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EAN : 9782360542345
209 pages
Le Mot et le reste (20/10/2016)
3.83/5   21 notes
Résumé :
Deux marins, sortis indemnes du naufrage de leur bateau, s’installent pour se ressourcer dans une cabane près d’un lac alpin haut perché. Ils sont accompagnés par Léon, un vieux guide solitaire. Par une nuit glaciale, ils trouveront sur la rive du lac une jeune femme à bout de force. Après avoir fui la barbarie de son pays, Saamiya est désormais à la recherche de sa fille Sahra. Elle trouvera les mots et la force pour leur confier son indicible histoire. Débute alor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  07 août 2022
«  le froid était là, tapi comme un fauve, prêt à mordre à la moindre erreur.
Je n'avais pas souvenir d'avoir ressenti une telle sensation auparavant , une sorte de danger permanent qui vous entoure, qui traque vos moindres faux pas , la moindre casse de matériel » ,.,
«  La Terre et le feu étaient devenus les éléments essentiels à notre survie » .
«  Malgré ses quatre - vingt sept ans , Gabriel était incroyable de résistance » .
Existe- t- il des hommes plus adaptés au froid ? . »
Quelques citations extraites de cette aventure extraordinaire ….
Comment décrire cet incroyable périple débutant au bord du lac gelé des grandes Alpes au grand Nord Canadien lu d'une traite , un quatuor de personnages attachants : deux marins rescapés d'un naufrage et un montagnard aguerri qui se lancent aux côtés d'une jeune femme Somalienne, Saamiya, ayant fui son pays où la barbarie sévit , notamment le supplice de sa soeur Aïcha , lacérée ,mise a mort, par des pierres jetées sur son visage par des barbares islamistes…..
Son enfant ,la petite Sahra , arrachée de ses bras , partie à Genève , depuis un camp mis en place par MÉDECINS SANS FRONTIÈRE.
Elle chute à flanc de froid , d'hostilité , de chagrin , effondrée, découragée , au bord du lac gelé , se livre aux personnages qu'elle rencontre , cités ci- dessus , en errance , en souffrance , elle cherche sa fille .
.
Elle confie sa terrible histoire , comment en - est - elle arrivée là ? .
Un roman social , sociétal, contemporain, extravagant , un thème vibrant d'actualité, haletant, qui fait froid dans le dos , aux paysages magnifiques et glacés à l'extrême, au coeur de l'hiver .
Beaucoup de tendresse , d'humanité dans les relations au sein de ce quatuor improbable , fou, digne d'un conte macabre , une épopée poignante , attachante, haletante , à l'humour très décalé .
Périple d'aventures très fortes pour un road movie extravagant ,déjanté complètement, une belle naufragée aux prises avec des passeurs immondes dans la médiocrité de leurs aspirations liées et toutes guidées par le pouvoir et l'argent , sans une once d'humanité , de Somalie à l'Ethiopie , le Soudan ,la Libye , aux mains de l'armée, , des baraquements toujours les mêmes , des rebelles ou des milices claniques ou islamiques …
Les motivations étaient semblables, la violence omniprésente …
Pour Samiya et ses compagnons et compagnes dans le désert , toujours des hommes en armes ,…
Des baraquements et des hommes :
AVEC DES KALACHNIKOVS , ils séparaient les hommes des femmes ….
Vous l'aurez compris : beaucoup de thèmes abordés , une fin heureuse , digne d'une équipe improbable: un vieux trappeur, un guide, et deux marins tous extrêmement doués pour la vie , qui triompheront de toutes les épreuves …
Qui tentent de ne faire qu'un. au secours d'une belle réfugiée en quête éperdue, à la recherche de sa fille .
Oui, une drôle d'équipe ., vraiment !!
Le style est soigné , les paysages , l'environnement , les grands espaces décrits de belle manière !
Un périple dangereux et drôle !
Premier livre prometteur !
On en ressort épuisé !!
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Patsales
  24 octobre 2020
C'était pas loin. Un trio de pieds nickelés faisant la nique aux douaniers et jouant à saute-frontières pour permettre à une belle réfugiée de relier la Somalie au Canada, un conte alcoolisé et tonique qui donnerait le moral...
Conte parce que symbolique et peu intéressé par le réalisme. Alors oui la réfugiée est belle (et polyglotte, ça aide), des amis surgissent opportunément pour permettre à l'aventure de continuer, et même une corde se matérialise au milieu de nulle part quand il s'agit de ligoter un méchant. Bon, c'est la loi du genre.
Je suis un peu plus gênée aux entournures quand la justification du périple est de rendre une mère à sa fille, faudrait pas que l'héroïne veuille la liberté par pur égoïsme, non, c'est une vraie mater dolorosa, total respect. Respect et nunucheries: « Elle poursuivait sa quête maternelle et douloureuse qui ne cesserait que le jour où elle tiendrait sa fille serrée dans ses bras » ou bien « Je regardai Saamiya, si forte et si fragile »
Et puis surtout, la fille de Saamiya a été enlevée par une association humanitaire qui doit beaucoup à l'arche de Zoé, naguère au centre d'une sinistre affaire de néocolonialisme compassionnel. Et ça c'est intéressant, de comprendre comment des jeunes gens armés des meilleures intentions se sont fourvoyés pour devenir de sinistres pourvoyeurs de chair humaine.
Ah oui mais non. Face à la lumineuse Saamiya si forte et si fragile, il n'y a que d'infâmes salauds - y compris la mère adoptive, garce hautaine.
Or, à quoi sert cette extrême simplification ? Un conte a le droit de réduire ses personnages à des marionnettes symboliques au nom de la vérité supérieure qu'il fait advenir. Et ici? Quelle est cette vérité nue qui surgit devant nos yeux dessillés ? C'est qu'on en apprend de belles: que les islamistes tuent et sont méchants (sans déc?), que perdre un membre de sa famille est douloureux et que l'eau ça mouille.
C'est vous dire si j'avais la nette impression de perdre mon temps quand, au détour du chapitre XI, j'ai lu que l'héroïne éprouvait « un doute récurant ».
Eh ben, ça a suffi à illuminer ma journée
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EvlyneLeraut
  20 septembre 2020
L'incipit est une accroche. « Je regardais par la vitre de la camionnette, le paysage qui défilait depuis le viaduc de l'autoroute. » Détenir ce livre est un honneur. le lire c'est se lier avec l'apogée de ce récit. Etreindre la gravité de « La naufragée du Lac des Dents Blanches ». Patrice Gain est digne d'un génie évident. le zénith est sa connaissance extrême de l'idiosyncrasie montagnarde. Rien ne lui échappe de cet environnement sauvage, beau, capable d'apprivoiser l'homme bon. L'histoire en devient un feu de cheminée. Ce qui résiste au creux d'une nuit solitaire. Trois hommes vont se lier en fraternité, accomplir le devoir de tout à chacun. Plus que cela ce récit est la somme de tous. « Les Dents Blanches se reflétaient dans le miroir limpide de sa surface. de l'autre côté de la vallée, la chaîne du Mont-Blanc s'imposait. » « -T'es pas tout seul on dirait, dit Elias avec un ton de reproche. -C'est une naufragée, je viens de la repêcher sur la rive du lac. » On ressent l'urgence, le secours, la griffe de la main tendue, l'absolue entraide. le pathos ne se heurte pas dans le drame. le cap est grandiose car solidaire. Une jeune femme Somalienne, en envol d'immigration chute à flanc de froid, d'hostilité. Son enfant la petite Sahra arrachée de ses bras, partie à Genève depuis un camp mis en place par Médecins Sans Frontières. Saamiya se délivre, les mots s'échappent, fleuve de boue et de désespoir. Elle est en errance, cherchant sa fille Sahra. Durant des kilomètres incertains, infinis, marche d'affres et de souffrances. Cachée, se fondant en mimétisme dans les paysages de peur d'être repérée. Plus de papiers, plus d'enfant, l'horreur en chevelure. L'enfant kidnappée en proie à l'adoption. Ses paroles sont des déchirures, l'innommable. Aïcha, sa soeur suppliciée, pierres jetées sur son visage puérile. La barbarie a drapé son corps. « Allah Akbar ». Elle est ici, Saamiya, l'étrange (ère) soeur en humanité, protégée dans l'antre fraternelle de nos trois bienfaiteurs. Léon, Elias et le narrateur (doublure de Patrice Gain) Ces derniers conjuguent la concorde, la formidable amitié, l'altruisme en diapason. Ils trinquent, buvant du Muscat, dualité. Entre Saamiya, radeau de Géricault et ces trois amis. Les ombres sont chaleureuses, insistantes dans ce tipi emblématique. Elles apaisent Saamiya. Ce manichéen est prodigieux. Rester sur le fil de la vie coûte que coûte. L'exactitude qui se prononce en actes, paroles et actions. Ne pas perdre l'ami par un trop-plein de désespoir. Puiser en l'autre l'énergie salvatrice. Relier les forces. Affronter l'adversité. Solidarité bien-aimée. Ils vont tenter de retrouver cette petite Sahra. le périple est de constance et d'endurance et d'espérance aussi. Des Alpes au Grand Nord Canadien, de volonté en ténacité, les paysages s'allient à l'aventure. Patrice Gain délivre un arc-en-ciel humaniste. « La naufragée du Lac des Dents Blanches » est sociétal, contemporain. Il pointe du doigt là où ça fait mal. Prouve que par l'amour universel on peut sauver son prochain, le faire sien. Lumineux, digne, il signe le Devoir. Il est un livre blanc achevé. Magistral et fondamental. Publié par les majeures Editions le Mot et le Reste.
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pchion
  06 septembre 2018
L'un de mes livres préférés de l'été et un petit bijou dans le genre. Je ne me rappelle plus pourquoi j'ai acheté ce livre... Je ne connais pas l'auteur (que je vais m'empresser de découvrir un peu plus) et je ne me souviens pas avoir lu une quelconque critique avant de me plonger dans ma lecture et de me faire littéralement "happer" au fil des pages. Je ne pense pas que le titre seul ait suffi à "m'aguicher", mais je sais que j'ai un a priori très favorable à l'égard des choix éditoriaux de l'éditeur "le mot et le reste". Patrice Gain surfe avec habileté entre les passages mélodramatiques, l'humour de certains dialogues et la poésie des descriptions. On ne s'ennuie pas et je n'ai pas trouvé de longueur ce qui est assez rare par les temps qui courent, les auteurs étant assez souvent bavards. le thème de l'histoire est particulièrement dur : la découverte d'une réfugiée somalienne effondrée, découragée au bord d'un lac gelé des grandes Alpes. Mais ceux qui vont se charger de l'aider dans sa quête font parfois penser aux personnages de la BD "Les vieux fourneaux". le mélange des genres est pourtant une réussite : aucune maladresse, beaucoup d'humanité et de tendresse dans les relations au sein de ce quatuor improbable d'aventuriers...
Je recommande donc vivement la lecture de cet ouvrage qui a par ailleurs le mérite d'évoquer un thème tout à fait d'actualité à propos duquel la majorité de nos concitoyens ne brille pas par ses opinions et ses comportements.
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BibliVSD
  12 juillet 2017
Par une nuit glaciale, 2 Bretons en vacances trouvent sur la rive du lac des dents blanches une jeune femme à bout de force. Que fait elle là ? comment est elle arrivée là ?
Elle finira par trouver la force et les mots pour confier sa terrible histoire. Débute alors un incroyable périple qui les conduira jusqu'au Canada.
Dans ce premier roman, l'auteur a su nous délivrer de très belles descriptions de la nature, des personnages attachants. Pourtant les thèmes abordés sont graves : l'immigration, l'exploitation... Cependant la note générale est très positive et pleine humanité avec un petit zeste de fantaisie déjantée. On en redemande:à quand le prochain ?
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   07 août 2022
«  La vue sur la vallée était saisissante. : tous les hêtres , les érables et les sorbiers avaient enfilé leurs vêtements d’automne, dernier baroud avant l’hiver.
Ils éclaboussaient d’une lumière or et carmin la forêt d’épicéas » .
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Agate03Agate03   11 mai 2019
Qu est ce que tu as bien pu leur dire pour qu ils détalent comme des caribous ?
Eeyou Istchee , Ca veut dire "ici c'est notre territoire". Le territoire des indiens cris, répondit Abraham. Quand le gouvernement a donné son accord pour la construction des barrages, il y a vingt-cinq-ans, il n'a pas consulté notre peuple. Ces terres étaient considérées comme inhospitalières et inhabitées, alors que nous vivons ici depuis plusieurs siècles, bien avant que les blancs ne débarquent, il y a trois cents ans, pour créer des comptoirs pour la traite des fourrures. Nous avons dû nous battre pendant des années. Puis notre Grand Conseil a obtenu la reconnaissance et la gestion de notre territoire. Nous percevons maintenant des royalties sur l'exploitation de nos ressources. La "Paix des braves" vient juste d'être signée avec le gouvernement du Québec, mais les plaies ne sont pas encore cicatrisées......
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Annette55Annette55   06 août 2022
«  Le pire de tous les états de l’âme est l’indifférence »
Félicité de Lamenais .
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pchionpchion   05 septembre 2018
J'ai jamais été bien copain avec les gars qui portent des robes et qui font des sermons. Et puis si un Dieu existe et qu'il regarde sans broncher des hommes lapider des enfants, dans ce qui est comme qui dirait la dérive de son œuvre, alors m'est avis qu'il mérite un sacré coup de pied au cul.
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Annette55Annette55   07 août 2022
«  Mes pensées exploraient sans retenue d’obscurs recoins .
Nous roulions vers un nouvel horizon sans savoir en quoi il pourrait nous être profitable .
Rouler. Regarder. S’évader .
Un triptyque souvent efficace mais qui peinait pourtant à se mettre en place » .
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Vidéo de Patrice Gain
Suite à notre concours à voix haute, nous avons pu poser quelques questions à Patrice Gain qui en était le parrain.
Pour en savoir plus sur son dernier livre audio "De silence et de loup" lu par Rachel Arditi, c'est par ici : https://www.audiolib.fr/livre/de-silence-et-de-loup-9791035408312/
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