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ISBN : 282410659X
Éditeur : Albiana (11/09/2015)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
"Toi, tu avais dix-neuf ans et ton visage est bien celui d'un garçon à peine sorti de l'adolescence plus que d'un homme mûr. Tes camarades aussi, quoique de plus rude apparence, ont une expression très sérieuse. Ils semblent fixer l'objectif d'un regard droit et un peu mélancolique à la fois. Tu parais beaucoup moins âgé que les autres, petit et raide, les joues glabres et pâles, engoncé dans ton uniforme militaire. Vous venez d'être incorporés et votre tenue est en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
araucaria
  15 avril 2017
Il s'agit d'une histoire vraie romancée. Ce petit soldat, mort trop tôt, sur un champ de bataille a vraiment existé, il venait de Corse mais naturalisé peu avant le conflit était natif de Vénétie. L'auteur a effectué un véritable travail de détective, suivant le cheminement du régiment dans lequel était enrôlé le héros, et s'attelant aussi à des recherches historiques très poussées. Ce livre n'est pas seulement un roman racontant la vie de poilus sur le front, mais aussi une analyse des événements émaillant le conflit. Un livre intéressant, très bien écrit, mais très pointu et à découvrir aussi comme une étude sérieuse de différents champs de batailles de la guerre de 14/18.
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Albiana
  25 octobre 2017
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   12 avril 2017
Le personnage de Garibaldi, ce combattant romantique dont la réputation de gloire avait franchi bien des frontières, tu ne l'ignorais pas tout à fait, non seulement à cause de ses exploits italiens mais aussi parce qu'il reposait, depuis seulement une dizaine d'années avant ta propre naissance, à Caprera en cette presqu'île galluraise du nord de la Sardaigne si proche de ton île d'à peine une dizaine de kilomètres. Il était donc une sorte de contemporain célèbre.
Ton camarade intellectuel t'apprit sur ce brillant personnage mille détails qui te réjouirent et attisèrent encore ton admiration. Le "héros des deux mondes" comme on le qualifiera parfois était né à Nice, la ville où on le considérait aussi comme un illustre compatriote, il avait eu de nombreux amis corses, et il te semblait donc, à mesure que tu apprenais des informations supplémentaires sur lui, comme proche de tes propres pensées, même si tu n'osais par timidité avouer pareille prétention. Ton camarade t'avait en outre indiqué que Garibaldi, comme révolutionnaire, était venu combattre pour la liberté avec les troupes de Napoléon III en 1870 contre les Prussiens considérés comme des envahisseurs.
Mais ce qui t'avait plus encore surpris ce fut d'apprendre qu'une troupe de plus de deux mille hommes était engagée dès le début de la présente guerre à vos côtés et qu'elle était commandée par l'aîné des petits-fils de Garibaldi, fidèle donc à l'esprit de son grand-père dont ils avaient tous adopté la légendaire chemise rouge. Cette "légion garibaldienne", comme elle voulait se nommer, avait été envoyée en décembre sur le front d'Argonne où elle avait subi des pertes très lourdes, y laissant d'ailleurs deux autres petits-fils du célèbre combattant. (...)
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araucariaaraucaria   07 mars 2017
Savais-tu, toi, comment fonctionnait ou devait logiquement fonctionner l'artillerie au moment d'une attaque? Pas plus que les autres, sans doute. Vous vous imaginiez assez mal quel pouvait être son rôle principal, son utilité réelle, tout au moins au début. Vos instructeurs mêmes n'en avaient, semble-t-il, qu'une idée assez sommaire : "Ce qui compte, répétaient-ils, c'est le fantassin, la force principale des armées, ce qui importe, c'est l'assaut en groupe qui l'emporte toujours sur ce qui est en face, le nombre et la fougue étant bien plus importants que tout le reste..." Voilà ce qui se disait et voilà surtout ce qui se croyait vérité de toujours.
Balivernes pourtant que tout cela : vous le saviez bien à présent et vous l'avez lourdement payé de votre sang, vous avez éprouvé combien l'assaut en terrain découvert était notablement insuffisant s'il n'était accompagné ou plutôt précédé de tirs nourris d'artillerie, ce qu'on nommait nettoyage ou préparation avant que les fantassins ne lançassent leur assaut. Les artilleurs ensuite pouvaient se positionner de part et d'autre des fantassins déployés pour les soutenir. Quel est donc le fort en gueule qui prétendait devant ces évidences nouvelles que les canons n'étaient destinés qu'à faire du bruit, et que seule l'infanterie remportait des victoires?
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araucariaaraucaria   15 avril 2017
Des nouvelles venues de France vous avaient appris que certaines unités d'infanterie, vos frères d'armes en quelque sorte, avaient été durement réprimées à cause de mouvements de désobéissance auxquels elles auraient participé. C'était un sujet que vous aviez évoqué maintes fois à l'arrière dans votre trio et vous vous souveniez fort bien de vos craintes de mutineries dans la troupe si des ordres imbéciles continuaient à envoyer sans limite l'infanterie à la boucherie dans des combats perdus d'avance. Et vous aviez ajouté à ces raisons trop évidentes des motifs moins voyants mais aussi condamnables, la dolce-vita menée par certains officiers à l'insu de leurs hommes. Des condamnations à mort, des fusillés pour l'exemple ou pour moins que cela encore, pour des erreurs d'appréciation, une répression sauvage, la décimation de régiments entiers... tout cela expliquait largement selon vous ces révoltes de l'année 1917. Il vous était aussi rapporté que l'offensive, lancée par le successeur de Joffre, le général Nivelle, dans le secteur du Chemin des Dames, au mois d'avril et qui s'était révélée catastrophique alors qu'elle devait être décisive en moins de vingt-quatre heures, avait provoqué le limogeage du chef de guerre contesté et son remplacement immédiat par le prometteur général Pétain. Des mouvements d'insubordination, de refus d'obéir, des incidents nombreux à l'arrière et dans les trains ou les gares de permissionnaires, s'étaient succédé à partir de ces déconvenues du combat. D'ailleurs, ajoutiez-vous, il n'est point sûr que nous n'eussions pas nous-mêmes participé à ces mouvements, tant nous n'avions par moments l'impression d'une coupe trop pleine malgré notre relative modération! Le voyage inopiné en Italie vous avait en quelque sorte au moins éloignés de ce guêpier-là.
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araucariaaraucaria   14 avril 2017
Il ne fallait donc pas s'étonner des bousculades, de l'organisation de soupes populaires, d'un régime d'allocations spéciales pour les mères de famille, les nécessiteux... et même des tentatives de lynchage d'individus que l'on croyait allemands alors qu'ils étaient d'origine alsacienne ou venaient de pays où une langue germanique était utilisée. Car la crainte des espions, des traîtres et autres ennemis infiltrés était plus grande encore du fait de la proximité des frontières italiennes, du voisinage de Monaco dont on disait que le prince était proche des Allemands...
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araucariaaraucaria   01 mars 2017
Il faut dire que les citadins se sentaient un peu plus près de chez eux puisque plus tard, c'est à la caserne centrale dite Marbeuf de Bastia qu'avaient lieu les derniers regroupements pour le grand départ, cette caserne majestueuse érigée face à la mer et dominant la grande place et le quartier portuaire. Elle avait été, vous expliquait-on un ancien couvent des missionnaires lazaristes, vaste bâtisse avec de grands jardins où l'on avait installé, au XVIIIe siècle, l'administration du gouverneur et c'est pourquoi certains l'appelaient encore "le Gouvernement" ou plutôt en idiome local U Guvernu ou u guvernamentu. Cette bâtisse deviendra plus tard, sous le même nom de Marbeuf, d'abord lycée général puis, non sans substituer à son ancienne dénomination, celle d'un résistant célèbre, en lycée d'enseignement professionnel.
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