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Katia Holmes (Traducteur)
EAN : 9782264040749
280 pages
10-18 (01/09/2005)
3.98/5   68 notes
Résumé :
Tandis que Matsuyama Kaze le samouraï, suit la route du Tokaido sur la piste de la fille de son ancien maître, enlevée trois ans auparavant, il sauve la vie d'un homme attaqué par des bandits. La victime, un marchand nommé Hishigawa, prend Kaze à son service pour qu'il l'accompagne jusqu'à sa somptueuse demeure de Kamakura. Là, le samouraï découvre vite qu'Hishigawa est un personnage trouble et il devient bientôt clair que dans la vie dorée du marchand, tout n'est q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Dans ce second volume, Matsuyama Kaze ( le héro) est en phase avec le volume précédent : Intelligent, cultivé, puissant, souple, modeste. Dale Furutani lui a donné quand même un défaut , le samouraï n'a aucune notion d'économie encore que ..... Comme pour le volume précédent, Dale Furutani donne des détails de la vie quotidienne de la vie Japonaise au XVIème siècle ainsi que quelques mots de l'univers des Samouraïs.
Juste un petit reproche : plusieurs fois, l'auteur indique que dans l'ordre social, les commerçants ( même riches ) sont pratiquement au plus bas de cette échelle.
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Nous retrouvons Kaze, le héros de la trilogie furutanienne, sur la route du Tokaïdo, cette artère commerçante qui irrigue les plus importantes cités du Japon – nous sommes en 1604 - et conduit de Kyoto, l'antique capitale, à Edo, centre du pouvoir du nouveau Shogun, Tokugawa, avec ses cinquante trois relais merveilleusement dépeints par les maîtres de l'estampe, en faisant un diverticule vers Kamakura.
Kaze a un an de plus que lors de l'épisode précédent mais poursuit encore et toujours sa quête, retrouver la fille de sa Dame, morte entre ses bras de tortures et d'humiliation. En chemin justement, il entend des cris : un parti de brigands attaque un riche marchand et va submerger ses gardes pour s'emparer d'une précieuse cassette. Kaze s'interpose. Mais, chose impensable, son merveilleux katana se brise au contact de celui de son adversaire, très habile au combat. Néanmoins, Kaze tue l'assaillant et met en fuite ses sbires. Il doit se contenter de récupérer le sabre du mort, ce qui n'est pas dans la philosophie du bushido. Ensuite, il offre sa protection au marchand jusqu'à se demeure de Kamakura. Non sans se poser de nombreuses questions sur l'activité réelle de cet homme d'affaires dont le seul centre d'intérêt semble être sa profonde dévotion pour sa jeune épouse Yuchan.
Kaze est à la poursuite d'un groupe de personnages étranges : une grand-mère officiellement autorisée à assouvir une vengeance, suitée d'un domestique très maigre et d'un de ses petits-fils. C'est lui qui lui a remis un gâteau enveloppé d'un morceau de tissu portant la marque du clan de son ancien seigneur et Kaze veut absolument savoir si ce morceau d'étoffe peut le conduire à retrouver la petite fille. Il passe alors un marché avec l'intransigeante grand-mère qui elle, cherche à savoir ce qu'il est advenu d'un autre de ses petits-fils, brillant manieur de sabre, et qui a disparu lui aussi en tentant d'exécuter la vengeance familiale. Tout le monde se retrouve à Kamakura, chez le marchand Hishigawa, qui a bâti pour son épouse un palais de Jade au milieu d'une île. Cependant, l'arrivée de Kaze provoque bien des réactions.
Sur ce chemin initiatique, c'est le lecteur qui entrevoit le mystère de la tradition des arts martiaux japonais, la façon de forger un sabre katana, l'origine des ninjas, les préceptes du zen délivrés par les sensei, maîtres d'apprentissage des jeunes samouraïs, leurs principes de combat au plus près de la nature, leur code d'honneur. En fait, l'auteur nous fait entrer de plain pied dans une scène de Kurosawa. Vengeance au palais de Jade est la suite de la Promesse du samouraï, mais peut aussi se lire séparément….En tous cas, j'attends avec impatience le troisième volume pour savoir enfin où est cachée la petite fille ….Les dernières lignes du livre nous indiquent la direction d'Edo, future Tokyo ….

Lien : http://www.bigmammy.fr
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Pardonner n'est jamais facile mais le pardon à soi-même n'est-il pas le plus difficile ? C'est du moins à cette triste réalité qu'est confronté le samouraï Kaze dans ce deuxième épisode de la trilogie qui lui est consacrée. Car après avoir déjoué ruses et complots, s'être comporté en tous points selon le code du bushido, sauvé en quelque sorte la veuve et l'orphelin, une méprise monumentale viendra le hanter et provoquera chez lui une culpabilité dont on se demande encore si elle ne l'affectera pas éternellement.

Peut-être que j'accorde trop d'attention à cet aspect qui n'est qu'un bref passage dans ce livre, mais c'est vraiment ce qui m'a touché le plus. le reste est très bon aussi, les intrigues bien ficelées, les personnages intéressants, les dialogues pleins de nuances et de deuxième degré. La quête du héros progresse, sa droiture et sa générosité ne se démentent pas, le contexte historique est toujours aussi captivant et bien rendu. Vivement le prochain et malheureusement dernier épisode.
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Ce deuxième tome révèle un peu plus la quête et l'histoire de Kaze Matsumaya. A la recherche d'une fillette, il plonge dans les moeurs les plus glauques des maisons de plaisirs; c'est toujours aussi bien écrit, sans temps morts, avec beaucoup d'humour, dynamique, restituant très bien l'atmosphère et la vie japonaise. Kaze devra révéler la part d'ombre d'un marchand, auquel il sauve la vie lors d'une rixe. Les apparences sont trompeuses et son action permettra à de nombreuses personnes de retrouver une vie plus digne, voire heureuse. Un bon moment
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Je sais, je sais, urbanbike c'est souvent FIP au niveau de l'ambiance… Céramique, Assainissement et puis Polar se succèdent après Coworking et SSD.

Il y des sites plus thématiques — même si je note que certains hauts lieux du Mac parlent photo ou chroniquent un bouquin, ce qui n'est pas fait pour me déplaire, bien au contraire…!

Bon, ce polar n'est pas éblouissant, rien à voir avec le Bonhomme de neige ou Celui qui a peur du loup, mais pour me changer les idées, absolument parfait…!

En gros, c'est une sorte de Western doublée d'une quête. Sauf que cela se passe dans le Japon des années 1600 et que l'on dégaine le sabre — le katana — à la première occasion… L'histoire est assez bien troussée, elle fait suite à un autre ouvrage, la promesse du samouraï, et un troisième tome — clôt le cycle de cette quête. Rassurez-vous, il semble que l'on puisse commencer sans difficulté par celui-ci.

Si je comprends bien,la hiérarchie sociale du Japon d'alors n'était pas des plus protectrices pour les paysans qui pouvaient servir sans barguigner de test de qualité des lames de sabre…! le héros, un rônin (samouraï sans attaches), Matsuyama Kase a, lui, toutes ses facultés, reste plutôt brave et sympathique au regard de tous ces porteurs de lame qu'il croise…!

Son insatiable quête l'amène à se retrouver témoin d'un guet-apens et à intervenir. Bon, la suite est dans ce livre dont l'histoire peu à peu vous happe et vous voilà au coeur de la nuit à poursuivre la lecture malgré des paupières de plomb pour essayer de comprendre la situation…!

L'aspect exotique, les traditions, le code de l'honneur mais aussi la rouerie de certains protagonistes rend l'histoire totalement captivante. D'aucuns objecteront que c'est pas suffisamment appuyé sur la réalité du Japon féodal, que les explications ne sont pas complètes, trop simplifiées, peu importe…! Je me suis bien détendu en suivant ce récit qui découpe à qui mieux mieux et fait couler le sang à la moindre occasion …!

Pire, après avoir fermé cet opus, j'envisage sans aucun scrupule de lire la suite, Menaces sur le Shogun…!
Lien : http://www.urbanbike.com/ind..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Le disciple doit méditer sur la signification de ;" La lune est dans l'eau." tu en comprends le sens ?
- Cela signifie que c'est la nature de l'eau de refléter l'image de la lune, tout comme c'est la nature de la lune d'être reflétée. Toute étendue d'eau, du grand océan à la modeste mare boueuse, est naturellement dotée de cette capacité de réflexion. Et pourtant, l'eau n'a pas de désir conscient de refléter la lune, c'est juste une qualité qui lui est inhérente.
De la même façon, la lune n'a pas de désir de se réfléchir dans d'innombrables étendues d'eau, c'est simplement, là aussi, une caractéristique intrinsèque de sa nature. Il en va ainsi des hommes aussi : certains sont destinés à être reflétés, tandis que d'autres sont destinés à refléter.
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Les Hishigawa, en bon maître, avaient décidé d'arranger un mariage entre la jeune servante de leur fils et le fils des Ando, qui faisaient partie de leur domesticité. Mais la nouvelle épouse trouvait le mariage pénible et ennuyeux. Le corps de son époux ne lui procurait pas de plaisir et elle était horripilée par les nombreuses contraintes qui s'imposaient à une femme mariée, elle qui était entièrement dévouée au Jeune Maître
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Comme si elle avait lu ses pensées, la dame tendit une main faible, qui tremblait sous l'effort de la tenir en l'air.
- Donnez- moi votre wakizashi.
Surpris, Kaze tira son sabre court de sa ceinture et le lui donna. Le poids de l'arme fit retomber la main fragile, qui agrippa cependant farouchement le fourreau. Kaze crut d'abord que la dame avait perdu courage et qu'elle voulait s'en servir pour se suicider mais elle lui dit :
- Ceci représente votre honneur et la liberté que vous avez de vous supprimer. Désormais, votre honneur m'appartient, jusqu'à ce que ma fille ait été retrouvée et mise en sûreté. Donnez-moi votre parole !
- Je vous le promets, ma dame. Mais ce n'est pas nécessaire, j'honorerai ma parole, comme j'ai toujours respecté mes engagements. Et vous vivrez pour revoir et tenir de nouveau dans vos bras votre fille.
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il n'y a ni gloire ni beauté dans la guerre. De la beauté, il y en a certes dans les armes de guerre, dans les armures et les casques de couleur vives que nous revêtons. de la beauté, il y en a dans les colonnes d'hommes qui partent en guerre, bannières au vent, dans le martèlement des centaines ou des milliers de pieds sur la route.
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les meilleurs sabres sont ceux qui restent dans le fourreau et les meilleures années sont celles qui n'ont pas besoin de livrer bataille.
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