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EAN : 9782702497593
674 pages
Éditeur : Le Masque (17/03/2004)
3.76/5   29 notes
Résumé :
Une nuit de juin 1871, le maire de Sauveterre en Saintonge est averti que le château de Valpinson est en feu et que son propriétaire, le, comte de Claudieuse, a été grièvement blessé... Un jeune paysan un peu simplet a cru reconnaître en l'agresseur du comte, Jacques de Boiscoran, un propriétaire voisin qui se retrouve bientôt en prison.
La défense de l'inculpé s'organise et un jeune avocat parisien, Manuel Folgat, se persuade rapidement de l'innocence de l'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gloubik
  23 août 2019
Je n'en suis pas à ma première lecture d'Émile Gaboriau. Après Monsieur Lecoq et le dossier N° 113 lus et appréciés l'un et l'autre il y a plus de dix ans, je m'étais attelé à la lecture du crime d'Orcival que j'avais également apprécié bien que lui reprochant son caractère de roman social trop marqué.
La corde au cou est resté plusieurs années sur une étagère avant que je me décide à en entreprendre la lecture récemment. Est-ce prémonition ? Peut-être. Car :
Est-ce un polar ? Non.
Est-ce un thriller ? Non.
Est-ce un roman social ? Oui, mais pas que.
Nous avons affaire à un roman judiciaire. En effet, quasiment toute l'oeuvre se déroule après le crime et l'arrestation du présumé coupable. Nous suivons l'enquête (bâclée) du juge d'instruction, les démarches des avocats de la défense, de la famille ou des amis pour prouver l'innocence du prévenu. Je pense que ce roman écrit en 1873, juste après la guerre de 1870 et la Commune de 1871, peut éclairer grandement tout amateur de l'histoire du XIXe siècle, en particulier sur le fonctionnement de la justice. Mais... car il y a un mais. Gaboriau tente de mener le lecteur par des chemins tortueux jusqu'à la scène finale. Malheureusement, tout cela m'a paru trop évident. Et, au final, j'ai été plus intéressé par le caractère des personnages secondaires, Cheminot le vagabond, Blangin le gardien de prison, etc. que par les personnages principaux. Il y a aussi une tentative d'introduction d'un enquêteur à la M. Lecoq. le personnage est sous-exploité au vu des promesses qui nous sont faites au moment de son introduction.
En bref : J'ai passé un bon moment de lecture malgré les défauts que j'y ai trouvés. Je vous recommande sa lecture. Par contre, si vous n'avez encore jamais lu de romans d'Émile Gaboriau, je vous déconseille de commencer par celui-là. M. Lecoq vous conviendra sans doute mieux.
À défaut de l'acheter au format papier en neuf ou d'occasion, vous pouvez également le télécharger dans diverses versions sur noslivres.net ou sur Gallica
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Epictete
  02 février 2014
Un roman policier de 1873.
La famille du comte de Claudieuse subit bien des malheurs dès le début du roman : L'incendie total du domaine, l'agression du comte victime de coups de feu, la ruine....
On aurait tendance, à chaque critique d'un roman d'Emile Gaboriau, à répéter toujours les mêmes arguments (ancêtre du roman policier, personnages bien étudiés, suspens ménagé pour une publication de type feuilleton, etc)
Difficile d'être original. Gaboriau reste Gaboriau. Son écriture est fluide et agréable et ses romans, même en 660 pages, se lisent facilement.
L'analyse de certains personnages (le couple de geôlier, par exemple - Voir les citations) est très fine et m'a bien fait sourire.
Une fois de plus, l'histoire qui peut sembler simple est truffée de nombreux rebondissements, qui nous conduisent sans arrêt à aller plus loin dans la lecture.
Au-delà du côté précurseur du roman, déjà souligné dans de nombreuses crtiques, voici une écriture qui fonctionne bien, prenant en compte son lecteur et ses attentes.
"La corde au cou" n'est peut-être pas le roman le mieux aboutit de Gaboriau mais il faut découvrir l'ensemble de son travail. Il n'y a rien là de désagréable.
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Lalivrophile
  09 décembre 2010
J'ai préféré ce roman à «L'argent des autres», qui, pour moi, est plus lent, plus dispersé.
Si «La corde au cou» est empreint de cette ambiance de romans larmoyants, il l'est beaucoup moins que «L'argent des autres». Certes, l'intrigue policière est un peu lente, mais cette lenteur est compensée par les rebondissements qui sont placés où il faut. Je n'avais pas deviné ce que Jacques voulait taire. Je soupçonnais un peu le coupable, mais j'ai quand même était trompée par celui que l'auteur nous présentait. Cette ficelle du faux coupable est vieillotte, mais on la pardonnera à Émile Gaboriau, qui, rappelons-le, est un des pionniers en matière de romans policiers, et qui, donc, est l'un des premiers à s'en être servi. En outre, elle est habilement utilisée, de manière bien plus savante, bien moins grossière que ce que font certains auteurs contemporains.
[...]
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ollivier
  13 février 2020
D'abord et avant tout une belle écriture.
Les personnages changent souvent d'avis, l'intrigue progresse lentement (trop ?), quelques indications sur la psychologie des foules (l'époque de Gustave Lebon ?)
Je vais relire L'affaire Lerouge, l'un de mes premiers "poche" (année 1960 !)
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Martre74
  27 octobre 2013
J'ai beaucoup aimé ce roman (mon préféré reste "L'Affaire Lerouge"). On devine dés le début qui est coupable mais les rebondissements ne manquent pas et on ne peut pas se détacher des intrigues... Un chef-d'oeuvre de la littérature policière.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
EpicteteEpictete   02 février 2014
Ainsi que beaucoup de maris, Blangin avait la prétention d'être le maître du logis.
Il y criait très fort. Il y jurait à écailler le crépi des murs. Il s'oubliait jusqu'à démontrer à tour de bras qu'il était le plus fort. Seulement …
Seulement, Mme Blangin ayant décidé qu'il resterait, il restait …
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EpicteteEpictete   02 février 2014
Le ménage des geôliers de Sauveterre ressemblait à beaucoup de ménages. Brutal, exigeant, despote, l'homme se coiffait sur l'oreille, parlait haut et ferme en roulant de gros yeux, et, de par la raison du plus fort, prétendait régner. Humble, soumise, résignée en apparence, la femme baissait la tête, semblait toujours obéir, mais en réalité de par le droit de l'intelligence, gouvernait. Quand le mari avait promis, il fallait encore le consentement de la femme. Dès que la femme s'était engagée, elle se chargeait de faire vouloir son mari.
(p.526)
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GrouchoGroucho   23 novembre 2014
C'est par son substitut que le lendemain matin, sur les neuf heures, le procureur de la République, Monsieur Daubignon, apprit ce qui se passait, et comment des vices de forme irrémédiables frappaient de nullité le jugement qui condamnait...
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EpicteteEpictete   02 février 2014
Comme si la justice humaine était infaillible.
Comme s'il ne valait pas mieux mille fois laisser échapper mille coupables que risquer de condamner un innocent !
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GrouchoGroucho   23 novembre 2014
Le célèbre avocat de Sauveterre avait raison. Si convaincu que fût Monsieur Galpin-Daveline de la culpabilité de Jacques, il était toujours aussi inquiet de ses moyens de défense.
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