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Claire Fuller (Autre)
EAN : 9782234087149
416 pages
Éditeur : Stock (03/06/2020)
3.37/5   112 notes
Résumé :
À 39 ans, Frances Jellico s’apprête à vivre son premier été de liberté. Enfin délivrée de son tyran de mère, Frances a été missionnée pour faire l’état des lieux du domaine de Lyntons. Jadis somptueuse propriété au cœur de la campagne anglaise, Lyntons est désormais un manoir délabré qui peine à se relever des années de guerre.
Dès son arrivée, Frances réalise qu’elle n’est pas la seule occupante des lieux : Peter et Cara, un couple aussi séduisant que mystér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
3,37

sur 112 notes
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Annette55
  07 mars 2021
J'avais beaucoup aimé «  Un mariage anglais ».
J'attendais beaucoup de cet ouvrage , je reconnais le réel talent de conteuse de l'auteure :
L'héroïne, Frances,à 39 ans, délivrée de l'emprise tyrannique de sa mère , devenue grabataire ——dont elle a pris soin nuit et jour durant dix longues années ——s'apprête à passer , en cet été 1969, un vrai premier moment de liberté.
Jeune femme classique , rangée et discrète , elle a été mandatée par le propriétaire américain , afin d'établir l'état des lieux d'une belle demeure ,délabrée,le domaine de Lyntons , au coeur de la campagne anglaise .

Elle s'attelle à la tâche en se documentant sérieusement, notamment à propos des ponts de style palladien .....
En même temps , elle fait connaissance avec un couple hors normes , aussi séduisant que mystérieux: Peter,bel anglais féru d'antiquités et Cara , au passé tourmenté.
. Ils vont lui faire vivre des expériences extraordinaires qui chambouleront à jamais le cours de sa vie entre bouteilles de vin vidées , chaleur écrasante , cendres de cigarettes répandues sur un mobilier antique .....
L'auteure décrit longuement les jardins en ruine, le grand escalier, les douzaines de pièces , les chemins envahis par les buis et les ifs, les entrelacs d'une roseraie , les statues en décrépitude , les parterres de fleurs ravagés , le parc, le mausolée et divers ouvrages d'architecture conçus pour relier frontons , colonnades , balustrades , rives opposées.....
Nous plongeons délibérément au coeur d'une atmosphère sombre, déroutante , enivrante , complexe , une construction originale qui se veut mystérieuse, nostalgique , dans un aller et retour entre entre passé et présent .
La co - location entre Frances , Peter et Cara s'avère révélatrice de mensonges, souvenirs oubliés , secrets, mensonges, vérités cachées , non — dits jusqu'à l'absurde .
Les langues vont se délier , les souvenirs ressurgissent ...
La vie de Frances , sans expérience vitale , ni aspérité , habituée à la solitude basculera de la vérité aux mensonges , du réel au monde fantasmé
Jusqu'au pire ..
La fin est séduisante , un peu tardive , au terme d'une analyse psychologique des protagonistes assez complexe, difficile à cerner : Cara raconte sa vie à Frances sous forme d'épisodes , l'intrigue traine un peu en longueur , l'ambiance est délétère, épineuse mais fascinante .
Un huit clos psychologique très anglais, à lire en période de grande chaleur.


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alexb27
  23 juin 2020
L'été de toutes les découvertes et de tous les dangers.
Frances, 39 ans, vient de perdre sa mère avec laquelle elle vivait à Londres. Afin de se changer les idées, elle accepte une mission dans le sud de l'Angleterre. Sa tâche va être de répertorier un pont et d'étudier les éléments architecturaux d'une vieille demeure qu'un riche américain vient d'acheter. Sa surprise est de taille quand elle constate qu'elle va devoir partager la maison avec Peter, un spécialiste en antiquité, en charge de l'inventaire, et son épouse Cara. Une étrange cohabitation s'installe entre ce couple extraverti et la jeune femme timide et inhibée...
J'attendais beaucoup de ce texte, ayant adoré un mariage anglais de la même autrice (si ce n'est pas fait, lisez-le, c'est un roman passionnant par sa construction et ses personnages détestables !). Je n'ai pas été déçue même si ce récit m'a moins fait vibrer que ce précèdent opus (j'avais adoré détester Gil). J'ai retrouvé avec grand plaisir la plume minutieuse de l'écrivaine et son talent à créer une atmosphère et des personnages complexes. Ici, la part d'ombre de chacun se dévoile au fur et à mesure des grands crus dégustés et les premières pages primesautières laissent rapidement la place à une ambiance pesante, presque malsaine, où la folie rôde et où il est difficile de déterminer ce qui relève du fantasme et/ou de la réalité. le tout au service d'un roman ambigu, huis clos étouffant, parfait pour cet été. A dévorer les pieds dans l'eau. Merci à Netgalley et aux éditions Stock pour l'envoi de ce roman. #Létédesorangesamères #NetGalleyFrance
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isabelleisapure
  09 juin 2020

Claire Fuller nous invite à Lyntons, somptueuse demeure anglaise, qui a connu des jours meilleurs, quasiment en ruine après les années de guerre. Les végétaux et autres herbes folles ont repris leurs droits dans ce qui fût jadis un parc agrémenté de quelques magnifiques statues.
Frances est mandatée par le nouveau propriétaire pour établir un état des lieux.
A son arrivée, elle s'aperçoit qu'elle n'est pas seule sur le site et va devoir composer avec Cara et Peter, un couple énigmatique qui semblent avoir bien des secrets à dissimuler.
Passé la phase d'observation, une relation étrange se tisse entre les protagonistes.
Amitié, amour, Frances se laisse troubler, elle qui n'a vécue qu'auprès de sa mère qui vient de décéder.
Nous assistons à l'émancipation d'une femme timorée par des années de frustration. Frances découvre le plaisir de se baigner nue sous l'oeil de Peter avant de partager quelques crus classés, découverts dans la cave du domaine.
L'ambiance s'alourdit peu à peu. Des bruits étranges perturbent Frances, des oiseaux morts sont déposés sur sa fenêtre. Jeu morbide ou paranoïa.
La folie n'est jamais loin. Qui est vraiment Cara ? Comment porter crédit au récit de sa vie pour le moins improbable.
Claire Fuller emprisonne ses personnages et son lecteur dans un huis-clos étouffant.
Après « Un mariage anglais » que j'ai beaucoup aimé, je suis à nouveau sous le charme des histoires de Claire Fuller. Outre la qualité de l'écriture j'aime la maîtrise de la construction de l'histoire, la minutieuse descriptions des paysages et du manoir et la psychologie des personnages complexes et attachants.
Merci à NetGallet et aux Editions Stock.
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torpedo
  25 juillet 2020
Eté 1969. Frances Jellico, célibataire de 39 ans, vient de perdre sa mère. Ne gardant en tout et pour tout que deux valises, elle décide de quitter Londres et accepte la mission d'estimer le jardin d'un ancien manoir à l'abandon. Elle y fait la connaissance d'un couple, Cara et Peter.
Ce roman est construit comme une pièce de théâtre. Claire Fuller nous invite à assister en témoin à une tragédie, respectant l'unité de lieu, de temps et d'action et limitant le nombre des personnages à quatre. Dès la présentation de la situation et des personnages, un drame couve.
La manière de traiter cette histoire est efficace. Claire Fuller distille les indices et vous comprenez progressivement que tout est mise en scène et joue sur les apparences. C'est mené de main de maître et très bien écrit. Ce roman ressemble cependant fortement à Un Mariage Anglais dans l'utilisation des ressorts et dans le traitement de l'intrigue.



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Selias
  26 septembre 2020
Frances, vieille fille, a vécu avec sa mère toute sa vie, celle ci vient de mourir et Frances accepte une mission dans le sud de l 'Angleterre, il s' agit de répertorier un pont et d'autres éléments architecturaux dans le parc d'un manoir qui tombe en ruine et qui vient d'être racheté par un riche américain. Quand Frances arrive sur les lieux, il y a déjà un couple, Cara et Peter mandatés eux aussi par le propriétaire.
Frances va, après quelques jours, sympathiser avec le couple très charismatique. Cara est fantasque, volubile, capricieuse, extravagante, colereuse, peut être dirait-on de nos jours, bipolaire. Elle crée une atmosphère festive, cuisine, chante, met de la musique, boit jusqu'à la fin de la nuit. Frances, très réservée au départ, abaisse ses barrières, et se lâche face à ce couple sans entrave ni à priori, elle va aller jusqu'à flirter avec Peter. Elle se prête au jeu, boit, se baigne nue entraînée par Cara qui lui fait des confidences sur son passé, confidences ou élucubrations ? Rien n'a l'air vrai et Peter a d'autres versions.
L'auteur installe une atmosphère extravagante et romantique dans cette vieille bâtisse baroque , envahie par la végétation où les protagonistes évoluent dans des vieux habits de soirée trouvés dans une malle, buvant les grands crûs dans du cristal, trouvés aussi dans la maison, faisant la fête toute la nuit, jusqu'à plus soif. Mais, peu à peu, un climat plus tendu s'installe. Frances entend des bruits inquiétants la nuit, trouve des oiseaux morts sur ses rebords de fenêtre, comme des menaces. Cara souffle le chaud et le froid, tantôt festive, tantôt piquant des crises de nerfs et de jalousie. L'ambiance se détériore peu à peu jusqu'àu dénouement dans un huis clos oppressant.
J'ai beaucoup aimé ce roman. Entre le romantisme du lieu, les très belles descriptions et l'ambiance qui monte et devient oppressante comme un thriller sur la fin, ce roman m'a comblée.
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critiques presse (1)
LeSoir   22 juin 2020
Dans « L’été des oranges amères », l’autrice anglaise fait basculer Frances de la prudence à l’audace, tant pis pour elle.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   06 mars 2021
«  Au bout des champs, le chemin s’élargissait mais s’obscurcissait en même temps, sous une rangée d’ifs inclinés vers l’intérieur au point que leurs branches s’entrelaçaient au- dessus de ma tête telle une arche nuptiale sous laquelle j’avançais , fiancée sans promis .
De part et d’autre de la route , les berges remontaient le long de la route ,la terre marquée, usée, dénudant les os bruns des racines des arbres » ....
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torpedotorpedo   23 juillet 2020
Jamais je n'avais songé à ce dont les gens pouvaient bien avoir l'air sous leurs habits ou la complexité de leurs vies qui paraissaient si simples et si parfaites de l'extérieur.
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missmolko1missmolko1   25 juin 2019
They must think I don't have long left because today they allow the vicar in. Perhaps they are right, although this day feels no different from yesterday, and I imagine tomorrow will go on much the same.
Commenter  J’apprécie          80
CrumpetCrumpet   19 juin 2020
C’était nouveau et choquant, en 1969, cette manière de prendre les gens dans ses bras qu’avait Cara. Je sais qu’aujourd’hui les gens font ça tout le temps ; je les vois faire ici parfois, quand une fille vient prendre son service et que l’autre s’en va. Des femmes qui s’enlacent, des femmes qui enlacent des hommes, des hommes qui enlacent des femmes : je me demande comment ils arrivent à anticiper le geste. Quel mouvement imperceptible, quel élément de langage corporel que j’ai toujours manqué, le leur indique, les prévient qu’ils sont sur le point de se prendre dans les bras ? Est-ce que les hommes enlacent les hommes aussi ? Ici, je n’ai personne à enlacer, et personne ne vient m’enlacer. 
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2020
C’était nouveau et choquant, en 1969, cette manière de prendre les gens dans ses bras qu’avait Cara. Je sais qu’aujourd’hui les gens font ça tout le temps ; je les vois faire ici parfois, quand une fille vient prendre son service et que l’autre s’en va. Des femmes qui s’enlacent, des femmes qui enlacent des hommes, des hommes qui enlacent des femmes : je me demande comment ils arrivent à anticiper le geste. Quel mouvement imperceptible, quel élément de langage corporel que j’ai toujours manqué, le leur indique, les prévient qu’ils sont sur le point de se prendre dans les bras ? Est-ce que les hommes enlacent les hommes aussi ? Ici, je n’ai personne à enlacer, et personne ne vient m’enlacer.
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