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Michel Besnier (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070762521
171 pages
Gallimard (13/09/2001)
3.51/5   69 notes
Résumé :
Le petit vieux des Batignolles est une histoire policière des plus classiques : un meurtre, une victime, un enquêteur et, forcément...un coupable !

Ecrite à la fin du Second Empire, on y fait la connaissance de Méchinet, un enquêteur débonnaire et patient qui, bien avant Holmes ou Poirot, va mettre en place les mécanismes subtils de l'investigation policière.Il n'hésite pas à se lancer sur plusieurs pistes quitte à tout reprendre de zéro pour résoudr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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LE PETIT VIEUX DES BATIGNOLES


Une nouvelle policière plutôt qu'un roman, c'est rapide, pas une pause, et c'est plaisant.
Le point de départ, la découverte du corps d'un vieillard, riche mais vivant très sobrement. Près du cadavre, cinq lettres tracées avec du sang MONIS. C'est clair, le vieil homme a commencé à écrire le nom de son meurtrier. Il a d'ailleurs un neveu nommé Monistrol. Lequel arrêté sur le champ avoue tout. L'affaire est donc réglée en quelques heures.
Pourtant l'agent de la sureté a emmené par hasard avec lui un voisin, étudiant en médecine. Et ce jeune homme s'étonne que ce soit un doigt de la main gauche qui soit taché de sang. Un détail qui remet tout en cause pour les deux hommes.

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Le petit vieux des Batignolles – 75 pages – Edition lci 35

Un manuscrit est déposé à la rédaction du Petit Journal, un temps oublié il est enfin lu et suscite beaucoup d'intérêt ! Et c'est ainsi que nous faisons connaissance du narrateur J.-B.-Casimir Godeuil qui a décidé de rédiger ses mémoires.

A cette époque il venait de finir ses études d'officier de santé et il se posait beaucoup de questions sur son voisin de palier qui rentrait à pas d'heure, sortait tout autant et souvent dans des accoutrements ou des états déplorables ! Petit à petit il se lie avec le couple et un jour M. Méchinet lui propose de l'accompagner, alors qu'il ne sait toujours pas quel est son travail.

Nous suivons ainsi une méthode d'enquête judiciaire qui ouvre la porte à des enquêteurs tels Sherlock Holmes et donne une grande place à la réflexion, la patience et la déduction !

C'est assez amusant car Godeuil se comporte un peu comme le fera Watson ; croire qu'il sait, qu'il a trouvé alors que les choses ne sont pas aussi simples qu'elles le semblent.

Gaboriau est le précurseur du genre et j'aime beaucoup son écriture simple mais très détaillée quand il s'agit des personnes de cette fin du Second-Empire

Challenge MAUVAIS GENRE 2021
Challenge RIQUIQUI 2021
Challenge XIXè SIECLE 2021
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Court roman judiciaire
Une rapide enquête ( 110 pages) sympathique et pittoresque dans le Paris du Second Empire. Emile Gaboriau ( 1832-1873) est un des précurseurs du roman policier, appelé alors "roman judiciaire".
Casimir Godeuil, jeune étudiant en médecine et son voisin de pallier Monsieur Méchinet, agent de la Sûreté mènent l'enquête. le Vieux Pigoreau a été assassiné chez lui, aux Batignolles. Des lettres tracées dans son sang ( tiens, tiens...) semblent désigner le coupable. Le juge Boissec, pressé de clore l'enquête fait coffrer l'individu qui avoue tout...
L'enquête est "courte, rapide, enlevée" dit la préface, c'est vrai, on ne s'ennuie pas une seconde mais elle est aussi convenue. Nous en avons vues tellement d'autres depuis Gaboriau ! Les ficelles sont grosses et on a tôt fait de trouver le coupable. Aussi le plaisir est ailleurs dans les détails pittoresques de ce Paris fin de siècle. On peut aussi s'amuser à mener notre propre enquête en repérant des indices qui ont inspiré tant d'auteurs de romans policiers par la suite, de Conan Doyle à Simenon.
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Quartier des Batignolles. Un petit vieux, Pigoreau, est assassiné ; il a eu le temps d'écrire le nom de son tueur avec son sang. Mais pour Méchinet et Godeuil, tout cela est trop simple.
Une intrigue de prime abord simple, mais en bons enquêteurs, Méchinet et Godeuil sauront voir au-delà des apparences et attraper le véritable coupable. Et les bases du roman policier moderne sont posées (et il y a même l'élément scientifique avec le médecin Godeuil !)
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Émile Gaboriau mérite bien son titre de précurseur de la littérature policière. le docteur Watson peut aller se rhabiller devant le panache de l'étudiant en médecine nommé Godeuil, narrateur de ce court roman écrit vers 1870. Il a pour voisin Monsieur Méchinet qui n'a rien à envier à Sherlock Holmes né beaucoup plus tard. Ils vont vite sympathiser et se retrouver sur une scène de crime riche en rebondissements car monsieur Méchinet travaille pour la police. Ils vont devoir mener l'enquête sur une mort mystérieuse. L'assassiné est "Le petit vieux des Batignolles" qui a tracé avec son sang le nom du présumé coupable qui semble être Monistrol, le neveu héritier. Cela rappelle une certaine affaire avec Omar. Bref, même si le neveu avoue son crime, nos deux enquêteurs ne croient pas à sa culpabilité. Mais c'est grâce à Madame Méchinet et à sa perspicacité qu'ils réussiront à trouver le coupable. Pour ma part, je ne l'avais pas trouvé car il y a de nombreuses fausses pistes. le suspense bat donc à son comble.
J'ai beaucoup aimé aussi les noms de l'époque qui ont aujourd'hui disparus comme l'estafier (c'est un homme de main). Et puis c'est le temps où l'on buvait de l'absinthe en jouant aux dominos dans les cafés parisiens ce qui donne une bonne ambiance.


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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Monsieur Méchinet entre, ou plutôt se précipite chez moi, les vêtements en désordre et déchirés, la cravate et le devant de sa chemise arrachés, la tête nue, le visage tout en sang...
– Qu’arrive-t-il ? m’écriai-je épouvanté.
Mais lui, me faisant signe de me taire :
– Plus bas !... dit-il, on pourrait vous entendre... Ce n’est peut-être rien quoique je souffre diablement... Je me suis dit que vous, étudiant en médecine, vous sauriez sans doute me soigner cela...
Sans mot dire, je le fis asseoir, et je me hâtai de l’examiner et de lui donner les soins nécessaires.
Encore qu’il y eût eu une grande effusion de sang, la blessure était légère... Ce n’était, à vrai dire, qu’une éraflure superficielle partant de l’oreille gauche et s’arrêtant à la commissure des lèvres.
Le pansement terminé :
– Allons, me voilà encore sain et sauf pour cette fois, me dit monsieur Méchinet. Mille remerciements, cher monsieur Godeuil. Surtout, de grâce, ne parlez à personne de ce petit accident, et... bonne nuit.
Bonne nuit !... Je songeais bien à dormir, vraiment !
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Il y a de cela trois ou quatre mois, un homme d’une quarantaine d’années, correctement vêtu de noir, se présentait aux bureaux de rédaction du Petit Journal.
Il apportait un manuscrit d’une écriture à faire pâmer d’aise l’illustre Brard, le prince des calligraphes.
« Je repasserai, nous dit-il, dans une quinzaine, savoir ce que vous pensez de mon travail. »
Religieusement, le manuscrit fut placé dans le carton des « ouvrages à lire », personne n’ayant eu la curiosité d’en dénouer la ficelle…
Et le temps passa…
Je dois ajouter qu’on dépose beaucoup de manuscrits au Petit Journal, et que l’emploi de lecteur n’y est pas une sinécure.
Le monsieur, cependant, ne reparut pas, et on l’avait oublié, quand un matin, celui de nos collaborateurs qui est chargé des lectures nous arriva tout émoustillé.
« Par ma foi ! s’écria-t-il en entrant, je viens de lire quelque chose de véritablement extraordinaire.
— Quoi donc ? lui demandâmes-nous.
— Le manuscrit de ce monsieur, vous savez, tout de noir habillé… Ah ! il n’y a pas à m’en défendre, j’ai été empoigné !… »
Et comme nous le raillions de son enthousiasme, lui qui par état ne s’enthousiasme guère, il jeta le manuscrit sur la table en nous disant :
« Lisez plutôt !… »
C’en était assez pour nous intriguer sérieusement.
L’un de nous s’empara du manuscrit et à la fin de la semaine il avait fait le tour de la rédaction.
Et l’avis unanime fut :
« Il faut absolument que Le Petit Journal publie cela. »
Mais ici une difficulté se présenta que personne n’avait prévue : le manuscrit ne portait pas de nom d’auteur.
Une carte de visite seulement y était jointe, où on lisait : J.-B. CASIMIR GODEUIL.
D’adresse point.
Que faire ? Publier le travail sans en connaître l’auteur ?… C’était scabreux3. Pour chaque ligne imprimée, il faut un homme qui en endosse la responsabilité.
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Quoi ! je suis une des sentinelles perdues de la civilisation, au prix de mon repos et au risque de ma vie, j'assure la sécurité de la société et j'en rougirais !...Ce serait par trop plaisant.Tu me diras qu'il existe, contre nous autres de la police, quantité de préjugés ineptes légués par le passé...Que m'importe!
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Mon œil remplissait le rôle d'un objectif photographique, le théâtre du meurtre s'était fixé dans mon esprit comme sur une plaque préparée, avec une telle précision que nulle circonstance n'y manquait, avec une telle solidité qu'aujourd'hui encore je pourrais dessiner l'appartement du "petit vieux des Batignolles" sans rien oublier..
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Dans le vestibule, une puissante commère, la concierge évidemment, plus rouge qu’une pivoine, pérorait et gesticulait au milieu d’un groupe de locataires de la maison.
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« L'affaire Lerouge », d'Emile Gaboriau c'est à lire en poche dans la collection le Masque.
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