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EAN : 9782253181446
256 pages
Le Livre de Poche (29/01/2020)
3.84/5   206 notes
Résumé :
David McCae, écrivain new-yorkais en mal d'inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l'Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny. Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l'ouvrage d'un chapitre élogieux : le célèbre alpiniste Dick Carlson, ami de longue date, aurait de belles choses à raconter sur leurs aventures. Direction Valdez pour David, vers le froid, les paysages sauvages et un territoire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
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sur 206 notes
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marina53
  20 décembre 2018
Écrivain new-yorkais, David McCae doit publier d'ici peu les mémoires du candidat à la présidentielle, le gouverneur Andrew Kearny. Mais largué par son amie Louise et en mal d'inspiration, les mots lui manquent. Aussi, son éditeur, Sydney, lui propose-t-il d'aller se ressourcer dans sa maison d'East Hampton, au bord de l'océan. À peine David a-t-il eu le temps de poser ses bagages que Sydney lui propose de revenir à New-York afin de prendre le prochain avion pour Valdez, au Canada. Là-bas, il devra en effet interviewer Dick Carlson, le premier américain à avoir gravi un sommet de plus de 8000 mètres, dont Kearny s'est entiché. David pourrait ainsi mieux s'imprégner du personnage. L'écrivain est bien loin de s'imaginer que seules les contrées sauvages ne sont pas hostiles...
Une terre hostile, un climat glacial et neigeux, des hommes bruts et violents, des animaux qui le sont tout autant et une série d'événements qui vont emmener David McCae direct en Enfer. Parti pour seulement interviewer un vieil alpiniste, arrogant, pompeux et bien mystérieux (cela l'écrivain l'apprendra à ses dépens), David va se trouver embarquer dans une cascade de situations aussi inimaginables qu'éprouvantes. Il apprendra aussi que la nature peut être aussi hostile que les hommes qui la convoitent. Dans ce roman glacial où l'Homme va se révéler démoniaque mais aussi combatif, Patrice Gain nous plonge dans un climat violent, palpitant, oppressant. de par son écriture immersive et contemplative, l'on est de suite plongé au coeur de cette nature inhospitalière. Un roman particulièrement noir...
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Kirzy
  10 mai 2020
Peut-être que j'en attendais trop ...
Les premières pages m'ont ennuyée, non pas que la lecture ait été déplaisante, loin de là, mais bof, difficile de vraiment m'intéresser à ce David McCae, écrivain new-yorkais obligé de se rendre en Alaska pour terminer un biographie commandée par un gouverneur américain et y rencontrer un alpiniste à la renommée mondiale, ami dudit homme politique. Ecriture comme personnage, j'ai trouvé tout très fade, sans mystère, sans tension, sans interrogation. Plat.
Puis le récit décolle lorsque l'interview vire au cauchemar et le roman en récit de survie dans le décor grandiose d'une île sauvage d'Alaska. Même si on est très loin de l'ambiance oppressante que propose David Vann dans le même cadre, j'ai été ferrée. Puis c'est retombé.
La faute, peut-être, à un autre livre ( pas Sukkwan Island ) que j'ai lu juste avant, Croire aux fauves, de Nasstaja Martin, récit qui n'a rien à voir avec Terres fauves mais qui relate aussi un combat avec un ours et surtout une transformation suite à cette confrontation, avec une force inouïe. Pas de bol d'avoir enchaîné ces deux lectures ... la comparaison a clairement parasité la lecture de certains chapitres de Terres fauves, et jamais à son avantage.
On voit bien David, falot, naïf et dépressif, se transformer en mode survie, obligé de se surpasser une fois réellement confronté à la violence de la nature et des hommes. Mais plutôt que de pousser les curseurs à fond, de jouer la carte de l'ambiguïté de cette métamorphose, l'auteure confronte son personnage à une course contre la mort, certes bien ficelée mais qui repose sur des invraisemblances et qui aboutit à un enchaînements d'événements dramatiques en accéléré, tous prévisibles, ce qui décentre le récit qui aurait pu être captivant de la mue radicale de David. Je n'ai pas réussi à y croire.
Bref, pas la bonne lecture au bon moment pour moi, je suis passée à côté ...
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horline
  12 novembre 2018
Roman d'aventures ou de mésaventures, Terres fauves est un récit aussi trépidant que tétanisant au coeur des territoires nord-américains. C'est âpre, brutal, douloureusement hostile mais on s'immerge rapidement dans ce récit. Peut-être parce que Patrice Gain y évoque de manière formidable des territoires qui me sont totalement étrangers et la promesse d'espaces grandioses dans l'inconscient a la vertu de leur accorder un charme naïf. L'Alaska vous saisit irrémédiablement par la description de ses lacs gelés «couleur cendre froide» et de ses forêts d'épicéas noirs qui hébergent des ours féroces. Mais les véritables fauves ne sont pas forcément ceux que l'on croit.
David McCae, écrivain indécrottablement new-yorkais, va en faire la douloureuse expérience lors de son séjour à Valdez, devenant la proie de redoutables prédateurs sur ces terres sauvages et carnassières qui façonnent le caractère de ceux qui y vivent.
Patrice Gain est un auteur bluffant. Dans un texte mené de manière souveraine, il parvient aisément à nous plonger dans un univers aussi attirant qu'inquiétant. Il dessine un roman sombre et éblouissant dans ses paysages tout comme dans son personnage principal. Si David agace au début par ses jérémiades, il s'étoffe au fur et à mesure qu'il se frotte à la réalité de cette région inhospitalière et à chacune de ses particules rugueuses pour acquérir une stature attachante. J'ai réellement été séduite par la facilité de Patrice Gain à s'imprégner des lieux et à s'en servir comme pour purifier son apprenti héros engagé dans une lutte contre des fauves qui sonne comme une bataille contre ses propres défaites.
C'est court, c'est rude, c'est efficacement construit, ce livre que j'ai dévoré est enthousiasmant au-delà même de l'histoire... sûrement l'effet de la découverte d'un auteur talentueux dont j'attends avec impatience la prochaine publication.
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cardabelle
  04 novembre 2018
♫ ♪ ...ma cabane en ... Alaska est blottie au fond des bois , on y voit des ...sur le seuil ....♫
Des écureuils ? oui , il y en a .
Mais David McCae , écrivain new-yorkais va vite comprendre qu'il n'est plus à Central Park mais au coeur d'un monde sauvage où l'hostilité de la nature n'a d'égale que celle des prédateurs humains .
Le pauvre David n'a pas le choix : il doit remplir le contrat imposé par son éditeur et accepter une mission pour servir une campagne électorale .
Il part donc à Valdez ,en Alaska pour le grand bonheur du lecteur qui aime les grands espaces et la magnificence de ces terres encore isolées .
Mais lui, il est moins heureux : la nature , il ne connaît pas , il déteste, il en a peur . Bref , il se veut citadin et c'est tout .
Mais le sort en a décidé autrement .
David McCae va devoir s'adapter au-delà de toute espérance pour survivre .
Et, il va falloir abandonner la douce contemplation du wild pour le suivre dans un road movie palpitant .
Parce que passé le seuil de sa cabane , aucun choix possible : il faut échapper aux ours et à un microcosme de dingues , de politiciens véreux et de flics corrompus sur fond de magouilles politicardes .
Voilà le décor d'une intrigue à couper le souffle .
Pour cela, l'auteur va largement utiliser l'exagération certes mais , c'est si bien maîtrisé que dans l'ensemble , je me suis laissée emporter par le rythme de cette fiction aux multiples rebondissements et teintée de sarcasmes .
Pourtant , j'ai parfois regretté quelques scènes trop peu crédibles à mon goût . Alors , n'y pouvant rien changer , je m'en suis accomodée : c'est l'auteur qui décide , non mais ! !
De même que si la morale philosophique un peu convenue m'a touchée par sa naïveté c'est parce qu'elle a parfois les allures d'un conte .
Ou , peut-être ai-je eu envie l'espace d'une lecture de croire à la métamorphose d'un homme .

Il va sans dire que ce livre m'a d'abord séduite par la force d'un titre évocateur .
Puis, belle surprise , il résume bien le caractère de cette aventure proposée par Patrice Gain , auteur français , à travers principalement l'Alaska et le Canada .
Ici , thriller et nature writing se confondent pour tisser la trame d'une véritable aventure hitchkockienne .
A lire , m'sieurs dames , à lire !
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Cannetille
  26 janvier 2020
L'écrivain et narrateur new-yorkais David McCae est chargé de rédiger les mémoires du gouverneur Kearny, qui, afin de parfaire son image, souhaite un chapitre sur son amitié avec le célèbre alpiniste Dick Carlson, premier Américain à avoir porté la bannière étoilée jusqu'à un sommet inviolé de plus de 8000 mètres. Ce sportif habitant en Alaska, David accepte à contrecoeur de quitter son confort citadin pour se rendre dans une contrée sauvage, dont l'inhospitalité n'aura d'emblée d'égale que celle de son hôte. Et encore est-il loin de se douter du cauchemar qui l'attend…

Ce roman démarre doucement pour se transformer sans crier gare en un récit d'aventure en pleine nature et un thriller noir au suspense si addictif qu'il vous sera impossible de le lâcher avant son dénouement. Surprise par la tournure de l'histoire et aussitôt subjuguée, j'ai réellement désespéré de la terrible descente aux enfers de ce fragile citadin si peu armé pour les épreuves qu'il traverse. Mais c'est un peu comme si l'infernale beauté et la brutalité sans concession des grands espaces mettaient à nu les personnalités, les révélant à elles-mêmes en les poussant loin des faux-semblants, jusqu'au tréfonds de leurs ressources, parfois insoupçonnées...

Dommage que l'ensemble soit affaibli par son insuffisante vraisemblance, qui m'a d'autant plus gênée que, par hasard, je venais de lire l'autobiographique et véridique Croire aux fauves de Natassja Martin. L'élan du récit aurait presque pu effacer ce regret si je n'étais restée coincée sur une incohérence : l'ordinateur portable que David continue opportunément à utiliser, comme si de rien n'était, alors qu'il a maintes fois tout perdu !

Nonobstant son manque de crédibilité, ce livre m'a offert un excellent moment d'aventure et de suspense au sein d'une nature sauvage et grandiose, où les fauves ne sont pas toujours seulement ceux que l'on attendaient.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   01 août 2022
«  Il est difficile de savoir combien un homme s’est simple ou compliqué . Quand on devient trop sûr , généralement on se trompe .
«  Il y a ceux qui dévorent et ceux qui sont dévorés. C’est un bon principe de départ . Et ceux qui dévorent sont - ils plus immoraux que ceux qui sont dévorés ? » ….

JOHN STEINBECK .
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Annette55Annette55   01 août 2022
«  Un soleil rouge embrasait les sommets enneigés qui se miraient dans les eaux de la baie . La forêt n’était plus qu’une masse noire informe. Cette immensité rougeoyante ne faisait qu’attiser mon désarroi » .
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cardabellecardabelle   29 octobre 2018


J'ai roulé au cœur de paysages aux langueurs acides .

Des champs de coton gavés de pesticides ,
des étendues de maïs aux sillons stériles
et des horizons d'épis de blé au garde-à-vous ,
pas une tête qui dépasse ,
dans lesquels on traquait le coquelicot soyeux ,
le bleuet des poètes
et les pensées égarées à grand coup d'herbicide .

Le ciel monochrome s'ennuyait ferme .
Des nuages couleur cendre ,
[...]
paysage sous chimio .
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marina53marina53   20 décembre 2018
Une lune pâle s'est installée haut dans le ciel. Près de la berge, mon regard a été attiré par des bruits d'eau. Des loutres flottaient sur le dos en croquant un poisson. Elles étaient nombreuses, peut-être une dizaine, drapées de varech. Des petits dormaient sur le ventre de leur mère, insouciants. J'ai fermé les yeux. Ce monde est vraiment étrange. Il cache sa violence derrière des scènes attendrissantes, des animaux à l'allure débonnaire et un calme apparent. C'est ce qui fait sa force.
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OgrimoireOgrimoire   11 mai 2020
Nous avons survolé des forêts inhospitalières et des bras de mer qui s’enfonçaient loin dans les terres. Après une vingtaine de minutes, l’hélicoptère a décrit un cercle au-dessus d’une maison au toit vert. On ne distinguait aucune autre habitation aux alentours. Il y avait là toute la quintessence de ce qui m’angoissait ; le genre d’endroit où le voisin le plus proche est le bon Dieu. Je tiens cette expression de ma mère. Elle savait de quoi elle parlait. Ma mère est née dans une ferme des plaines de l’Ohio.
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Videos de Patrice Gain (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrice Gain
Suite à notre concours à voix haute, nous avons pu poser quelques questions à Patrice Gain qui en était le parrain.
Pour en savoir plus sur son dernier livre audio "De silence et de loup" lu par Rachel Arditi, c'est par ici : https://www.audiolib.fr/livre/de-silence-et-de-loup-9791035408312/
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