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EAN : 9782365771221
496 pages
Urban Comics Editions (09/11/2012)
4.38/5   155 notes
Résumé :
Morpheus, le seigneur des rêves, a été emprisonné en 1916, par un groupe occulte. Après avoir fomenté son évasion pendant presqu’un siècle, il réussit à s’échapper et se lance dans une quête pour redevenir le Maître des songes. Hantant les cauchemars et les désirs des hommes, il ira jusqu’en enfer retrouver son dû. (contient Sandman # 1-16)
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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deidamie
  13 octobre 2019
« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!!!!! Neil Gaiman, Neil Gaiman, NEIL GAIMAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
-Déidamie ?
-Sand-man ! *taptaptap* Sand-man ! *taptaptap* Sand-man ! *taptaptap*
-Ah ouais, alors ça va vraiment pas mieux, hein…
-Sandman est le meilleur comics de tous les multivers !!!! Si je pouvais rouler des pelles à une série, ce serait celle-là !
-OK… ben, je vais faire l'intro, hein, j'espère que tu seras un peu calmée après… Salut les moches, aujourd'hui, on va parler du premier tome de Sandman, une BD américaine scénarisée et écrite par Neil Gaiman, dessinée par plein de gens, Sam Kieth, Mike Dringenberg, Michael Zulli...
Bon, alors, ce qu'on vous critique, c'est la réédition. Vous tenez donc un bouquin intenable, excessivement lourd, épais et peu maniable. Impossible de lire ça dans les transports en commun.
-Mais tout à fait possible dans le confort du lit ou du canapé ! En revanche, la première édition est plus légère. N'hésitez pas si vous la trouvez en bibliothèque.
-Oh si, hésitez. Franchement, hésitez. Sandman, la première fois que je l'ai lu, je me suis cassé les dents dessus. Ca ne ressemble à rien de connu. Je ne comprenais rien du tout !
-Et comme je suis têtue, je l'ai aussitôt relu, pour vérifier qu'il ne voulait rien dire… et là… paf ! L'illumination ! C'est avec cette série que j'ai fait la connaissance de Neil Gai…
-Oui, ça va, on sait qui l'a écrit Déidamie, on va pas répéter son nom cinquante mille fois. Tu fais le résumé, maintenant que tu as arrêté de sauter partout ?
-Oui, j'y vais. Or donc, Sandman, ou Morphée, le roi des rêves, est capturé par des humains qui lui volent ses outils et l'enferment pendant 70 ans. Quand enfin il parvient à s'échapper, il part en quête de deux choses capitales : ses outils et une bonne vengeance bien sentie.
Vous l'aurez compris, on nage en plein fantastique, mais un fantastique qui est ancré à la fois dans notre monde, pour les allusions à l'histoire, dans notre littérature, pour tous les clins d'oeil et citations, et dans l'univers du comics : les allusions aux super héros sont nombreuses et explicites. Et, non seulement la BD joue avec ces strates, mais elle en ajoute une supplémentaire avec le fonctionnement de l'univers.
-Le fonctionnement de l'univers, rien que ça ?
-Mais oui. Qui est Sandman ? le roi des rêves. Il a donc un travail, une fonction à accomplir. En quoi consiste-t-elle ? Comment s'y prend-il ? A-t-il des ennemis ? Qui d'autre s'occupe de l'univers ? La BD répond à ces questions et je trouve passionnant de voir le fonctionnement de la vie et de l'au-delà avec une perspective immortelle (ou presque).
-Mouais, alors, la partie sur la mort, hein… je suis dubitative.
-Oui, je vois pourquoi, une des cases fait particulièrement mal… On pourrait craindre un propos comme « la mort fait partie de l'ordre de la vie, faut l'accepter et puis c'est tout », mais la narration reste à taille humaine là-dessus : c'est nécessaire, mais c'est aussi putain de douloureux et injuste. La souffrance infligée par la mort n'est pas occultée.
-Je tiens quand même à répéter que le bouquin n'est pas facile d'accès. le dessin est… discutable. Les planches sont saturées de détails, avec des médaillons, des bandeaux, des arrière-plans étranges.
-Je trouve que c'est magnifique !
-Je trouve que c'est lourdifique ! Les couleurs sont parfois criardes. Quant au découpage des planches, il n'a rien d'intuitif. Parfois, tu comprends du premier coup d'oeil, quand il s'agit de mettre deux personnages en situation d'affrontement, d'autres fois les cases imitent les cassures d'une céramique, pour traduire la détresse ou le danger, et là, bonne chance pour t'accrocher. Sans compter les fois où tu dois retourner le livre pour trouver le sens de lecture, comme pour le rêve de Rose Walker.
Tiens, en parlant de Rose Walker, son histoire m'avait bien déboussolée, aussi.
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Parce qu'elle est censée chercher son petit frère perdu, Jed (je ne vous spoile pas, c'est la base de l'histoire). Et tu ne la vois jamais faire ! Tu la vois prendre un appart', aller au théâtre… pourtant, elle le cherche, hein ! Simplement les images ne le montrent pas explicitement. Ce genre de décalage entre l'image et la narration rend la lecture ardue.
-Quoi qu'il en soit, cela reste très impressionnant. Rien n'est laissé au hasard, la richesse de la représentation est telle que tu trouves sans cesse une nouvelle métaphore dessinée, un détail qui t'avait échappé, une citation oubliée. Moi, j'aime beaucoup les lunettes qui ont l'air d'ajouter une autre paire d'yeux au personnage.
-Ah, et si vous n'aimez pas l'horreur, ne lisez pas, hein. Surtout, ne lisez pas ! L'histoire du Dr Dee est… difficile et le personnage du Corinthien commet des choses vraiment répugnantes.
-Qu'est-ce que tu racontes ? J'ai horreur de l'horreur !
-Oui, mais là-dessus, t'as eu du bol, elle est représentée juste-assez-moche-mais-pas-trop pour qu'elle reste supportable selon tes critères à toi. Cependant, on en voit assez pour comprendre ce qui se passe, et rien que ça, ça peut être difficile selon votre sensibilité.
-En conclusion, si vous voulez vous lancer dans l'aventure de Sandman, sachez que ce n'est pas une lecture passive. Elle nécessite votre implication pour suivre les planches et les histoires. Les histoires au pluriel, oui : l'oeuvre est semblable aux matriochkas et contient une foule d'intrigues différentes enfermée dans une plus grande. A vous de faire l'effort de vous souvenir de ce qu'il s'est passé avant pour tout reconstituer ensuite.
Et si vous terminez le livre en vous disant « ça y est, tous les noeuds sont dénoués », sachez que vous vous trompez. Ce premier tome peut se lire seul, oui… vous pouvez considérer que l'histoire se termine, oui. Pourtant, il lance d'autres intrigues, à la fois antérieures et postérieures à ce tome. Quel farceur, ce Neil Gaiman !
J'ajoute en dernier lieu que Sandman constitue une oeuvre qui gagne à être relue, pour mieux en comprendre l'architecture, aussi bien visuelle que narrative. Et pour apprécier les différents échos qu'elle provoque en vous selon votre âge et votre vie littéraire.
Et bonus d'entre les bonus : cette édition propose à la fin des commentaires par NEIL GAIMAN ! HIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!! »
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OverTheMoonWithBooks
  21 août 2022
A la fin de la Première Guerre mondiale, un passionné de sciences ésotériques qui s'est auto-proclamé "mage" décide d'invoquer la Grande Faucheuse pour l'enfermer et ainsi la contraindre à lui rendre son fils aîné mort à la guerre. Sauf que, ce n'est pas la Mort qu'il capture, mais son frère, Rêve (autrement dit Morpheus). Ce dernier ne pouvant bien entendu pas lui rendre ce que Mort lui a pris reste enfermé , mutique, pendant près d'un siècle. Jusqu'au jour où il est libéré, certains mortels ne rêvent plus si bien, ou ne se réveillent plus. Pour Morpheus, sa sortie de sa prison de verre ne sera pas une simple formalité pour remettre de l'ordre dans ce qui a été troublé. Mais aussi une quête pour retrouver ses artefacts et de comprendre pourquoi il a été emprisonné à la place de sa soeur.
C'est un comics dont l'histoire n'est pas simple à raconter, qui compte de nombreuses ramifications. le moins qu'on puisse dire, c'est que Sandman est un projet ambitieux - du point de vue narratif autant que graphique, même si on retrouve bien sûr beaucoup des codes du comics avec une ambiance presque psychédélique parfois qui a de quoi dérouter le lecteur. Avec Sandman, le marchand de sable, autre nom "populaire" de Morphée, Neil Gaiman utilise la mythologie qu'il revoit un peu à sa façon pour nous parler de notre société actuelle, de ses peurs archaïques et de ses parts d'ombre. Et le résultat n'est pas toujours très beau à voir... La preuve en est que l'adaptation qu'en a fait Netflix a édulcoré certains passages, même si la série reste globalement fidèle voire parfois très fidèle à l'oeuvre originale (reprenant in extenso des répliques du comics).
C'est une lecture qui aura été surprenante et prenante. J'ai beaucoup apprécié la façon dont l'auteur utilise des figures archétypes ou mythologiques connus de façon personnelle et originale pour servir son récit, avec brio d'ailleurs.
Pas sûre qu'après ce gros bébé de presque 500 pages je lirai les six autres tomes, mais j'en garderai indéniablement un bon souvenir.
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JabyOby
  10 octobre 2022
The Sandman fait partie de ces histoires génialement irracontables. Chaque tome raconte une aventure à part entière et, mis bout à bout, ils explorent un univers immense, sombre, glauque, violent, onirique, merveilleux et mythologique, avec en plus quelques clins d'oeils à des super-héros bien connus (Batman, que fais-tu là ?!).
Il y a d'ailleurs comme une étrangeté familière. On reconnaît de nombreux éléments de cet univers : les codes des comics, du folklore (le marchand de sable éponyme, entre autres), des références à diverses mythologies, et des environnements connus tels que les rues d'une métropole, un parc public ou une maison de poupée. Mais ces éléments sont liés ensemble de manière très étrange, car ils ne suivent pas logique de notre monde mais bien celle des rêves. On n'a donc souvent aucune idée d'où on va et quelles sont les lois de cet univers. Et même après de nombreux tomes, le personnage principal de Rêve reste encore difficile à cerner.
Au lieu d'être un obstacle à l'immersion, on est au contraire complètement immergé dans ce chaos onirique, où le banal côtoie le cauchemardesque et le merveilleux ; sur lequel Rêve règne en seigneur tout-puissant.
Dans la mythologie de cet univers, les « Infinis » incarnent des concepts qui touchent à ce qu'il y a de plus universel : les rêves, le désir, le désespoir, la mort... Ils sont au delà des dieux des religions, ces derniers disparaissant lorsque le dernier de leurs croyants décède.
The Sandman a beau être un comics américain, les Infinis n'ont rien de manichéen, et encore moins de super-héroïque malgré leur omnipotence. Ils nous font comprendre et ressentir ce qu'il y a de plus beau et de plus horrible dans chaque facette de l'humain. Sandman a en effet toute une dimension philosophique et métaphysique.
Avoir des personnages représentant des concepts permet d'allier la puissance de la narration à celle des idées.
Ainsi, pour sortir de l'Enfer, Rêve doit vaincre un démon lors d'une bataille de mots, où chacun peut devenir ce qu'il dit être. Rêve dit être l'espoir. En effet, rien ne peut l'éradiquer entièrement car il survit toujours sous une forme ou une autre.
L'espoir plus fort que tout, donc... mais est-ce une bonne chose ? Malgré la victoire de Rêve, Lucifer refuse de le laisser sortir de son royaume, et lui fait remarquer que face à des milliers de démons qui le séparent de la sortie, il n'a aucun pouvoir en ces lieux. Rêve rétorque que l'enfer n'a de pouvoir que si les âmes qui y sont enfermées peuvent rêver du paradis. L'espoir, qui ne parvient jamais à s'éteintre totalement, est alors le pire de leurs tourments.
(Mon petit coeur de fan est attristé que ce ne soit pas Tom Ellis qui joue Lucifer dans cette scène, mais je comprends complètement la démarche artistique. Gwendoline Christie convient beaucoup mieux au rôle pour cette adaptation, aussi bien physiquement que dans son jeu d'actrice. Elle joue l'orgueil dans la prestance là où Ellis le jouait dans l'irrévérence.)
Un autre passage qui m'a beaucoup marquée est celui où John Dee, obsédé par l'idée de rendre le monde plus honnête, acquiert un artefact qui lui permet d'arriver à son but. La conclusion de ce tome soulève quelque chose d'intéressant. Les humains se mentent en permanence à eux-mêmes et c'est cela que l'on appelle les rêves. Ils tiennent grâce à eux, ils ont un besoin vital de ces histoires fausses pour se rassurer, donner du sens au monde et un but à leurs vies. Ces mensonges ne sont pas une mauvaise chose en soi.
Après les atrocités que John Dee a commises en poursuivant son but mégalomaniaque, Rêve ne le punit pas. Sa mission est de maintenir l'ordre dans son royaume et non de rendre justice. Car la Justice est un rêve humain comme un autre.
J'ai été énormément touchée par le personnage de la Mort. En décalage complet avec ses habituelles représentations effrayantes, elle est ici jeune et belle et a un caractère enjoué un brin espiègle. Et surtout, lorsqu'on la rencontre, elle donne l'impression familière de l'avoir toujours connue, comme si elle faisait partie de nos vies. Sa mission est profondément triste et injuste. Et pourtant elle s'en acquitte, afin qu'aucun humain ne soit jamais seul pour son départ vers l'Après.
Enfin, parlons des graphismes. le trait est assez classique des comics américains, du moins de ce que j'en connais (c'est-à-dire assez peu, n'ayant lu que quelques Iron Man et X-Men récents).
L'ambiance des dessins change radicalement d'un chapitre à l'autre, tantôt merveilleux, tantôt anxiogène, occulte, gore, kitsch, exotique, enfantin, historique... Quelques visuels sont vraiment bien trouvés pour illustrer le récit et les idées, et il y a un jeu avec le cadre des images.
Je dois aussi vous parler des couvertures qui sont tout simplement sublimes. Glauques et magnifiques, c'est-à-dire la même dualité supposément paradoxale que l'on retrouve tout au long du récit, dans les rêves et dans la vie. C'est sur cette frontière floue — peut-être inexistante — entre rêve et cauchemar.
Pour conclure : c'est décidé, je lirai l'intégrale. J'ai adoré ce comics. Il m'a fait passer par toutes les émotions existantes et je trouve les idées qu'il aborde extrêmement puissantes et brillamment traitées. Il y a encore tellement de thématiques qui n'ont encore été qu'effleurées que je ne sais pas si 2000 pages seront suffisantes pour explorer toutes ces réflexions passionnantes.
Je vous le recommande très chaudement, même si son étrangeté et sa violence risquent de ne pas convenir à tout le monde.
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l-ourse-bibliophile
  26 juin 2017
Amoureuse des romans de Neil Gaiman, il fallait donc que je teste ses talents dans un autre genre, les comics. Je précise que je suis totalement inculte en matière de comics pour deux raisons (et sans doute pétrie de présupposés, je l'avoue) : la principale étant que je n'accroche pas aux dessins que je trouve (de ce que j'en ai vu) globalement lisses avec cette colorisation très unie et la seconde étant qu'il y en a trop, tout simplement, et que je n'ai pas particulièrement envie de me jeter dans cet univers sans fin. Ce sera donc une critique de néophyte. Venons-en à ce Sandman que je craignais de ne pas aimer (spoiler : J'AI AIMÉ !)
Sandman est à la frontière du fantastique et de l'horrifique (avec une pointe de super-héros) et on retrouve bien la touche Gaiman dans des scènes particulièrement angoissantes, glauques et morbides (voir l'histoire « 24 heures » avec Docteur Destin, alias John Dee, un fou échappé d'Arkham qui joue avec l'esprit, les pulsions et les folies des habitués d'un café ou « Collectionneurs » qui nous plonge dans une convention de tueurs en série).
Au milieu de l'action et de la vengeance, de l'horreur et du sang, « le bruit de ses ailes » (chapitre n°8) est une histoire d'ambiance, calme et douce dans laquelle Sandman suit sa soeur, la Mort, une attachante jeune femme, à la rencontre des récemment décédés.
Toutes les histoires ne se valent pas et certaines sont plus prenantes que d'autres. On sent parfois des différences de ton, d'ambiance comme si Neil Gaiman cherchait sa voix dans les premiers chapitres. La première histoire a été particulièrement difficile à suivre pour moi car elle présente beaucoup d'éléments et paraît un peu brouillonne, mais une fois passée, on sait où on va, qui est qui, et la lecture devient fluide (j'y suis même revenue un peu plus tard et elle m'a semblée beaucoup plus claire !). Gaiman enchâsse les récits, introduit de nouveaux personnages – toujours plus originaux – et ne perd jamais son lecteur. Et confirme une nouvelle fois son talent de conteur.
Je craignais le graphisme, mais mes inquiétudes se sont révélées infondées. Les dessinateurs de Sandman proposent ici une oeuvre plus sombre et plus riche que l'idée que je me faisais du dessin de comics. de plus, je trouve assez agréable l'homogénéité du style en dépit des changements de dessinateurs. J'ai particulièrement eu un coup de coeur pour les couvertures de chaque chapitre qui présente des personnages à travers des portraits oniriques et torturés.
Et je dois dire qu'il m'intrigue, ce Sandman. On le découvre peu à peu. Son caractère, attachant même s'il ne fait rien pour – il est consciencieux au possible, il ne se déride jamais (si, il rit une fois dans ce volume), il est austère (personnellement, il m'a beaucoup rappelé Thorn, pour les lecteurs et lectrices de la Passe-Miroir…). Son passé – « Contes dans le sable » raconte ses amours malheureuses avec une reine africaine tandis que « Hommes de bonne-encontre » se focalise sur son amitié et sa rencontre centennale avec un homme auquel il a accordé l'immortalité. Sa famille, les autres Infinis – la Mort, le Désir, et j'espère découvrir ses autres frères et soeurs dans les prochains tomes.
Interviews avec Neil Gaiman, sur son projet, ses idées, chapitre par chapitre… Les suppléments sont très intéressants et m'ont apporté de nombreux éclairages, notamment par rapport aux références à d'autres comics ou bien à des personnages connus des fans qui sont passés dans ce volume pour faire un coucou (comme John Constantine). Des détails qui me sont évidemment passés sous le nez et qui doit rendre la lecture encore plus riche pour un connaisseur. Cette ultime partie apporte ainsi des informations bienvenues pour saisir pleinement la complexité de Sandman.
Une oeuvre dense et mature, sombre et captivante, un univers qui s'annonce vaste, à la frontière mouvante entre le rêve et la réalité. Neil Gaiman a encore frappé, je n'ai qu'une envie : découvrir la suite des aventures de ce personnage atypique.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Yanoune
  12 janvier 2018
Sandman.. ou la Bd qui te fait passer une nuit blanche alors qu'on parle du marchand de sable !
Pasque oui, dévorée, dévorée en une nuit... Impossibilité de la lâcher... juste excellent, pour plein de raisons.
Je ne suis pas super experte en comic, surtout niveau DC ( DC c'est vraiment pas ma tasse de thé, je suis plutôt Marvel) donc j'avais une certaine appréhension en ouvrant ce volume..
Mais bon Gaiman au scenard, ça y faut voir ce que ça donne.
Et bin ça donne du bon, du dingue, du glauque, du étrange, du magique, du violent, du dérangeant....
y a quelque caméo d'autres perso de DC ( on croise l'épouvantail à l'asile d'Arkham) forcement Gaiman n'allait pas se priver d'un endroit pareil, Gaiman la folie il aime bien.
Donc cette intégrale regroupe plusieurs histoires ( dont je ne dirais rien, pasque spoiler l'histoire j'aime pas, surtout qu'ici y a beaucoup de surprises), toutes graphiquement ne se valent pas, y a des erreurs anatomiques parfois, des différences de traitement mais l'ensemble est quand même assez homogène faut bien le reconnaitre. Et au final ça ne nuit en rien ( pour moi) la lecture.. dévorée vous vous souvenez...
Et franchement va falloir que je me trouve la suite..
Et sur ce je vais me mettre au lit.... Même pas peur...

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   04 novembre 2013
Si mon rêve était vrai, alors, tout ce que nous savons, tout ce que nous croyons savoir est faux. Ça signifie que le monde est à peu près aussi solide et fiable qu’une couche d’écume à la surface d’un puits d’eau noire qui plonge sans fin, et il y a dans ses profondeurs des choses auxquelles je ne veux même pas penser. Ça signifie que nous sommes des poupées. Nous n’avons aucune idée de ce qu’il se passe réellement, nous nous imaginons que nous contrôlons notre vie, alors qu’à une feuille de papier de là, des choses qui nous rendraient fous si nous y réfléchissions trop jouent avec nous, nous déplacent d’une pièce à l’autre, et nous rangent le soir quand elles sont fatiguées, ou qu’elles s’ennuient.
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Florian07Florian07   16 mai 2017
Dream : Je suis un monde… la vie.
Choronzon : Je suis une nova, l’explosion d’une étoile incinérant les planètes
Dream : Je suis l’univers… appréhendant tout chose, protégeant la vie.
Choronzon : Je suis la non-vie, la bête du jugement dernier, l’obscurité à la fin de toute chose. La fin des univers, des dieux, du monde… de tout.
Et alors, que serez-vous, Monseigneur ?
Dream : Je suis l’espoir.
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deidamiedeidamie   12 septembre 2017
L'amour n'appartient pas au monde des rêves, mais au désir, qui est toujours cruel.
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AlfaricAlfaric   04 novembre 2013
- Que lui avez-vous fait ?
- Elle a de vieux fantômes, que je lui ai montrés. Ses pareils errent dans un ressac de vies qu'ils ont sacrifiées à leurs buts, jusqu'à ce que, seuls et sans amis, ils doivent faire le sacrifice suprême.
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BrochmaelBrochmael   11 février 2018
Ça fend le cœur, sire, n'est-ce pas ?
Ce qui s'est passé ? C'est vous, l'incarnation de ce temps du rêve, sire. Et sans vous, les lieux se sont décatis, effondrés peu à peu...
D'abord, un lent processus, sire. Dans le monde du rêve, les choses ont muté. Je le sentais dans ma bibliothèque... Peu à peu, les mots se sont effacés. Peu après votre disparition, mes livres sont devenus des liasses de papier blanc ; le lendemain, toute la bibliothèque avait disparu. Je ne l'ai jamais retrouvée.
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Vidéo de Neil Gaiman
Extrait du livre audio « Neverwhere » de Neil Gaiman lu par Nicolas Matthys. Traduction de Patrick Marcel. Parution numérique le 26 octobre 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/neverwhere-9791035410315/
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Coraline découvre un autre monde qui semble plus agréable que la réalité. Mais pour y rester, il faut...

offrir son âme à une sorcière
manger une araignée vivante
se coudre des boutons à la place des yeux
oublier son passé
chanter du karaoké

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