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Malefica tome 3 sur 3
EAN : 9782266253963
504 pages
Pocket (04/11/2015)
4.05/5   71 notes
Résumé :
Dans le dernier tome de la série Malefica, nous faisons un petit bond dans le temps. L'histoire se déroule en 1660. Anneline Dujardin et François Morin ont vieilli, Jeanne a une fille de 12 ans nommée Madeleine et, surtout, l'enfant d'Anneline et François est devenu un jeune homme de 20 ans nommé Charles. Tous vivent tranquillement en Bretagne jusqu'à ce que l'Histoire les rattrapent : Guy de Maussac est libéré de la Bastille et reprend la chasse. Cette fois, ce son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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1639 village français d'Abelès, jusqu'en 1660 pour le 3eme tome

Anneline, sa mère Catherine et sa fille Jeanne vivent des jours heureux… elles sont sage-femme mais également guérisseuses considérées à l'époque comme étant des sorcières selon l'abbé Fagot

François, armurier du village voisin voit sa femme et sa fille assassinées sous ses yeux.

Anneline et François verront leur route se croiser et deviendront alliés pour échapper au prévôt, à l'inquisiteur et aux mousquetaires du roi.
Sur les routes et sur l'avancée des 3 tomes, Anneline, François et Jeanne seront également accompagnés de Madeleine, fille de Jeanne ainsi que Charles, fils d'Anneline et François…

La quête du grimoire écrit par sa mère sur son ancêtre Arégonde est leur destinée,
Car Louis XIV doit-il accéder au trône de France?

On avance courageusement dans cette histoire avec la famille Dujardin.
On est plongé dans l'atmosphère de l'époque avec des combats, des sévices mais aussi de l'amour et du romantisme…
On traverse les villages,
On subit la famine,
On échappe au bûcher,
On s'octroie des péripéties émotives et bouleversantes

On est en présence de personnages tous plus attachants les uns que les autres, animés par un esprit de vengeance… ce sont des combattants aguerris.

Je compare cette trilogie à la série Damné, François me rappelle fortement Gondemar de Rossal.
Les femmes sont nettement mises en avant dans cette trilogie (pour mon plus grand plaisir) , elles sont braves, fortes, ce sont des guerrières qui n'ont peur de rien.

Hervé Gagnon sait à merveille nous captiver par ses histoires et nous transporte durant quelques heures dans le passé…
J'ai adoré
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Après La voie du livre et La voie royale, deux tomes pour ma part en demi teintes car le sexe prenait trop le pas sur l'intrigue, j'ai finalement décidé de lire cet ultime tome de la trilogie.

L'inquisiteur Guy de Maussac, qui avait été embastillé avec la complicité du Capitaine des mousquetaires le comte de Tréville, est libéré et n'a qu'un désir se venger. Anneline qui vivait paisiblement en Bretagne avec tout sa fille vont être rattrapés par l'histoire. D'un autre côté les nostalgiques de la Fronde veulent mettre la main sur le secret des Dujardin pour détrôner le jeune roi Louis XIV. Anneline et les siens sont une nouvelle fois en danger car nombreux sont ceux qui veulent percer leurs secrets…mais il reste encore un élément à découvrir.

Avec le dernier élément à trouver l'intrigue est relancée avec une histoire que l'auteur arrive à rendre historiquement plausible mais la répétition des faits devient parfois lassant. En effet l'auteur utilise à plusieurs reprises les mêmes procédés pour relancer et donner du rythme à l'histoire. Si cette manière de procéder à l'avantage de donner une bonne dynamique au récit la répétition des mêmes procédés finissent par lasser le lecteur qui à tendance à sauter des lignes pour trouver quelque chose de neuf. On a parfois l'impression d'avoir un brin de remplissage alors que le lecteur préférerait qu'on aille à l'essentiel. Toutefois la rencontre avec des personnages de l'Histoire (avec un grand H) est très intéressante, la crédibilité de l'histoire n'est est que renforcée.

Les personnages des Dujardin manquent quelque peu de nuances, on ne trouve que peu de différences au niveau psychologiques notamment du côté féminin où la petite fille ressemble par trop à sa mère et à sa grand-mère. On a parfois l'impression de copier-collé. D'un autre côté même l'auteur à tendance à un peu trop insister sur la méchanceté des antagonistes.


L'auteur a voulu bien faire ressortir l'atmosphère qui régnait à l'époque de l'Inquisition sur le peuple mais il a tendance parfois a trop pousser au paroxysme cette cruauté, à manquer un peu de retenue et le lecteur à l'impression que hormis les Dujardin tout le monde est atteint des pires vices.

Certes c'est bien rédigé, il y a de l'action, tout est sa place, rien n'est laissé au hasard mais le côté prévisible de certains faits fait perdre auprès du lecteur de l'intérêt. On aurait préféré par moments que l'auteur nous envoie sur de multiples fausses pistes ce qui aurait permis au lecteur d'être immergé d'une aura de mystère qui n'est pas assez prononcée. On aurait également aimé que l'auteur, à l'instar des Damnés nous sorte un final venu de nulle part, dès la moitié dur roman la fin étant malheureusement connue du lecteur.

Au final, le postulat de départ de la trilogie était intéressant, mais le récit par trop prévisible, et dans les premiers volumes trop axé sur le sexe, nous donne une série certes divertissantes mais manquant quelque peu d'intérêt. On espère retrouver l'auteur dans une autre histoire plus addictive.
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Ainsi donc le petit dernier est Nicolas, enfin le dernier en 1793 ...

Avant cela petit retour en arrière.

En 1660 la vie s'écoule paisiblement en Bretagne ou le clan Dujardin est rassemblé.
Charles, le fils d'Anneline et François a rejoint ses parents en compagnie de sa femme et tout pourrait aller pour le mieux sans l'apparition d'une cliente dont le mari souffre d'impuissance.
Retour des Inquisiteurs de façon tout a fait imprévue tout comme la réaction de François de donner les documents sans discernement ... il est vrai qu'il a vieilli ...
L'astrologie elle, se mêle également a l'histoire avec une prédiction sur la fin de la royauté si le prétendant légitime ne reprenait pas sa place.
Si je rajoute que l'on sort de la Fronde on aura compris l'importance pour les différentes factions que peuvent avoir les documents et/ou L Héritier légitime.
Des moines maniant le couteau, un personnage clé revenu d'entre les morts, une nouvelle quête et le retour de Tréville avec un certain D Artagnan cinquantenaire mais bon teint.
Des chevauchées, des captures, des fuites, nombre de retournements de situation, une quête moins simple que ne l'avait imaginée François et un rouquin sur une guillotine marquant la fin d'une chasse mais pas des guérisseuses.

C'est avec un petit pincement au coeur que j'ai lu le mot fin des aventures des Dujardin, fin tout de même tragique pour certains des personnages clés.

Tout comme les deux tomes précédents je ne me suis pas ennuyé une seule minute et n'avais de cesse d'aller de l'avant.

Je conseille vivement Maléfica aux lecteurs qui comme moi découvriraient cette saga au fil des critiques Babelio.
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après l'époustoufflant DAMNE dont voici ici la chronique du tome 1, et 2,3,4 , me voilà repartie dans une de ces aventures.

Très motivée par cette lecture, je suis rentrée tout de suite dans cette histoire passionnante, et j'ai retrouvé ce qui caractérise son style, une écriture fluide, des descriptions très réalistes, un tempo allant toujours crescendo, des dialogues qui donnent beaucoup de dynamisme et une place de choix aux cotés des protagonistes, on a vraiment l'impression de partager l'aventure avec eux tout au long du récit.

Je ne vous dirai rien de l'histoire à proprement parlé, car beaucoup de choses résident dans l'effet de surprise, mais Anneline, guérisseuse dans un petit village du Berry va vivre des moments inoubliables, forts et parfois cauchemardesques aux côtés de ses enfants et de François Morin, un armurier qu'elle recueille pour le soigner au début de l'histoire et qui va devenir son compagnon de fortune et de coeur.

Une intrigue qui va prendre la force d'une quête pour cette famille recomposée au destin marqué, une quête suivie d'une traque bien orchestrée et qui permet de faire rentrer en scène des personnages très éloquents, Louis XIII, Richelieu, Mazarin, le duc de Tréville ou encore D Artagnan, c'est délicieux ! On peut dire que la conception et le montage de l'histoire est le point fort de ses romans ! Mr Gagnon met en place des scénarios toujours très forts, pleins de surprises et avec une toile de fond historique, il est érudit en la matière. Il a l'art de manier les événements de l'histoire et apporte sa contribution en imaginant et en redécoupant l'histoire à sa façon… L Histoire accompagne et sert parfaitement la petite histoire qu'il nous concocte …

Après Damné, qui nous emmenait au pays des cathares en plein moyen âge, nous résiderons ici plus au Nord du pays, et au siècle des lumières… "Lumières" qui mettent plutôt en évidence une église dominatrice et une inquisition impitoyable sous les traits de Guy de Maussac ! (comme je l'ai détesté celui-là !). Les villages et les gens que nous côtoieront sont encore très emprunts d'obscurantisme, la disette et la pauvreté font rage et après les guerres de religion, c'est la guerre à la sorcellerie, l'inquisition est reine et apporte au livre, une tempête de violence que j'ai trouvé trop présente, les scènes de torture et de bûchers sont un peu trop répétitives, et peuvent finir par lasser.

On retrouve aussi cette agressivité chez les personnages, que l'on voit tour à tour, animés par l'esprit de vengeance, cette fureur tient les ficelles de l'histoire et rend les personnages parfois un tantinet violent.. Chacun fera preuve de barbarie à son niveau, et malgré de belles scènes d'amour, le malaise ne sera pas contrebalancé, une monotonie s'installe peu à peu avec des successions de morts parfois inutiles… Mais, je vous rassure, tout cela n'empêche pas les personnages d'être très attachants, et même si j'ai beaucoup vu en François Morin , mon "Gondemar de Rossal" de Damné, il n'en reste pas moins que l'auteur sait faire vivre et construire des personnages charismatiques, courageux au destin meurtri, et qui vont au bout d'eux mêmes pour leur idéaux. Les femmes sont à l'honneur aussi, têtues et persévérantes, elle représente l'amour et la famille, des thèmes que l'on sent chers à l'auteur.

Voilà, je vous laisse découvrir à votre tour, cette aventure qui malmène la royauté, et sans changer l'histoire, nous pouvons apercevoir une interprétation pertinente de certains événements ! Un fin qui arrive presque un peu trop vite par rapport à l'intensité des derniers moments. Encore une bonne lecture, je ne vais pas m'arrêter là avec cet auteur qui manifestement a su me charmer !
Un petit clin d'oeil à Tautiton, avec qui j'ai partagé ces lectures !
Lien : http://fanfanlatulipe85.blog..
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1639. Anneline Dujardin et sa fille , Jeanne, guérisseuses de génération en génération, affrontent l'obscurantisme de l'Inquisition.
François, armurier, doit prendre la fuite après sa vendetta sanglante.
Leurs destins croisés vont les mettre sur la trace d'un énigmatique grimoire qui fait trembler la royauté et la papauté.

Que dire sinon que cette trilogie est géniale et qu'elle m'en a fait voir de toutes les couleurs, une fois de plus avec cet auteur.

Un secret transmis de génération en génération entre les Dujardin est le fil conducteur de la trilogie. Quel est donc ce grimoire laissé par l'ancêtre des Dujardin à sa descendance, comment le déchiffrer et le protéger ? Autant vous dire que la chose n'est pas aisée et c'est tant mieux ! D'autant plus que ce grimoire intéresse beaucoup de monde y compris dans les plus hautes sphères du pouvoir.

L'Inquisition tient également une place importante. Toujours accompagné d'un tourmenteur, l'inquisiteur n'a de cesse de s'acharner sur les Dujardin et on peut le dire sur les femmes de manière générale. Être guérisseuse équivaut à être sorcière, ce qui ne va évidemment pas arranger les choses.
Alors que le secret qui entoure Les Dujardin peut faire vaciller la royauté et la papauté, les ennemis divers et variés ne tardent pas à se faire connaître. S'enchaînent rebondissements sur rebondissements tandis que nos héros sont dans une fuite perpétuelle.
J'ai quitté à regret Anneline, Jeanne et François et tant d'autres personnages tout aussi attachants. Certains au contraire m'ont fait le plus grand bien lorsque qu'ils ont disparu.

Si les deux premiers tomes se passent sous le règne de Louis XIII (et de Richelieu), le troisième, lui, se déroule, au début du règne de Louis XIV (et de Mazarin). Mousquetaires, moines et hauts personnages se côtoient tout au long de la lecture et comme dans tout bon roman, il y a des bons et des méchants, de l'action et de l'amour.
Si vous êtes fans de romans historiques et d'aventures, cette trilogie est pour vous. Foncez les yeux fermés !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
La veille encore, sans lui fournir la moindre explication, les trois avaient quitté la maison après la tombée de la nuit, babillant comme des fillettes énervées, chacune emportant un panier rempli d'herbes séchées et de pierres patiemment polies.

François ignorait ce qu'elles faisaient au juste, mais à ces moments précis quatre fois par an, elles agissaient ainsi. Sans doute leur comportement était-il lié aux saisons.
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Au bout du compte, malgré les tentations de Satan, il avait été incapable d�ndonner. Le temps était l’unique denrée qu’il possédait en quantité inépuisable. À force de réfléchir et de prier, il avait compris que Dieu l’éprouvait d’une façon aussi cruelle qu’il l𠆚vait fait pour Job et que, comme le patriarche de jadis, il devait se soumettre à la volonté divine jusqu𠆚u jour où il aurait expié ses fautes. Dieu avait une mission pour lui et, avant de pouvoir la mener à bien, il devait se purifier au feu premier pour en ressortir renouvelé et fort, telle la lame punitive forgée de métal rougi puis blanchi.
Dès lors, Maussac n𠆚vait plus existé que pour purifier son âme, insensible aux douleurs, aux malaises et à l’inconfort, les invitant presque, remerciant plutôt Dieu de les lui infliger. Malgré ses idées noires, il s’était contraint à vivre, mangeant et buvant tout ce qu’on lui donnait, complétant sa diète avec les rats et les insectes qu’il arrivait à attraper à tâtons, et avec sa propre urine quand il parvenait à la conserver dans la coupe de ses mains. Dans les ténèbres de son cachot, il avait utilisé ses chaînes pour se faire la discipline, striant son dos et ses côtes décharnés de marques sombres. Il avait fini par se réjouir de macérer dans sa crasse et ses excréments, de se putréfier vivant, de traverser le désert en compagnie de Satan et de résister à ses tentations, sachant qu𠆞nsuite, seulement, il lui serait permis de poursuivre sa tâche.
Car lui seul pouvait désormais sauver la sainte Église catholique et le trône de France. Il était l𠆚rchange vengeur et l𠆚nge protecteur tout en un. Il était le glaive que Dieu brandirait pour protéger ceux qui l𠆚imaient. Dans la vengeance, il trouverait son salut.

Chapitre 2
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Dans son cabinet, le cardinal Giulio Mazarini, que tous connaissaient sous le nom de Jules Mazarin, beaucoup plus acceptable pour les Français, travaillait, comme toujours. Le principal ministre du jeune roi Louis XIV, en qui la reine régente plaçait toute sa confiance, ne vivait que pour deux choses. La première était l’État, auquel il se consacrait avec une loyauté et une détermination indéfectibles. L𠆚utre était l𠆚rt, qu’il collectionnait avec une passion dévorante pour nourrir une âme trop souvent en contact avec la laideur humaine dans toute sa splendeur. Au milieu de ses chers tableaux, qui s𠆞ntassaient les uns près des autres sur les murs, de ses sculptures sur leurs piédestaux, de ses gravures, de ses dessins et de ses livres, il trouvait le courage d�ttre, du haut de ses cinquante-sept ans, les innombrables tâches qui lui incombaient et qui auraient épuisé un homme bien plus jeune.

Chapitre 4
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Dès le moment où la porte du cachot s’était refermée, il avait cessé d’être Guy de Maussac, dominicain, inquisiteur jouissant de la protection de Sa Sainteté Urbain VIII et de la sainte Église catholique.
Après le désespoir était venue la révolte. Il avait étudié la théologie, la démonologie et le droit inquisitorial. Il avait consacré sa vie à Dieu et à l’Église. Il n𠆚vait vécu que pour lutter contre le Mal. Il avait traqué, condamné et brûlé des dizaines de suppôts de Satan et jamais il n𠆚vait faibli, même quand elles avaient hurlé dans les flammes ; même quand elles n𠆚vaient été que des enfants. Il avait été un serviteur loyal et dévoué. Il avait donné sans compter et consacré sa vie à purifier la création. Il n𠆚vait vécu pour rien d𠆚utre. Mais les voies du Seigneur étaient insondables et Il avait voulu que son serviteur croise le chemin du maudit livre des Dujardin. Il avait fait de lui son instrument, le brandissant tel un bouclier pour protéger le trône de France et celui de Rome. Avec la mission était venue la tentation et ses faiblesses humaines s’étaient révélées. Il avait eu l’inconscience de désirer la reconnaissance et l’or. Il avait péché par orgueil, par avarice et par envie. Il avait eu des idées de grandeur. Il avait convoité les honneurs, les récompenses et la richesse comme d𠆚utres désiraient la chair. Qui pouvait l𠆞n blâmer, après toutes ces années à courir les routes de France dans le dénuement le plus complet et un inconfort que peu auraient accepté d𠆞ndurer ? Il avait été faible et Dieu l𠆚vait puni avec une cruauté digne de l𠆚ncien Testament.

Chapitre 2
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En récompense d’une vie de dévouement et de sacrifices, il avait reçu une cellule humide tout juste assez grande pour s𠆚llonger sur la paille, où il dormait, roulé en boule comme une bête, sans même un feu pour se réchauffer. Une chaudière lui tenait lieu de pot de chambre et on ne consentait à la vider que lorsqu𠆞lle avait débordé. Une gamelle de bouillie infâme était glissée une fois par jour par la trappe au bas de la porte et il l’évacuait aussitôt, tant elle était indigeste. De lourdes chaînes lui râpaient perpétuellement les poignets et les chevilles, et il n𠆚vait plus, depuis longtemps, la force de les traîner dans sa cellule. Des rats affamés constituaient sa seule compagnie, leurs petits yeux cruels brillant dans le noir. Il devait lutter quotidiennement avec eux pour conserver sa maigre pitance. Les poux et les puces l𠆚vaient tant et si bien piqué qu’il s’était tiré le sang sur tout le corps à force de se gratter. Mais surtout, un masque de fer pourvu d’ouvertures pour les yeux, les narines et la bouche lui pesait sur l’âme autant que sur les épaules. Et il y avait les ténèbres, si denses qu’il avait l’impression de pouvoir les sentir sur sa peau. Il n𠆚vait plus vu ses doigts depuis le jour où il s’était réveillé dans cet endroit.

Chapitre 2
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Vidéo de Hervé Gagnon
Trois entre­vues en solo et en rafale avec des auteurs autour d'un même sujet: la musique dans la lit­téra­ture. Quand des auteur·rice·s men­tion­nent des titres musi­caux ou ajoutent des paroles dans leurs pages, cela ampli­fie notre com­préhen­sion de l'univers du livre et nous amène sou­vent vers la nos­tal­gie. Pour dis­cuter de musique dans la lit­téra­ture québé­coise, le Salon a invité Hervé Gagnon (Cross­roads: la dernière chan­son de Robert John­son), Richard Ste-Marie (Stig­mates) et Marie Hélène Poitras (La désidéra­ta) à des entre­tiens express. Ani­ma­tion: Valérie Roberts.
Avec: Hervé Gagnon, Auteur·rice Marie Hélène Poitras, Auteur·rice Richard Ste-Marie, Auteur·rice Valérie Roberts, Animateurrice
Livres: Désidérata (La). Stigmates Crossroads
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