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EAN : 9782764811139
Éditeur : Libre Expression (02/09/2015)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Montréal, janvier 1836. Un livre bouleverse la ville : il relate de sordides histoires de fornication entre les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu et les Sulpiciens, évoquant au passage profanation, assassinats et débauche. La bonne société montréalaise est en émoi, et l'évêque de Montréal doit défendre la réputation de son diocèse.
Montréal, septembre 1892. Un charnier d'enfants est découvert fortuitement, rue Le Royer. Puis, le corps mutilé d'un banquier est ret... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
belette2911
  20 octobre 2020
Décidément, la société est perverse et sordide. Notre Joseph Laflamme va le découvrir une fois de plus, aux côtés de l'inspecteur Marcel Arcand, en enquêtant sur des morts horribles.
Heureusement que toutes ces affaires sordides et glauques sont contrebalancées par des petites touches d'humour ou de scènes de la vie quotidienne, ce qui allège l'ambiance sombre de ce récit.
C'est avec grand plaisir que j'ai renoué avec notre petite troupe d'enquêteurs, avec ce groupe hétéroclite que je prends plaisir à suivre depuis maintenant trois romans.
Âmes sensibles, attention, ce roman est assez glauque dans ses crimes et dans les situations décrites. J'ai quelques fois fermé les yeux et respiré un grand coup. La perversion des Humains est sans limite, comme la connerie, et dans ce récit, on pourrait y aller à grands coups de #BalanceTonPervers.
Si dans ce troisième roman nous n'avons rien de neuf sous le soleil, c'est la palette des personnages qui m'a fait passer un bon moment de lecture.
Joseph, notre journaliste, commence à diminuer la boisson, il est amoureux, sa soeur est heureuse, elle sort progressivement de la misère noire et l'inspecteur Marcel Arcand est un policier dont j'apprécie la droiture.
L'auteur prend aussi le temps de nous décrire la ville de Montréal en 1892 ainsi que sa société bien pensante d'un côté et miséreuse de l'autre. L'Angleterre victorienne n'est jamais très loin tant les mentalités coincées des Canadiens ressemblent à celle des Anglais. La misère étant internationale (sans mauvais jeu de mot), elle est cousine de celle qui régnait dans les bas-fonds de Londres.
Une enquête sans temps morts, sans pour autant que l'on court partout, mais l'auteur a monté son histoire de sorte que le lecteur (lectrice) ne s'ennuie pas durant les moments plus calmes, les tranches de vie de notre groupe d'amis venant les meubler agréablement. Ils évoluent tous, ce qui est agréable.
Les meurtres sont sordides, ce qui va en ressortir aussi et l'Humain n'en ressort jamais grandi (du moins, certains). À la fin du roman, le culot d'un personnage m'a même donné envie de le guillotiner, mais hélas, je n'ai pas pu le faire…
Si cette enquête n'amène pas de nouveauté dans le polar, elle reste néanmoins efficace, addictive et une partie du mérite en reviens aux personnages principaux qui sont les moteurs de toute cette aventure.
Une nouvelle fois, c'est une LC réussie avec Bianca. En 3 ans de LC, nous avons eu des abandons, des déceptions (parfois nous n'étions pas en symbiose), mais dans l'ensemble, si on devait tirer un bilan, il serait positif ! Un peu de vert dans tout ce rouge dû au covid, ça fait du bien.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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simonjean
  30 mai 2020
J'ai dévoré cette troisième enquête de Joseph Laflamme
en quelques heures .
Même si , cette fois-ci , le journaliste est plongé , avec son entourage , dans un monde de corruption , de perversions sordides
où d'infâmes personnages violent et tuent des adolescent(e)s ,
ce nouvel opus m'a fait passer quelques heures très agréables
avec une intrigue captivante , de l'ironie et un peu d'humour noir .
J'ajoute que les lecteurs anticléricaux se régaleront ....
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Biancabiblio
  24 octobre 2020
Maria est la troisième enquête mettant en scène le courageux et intrépide journaliste Joseph Laflamme après La légende de Jack et Jeremiah que j'avais beaucoup aimé et ce troisième tome ne fait pas exception à la règle, bien au contraire.
J'aime décidément beaucoup l'atmosphère de cette série policière qui a pour toile de fond Montréal à la toute fin du XIXè siècle, elle est très bien rendue ici et il ne fait aucun doute que le québécois Hervé Gagnon connait bien sa ville et son sujet.
Les personnages sont très attachants, à chaque fois j'ai plaisir à retrouver Joseph Laflamme et ses acolytes l'inspecteur Marcel Arcand, McCreary l'ex du Scotland Yard et futur beau-frère de notre héros et le constable Tremblay, le petit nouveau de l'équipe. A ceux-ci, se rajoutent les deux personnages féminins récurrents : Emma Laflamme, modiste, soeur de Joseph et amoureuse de McCreary et Mary, l'ancienne prostituée qui fait battre le coeur de notre héros.
Les histoires, bien qu'elles se passent il y a plus d'un siècle, sont toujours d'actualité : les meurtres racistes, la pédophilie dans l'église, les tueurs en série. Elles sont toujours empreintes de noirceur et de glauque, ce que je goûte peu d'habitude mais ici ça marche finalement très bien car l'auteur ne nous abreuve pas de descriptions morbides à n'en plus finir et se concentre sur l'essentiel.
Cette troisième enquête s'est révélée passionnante à suivre une fois de plus. Notre journaliste et ses compères sont plongés dans un monde de corruption, de perversions sordides où d'infâmes personnages d'une confrérie, violent et tuent des adolescentes pour le plaisir, avec un sadisme et une perversité revandiquées.
L'intrigue est captivante de bout en bout, nos héros sont une fois encore bien malmenés, le lecteur aussi, j'ai eu parfois le coeur au bord des lèvres mais heureusement l'auteur n'oublie pas de manier l'ironie et l'humour pour mieux faire passer la pilule.
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Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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MarianneRichard
  25 juin 2016
Troisième aventure du journaliste Joseph Laflamme qui semble poursuivi par les ennuis. Cette fois-ci, les ennuis sonnent à la porte sous les traits d'un vieil homme qui lui offre un livre en lui disant que les horreurs qui y sont décrite et datant de soixante ans sont encore d'actualité. S'ouvre alors une histoire plutôt classique (voire entre les lignes ordinaire) de pédophilie, de traffic d'être humain et de religion catholique. J'aime bien les romans policiers d'Hervé Gagnon mais je dois avouer qu'au final il n'y a pas beaucoup d'originalité dans ce roman. J'aime bien les personnages et la réparti dont il font preuve mais que ce soit pour ce roman ou pour ses deux derniers roman policiers, les histoire sont presque interchangeables. Tout cela est probablement induit par la quantité astronomique de roman que l'auteur écrit dans une année. À trop écrire, ont écrit rien d'intéressant. Mais Maria est tout de même un bon divertissement qui se lit rapidement.
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CocoetYvette
  12 mai 2017
Montréal, septembre 1892. Un charnier d'enfants est découvert par hasard dans une rue. Puis, le corps mutilé d'un banquier est retrouvé et deux fillettes portant de terribles traces d'abus sexuels sont repêchées dans le fleuve. Les trois affaires ne semblent pas liées, jusqu'à ce qu'un vieux prêtre remette à Joseph Laflamme un exemplaire du livre de 1836, en lui faisant comprendre que l'histoire se répète. Pour réussir à dénouer et histoire, Laflamme et l'inspecteur Marcel Arcand vont entrer dans un univers de corruption aux ramifications insoupçonnées et déterrer un scandale enfoui depuis un demi-siècle.
Cela aurait pu être passionnant mais cela ne l'est pas vraiment.
Un gros bof.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 janvier 2016
Comment pouvait-il se fier à celui qui n’arrivait pas à maintenir son emprise sur lui-même ? Comment pouvait-il avoir la certitude que, lorsqu’il serait devant une situation délicate, celui-ci ne craquerait pas ? Le groupe maintenait sa cohésion parce que tous ses membres étaient loyaux. Et leur loyauté était assurée par la toile de crime toujours plus vaste que le patron avait tissée autour d’eux. Chacun y était si bien entortillé qu’aucun ne pouvait dénoncer les autres sans se perdre aussi. Ils y étaient tous pris comme des moucherons sans défense et, au besoin, l’araignée pouvait les dévorer à petit feu.
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MarianneRichardMarianneRichard   25 juin 2016
J'allumerai un incendie qui fera chauffer toute l'Eglise catholique, jusqu'à Rome. Leon XIII lui-même maudira le diocèse de Montréal. Ce n'est pas un enculeur de petits garçons qui m'intimidera, même s'il porte la soutane et le col romain.
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rkhettaouirkhettaoui   24 janvier 2016
Les filles plus jeunes, plus belles et plus fermes accaparaient le gros de la clientèle, comme elle-même l’avait fait jadis, avant que le temps n’émousse ses charmes. Pour les vieilles loques de sa trempe, usées par la vie et l’alcool, il ne restait que les matelots étrangers. Ils n’étaient jamais très regardants quand il s’agissait de satisfaire une envie qui leur tourmentait l’entrecuisse depuis des mois. Et puis elle avait de l’expérience et savait y faire.
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rkhettaouirkhettaoui   24 janvier 2016
Parfois un seul. Parfois plusieurs. Les coups. La peur, mille fois pire que les coups. La douleur et sa chair qui se déchirait parfois. Ce qu’on le forçait à mettre dans sa bouche. Ce qu’il devait avaler. La nausée et les vomissements qui le prenaient ensuite. Les pleurs, la difficulté à s’asseoir. Et surtout la honte, terrible et cruelle, qui l’avait dévoré de l’intérieur depuis lors et que seul l’alcool apaisait un peu.
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rkhettaouirkhettaoui   24 janvier 2016
l avait du mal à comprendre la nouvelle pudeur qu’il éprouvait envers cette femme qu’il avait souvent achetée, comme une vulgaire marchandise, qu’il avait tenue nue dans ses bras et dont il connaissait les recoins les plus cachés, les odeurs et les goûts les plus secrets. Mais il savourait la sensation de la courtiser, comme devait le faire un homme, et il savait qu’elle aussi l’appréciait.
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