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ISBN : 223408329X
Éditeur : Stock (02/05/2018)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer.
Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre.
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  01 juin 2018
Comment ne pas être sédui(e) à la lecture de ce beau roman entêtant que l'on gardera longtemps en mémoire tant pour la qualité de sa narration que pour l'histoire ?
J'ai tout aimé , l'histoire de la rencontre improbable , et pourtant! , entre Gil, ce séduisant professeur d'université-----devenu plus tard écrivain à succès --------et sa jeune étudiante -----de vingt ans sa cadette-------en 1976.
Ils s'aimérent passionnément ........Combien de colères et d'agacement vains, de quotidien banal, de mensonges et faux- semblants, sournoiseries, renoncements, déceptions , pour que ce grand amour s'étiole et se fane ?
Un jour de juin 1992, Alors que Gil, drôle , charmant , coureur de jupons,, égoïste et fantasque, exclusivement préoccupé par ses livres, inconséquent et désargenté , absent depuis plus de huit mois , encore une fois, de la petite maison de nage où l'attendent Nan et Flora, leurs filles 15 et 10 ans et leur mère Ingrid ........
Celle- ci lui écrivit alors, lui contant l'histoire de leur couple, telle qu'elle l'avait vécue :
"Une lettre qui mettrait à plat les choses que je n'ai pas réussi à te dire en face , la vérité depuis le début sur notre mariage ," une longue série de missives jamais postées par Ingrid à son destinataire .........
N'en disons pas trop .....
L'écriture est travaillée avec un talent exquis de peintre ou de portraitiste, de paysagiste ? décrivant aussi bien un sentier côtier, l'odeur sucrée des primevères , la clarté de l'air chaud de l'été , les ajoncs au parfum de noix de coco, la force brouillonne d'une tempête ou les murs couverts d'étagères submergées de livres entassés dans tous les sens , dans une maison de mer !
Lire ce roman est extraordinairement enrichissant, un très bel ouvrage entêtant , pétri d'amour, de l'amour passionnel , dans sa forme pleine et entière, inconséquente, nourri par la culpabilité, le regret et la douleur , la trahison et les malentendus, tissé de deux fils conducteurs , des piles de lettres glissées dans des ouvrages dont la liste est indiquée en fin de récit -------en 1992, et -------2004, au printemps où Nan et Flora, devenues adultes, de retour dans leur maison de mer , d'où leur mère a disparu depuis douze ans , au chevet de leur père .........
Un livre sensible doté d'une narration subtile, délicate , jamais négative, sans pathos, au souffle romanesque indéniable, élégante et précise , qui touche au coeur , révèlant la complexité et la fragilité des sentiments et leurs miroitements, autour des relations familiales et l'enigme de la disparition d'une épouse, aux cheveux couleur de miel , spontanée et fragile , mère et épouse à vingt ans !
Aimer trop vite, trop tôt, trop fort peut tuer l'amour et gâcher la vie !
Un agréable moment de plaisir littéraire !
Merci à Marie , ma fidèle libraire.......
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palamede
  26 juillet 2018
Elle avait d'abord cru que leur passion durerait sans fin. Mais Gil le séducteur, son ancien professeur de littérature de deux fois son âge, s'était éloigné repris par son envie de liberté. Alors Ingrid lui avait écrit pour lui dire sa souffrance : « tu n'es plus là pour réparer quoi que ce soit ». Avait caché ses lettres dans des livres, car impossibles à envoyer. Avait disparu, laissant Gil et leurs filles, hantés. Inconsolables.
Un mariage synonyme d'absence, de déception, de résignation, la belle affaire ! Chaque jour par amour des femmes renoncent à leur liberté, des êtres qui se sont aimés se séparent. Mais ici le fait banal est transcendé par une écriture juste et élégante qui comme une respiration va et vient. Elle raconte d'une même voix douce, vies, sentiments et paysages, peignant un tableau gracieux et nostalgique.
Une belle lecture où les lettres d'Ingrid dans les livres de Gil, fils conducteurs de la recherche du temps perdu, portent une réflexion appropriée sur le sacrifice des femmes, la désillusion amoureuse et le poids du passé.
Merci à NetGalley et aux Editions Stock
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Jeanfrancoislemoine
  05 mai 2018
Tourner la dernière page d'un livre est toujours un moment particulièrement émouvant, l'heure d'une rupture définitive avec une histoire qui,pendant quelques heures est devenue notre histoire.Lorsque ma libraire m'a proposé cet ouvrage,elle m'a dit,"c'est une belle histoire d'amour mais,vous me connaissez,ce n'est pas une histoire d'amour ,comme on dit,à l'eau de rose"
Et donc me voici parti pour cette aventure qui,je dois l'avouer,m'a vraimemt transporté, touché, troublé ,ému .
D'abord,il y a cette construction,les lettres d'Ingrid alternant avec le récit des
derniers jours de son mari,Gil.Une histoire d'amour qui ,peu à peu,s'ouvre à notre regard,s'offre à notre sagacité au point qu'on ne voit plus que les pages se tournent toutes seules.
Il y a les autres personnages,peu nombreux,mais garants d'un équilibre fragile que l'on sent vaciller de page en page,plus que des faire valoir ,des piliers...
Et puis les livres,les livres,des milliers de livres,ceux qu'on lit,ceux qu'on écrit ,ceux qui dévoilent l'histoire de Gil et Ingrid et des autres.
J'ai adoré ce roman et je remercie encore ma libraire pour ses conseils toujours très avisés .
Je ne veux pas en dire plus,chacun a sa part à découvrir ,rien de plus désagréable qu'un commentaire trop complet qui ne flatte que l'ego de son auteur et décourage un éventuel lecteur. Je ne résiste pas pourtant et je vous conseille de lire le beau commentaire de "motspourmots" et celui,non moins digne d'intérêt de"mollymon"qui traduisent parfaitement mon sentiment et que je salue respectueusement.
Ce livre m'a vraiment transporté mais,c'est vrai,certaines situations...
Bonne lecture,amis babeliotes et à bientôt.
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isabelleisapure
  20 mai 2018
Il est peu de dire que j'ai aimé ce roman. J'y ai trouvé tout ce qui transforme une lecture en moments d'intense plaisir littéraire.
L'écriture est précise, addictive et élégante. L'intrigue, entre thriller psychologique, saga familiale et autopsie d'un mariage est passionnante.
Tout commence lorsque Gil aperçoit dans la rue Ingrid, son épouse disparue depuis plusieurs années. Voulant la rattraper, l'homme a un accident et se retrouve à l'hôpital.
A partir de là, l'auteure donne la parole à Ingrid à travers des lettres qu'elle écrit à son mari, sans jamais les lui envoyer, à travers lesquelles elle fait le bilan de son mariage.
Lorsqu'elle épousa son prof de fac, Ingrid était follement amoureuse de cet homme beaucoup plus âgé et tellement séduisant.
Quinze ans et deux enfants plus tard, que reste-t-il des rêves de jeunesse d'un amour éternel ?
De désillusion en désillusion, Ingrid écrit des lettres qu'elle n'enverra pas à son mari, choisissant de les cacher dans les livres qui envahissent les étagères.
Lorsqu'elle pense en avoir terminé, Ingrid disparaît mettant un point final à son histoire.
S'est-elle noyée comme tout porte à croire ?
Dans ce roman, Claire Fuller tisse une intrigue subtile et convaincante qui livre le portrait d'une femme piégée par le mariage. A travers ses lettres, elle en évoque la dynamique complexe, entre amour et frustration, trahison et secrets.
Il y a tout cela dans ce livre et tellement plus encore qu'il est je crois urgent de le découvrir.
Pour ma part c'est un coup de coeur. Merci à NetGalley et aux Editions Stock.
#ChallengeNetGalleyFR
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viou1108
  04 juin 2018
Un mariage anglais, ou l'autopsie d'une passion aveugle.
1976. Ingrid, étudiante de 20 ans, tombe follement amoureuse de son professeur de littérature. Gil a deux fois son âge mais cela ne l'empêche pas d'être pris lui aussi dans les filets de la passion. La foudre a frappé, la relation est brûlante, les tourtereaux se marient. Ingrid tombe enceinte et envoie définitivement valdinguer ses rêves et ses certitudes d'adolescente. Elle qui voulait voyager, voir le monde, être libre et surtout pas coincée dans une vie étriquée de ménagère, se retrouve sans diplôme, sans emploi, sans argent, complètement dépendante de son mari, coincée dans leur maison isolée. Mais qu'importe, l'amour triomphera de tout…
1992. Ingrid a déchanté depuis longtemps. Mais elle est toujours mariée à Gil. Celui-ci est devenu un grand écrivain (mais de quelle manière…), et est très souvent absent du domicile conjugal, courant de réceptions mondaines en jupons retroussés. Avec ce mari volage et prodigue, Ingrid n'a toujours ni travail, ni argent, et pas davantage d'instinct maternel malgré ses deux filles, Nan et Flora. Alors du fond de son isolement dans leur maison en bord de mer, elle écrit son amertume à Gil, dans des lettres qu'elle ne lui envoie pas, mais qu'elle cache entre les pages des innombrables livres qui colonisent leur « pavillon de nage ». Et un jour, Ingrid part nager et se volatilise…
2004. Gil, désormais vieil homme, croit apercevoir Ingrid dans la rue. Il se lance à sa poursuite, et fait une chute qui le conduit à l'hôpital. Nan et Flora lâchent tout et accourent au chevet de leur père. Une réunion de famille où les comptes du passé se soldent pour, peut-être, délivrer, libérer l'avenir…
Le récit n'est pas aussi linéaire que dans ma description, il alterne les époques, construisant peu à peu les portraits de Gil et Ingrid. le premier apparaît comme un colosse d'égoïsme, dont les pieds semblent s'être fragilisés à la disparition d'Ingrid. Celle-ci est un peu plus complexe, mais pas beaucoup plus attachante pour autant. Elle a renoncé à tous ses principes, s'est enfermée dans une vie dont elle ne voulait pas, faisant systématiquement les mauvais choix quand la voie de la liberté s'ouvrait devant elle : enfant, mariage, être femme au foyer et cocufiée, elle accepte tout cela alors que les échappatoires existent. Et quand elle se décide à prendre la sortie (radicale), elle laisse ses deux filles (10 et 15 ans) sur le carreau. Il y a des anti-héroïnes plus sympathiques.
Un mariage anglais est un roman porté par une belle écriture, tout en finesse psychologique, sensuel quand les corps s'expriment, pudique quand les sentiments se dévoilent. le portrait un peu déprimant d'un homme, d'une femme, de leur couple, et l'histoire de ce que devient le feu de la passion quand il a consumé la paille qui le nourrissait.
Et, last but not least, un bel hommage aux livres, qui protègent, libèrent et font rêver.
En partenariat avec les éditions Stock via Netgalley.

Lien : https://voyagesaufildespages..
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critiques presse (1)
Lexpress   30 mai 2018
Regrets, remords, trahisons, culpabilité se déploient dans une ode à la nature - cette mer "couleur de jean mouillé" -, à la lecture, et sur la musique de Townes Van Zandt. Un roman fort sur un amour fou.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
mumubocmumuboc   09 août 2018
Une mère ne quitte pas ses enfants ! Des pères quittent leurs enfants tous les jours et personne ne bronche à peinte y a-t-il vaguement une déception de temps en temps. Pourquoi ce serait-il choquant que pour une fois ça vienne d'une femme ? (...) C'est différent pour une mère. - Pourquoi ? parce que les mères sont censées aimer leurs enfants davantage que les pères ? Parce que c'est censé être instinctif ? (p264)
+ Lire la suite
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SZRAMOWOSZRAMOWO   01 mai 2018
La sonnerie tira Flora d’un sommeil profond. Couché à côté d’elle, Richard avait la tête enfouie sous un oreiller, elle dut lui grimper dessus pour sortir du lit dans le froid et le noir de la chambre. Elle trébucha sur des reliefs de vêtements, des bouteilles vides et des assiettes sales qui jonchaient le sol, ramassa une vieille nappe qu’elle utilisait pour dissimuler les taches de gras laissées sur le canapé par les précédents locataires et s’enroula dedans comme dans une cape. La sonnerie cessa. Flora soupira, et le temps qu’elle ait chassé tout l’air de ses poumons, la sonnerie reprit. Elle tendit l’oreille puis se mit à fouiller parmi les vêtements, tomba enfin sur son jean et son téléphone portable resté dans la poche arrière. Nan s’affichait sur l’écran. Richard roula sur le lit en grognant et Flora alla se réfugier dans la salle de bains.

« Nan ? dit-elle en tirant le cordon de la loupiote et en clignant des yeux ».

— Allô ? Flora ?

— Oh, non, je suis désolée, pardon, j’aurais dû appeler, dit Flora. Joyeux anniversaire avec un jour de retard.

— Merci, dit Nan. Mais je ne t’appelais pas pour ça. »

Le ton de sa voix était paniqué, inquiet, Flora sentit une créature s’insinuer en elle, tapie dans son ventre.

« Qu’est-ce qui se passe ? » La voix de Flora n’était plus qu’un murmure. Elle s’affala sur le linoléum, coincée entre la baignoire et le pied du lavabo. De si près, les volutes et les tourbillons abstraits du motif de la nappe semblaient se transformer en poissons bleu argent nageant sur ses genoux.
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palamedepalamede   27 juillet 2018
Flora aurait aimé avoir ses deux parents devant elle pour leur demander pourquoi les mots « paternité » et « maternité », séparés d’une seule lettre, recouvraient pourtant des réalités si différentes.
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JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   04 mai 2018
"Ca n'en vaut pas la peine,dit Gil.
Qu'est ce qui n'en vaut pas la peine?
De contrarier quelqu'un que tu aimes.On ne sait jamais quand on le verra pour la dernière fois" (P260)
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Annette55Annette55   31 mai 2018
"Jusqu'au coeur des étés les plus chauds, les arbres dominaient le sentier de leur ombre et les fougères et les herbes suintaient encore d'humidité à travers les rochers . "
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