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ISBN : 2369560029
Éditeur : Editions Intervalles (14/06/2014)

Note moyenne : 2.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Mykonos, en Grèce.

Attirant chaque année près de 400 000 visiteurs, ce petit port paisible des Cyclades devient de mai à septembre un éden touristique généreux en plaisirs universels (soleil, danse, fête, feta). Mais en mars ? Y-a-t-il seulement un club ouvert après minuit ?

Au hasard d'errances alcoolisées dans des rues blanches et désertes, deux pieds nickelés vont provoquer les dieux sans le savoir...

Entre fantaisie e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
yv1
  22 juin 2014
Le moins que je puisse dire c'est que ce court roman m'a étonné, m'a totalement pris en défaut sur mes a priori. Richard Gaitet ne m'est pas inconnu, puisque j'avais lu et beaucoup aimé son premier roman paru sous le pseudonyme de Gabriel Robinson, Les heures pâles. Ce roman était celui d'un fils qui cherchait à comprendre son père qui avouait une double vie, un père inconnu. Je ne sais pas -et peu m'importe- ce qui est de la fiction ou de la réalité dans ce roman ou dans Découvrez Mykonos hors saison, mais on pourrait dire qu'ils sont deux facettes de l'auteur. L'un les heures sombres et l'autre les heures solaires (merci Richard, je me permets de réutiliser votre dédicace). On pourrait croire à une certaine vanité -dans le sens de futilité- de ce genre d'histoire, deux mecs en goguette dans un lieu touristique fêtard, mais l'auteur évite le cliché et la vacuité du propos. Car son roman est barré. Joyeux et barré. Les deux garçons peinent à trouver de quoi se distraire, boivent, pissent sur le mur d'une chapelle qu'ils ne remarquent qu'à peine vu leur état d'ébriété, font des rencontres avec les vrais habitants de l'île, en cela ils repartiront -s'ils y parviennent- plus riches de connaissances des autochtones et d'autrui en général. J'ai eu parfois quelques soucis avec la bonne compréhension du texte (mais y a-t-il une seule lecture ?- me demandant si j'étais dans la réalité du narrateur, dans un rêve ou un cauchemar, dans un delirium tremens, mais peu importe, il m'a suffi de me laisser porter par les mots, les belles et longues phrases de R. Gaitet, les jeux de mots, parfois faciles mais inévitables : "Sur ces entrefaites, le vieux Nino rota." (p.46), "Hermès, dieu du commerce, des voyageurs et du carré, avait-il joué de son influence sur la conjoncture internationale afin de nous immobiliser, ce coquin, une nuit de plus -et si oui, pour quelles raisons ?" (p.47) Richard Gaitet aime les mots, il use même de certains un peu tombés en désuétude et c'est fort grand plaisir que de les lire, bien placés dans une phrase :"derechef", "pourléché", "gironde", "houppelande" pour n'en citer que quelques uns. D'un autre côté, il se sert aussi beaucoup d'expressions courantes voire de mots d'argot ou dits grossiers, ce qui donne un style d'écriture très personnel, qui m'a permis de me faire une image des deux touristes ; je les vois comme deux garçons à la recherche d'aventures, mais pas trop téméraires surtout prêts à rire et à profiter sans se soucier du lendemain, plutôt sympathiques, ils surmontent sans se fâcher les aléas de leur voyage, voient toujours le bon côté : "Nouveau shot, c'est déjà le quatrième et la bouteille est encore à moitié pleine" (p.40), alors que bien sûr, s'ils avaient été dans le trente-sixième dessous, la bouteille aurait été à moitié vide. CQFD !
Enlevé, un rien déjanté et farfelu, ce roman est truffé de références à la Grèce ancienne -que je ne connais pas-, preuve de l'érudition de l'auteur qui en joue plus qu'il ne la montre ostensiblement, plein de références musicales (que je maîtrise un peu plus, Frankie Goes to Hollywood ou Donna Summer par exemple), Richard Gaitet est aussi connu outre pour "sa pratique très personnelle du sirtaki" (4ème de couverture) pour son émission Nova Book Box sur radio Nova, l'une de mes deux ou trois radios habituelles et préférées ; je joue de la zapette autoradiomobile entre Nova et Fip.
Livre insolite et surprenant, tout pour plaire.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Sharon
  29 octobre 2014
Il était une fois deux jeunes hommes qui sont partis en vacances à Mykonos. Ils ont choisi de partir hors saison. Pour profiter des hauts lieux touristiques sans touristes ? Si l'on veut - ou du moins, si les bars sont considérés comme des hauts lieux touristiques.
Erreur stratégique de la part de nos deux touristes : il ne se passe pas grand chose, ni sur l'île, ni dans le roman. Ils errent sans profiter de la beauté de ce qui les entoure, boivent, boivent, et boivent encore, dans les rares établissements ouverts hors saison. Ils draguent également, en espérant trouver "mieux" que les deux roumaines croisées au comptoir. S'ils ne s'aperçoivent pas que le bâtiment sur lequel ils urinent est une chapelle, ils n'oublient pas leur numéro de carte bleue (elle va très bien, je vous remercie, et pourtant, ils ne la ménagent pas).
Le dernier tiers du récit est plus intéressant, quand la légende rejoint la réalité. Nos deux touristes ne sont pas chez les lotophages, ils ne sont pas prisonnier de Circé (ni de cette chère Démitra), leur périple ressemble pourtant de plus en plus à une errance sans fin sur une île devenue prison.
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zazy
  15 septembre 2014
Mykonos est très réputée pour ses fêtes arrosées, enfumées, homos… « Eden touristique généreux en plaisirs universels –sun is shining, danse, chaleur, fête, feta, cocktails, shakés, rencontres importantes ». Pour ça, il convient d'y séjourner l'été. Nos deux compères, hétéros (je le souligne vu la réputation de cette île) ne l'ont sans doute pas compris pour débarquer en mars. L'île est déserte, les plages nues, les night-clubs fermés, sauf 1 ou 2 bars ouverts toute l'année. S'ensuivra, il faut bien respecter les traditions, une tournée des rads ouverts d'où ils sortiront fin saouls pour pisser sur le mur d'une église, qu'ils n'avaient d'ailleurs même pas vue. Ils vont passer leurs journées à picoler, à pisser, à essayer de draguer. Bref, des vacances hautement joyeuses et animées !! Fiasco sur toute la ligne, ils tombent de Charybde en Scylla (faut bien respecter les lieux et la mythologie !), rien ne leur réussit, heureusement, la carte bancaire fonctionne. Cette partie de l'histoire m'a agacée, ennuyée ; les errances alcooliques de ces deux paumés, très peu pour moi. Pourtant, avec l'arrivée du touriste et sa prédiction, l'histoire prend une autre tournure. Mais, prédiction ou visions d'ivrogne (l'éléphant rose transformé en touriste fou) ?
J'ai peiné à entrer dans l'histoire, je me suis essoufflée à suivre nos deux ivrognes de bars en night-club paumés. Heureusement la seconde partie m'a plus emballée. Richard Gaitet s'est amusé à détourner quelques légendes grecques, des chansons plus actuelles. L'écriture est rapide, alerte. Quelques jeux de mots faciles et éculés comme « Nino rota », mais bon avec nos deux paumés alcoolisés, on ne peut s'attendre à autre chose.
Je suis un peu déçue pas ce livre. Que voulez-vous, les errances nocturnes alcoolisées, ce n'est plus de mon âge !

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Chipiecat78
  15 novembre 2014
Dans ce court roman, on assiste à l'errance de deux jeunes hétéros venus séjourner à Mykonos ("phare européen de la communauté gay"). le séjour se déroule en mars, hors saison, alors que la quasi totalité des établissements de nuit sont fermés.
Sans but précis, nos deux acolytes vont passer leurs journées dans un bar à boire, boire et reboire (au point d'uriner sur une chapelle sans même l'avoir remarqué), à essayer de draguer.
Il ne se passe pas grand chose dans ce livre, ni sur l'île d'ailleurs.
Je me suis ennuyée et je n'ai pas aimé cette lecture.
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gromit33
  12 mars 2019
Petit texte avec un moment de lecture qui tombe bien. Nous sommes en septembre et arrivons nous aussi hors saison et certaines zones touristiques commencent à retrouver leur calme.
Les deux personnages de ce texte, eux, ont décidé de découvrir un haut lieu touristique de la Grèce et haut lieu de fêtes, hors saison. Ces lieux de tourisme qui pendant la haute saison deviennent des endroits de débauche, d'excès de laissez aller sans limite;
Ils débarquent donc sur Mykonos, alors que les touristes de masse, les fêtards habituels ne sont pas encore arrivés. Ils trouvent donc une île en « rade », ils rencontrent des locaux et certains touristes qui semblent aussi perdus qu'eux.
Un texte court, qui se lit facilement, mais qui m'a un peu lassée. J'ai eu un sentiment de lassitude, un peu comme cette île qui essaie de reprendre son souffle entre deux vagues de touristes et surtout un calme avant des journées et des nuits qui se mêlent.
Je me suis sentie aussi perdue par la volonté de l'auteur de donner trop de références mythologiques.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
yv1yv1   22 juin 2014
Sur ces entrefaites, le vieux Nino rota." (p.46), "Hermès, dieu du commerce, des voyageurs et du carré, avait-il joué de son influence sur la conjoncture internationale afin de nous immobiliser, ce coquin, une nuit de plus -et si oui, pour quelles raisons ? (p.47)
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Videos de Richard Gaitet (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Gaitet
Le 19.12.18, ?Nino dans la nuit? par Richard Gaitet dans ?Nova Book Box? (Nova).
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