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ISBN : 2702497640
Éditeur : Le Masque (14/09/2005)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Un meurtre a été commis au château d'Orcival, propriété du comte de Trémorel. Alors que la police est persuadée d'avoir trouvé les coupables et réglé cette sanglante affaire, l'agent de sûreté Lecoq arrive de Paris et remet tout en question. Ce dénouement rapide lui paraît en effet bien illusoire. Il redémarre l'enquête avec ses méthodes d'investigation très personnelles, examine soigneusement les circonstances du crime, rassemble des détails, découvre des mobiles, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  07 mars 2018

Un crime a eu lieu dans le parc du château de Valfeuillu. C'est la comtesse qui a été assassinée. Il est vrai qu'en ce jour où tous les domestiques étaient absents chacun savait que les maîtres de maisons avaient chez eux une forte somme. L'affaire est entendue, l'un des domestiques est coupable en accord avec les deux braconniers qui ont découvert le corps.
Mais Lecoq est envoyé sur place et trouve un certain nombre de choses curieuses, il est aussi intrigué par le comportement du juge de paix qui semble savoir quelque chose sans que son honnêteté soit en doute.
Une enquête avec des rebondissements et une morale.
Une lecture très agréable. Émile Gaboriau semble être une valeur sûre pour un dimanche de pluie.
Commenter  J’apprécie          250
Bigmammy
  21 mars 2014
Publié une première fois en 1866, ce roman « judiciaire » qui suit « L'affaire Lerouge » a connu de multiples rééditions et un très grand succès. C'est en effet un modèle du genre, et une fois ouvert, on ne peut plus le lâcher.
Un crime abominable a été commis sur la personne de la comtesse de Trémorel, une belle jeune femme retrouvée la face dans la boue dans sa robe de soie grise, au bord de la rivière qui borne le parc du Valfeuillu, sa demeure près de Corbeil, le corps transpercé de plusieurs coups de couteau et la face massacrée à coups de marteau. le Comte a disparu, on le croit également trucidé et jeté à la rivière alors qu'une forte somme d'argent a disparu et que l'ensemble des domestiques sont absents.
Au matin, les deux braconniers qui ont découvert le corps, l'ancien juge de paix qu'on est allé quérir au village, le maire, le médecin qui pratique les premières constatations sont sur place. le juge d'instruction a bientôt sa petite idée. Il tient un coupable évident en la personne du jeune jardinier, qui refuse de dire où il était et ce qu'il faisait à l'heure présumée du meurtre.
Arrive Monsieur Lecoq.
Minutieusement, scientifiquement, il relève les indices laissés par le ou les criminels : la maison est totalement bouleversée, les meubles éventrés, les fauteuils dépecés. Visiblement, l'assassin a cherché en vain un objet ou un document … Lecoq reçoit l'appui du Père Plantat, l'ancien juge de paix, qui raconte la vie du couple Trémorel, et plus particulièrement comment le comte s'est réfugié auprès de son ami de collège, Clément Sauvresy, après s'être totalement ruiné par sa vie de débauche. L'ami généreux est mort de maladie un an auparavant, confiant sa veuve et sa fortune à son ami Hector.
Sous les apparences, la mécanique combinée des passions amoureuses, de la vengeance froidement calculée et de la veulerie provoque une situation classique de couple criminel. Très rapidement, ce thème fera fortune avec Thérèse Raquin qu'Emile Zola publiera l'année suivante. L'objectif de Monsieur Lecoq est non seulement de démasquer l'auteur du forfait, de retrouver les mobiles et les circonstances exactes du crime, d'appréhender le coupable et de disculper les accusés à tort, mais encore de sauvegarder l'honneur des innocents impliqués malgré eux dans l'affaire.
On oublie vite le style et la langue du XIXème siècle, d'une précision qui « donne à voir » comme dans un téléfilm en costumes : les transformations physiques de Monsieur Lecoq, ses monologues intérieurs, ses hypothèses, ses certitudes comme ses doutes, ses paris et ses légitimes satisfactions intellectuelles. le Crime d'Orcival est un des classiques fondateur du genre roman policier. Il est cité dans « Sacrifices », le troisième volet de la trilogie des enquêtes de Camille Verhoeven de Pierre Lemaitre. Ce qui confirme son caractère toujours actuel ...
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EmyB
  12 août 2013
Le Crime d'Orcival est paru en 1866 sous la plume d'Emile Gaboriau, considéré comme le père de la littérature policière. L'agent de Surêté Lecoq, investigateur de génie aux méthodes quelques peu atypiques: il use de subterfuges afin de tromper son auditoire et faire éclater la vérité. Auquel s'ajoute un imparable génie de la déduction et de la logique. Lecoq sera l'un des personnages qui inspirera la composition du non moins célèbre Sherlock Holmes.
"A l'heure où blanchit la campagne", quelle n'est pas la terreur de la Ripaille père et fils de découvrir le cadavre d'une jeune femme blonde reposant sur l'eau.
Après négociations, La Ripaille fils parvient à convaincre son père d'avertir au plus vite de cette macabre découverte. le Père Plantat juge de paix, M. Courtois maire d'Orcival et le Dr Gendron sont dépêchés pour constater avec horreur qu'il s'agit du corps de Madame la Comtesse de Trémorel, épouse d'Hector de Trémorel lui-même disparu.
Après investigations au château de Monsieur et Madame le Comte, le constat est terrible. Des traces de sang parsèment les murs, la chambre à coucher est retournée, la pendule est arrêtée, plusieurs verres de vin sont retrouvés (au nombre de 5) ainsi qu'une hache plantée dans un meuble.
Le jardin n'est pas en reste, de longues traces de sang ont souillés le sol, de même qu'une botte de M. le Comte est retrouvée. Où sont passés les domestiques? Ils ont tous eu leurs soirées afin de se rendre aux noces d'une des leurs. Ils arrivent au matin et apprennent avec effroi, le drame qui s'est joué au château. Un des domestique manque cependant à l'appel...
Mais que s'est-il donc passé à Orcival, commune paisible situé à 5 km de Corbeil? Et où est donc passé le corps de M. le Comte? C'est ce que M.Le Juge d'instruction, M.Domini va tâcher de découvrir.
La thèse du crime crapuleux est vite adoptée. Et tout semble accuser ce domestique disparu & la Ripaille. Mais gare aux conclusions trop hâtives!
Et puis est sans compter sans l'oeil d'expert de l'agent de Sûreté de la Rue de Jérusalem, l'agent Lecoq qui grâce à son oeil d'expert judiciaire va tenter de faire tomber tous les à priori. Il va reprendre la scène du théâtre du crime et grâce à sa logique imparable va mener l'enquête accompagnés de Plantat et de Gendron. Les apparences sont souvent trompeuses.
Aucuns vous diront que les deux époux, l'une morte et l'autre disparu formaient un couple modèle. Mais attention aux squelettes qui dorment dans le placard!
Un très bon moment passé avec ce roman. La langue est belle, le rythme s'alterne. Il est intéressant de voir les progrès scientifiques de l'époque qui sont encore très loin de ce qu'elles sont aujourd'hui.
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polacrit
  15 mars 2018
Dans un petit village du nom d'Orcival situé sur les bords de Seine, deux braconniers découvrent le cadavre de la comtesse de Trémorel dont la propriété est bordée par le fleuve. le juge d'instruction chargé de l'affaire constate que les pièces du château ont été mises à sac et que le comte a disparu. Apparemment, seuls des malfaiteurs bien renseignés ont pu faire le coup car, la veille, le comte avait reçu une énorme somme d'argent. le juge en déduit que c'est en recherchant la dite somme qu'ils ont tout retourné. Les voleurs ont profité de l'absence des domestiques invités à la noce d'un ancien camarade. Ayant été surpris par le comte et la comtesse, ils les ont assassinés.
Mais l'enquête piétine. C'est alors que Lecocq de la Sûreté arrive pour reprendre l'enquête à zéro. Son instinct infaillible de flic lui murmure que tout ce qu'il voit au château n'est qu'une mise en scène savamment orchestrée afin d'égarer les soupçons de la police sur un certain Guespin, employé quelques mois plus tôt pour prendre soin des fleurs de la comtesse et sur les Bertaud père et fils, simples braconniers. Lecocq met au point un plan pour faire éclater la vérité.

C'est avec une certaine délectation que l'on se glisse dans cette atmosphère rétro, délicieusement désuète. Journaliste et feuilletoniste chevronné, Emile Gaboriau maîtrise à la perfection l'art de la mise en scène: certes, les entrées et sorties des différents personnages s'effectuent souvent avec théâtralité, mais les portraits et le traitement du sujet ne laissent rien au hasard. Chaque détail a sa propre place et s'enchaîne harmonieusement avec les autres.
Je voudrais ajouter que c'est dans cette oeuvre que le génie de Lecoq est le mieux mis en avant. le passage dans lequel il démontre, preuves à l'appui, qu'un lit a été défait pour dérouter les enquêteurs, mais qu'en réalité personne n'y a couché. C'est une scène digne des meilleures anthologies de littérature policière. Il faut savoir que Conan Doyle s'est directement inspiré du personnage de Lecoq pour créer son Sherlock Holmes. Qui l'eut cru??

Lien : https://legereimaginarepereg..
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Epictete
  04 février 2014
Un meurtre a été commis au château d'orcival. Comme d'habitude, la police locale a bien vite tiré des conclusions lui permettant de clore le dossier.
Heureusement, Lecoq est envoyé sur les lieux, et il ne se lassera pas abuser. le voici reparti dans ses investigations, ses observations et analyses qui vont le conduire a exposer la vérité à la fin de son enquête. Vérité bien éloignée des suppositions de départ.
Inutile de refaire une critique de l'oeuvre de Gaboriau et de ses inventions. J'en ai déjà plusieurs à mon actif, et je ne ferai que me répéter.
En tout cas, Emile Gaboriau esst très agréable à lire et si on aime les polars, après avoir lu le premier, on achète les autres.
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
EmyBEmyB   08 août 2013
Je trouvais Paris étroit pour mes vices, il me semblait que mes objets manquaient à mes convoitises.
Il vous dira qu'en sortant de prison je suis tombé dans cette honteuse et abominable misère de Paris. Dans cette misère qui ne mange pas et qui se soule, qui n'a pas de souliers et qui use jusqu'aux coudes aux tables des estaminets; dans cette misère qui traine à la porte des bals publics de barrière, qui grouille dans les garnis infâmes et qui complote des vols dans les fours à plâtre.
+ Lire la suite
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filippofilippo   29 janvier 2016
« Voilà, se disait-il, un misérable que j’ai tué au lieu de l’arrêter et de le livrer à la justice. En avais-je le droit ? Non, mais ma conscience ne me reproche rien, c’est donc que j’ai bien agi. »
Commenter  J’apprécie          70
EpicteteEpictete   02 février 2014
Dans les circonstances ordinaires de la vie, trois partis se présentent pour servir la colère et la haine du mari trompé. Il a le droit, presque le devoir, de livrer sa femme et son complice aux tribunaux. La loi est pour lui. Il peut épier adroitement les coupables, les surprendre et les tuer. Il y a un article du code qui ne l'absout pas, mais qui l'excuse. Enfin, rien ne l'empêche d'affecter une philosophique indifférence, de rire le premier et le plus haut de son malheur, de chasser purement et simplement sa femme et de la laisser manquer de tout.
Mais quelle pauvres, quelles misérables vengeances !
Livrer sa femme aux tribunaux ? N'est-ce pas, de gaité de cœur, courir au-devant de l'opprobre, offrir son nom, son honneur, sa vie, à la risée publique ?
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polacritpolacrit   15 mars 2018
Il vous dira qu'en sortant de prison je suis tombé dans cette misère honteuse et abominable de Paris. dans cette misère qui ne mange pas et qui se soûle, qui n'a pas de souliers et qui use ses coudes aux tables des estaminets; dans cette misère qui traîne à la porte des bals publics de barrière, qui grouille dans les garnis infâmes et qui complote des vols dans les fours à plâtre
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filippofilippo   29 janvier 2016
Le malheur qui modifie les caractères, soit en bien, soit en mal, l’avait rendu, en apparence, affreusement égoïste. Il assurait ne pas s’intéresser aux choses de la vie plus qu’un critique blasé aux jeux de la scène. Il aimait à faire parade de sa pro-fonde indifférence pour tout, jurant qu’une pluie de feu tombant sur Paris ne lui ferait seulement pas tourner la tête. L’émouvoir semblait impossible. « Qu’est-ce que cela me fait, à moi ! » était son invariable refrain.
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