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Katia Holmes (Traducteur)
EAN : 9782264040756
256 pages
Éditeur : 10-18 (01/09/2005)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Matsuyama Kaze, le " samouraï au grand cœur ", a tout perdu avec l'avènement du nouveau shogun, le redoutable Tokugawa. Traqué, ce rônin arpente désormais les routes du Japon féodal ravagé par la violence et la pauvreté, pour le plus grand malheur des criminels qu'il croise en chemin. En arrivant près du village de Suzaka, Matsuyama Kaze découvre le corps d'un homme transpercé d'une flèche. Intrigué par ce mystère que personne ne semble vouloir résoudre, le samouraï... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  13 septembre 2014
L'avantage de Dale Furutani est qu'il n'est pas japonais.
Donc il peut se mettre à mon niveau ( inculte de la société japonaise du XVIIème siècle) en expliquant les base.
A la première lecture des trois tomes, j'ai adoré... il y 8 ans. Maintenant que je voulais écrire une critique positive sur le livre, j'ai dû le relire pour argumenter la critique car je l'avais lu trop et j'ai oublié ce que j'avais dévoré compulsivement....
La relecture j'ai encore adoré... Voilà pourquoi :
Dale Furutani donne une date importante pour le Japon 1603, il explique l'ordre des classes sociales, il parle des Samouraï en rupture de contrat, il évoque les mythes des monstres japonais ( qu'il est possible de retrouver les monstres du voyage de CHIHIRO), il nous fait découvrir le théâtre Nô.
Kaze, le samourai est le héro du roman : il a toutes les qualités : modeste, intelligent, fidèle,agile ,adroit, sculpteur, cultivé, et il a été facile de s'identifier.
Une question reste ouverte : lorsque le samouraï creuse des tombes, il utilise un sabre, comment fait-il?
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Bigmammy
  22 décembre 2011
Voici le premier épisode d'une trilogie qui nous transporte instantanément dans le Japon des premières années du XVIIème siècle.
Le pouvoir vient de changer de mains. de nombreux et fiers soldats de métier, des samouraï sans emploi ont été jetés sur les chemins, ils appartenaient à l'un des clans vaincus, sans maîtres, ils sont désormais des rônins. Certains s'enrôlent auprès d'autres seigneurs de la guerre, certains changent de métier et deviennent marchands, une caste très dépréciée pourtant. Il en est qui suivent leur chemin, en particulier lorsqu'ils poursuivent un objectif compatible avec les principes du bushido, leur code d'honneur ancestral.
Tel est le cas du héros : trente et un ans, bien bâti, il ne se rase pas le devant de la tête mais a réuni ses longs cheveux en un chignon ramassé derrière la tête. Il ne porte curieusement qu'un seul sabre, un katana. Il se nomme Matsuyama Kaze, ce qui signifie « Vent de la montagne couverte De Pins ». le fait qu'il porte deux noms signifie qu'il vient d'une noble famille. Il va par le chemin, à pied. Il se sent proche de la nature. Nous apprendrons plus tard qu'il fut marié, fut père de deux enfants, mais qu'alors qu'il guerroyait pour le compte de son seigneur, son propre château fut attaqué et investi. Pour ne pas subir l'intolérable humiliation d'être soumise en esclavage, son épouse a réagi en samouraï : elle a elle-même égorgé ses enfants puis s'est faite seppuku. Kaze n'a pas pu éviter la chute de son seigneur. Il a cependant fait une promesse à la veuve de celui-ci : retrouver sa fille de sept ans, qui a vraisemblablement été vendue. En gage, la Dame a conservé son sabre court. Et puis, elle est morte dans ses bras, d'une façon que nous découvrirons dans le deuxième épisode.
Kaze parcourt le Japon depuis déjà deux années au moment où nous le trouvons au milieu d'un carrefour de cinq routes. Un cadavre de samouraÏ y a été déposé, transpercé d'une flèche de très belle facture. On soupçonne fortement les brigands qui rançonnent la population depuis deux ans ….Le seigneur du lieu va demander à son magistrat, au chef du village et à Kaze de trouver l'assassin. Qui a tué ? Pourquoi ? Kaze interrompt sa quête pour résoudre cette énigme. Il ne manque pas non plus d'interroger les uns et les autres sur la présence d'une fillette de neuf ans. Mais personne n'en a entendu parler. Jusqu'à ce que Kazé reçoive, des mains d'un très jeune homme auquel il vient de rendre un grand service, un petit gâteau sec enveloppé dans un morceau de tissu. Il avait oublié ce présent dans la manche de son kimono. Quand il le déplie, il constate avec surprise que le tissu reproduit l'emblème de la famille de sa défunte Dame. Il lui faut donc repartir à la rencontre du jeune homme et de sa terrible grand-mère.
Pour moi qui ai une passion pour les estampes japonaises, ce livre est un véritable délice. J'ai l'impression d'entrer dans une de ces merveilleuses scènes de genre d'Hokusaï ou plutôt d'Hiroshige. Les pins, le chemin boueux, la montagne, la pluie drue, la chaleur ….tout concourt à laisser entrapercevoir la façon de penser traditionnelle japonaise, si étrangère à nos valeurs, encore que, si on y prête une plus grande attention ….Bien écrit, bien traduit, des combats précis et spectaculaires, en fait une classique manga à l'occidentale. A déguster par petites goulées.
Lien : http://www.bigmammy.fr
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edwige31
  30 juillet 2012
Ce livre est une vrai découverte : le Japon est magnifiquement restitué, les moeurs et coutumes très bien décrites et cela permet de comprendre les pensées des personnages. Kaze Matsuyama est un vrai héros de légende avec sa part de mystère, son droiture et son sens de l'honneur guidant ses pas. En toile de fond, Kaze est à la recherche d'une fillette, qui a été vendu suite à la défaite du maitre de Kaze. Pourtant l'intrigue principale est autre : il s'agit d'arrêter une bande de brigands, guidée par un haut personnage de la région, mais lequel. Leurs actions détruisent peu à peu la région et les richesses du pays. L'action de Kaze vise à rétablir l'équilibre, ce qui est très caractéristique des coutumes japonaises à cette époque. C'est trés bien écrit, sans temps mort.
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chocobogirl
  10 février 2011
Japon, 1619. Un samouraï sans maître (un ronin) parcourt le pays à la recherche de la fille de sa dame (la femme de son maître), qui a été enlevée. Se jurant de tenir sa promesse, Matsuyama Kaze arrive au village de Suzuka où un meurtre vient d'être commis. Un homme a été retrouvé transpercé d'une flêche mais le magistrat qui s'occupe de l'enquête semble peu enclin à découvrir la vérité, quitte à punir un innocent. Notre samourai devra alors faire face aux rivalités politiques et user de son intelligence pour déjouer se sac de noeuds.
Amateur de thriller au suspens trépidant, passez votre chemin !
Il s'agit plutôt ici d'un polar historique réservé aux fans de japon médiéval ou aux amateurs de policier à énigmes et enquêtes de déduction.
Le contexte historique est en effet, très bien documenté et le lecteur découvrira une période charnière de l'histoire du Japon : celle de l'arrivée au pouvoir des Tokugawa, après la célèbre bataille victorieuse de Sekigahara et ses conséquences directes sur la population.
Des mots de japonais parsèment le texte et leur traduction est donnée à l'intérieur même du récit (pas de renvoi pénibles en fin de volume). Chaque chapitre est précédé d'un haiku.
Tout cela donne au lecteur une immersion totale dans un contexte très dépaysant et à priori peu connu.
Le personnage du samouraï est bien développé et son esprit de déduction, mis en avant.
Nous irons à la découverte des arts, du théâtre Nô, de la littérature, du bushido, des esprits et des démons.
Bref, ce roman est un très bon condensé de la culture japonaise du 17ème siècle.
Pourtant il manque le petit truc qui nous donnerait envie de dévorer à toute allure les tomes suivants.
Le rythme est lent, l'intrigue agréable mais sans grande surprise. A découvrir, tout de même !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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MonCharivariLitteraire
  06 avril 2019
Matsuyama Kaze est un ronin. il a tout perdu avec l'avènement du nouveau Shogun? Il arpente désormais les routes à la recherche de la fille de son seigneur. Mais les routes peuvent être dangereuse et provoquer des rencontres inattendues. C'est ainsi qu'il tombe sur un homme tué par une flèche et ne voulant pas qu'un homme soit tué à tort se retrouve à mener l'enquête.
On se laisse séduire par ce samouraï déchu, tellement malin et original. Un homme qui privilégie la réflexion à l'action brute et inutile mais surtout qui a un sens aiguë de l'honneur et du devoir. On découvre le Japon au 17ème siècle dangereux, inégalitaire et torturé mais surtout on se laisse prendre par l'histoire
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 septembre 2006
Lecture jeune, n°119 - La sortie de ce troisième volume d’une trilogie de Dale Furutani est l’occasion de signaler un ensemble cohérent, palpitant et fort dépaysant. Le XVIIe siècle japonais, époque sanglante et trouble, vit l’avènement du shogun Tagukawa, à l’origine d’une nouvelle dynastie. Matsumaya Kaze, un samouraï vagabond, ronin sans caste, promit à la veuve agonisante de son défunt suzerain de retrouver sa fille, victime d’un rapt lors de l’avènement du nouveau shogun. Dans le premier volume, il arrive dans un village où un meurtre vient d’être commis. Il mène habilement l’enquête sans perdre de vue son objectif… Dale Furutani emmène le lecteur dans un Japon ancestral à la découverte des codes et rites de toute une société (pauvres paysans, courtisans d’Edo…), de la philosophie et des arts pratiqués par le samouraï (nô et calligraphie). Des haïkus ponctuent et colorent le déroulement de la narration. ? Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   02 septembre 2014
La mort d'un samouraï était une affaire autrement grave que celle d'un quelconque camelot. Les marchands formaient en réalité une des classes sociales les plus basses. Seuls les hors-caste leur étaient inférieurs dans l'échelle sociale, les eta qui s'acquittaient des besognes impures telles que l'abatage des animaux et le tannage des peaux.
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pdemweb1pdemweb1   14 septembre 2014
L'honneur est comme le vent, songea Kaze. Bien qu'invisible, vous le sentez agir sur votre conscience et vous pousser là où vous n'auriez peut être pas envie d'aller.
L'honneur peut vous secouer jusqu'à ce que vous vous pliez à sa volonté et que vous preniez la direction dans laquelle il vous pousse
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SeijoliverSeijoliver   13 août 2019
L'honneur est comme le vent, songea Kaze. Bien qu'invisible, vous le sentez agir sur votre conscience et vous pousser là où vous n'auriez peut-être pas envie d'aller. L'honneur peut vous secouer jusqu'à ce que vous vous pliiez à sa volonté et que vous preniez la direction dans laquelle il vous pousse.
En grandissant, Kaze avait cessé de jouer au cerf-volant mais il s'était mis à mieux percevoir les effets de l'honneur. Si son karma le lui permettait, il se réjouissait déjà en pensant au jour où il se retrouverait proche de cette autre extrémité de son existence - de la vieillesse -, et où il pourrait s'offrir le luxe de s'amuser à nouveau avec des cerfs-volants.
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AurorechanAurorechan   16 janvier 2013
- Es-tu prêt à mourir ?

Le visage du jeune samouraï était un masque de colère et de la salive gicla de ses lèvres tandis qu'il lançait ce défi. Trois des quatres autres passagers du petit bateau s'agrippaient aux plats-bords, courbés sous l'assaut des paroles du guerrier. Le quatrième, cible de la fureur du samouraï, restait calmement assis à l'arrière, près du rameur qui avait cessé de pagayer quand le ton avait monté.
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MarinetteBMarinetteB   29 mai 2014
Malgré la simplicité affichée de ses manières, il y avait cependant quelque chose chez ce samouraï qui le troublait. Il semblait garder son sabre constamment à portée de main, comme s'il s'attendait à être attaqué d'un instant à l'autre. L'arme est une extension de l'âme pour un samouraï, bien sûr, Jiro le savait, mais il trouvait curieux que Kaze ne posât jamais la sienne hors de portée de son bras. Curieux aussi que Kaze n'eût qu'un seul sabre, le long katana. Normalement, les samouraïs en portaient deux : le katana et le wakizashi, plus court. Celui-ci servait d'arme supplémentaire et à d'autres tâches telles que le suicide rituel. Les samouraïs appelaient leur wakizaki "le gardien de l'honneur". Jiro se demandait pourquoi Kaze n'en avait pas.
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