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ISBN : 2234077567
Éditeur : Stock (29/04/2015)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Il n’a pas l’air d’un menteur », pense Peggy Hillcoat en regardant la photo de son père. Elle a été prise l’été de ses huit ans. Il avait transformé la cave en abri antiatomique et discutait de fin du monde avec ses amis survivalistes. Sa mère retenue au loin, ils s’étaient amusés à camper dans le jardin, avant qu’il ne l’emmène en voyage dans une forêt lointaine. Les vacances se muent en perpétuité quand il lui annonce que le reste du monde a disparu. La vie de Peg... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  24 mai 2017
Peggy, âgée de 17 ans est de retour chez elle après près de dix années loin des siens. À l'âge de 8 ans, son père adepte du survivalisme et persuadé d'une guerre imminente entre les Américains et les Russes décide de tout abandonner et de partir avec sa fille se réfugier au fin fond d'une forêt dans une cabane miteuse et isolée. Au travers de flash-bask entre vie actuelle et vie passée, Peggy dévoile petit à petit son histoire...

Après cette lecture, je reste sans voix. Nous avons un récit poignant et plein de candeur relatée au travers du regard de Peggy. Nous découvrons au fil des pages des moments de poésie magique comme les chants entre James et sa fille, les cours de piano et le mal que se donne le père pour fournir à sa fille un semblant d'instrument, la naissance d'un faon... A contrario, nous découvrons un homme sombrant de plus en plus dans une psychose où sa fille subit : un huis clos inquiétant....

La puissance de ce roman est apportée par la candeur et l'innocence des faits relatés via le regard de Peggy, qui ne semble pas tout comprendre et dont le subconscient par moment semble adapter les faits, les édulcorer... Nous découvrons avec ses mots d'enfants la descente dans la psychose paranoïaque du père , sa cyclothymie, ses mensonges... et le moyen qu'à trouver son esprit pour lui faire supporter tout cela et plus. Quand la réalité se fait jour dans les dernières pages, le lecteur comprend enfin les raisons qui ont poussé cet homme à partir avec sa fille et .... les sources du malaise ressenti lors de la lecture.

Un récit fort sans contexte mais qui me laisse un goût désagréable en bouche notamment par le final... Je suis quelque peu abasourdi lorsque les révélations ont lieu du détachement des protagonistes.
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Commenter  J’apprécie          450
tynn
  14 juin 2015
Au menu du soir: grillage d'écureuil, à la purée d'orties sauvages et de racines de bardane bouillies.
Père fantasque et inconséquent, James Hillcoat entraine sa fille Peggy, 8 ans, dans des délires de grand enfant durant une absence de la mère Ute, concertiste.
Ce qui commence par des jeux et une liberté joyeuse dans la nature, mettant l'enfant en rupture de bancs d'école, se poursuit en aventure psychotique dans l'esprit de ce père obnubilé par les notions de survivance post apocalypse.
James va kidnapper sa fille, l'entrainant dans une vie de Robinsons pendant près de 10 ans dans une cabane de rondins, perdue dans une région boisée reculée, lui faisant croire que la civilisation a disparu.
Intercalant les chapitres de la vie de solitude de Peggy avec son père et de son retour dix ans après, la narration déroule peu à peu les événements, par les yeux d'une fillette et par les souvenirs parcellaires et inavouables d'une adolescente. Un huit clos solitaire en tête en tête qu'elle est la première incapable d'analyser.
C'est souvent glaçant, effrayant de crédibilité pour survivre et s'adapter, mais c'est aussi fait de parenthèses enchantées comme l'apprentissage du piano sans instrument, ou comme la vie dans une nature décrite magnifiquement. Et, en dépit de la folie, l'amour est là, omniprésent.
Des personnages bien construits et attachants, une sensibilité très fine pour décrire le psychisme de l'enfance, une relation enfant-adulte construite sur la manipulation, qui se décline entre amour, loyauté et rejet et la si difficile réadaptation dans un monde "normal".
Un premier roman insolite à l'écriture élégante, un brin dérangeant entre psychiatrie et fantastique, un conte initiatique maitrisé de bout en bout et qui se lit en apnée!
Une découverte épatante que je n'aurais pas faite sans Babelio et les éditions Stock.
Mes remerciements de lectrice.
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kathel
  03 juillet 2015
Une des publications récentes qui me tentaient le plus était ce premier roman d'une auteure anglaise, aussi l'ai-je sélectionné lors de la dernière opération Masse critique avec un certain enthousiasme ! Il est vendu comme une histoire à la croisée de Sukkwan Island de David Vann et de Room d'Emma Donoghue. Et c'est exactement de qu'il est. Sachant que j'ai beaucoup aimé Room et détesté Sukkwan Island, qu'allait-il en être de celui-ci ?
L'histoire est racontée par Peggy, une toute jeune fille de dix-sept ans, dont l'enfance est bercée par les fantasmes de son père, qui imagine la fin du monde proche, et veut s'y préparer. Tant qu'il ne s'agit que de faire des provisions à la cave et camper dans le jardin, la fillette prend cela pour un jeu, et sa mère regarde ces fantaisies avec détachement. Mais, alors que cette dernière est en tournée de concerts en Allemagne, le père décide de partir avec sa fille pour s'installer dans « Die Hütte », une cabane perdue en montagne. Ils y passeront près de neuf ans, que Peggy, revenue seule, raconte plus tard. Au début, j'ai trouvé le style trop lisse, parfois même un peu convenu. le personnage du père ne manque pas de relief, mais n'est pas de ceux auxquels on peut s'attacher, et ses motivations pour le moins floues s'apparentent assez vite à de la folie. Ensuite, je me suis prise au jeu, il y a l'alternance des périodes, Peggy ayant huit ans ou dix-sept, qui crée une attente et soulève bien des questions. Pourtant, je n'ai pas aimé la fin et trouvé l'ensemble parfois long, un peu « glauque », et pas foncièrement original.
J'ai eu l'impression d'un bon travail d'écriture, mais il manque quelque chose pour que ce roman me plaise vraiment. C'est dans l'air du temps, ces histoires où un parent entraîne un enfant dans un lieu désert, voire hostile, loin de l'autre parent… je pense à David Vann, bien sûr mais si vous ne devez en lire qu'une je vous conseillerais En mer de Toine Hejmans… Je serai toutefois curieuse de lire un futur roman de Claire Fuller, son talent est prometteur, même s'il m'a laissée un peu sur ma faim.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Pitchoubinou
  04 juillet 2015
J'ai beaucoup aimé ce roman, pour et malgré son sujet difficile, mais traité de manière assez... lumineuse, étrangement. Je remercie Babelio et son opération Masse critique ainsi que les éditions Stock pour ce livre.
Une lecture qui n'est pas sans rappeler Sukkwan Island pour le côté "survie" et "père défaillant". J'avais détesté, mais réellement détesté le personnage du père dans Sukkwan Island, je l'avais méprisé avec une violence rarement égalée dans ma carrière de lectrice. Ici, pas de réaction aussi violente, alors que le père est tout aussi méprisable, malfaisant et dérangé. L'auteur réussit à donner à cette douloureuse histoire le ton du conte (la petite fille se fait appeler Rapunzel tout le long). Les descriptions de la nature autour de Die Hütte (le refuge dans lequel ils ont vécu pendant 8 ans) sont magnifiques, très évocatrices, très imagées. La musique occupe une place importante dans ce roman, en particulier La Campanella de Liszt. L'écriture est enrichie, je trouve, par les jeux de langage autour des langues allemandes (la mère de Peggy est allemande) et anglaises.
Un roman prenant, riche, ... complet. (juin 2015)
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claraetlesmots
  16 juin 2015
Alors que Peggy est âgée de huit ans, son père construit un abri antiatomique chez eux. Sa mère Ute, pianiste, n' apprécie pas les réunions chez eux où d'autres "survivalistes" viennent discuter de la fin du monde. Ute doit s'absenter de Londres pour une série de concerts laissant James avec Peggy. James installe une tente dans le jardin. Peggy ne va plus à l'école, apprend à vivre de ce qu'ils attrapent en posant des pièges. Sur ce qui semble un coup de tête, James décide qu'ils vont partir pour die Hütte, un endroit très loin de Londres. Peggy pense qu'il s'agit d'une question de semaines, le temps qu'Ute rentre. Die Hütte est juste une cabane en bois perdue dans les bois. James ment à sa fille : Ute est morte tout comme le reste du monde et ils sont les deux seuls survivants. Peggy grandit, James a basculé dans une folie : il l'appelle Ute, a de brusques changement d'humeur.
Neuf années plus tard, Peggy est de retour à Londres dans sa maison avec Ute. Elle a été kidnappée par son père, mais comment le haïr ? Souffrant du syndrome de Stockholm, les images du bonheur passé se mélange à d'autres bien moins roses. Elle n'arrive pas à démêler la réalité des souvenirs idéalisés.
L'histoire alterne la vie de Peggy en compagnie de son père et le présent. Des descriptions superbes de la nature où ils se débrouillent pour survivre au fil des saisons, un huis clos où la complicité entre un père manipulateur et sa fille s'étiole petit à petit. Car Peggy comme toute adolescente se rebelle mais elle ne peut pas renier ou taire l'amour qu'elle éprouve pour son père. Que s'est-il passé réellement ?
Claire Fuller analyse très bien la relation père-fille détournée par les mensonges, la solitude et la folie. C'est prenant, troublant, glaçant, beau et terrible à la fois. Ce récit ferrera de nombreux lecteurs et la fin les scotchera.
Mais voilà, si au départ j'ai été captivée, les trames de certaines de mes lectures me sont revenus à l'esprit sans compter deux ou trois phrases qui m'ont mises la puce à l'oreille, j'ai donc deviné ce qui allait arriver... Dommage.
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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Les critiques presse (1)
Telerama   11 juin 2015
Une fiction bouleversante qui se déploie jusqu'à la dernière page — où naît l'envie de reprendre la lecture, pour en saisir à nouveau toute l'intelligence et l'émotion
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
Souri7Souri7   24 mai 2017
Depuis notre arrivée, mon père dessinait une marque sur le chambranle de la porte tous les matins en se réveillant, mais au bout de seize, il s’arrêta.
« Fini de vivre selon les règles des autres, les heures et les minutes ne décideront plus pour nous, déclara-t-il. L’heure de se lever, l’heure d’aller à l’église, l’heure d’aller au travail… Tout ça c’est fini ! »
Je ne me souvenais pas d’avoir jamais vu mon père aller à l’église, ni même au travail.
« Les dates ne sont là que pour nous rappeler que nos jours sont comptés, que chaque jour qui passe nous rapproche de la mort. À partir de maintenant, Punzel, nous vivrons au rythme du soleil et des saisons. » Il me souleva et me fit voler dans les airs en riant : « Nos jours seront infinis. »
Sur le chambranle de la porte, sous la marque du couteau de mon père, le temps s’arrêta pour nous le 20 août 1976.
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Commenter  J’apprécie          310
kathelkathel   03 juillet 2015
« Les dates ne sont là que pour nous rappeler que nos jours sont comptés, que chaque jour qui passe nous rapproche de la mort. À partir de maintenant, Punzel, nous vivrons au rythme du soleil et des saisons. » Il me souleva et me fit voler dans les airs en riant : « Nos jours seront infinis. »
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