka n'utilise aucun engrais si ce n'est quelques fientes de ses poules et obtient des rendements équivalents aux meilleurs de l'agriculture moderne, mais sans épuiser la terre et en la rendant d'années en années de plus en plus fertile. En fait, il prône un retour au traditionnel, aux méthodes d'avant les machines, et même d'avant la traction animale. Pour lui, il suffit d'observer la nature, d'être moins intrusif et de toujours lui restituer tout ce qu'on lui prend. Toujours rejeté, méprisé ou moqué par l'institution, il a fait pourtant de nombreux adeptes. Des étudiants du monde entier viennent en stage sur sa ferme pour observer cette révolution tranquille et apprendre pour reproduire chez eux. Il fut l'inspirateur de la permaculture, technique qui rencontre de plus en plus d'écho dans le monde.
Qui veut s'informer sur cette agriculture « sauvage » doit lire ce livre finalement assez peu technique et en forme de témoignage touchant et poétique. le message de paix et de respect de Fukuoka est aussi touchant que passionnant. Il nous fait toucher du doigt combien nous nous sommes éloignés de la nature et combien il est temps de s'en rapprocher. Produire sain, savoureux et local. Tout un programme... Magnifique objectif peut-être moins difficile à atteindre qu'on croît. Il suffit sans doute d'une bonne poignée de paille et d'un soupçon de bon sens.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
meyeleb
  21 décembre 2011
Entre deux fictions romanesques, il est bon de revenir sur terre. Et de la respecter, cette terre! La lecture de la révolution d'un seul brin de paille nous rappelle combien nous nous sommes éloignés du bon sens pour le seul bénéfice d'un système, avec sa logique de productivité immédiate et de bénéfices à tout prix, même le prix de la pollution par les pesticides et autres produits nocifs. Un homme, Fukuoka, nous prouve par son expérience de plusieurs décennies, qu'on peut cultiver autrement, aussi bien, tout en restant en harmonie avec la diversité naturelle. de lecture agréable, cet ouvrage donne envie d'essayer le pari du respect de la nature. A offrir à Noël à tous nos amis agriculteurs à la fibre un peu écolo... :o)
Commenter  J’apprécie          60
charlottelit
  15 décembre 2011
magnifique !!! enfin la solution pour éviter les pesticides !!!! cultiver au naturel : sans pesticide, sans angrais autre que naturel : il prône cela depuis une trentaine d'années mais bien sûr personne n'écoute !! ils préfèrent faire "marcher" les lobbies des vendeurs de tracteurs épandeurs de mort qui tue !
Commenter  J’apprécie          92
JCLDLGR
  21 octobre 2018
Ce qui est frustrant dans ce livre c'est que l'auteur nous parle de non faire et de fusion avec la nature... on cherche à comprendre comment on pourrait faire et on a tout faux... On comprend vite, même si l'auteur ne le dit pas, que c'est du zen.
Malgré la mauvaise qualité des photos et une traduction un peu simpliste, l'intérêt (et l'actualité) de ce petit livre écrit en 1975 est dans les possible qu'il ouvre comme alternative au système d'agro-industrie au delà du Bio.
On a en vie d'aller passer plusieurs mois dans sa ferme pour se ressourcer, manger avec un immense plaisir, humer les parfums des légumes et des herbes.. et de trouver un carré de jardin isolé à flan de colline pour se lancer.
Commenter  J’apprécie          40


critiques presse (1)
LaPresse   16 octobre 2018
Ce classique publié en 1975 parle non seulement d'agriculture, mais aussi de spiritualité, dans la veine taoïste et bouddhiste.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
claireogieclaireogie   04 janvier 2012
Je me rappelle qu'il y a quelques années, tôt le matin, quelqu'un était entré précipitemment dans la maison pour me demander si j'avais couvert mes champs d'un filet de soie ou de quelque chose de ce genre. Je ne pouvais pas imaginer de quoi il parlait, aussi suis-je sorti sur le champ pour jeter un coup d'oeil.
Nous venions juste de moissonner le riz, et en l'espace de la nuit le chaume du riz et l'herbe qui y poussait s'étaient entièrement couverts de toiles d'araignées comme de la soie. Ondulant et miroitant avec la brume matinale, c'était un coup d'oeil superbe.
Le prodige, quand ceci arrive, ce qui est rare, c'est qu'il ne dure qu'un jour ou deux. Si l'on regarde de près, il y a plusieurs araignées par centimètre carré. Elles sont si serrées sur le champ qu'il n'y a presque pas d'espace entre elles. Sur un are il doit y en avoir je ne sais combien de milliers, combien de millions. Quand vous venez voir le champ deux ou trois jours plus tard, vous remarquez que des fils de plusieurs mètres de long se sont cassés et ondulent au vent avec cinq ou six araignées s'accrochant l'une à l'autre. C'est comme un duvet de pissenlit ou les graines de pommes de pin sont emportées par le vent. Les jeunes araignées s'accrochent aux fils et sont envoyées voguer dans le ciel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
domisylzendomisylzen   03 décembre 2018
Les savants pensent qu'ils peuvent comprendre la nature. C'est la position qu'ils prennent. Parce qu'il sont convaincus qu'ils peuvent comprendre la nature, on leur confie son étude et son exploitation. Mais je pense que la compréhension de la nature dépasse la portée de l'intelligence humaine.
Commenter  J’apprécie          260
claireogieclaireogie   03 janvier 2012
M. Fukuoka est un savant qui se méfie de la science - ou de ce qui trop souvent passe pour science. Cela ne veut pas dire qu'il ne l'utilise pas ou la méprise. Sa méfiance en réalité vient de son sens pratique et de ce qu'il connaît. Comme Sir Albert Howard, Masanobu Fukuoka condamne le morcellement de la science par la spécialisation. Comme Howard, il souhaite poursuivre son sujet dans la totalité, et il n'oublie jamais que sa totalité comprend à la fois ce qu'il connaît et ce qu'il ne connaît pas. Ce dont il a peur dans la science moderne appliquée est son dédain pour le mystère, sa volonté de réduire la vie à ce qui est connu et d'agir avec la prétention que ce qu'elle ne connaît pas peut être ignoré en toute sécurité. "La nature saisie par la connaissance scientifique est une nature qui a été détruite ; c'est un fantôme possédant un squelette mais pas d'âme." Un tel passage rappellera la méfiance exprimée dans notre tradition par ces vers de Wordsworth :
Notre intelligence touche à tout
Déforme les belles formes des choses -
Nous tuons pour disséquer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
charlottelitcharlottelit   17 décembre 2011
il n'y pas de but auquel l'homme doivent penser.
On ferait bien de demander aux enfants si oui ou non
une vie sans but est dénuée de sens.
Depuis l'époque où il entre à l'école maternelle commence la
souffrance de l'homme.
L'être humain était une créature heureuse mais il créa un monde dur
et maintenant il lutte pour essayer de s'en évader.
Commenter  J’apprécie          140
SPQRSPQR   04 septembre 2015
Il est déraisonnable de penser qu'on peut atteindre une alimentation saine, équilibrée, simplement simplement en fournissant une grande variété d'aliments sans égard aux saisons. Comparés aux plantes mûrissant naturellement, les légumes et fruits poussés hors-saison dans de conditions non-naturelles nécessairement, contiennent peu de vitamines et de minéraux. Il n'est pas surprenant que des légumes d'été poussés en automne ou en hiver n'aient aucun des goûts ni des parfums de ceux poussés sous le soleil par les méthodes organiques et naturelles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Video de Masanobu Fukuoka (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Masanobu Fukuoka
Agriculture naturelle-Masanobu Fukuoka (en espagnol)
>Techniques spécifiques, équipement>Culture et récolte>Méthodes de culture : jachère, assolement irrigation (10)
autres livres classés : permacultureVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

L'écologiste mystère

Quel mot concerne à la fois le métro, le papier, les arbres et les galères ?

voile
branche
rame
bois

11 questions
122 lecteurs ont répondu
Thèmes : écologie , developpement durable , Consommation durable , protection de la nature , protection animale , protection de l'environnement , pédagogie , mers et océansCréer un quiz sur ce livre

.. ..