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EAN : 9782072730436
192 pages
Éditeur : Gallimard (31/05/2018)
3.67/5   3 notes
Résumé :
Ma vie en peintures est une délicieuse fiction autobiographique dans laquelle l’histoire de l’art joue un rôle central. Notre protagoniste, une brillante critique et journaliste argentine, parcourt avec intelligence et avec humour les épisodes les plus marquants de son enfance, de sa jeunesse et de son âge mûr. Elle nous raconte les relations intenses et souvent conflictuelles qu’elle a eues avec sa famille et avec ses amies ; mais elle le fait en nous décrivant, en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
fanfanouche24
  11 juin 2018
Un premier roman dont le titre original est des mieux choisis : "Le Nerf optique", puisque le regard est au coeur de cette fiction autobiographique, où l'auteur, critique d'art se raconte...entre souvenirs, ainsi que des évocations de peintres, et d'oeuvres picturales l'ayant marquée; je me faisais une joie avant parution !!
C'est une lecture intéressante, insolite...qui offre au lecteur moult détails de l'Histoire de l'Art ...de façon originale.
En dépit du plaisir de cette lecture, je suis moyennement convaincue sur un certain point : les liens entre ses souvenirs, les évocations de ses proches, sa mère, sa cousine, sa meilleure amie, un grand-oncle , Marion, être fantasque et fascinant , etc. et les oeuvres qui l'ont captivée ne communiquent pas naturellement [en tout cas , c'est mon ressenti ].
A chaque évocation ancienne, il y a une sorte de cassure, un sentiment du "coq à l'âne"....
L'ensemble reste plaisant et fort instructif !
Des totales découvertes d'artistes : Charles de Dreux, des peintres argentins, Candido Lopez et Augusto Schiavoni [ mon préféré !... le tableau choisi pour la jaquette de l'ouvrage est de cet artiste]. Des passages passionnants et émouvants sur Gustave Courbet, sa personnalitétumultueuse, et ses audaces artistiques !
Pas complètement emportée par la narration, mais cependant un très bon moment de lecture...entre Littérature et Amour des Arts !
"Je suis partie seule dans ma voiture, mon petit cabinet privé de méditation. (...) Je ne savais pas où aller mais mon instinct de survie me pousse toujours vers les musées, comme les gens qui pendant la guerre se précipitaient vers les abris antiaériens. "(p. 24)
Autre qualité fort appréciable [ même si je n'adhère pas complètement avec les choix des artistes], l'éclectisme incroyable de cette auteure et critique d'art... Entre Charles de Dreux et Rothko, en passant par Courbet et le Douanier Rousseau !...
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Blandine2
  29 août 2018
J'ai bien aimé ce livre et j'ai passé un agréable moment en sa compagnie .
J'avais avec moi ma tablette et j'ai adoré chercher des infos sur les peintres et/ou les tableaux dont Maria Gainza nous parle.
J'en ai découvert certains, bien évidemment, car même si j'adore la peinture, je ne suis pas experte en peintres argentins...et Candido Lopez ou Augusto Schiavioni m'étaient parfaitement inconnus.
J'ai aimé ces "petites" histoires autours de ces tableaux et de ces peintres, et cela m'a apporté des éclairages nouveaux.
Je ne me suis en revanche pas sentie à l'aise dans les liens que crée l'auteure, entre sa vie et ces tableaux.
Cela m'a semblé parfois incongru, et artificiel.
Je n'ai pas bien compris comment et pourquoi elle passait ainsi du coq à l'âne.
Cela n'empêche que je recommande ce livre à ceux qui aiment la peinture, car même si ses choix picturaux ne sont pas les miens, cela reste intéressant , plaisant et original.
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keisha
  10 décembre 2018
"Je marchais dans le musée en évitant les grands tableaux, lassée de la peinture du vingtième siècle et de ses grands airs messianiques qui crient sur ton passage : 'je suis une oeuvre d'art!' comme s'il y avait de quoi en faire tout un plat, lorsqu'un tableau a capté mon attention. En approchant j'ai découvert son nom : Schiavoni. Un nom qui ne me disait rien du tout; tout au plus évoquait-il celui d'un garagiste ou d'une entreprise de déménagement, même si, dans ce cas, on aurait dû lire 'Schiavoni, père et fils.' Et puis il y avait la question de la ressemblance."
L'illustration de couverture, Jeune fille assise d'Augusto Schiavoni, appartient au Musée des Beaux Arts de Buenos Aires, et lors d'une visite Maria Gainza réalise la ressemblance entre la jeune fille représentée en 1929 et elle-même enfant. Là voilà ensuite rappelant la vie de Schiavoni, particulièrement à Venise, et évoquant sa vieille amitié (à elle) avec un certain Fabiolo. le lien entre ces différents sujets existe, passer de l'un à l'autre peut ne pas paraître forcément fluide, mais on ne s'y perd pas et cela reste fort intéressant.
Voilà comment Maria Gainza, journaliste et critique d'art argentine, construit ses différents chapitres, chacun consacré sans trop de chronologie à un peintre et une partie de sa vie, avec l'Argentine en lointaine toile de fond. La quatrième de couverture appelle cela une fiction autobiographique et je préfère cela à roman.
"Parcourez du regard une salle de peinture argentine. Faites le lentement, en gardant une vision floue. Dès que vous sentirez une secousse (...) arrêtez-vous: il est fort probable que vous vous trouviez face à un Victorica."

Parlant de son incapacité (récente) à prendre l'avion
"Bien sûr, il y a des choses que tu rates en ne voyageant pas. Tu as dû renoncer à voir un jour le Rêve, l'une des grandes peintures de Rousseau qui se trouve au MoMa de New York et qui, fit-on, fait trembler le sol sous les pieds. Tu ne verras pas non plus la Madonna del Parto de Piero Della Francesca, qui est à Monterchi et qui porte une tunique bleue capable d'émouvoir une institutrice allemande; le Baiser à la dérobée de Fragonard, qui est à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, ce sera pour une future réincarnation slave. Et, entre nous, il est temps de renoncer à l'idée saugrenue de contempler de tes propres yeux le hanami, la neige la plus exquise du monde, le moment précis où les cerisiers fleurissent au Japon."
Lien : https://enlisantenvoyageant...
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jlbcb
  16 novembre 2018
Petit livre original et charmant. Chaque oeuvre décrite, "expliquée" et elles sont variées tant par les époques de création que les lieux où elles sont présentes, est une occasion de parler émotions, partage, rencontres, querelles, enfin tout ce qui fait la vie. J'ai eu envie de la faire partager à mes amis qui m'accompagnent dans les expos et au musée.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 juin 2018
La mer de Courbet étincelle dans mon esprit pendant des jours.

A vingt ans il monta à Paris pour se plonger en immersion au Louvre. Il y étudia le Titien, Zurbaran, Rembrandt et Rubens. Il en adopta la technique sans conserver les valeurs traditionnelles qu'elle servait. Courbet vomit l'idée de pureté parce que ce qui l'intéressait, c'était de créer des tableaux capables de saturer les sens du spectateur. C'est pour cela que Peter Schjeldahl dit qu'après avoir vu un Courbet, on a envie de sortir en courant, de déchaîner une émeute, de faire l'amour ou de manger une pomme. Ses tableaux produisent une fièvre picturale. (p. 76)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 juin 2018
Chaque fois qu'un tableau m'attire sérieusement, c'est le même cirque. On m'a expliqué que c'est la dopamine que mon cerveau libère et qui augmente ma pression artérielle. Stendhal l'a décrit ainsi : " En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de coeur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber." Deux siècles plus tard, une infirmière du service des urgences de Santa Maria Nuova, alarmée par le nombre de touristes tombant dans une sorte de coma voluptueux devant les sculptures de Michel-Ange, l'a baptisé "syndrome de Stendhal". (p. 14)
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fanfanouche24fanfanouche24   11 juin 2018
A Paris, Toulouse [-Lautrec] est lui aussi un artiste du monde flottant, le bordel est aussi essentiel à sa vie que les maisons de thé pour Utamaro. Il rêve de voyager au Japon mais il ne trouve personne pour l'accompagner. On lui a dit que dans cette île lointaine qui vient de s'ouvrir au monde, les hommes sont aussi petits que lui. (p. 97)
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fanfanouche24fanfanouche24   05 juin 2018
Je suis partie seule dans ma voiture, mon petit cabinet privé de méditation. (...)
Je ne savais pas où aller mais mon instinct de survie me pousse toujours vers les musées, comme les gens qui pendant la guerre se précipitaient vers les abris antiaériens. (p. 24)
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fanfanouche24fanfanouche24   11 juin 2018
Les gens ne se lassent pas de dire : tant que tu n'as pas vu un Rothko en vrai, tu n'en as pas vu la moitié. Moi je suis surprise par tout ce que l'on peut voir sur une reproduction. Même là, Rothko vous prend aux yeux comme une brûlure à l'estomac. Il y a des jours où je pense que ses oeuvres ne sont pas des oeuvres d'art mais autre chose : le buisson ardent du récit biblique. Un arbuste qui brûle sans jamais se consumer. (p. 102)
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