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Pierre Guillaumin (Traducteur)
ISBN : 2729110542
Éditeur : Editions de La Différence (16/01/1995)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :
« Système de la dissociation : On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Ton prochain n’est ni ton frère ni ton amant. Ton prochain est un concurrent, un ennemi, un obstacle à franchir ou une chose à utiliser. Le système qui ne donne pas à manger, ne donne pas non plus à aimer : nombreux sont ceux qu’il prive de pain, mais plus nombreux encore sont ceux qu’il condamne à une famine d’étreintes. »
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
mariecesttout
  12 mars 2014
"Se souvenir: du latin re-cordis, repasser par le coeur"
Ce morceau de phrase, illustré par un petit dessin de l'auteur, comme sont illustrés tous les chapitres suivants, débute ce livre inclassable.
Auparavant, une note du traducteur Pierre Guillaumin, à propos du titre original "el libro de los abrazos" , que je recopie texto, car elle traduit bien ce qui suit !
"Le mot français " étreinte", avec sa connotation violente ou charnelle, ne restitue pas exactement la chaleureuse sympathie d'accueil de l'"abrazo", ce geste amical si fréquent en Amérique latine , qui vous fait prendre dans vos bras toute personne que vous avez du plaisir à rencontrer ou de la tristesse à quitter, tout être humain auquel vous souhaitez manifester l'élan fraternel de votre coeur.
Mais, après tout, il y a de la violence et une indéniable participation charnelle dans les textes qu'on va lire qui sont autant d'évocations d'amis dont l'auteur partage les douleurs, les joies et les espérances, de souvenirs qui le ramènent à sa propre histoire ou à celle de son pays de scènes vécues ou rapportées dont il veut témoigner, de prises de position d'un compagnon de tous les exclus du monde".
Uruguayen exilé en Argentine, puis en Espagne pendant la dictature militaire, auteur de l'ouvrage "Les veines ouvertes de l'Amérique latine", Galeano offre là, donc, une somme de tous petits chapitres ,récits, contes, poèmes, très courts, mais quelquefois divisés en plusieurs épisodes.
Ca ne se raconte pas, ça se lit par petits bouts, chaque chapitre, illustré, je l'ai dit, a un titre dont je donne quelques exemples :
- La réalité est complètement folle
-La faim ("le système qui ne donne pas à manger ne donne pas non plus à aimer")
-La démémoire
-Les murs ont la parole, etc., etc.
Et ces quelques lignes en disent quelquefois beaucoup plus, comme souvent d'ailleurs quand les mots écrits rencontrent notre propre sensibilité que bien des pages lues auparavant...
"Les puces rêvent de s'acheter un chien et les rien rêvent de ne plus être pauvres, ils rêvent d'un jour magique où la chance tomberait du ciel, en pluie drue ; mais la bonne fortune n'est pas tombée hier, elle ne tombera pas aujourd'hui, ni demain, ni jamais, elle ne tombe même pas en pluie fine, bien que les rien la réclament, bien que leur main gauche les démange, bien qu'ils se tiennent debout sur leur seul pied droit, ou commencent l'année avec un balai neuf.
Les rien: les enfants de personne, maîtres de rien
Les rien : les personne, les niés, ceux qui courent en vain, ceux qui se tuent à vivre, les baisés, les éternels baisés :
Qui ne parlent pas une langue mais un dialecte
Qui n'ont pas de religion mais des superstitions.
Qui ne sont pas artistes mais artisans.
Qui n'ont pas de culture, mais un folklore.
Qui ne sont pas des êtres humains mais des ressources humaines.
Qui n'ont pas de visage mais des bras.
Qui n'ont pas de nom, mais un numéro.
Qui ne figurent pas dans l'histoire universelle mais dans la presse locale.
Les rien qui ne valent pas la balle qui les tue."
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lilianelafond
  06 septembre 2019
Dans une note prudente, le traducteur précise que l'abrazo sud-américain n'est que partiellement rendu par le mot français «étreinte» qui par sa dimension «violente et charnelle» ne rend pas exactement «ce geste amical si fréquent en Amérique latine, qui vous fait prendre dans vos bras toute personne que vous avez du plaisir à rencontrer ou de la tristesse à quitter». «Mais après tout, s'empresse-t-il d'ajouter, il y a de la violence et une indéniable participation charnelle dans les textes qu'on va lire ».
Car il s'agit bien pour Eduardo Galeano de prendre dans ses bras, de ramener contre soi et de tenir au plus près de son corps, ce qui a été vécu, lu, vu et entendu et qui aurait pu être dispersé dans les oubliettes du temps. le Livre des étreintes ne prend pourtant pas la forme d'une somme ordonnée mais celle d'un étoilement de souvenirs dans lesquels se bousculent quelques écrivains et personnages connus mais surtout beaucoup d'anonymes, des bribes du quotidien, des histoires, des rêves, des témoignages. Autant de fragments d'une vie vécue avec les autres, qui composent au final un récit hybride que traverse pourtant, comme un fil rouge, la présence silencieuse d'un coeur attentif. A ces textes s'entremêlent également quelques dessins de l'auteur d'une facture souvent onirique ou surréaliste. Il ne s'agit pas à proprement parler d'illustrations mais plutôt de contrepoints poétiques qui accompagnent agréablement la lecture sans jamais peser sur elle.
Inutile donc, de tenter de reconstruire un propos à partir de cette mosaïque du coeur et de la mémoire. Mieux vaut se laisser conduire par la main sur les sentiers bifurqués de l'auteur. On y verra circuler César Vallejo, Pablo Neruda, Carlos Onetti, tout autant que des paysans indiens, des prisonniers politiques cassés en mille morceaux, des enfants facétieux, des instantanés de quelques-unes des villes où Galeano a vécu ou s'est rendu (Buenos Aires, Montevideo, Caracas, New-York, Barcelone), des slogans relevés ici et là sur les murs des métropoles d'Amérique du Sud, des annonces déroutantes épinglées dans des journaux de son pays, des proverbes, des extraits de contes ou de mythes.
On rencontre un guitariste auquel les militaires ont brisé les doigts. Il tient à ce que cela ne se sache pas car il ne veut pouvoir être réentendu un jour pour sa seule musique sans que la commisération ne vienne interférer entre son public et lui.
Un enfant d'un village du Connecticut avait un jour fait remarquer à Galeano son étonnante découverte : « Devant le feu, face au danger, les fourmis se regroupaient par paires et ainsi, en couples, bien enlacés, elles attendaient la mort. »
Une annonce parue dans un journal de Montevideo en 1840 propose une liste de biens à vendre dans laquelle figurent tout à trac : « une négresse d'Angola à moitié dégrossie pour 430 pesos, des sangsues récemment livrées d'Europe, de l'essence de salsepareille, un mulâtre de treize ans qui a déjà travaillé chez un tailleur, un domestique de dix-huit ans, sans vices ni maladie et aussi un piano et d'autres meubles à bon prix ». Petite précision d'Eduardo Galeano : en 1840, l'esclavage était aboli depuis vingt-sept ans.
Sur les murs :
« Aide la police, torture-toi » (Melo, Uruguay)
« Bienheureux les ivrognes, car ils verront Dieu deux fois » (Santiago, Chili)
« Une fiancée qui n'a pas de seins, c'est bien plus qu'une fiancée, c'est un copain » (Buenos Aires)
A Bogotá : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », et juste en dessous : « dernier avis ».
En Equateur, un étranger rencontre un groupe d'Indiens shuar au coeur de la forêt amazonienne. Ils pleurent tous, regroupés autour d'une vieille femme moribonde. L'étranger leur demande pourquoi ils pleurent devant elle, alors qu'elle est toujours vivante. Et ils lui répondent : «Pour qu'elle sache que nous l'aimons beaucoup».
Une petite fille refuse de manger. Sa mère demande de l'aide au conteur cubain Onelio Jorge Cardoso. Il entreprend aussitôt de lui raconter l'histoire d'un «petit oiseau qui ne voulait pas manger sa petite bouillie». La maman du petit oiseau lui explique qu'il ne va jamais grandir s'il ne mange pas, mais le petit oiseau reste bec fermé et n'écoute pas sa maman. Alors l'enfant interrompt Onelio Jorge Cardoso :
« Quelle petite merde, ce petit oiseau ».
A travers cet archipel de textes courts, Galeano nous brosse un portrait impressionniste de l'Amérique latine, un portrait où légèreté et gravité, violence et tendresse optimiste sont sans cesse contredites l'une par l'autre, mais où la parole figure toujours, en dernier recours, comme ce qui peut sauver les hommes de ce qui les écrase. La dernière étreinte possible quand toutes les autres ont disparu. le poids des mots est l'autre fil conducteur de ce voyage, la force qui peut toujours refaire surface pour consoler ou guérir. Galeano (qui connut personnellement la prison et l'exil) évoque ces hommes jetés dans les cachots de la dictature uruguayenne, isolés durant des années dans des cellules de la taille d'un cercueil, et qui ne durent leur salut qu'au moyen qu'il s'étaient inventés pour continuer à communiquer entre eux, à coups de cuillère contre les conduits rouillés de leur cellule. On pense encore à Fernando Silva, conteur exceptionnel (« Qu'est-ce que la vérité ? La vérité c'est un mensonge raconté par Fernando Silva ») qui exerçait aussi, à sa façon, le métier de médecin :
« Il préfère les herbes aux pilules et soigne l'ulcère par le chardon et l'oeuf de colombe ; mais aux herbes, il préfère encore sa main. Car il soigne en touchant. Et en racontant, ce qui est une autre manière de toucher »
Le Livre des étreintes est bien un livre du souvenir si l'on accepte, comme nous y invite Galeano en exergue, de rapprocher le verbe se souvenir de son sens latin premier (re-cordis). Un sens resté plus vivace encore dans le verbe espagnol recordar. Se souvenir, nous dit-il, c'est repasser par le coeur.
Lien : http://la-marche-aux-pages.b..
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Melds
  31 mars 2016
Un livre coup de coeur qui ni se résume ni se décrit mais plutôt se révèle à nous comme une évidence de vérités: en effet, on rencontre à chaque page un "cuento" ou "microcuento", si cher aux auteurs latino-américains, qui introduit sans réserve le lecteur dans un monde mêlant imaginaire et réalité, ponctué souvent d'une vérité générale à l'instar d'une fable. A lire et à relire, sans véritable d'ordre prédéfini, c'est à vous finalement de guide votre lecture à travers vos contes préférés!
Lu en version originale, je conseille vivement de ne pas passer par la traduction (si votre niveau d'espagnol le permet bien évidemment) pour avoir la même perception des mots et des expressions choisis par l'auteur. le "micro" conte étant un format bref, la sélection des termes en devient un personnage à part entière. de plus, vous serez ravis de découvrir que le livre est orné de différents dessins de l'auteur qui amènent parfaitement le lecteur dans l'imagination des époques, personnages et pays mentionnés.
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marcossor
  12 mars 2014
Les moins jeunes ont sans doute en mémoire Les veines ouvertes de l'Amérique latine, écrit en 1971 et publié en 78 dans la célèbre collections "Terres humaines" (Plon). C'est aujourd'hui un éditeur québécois qui s'attache à nous faire découvrir ou redécouvrir une autre partie de l'oeuvre d'Eduardo Galeano en français. Quatre volumes sont parus chez Lux ces dernières années : le livre des étreintes, les voix du temps; Paroles vagabondes et Mémoire du feu.
Entre nouvelles et aphorismes, le livre des étreintes rassemble un peu moins de 200 textes qui vont de quelques lignes à une ou deux pages. du merveilleux, de l'ironie et de l'humour (bienveillant), des colères humanistes, des choses vues et entendues, des souvenirs et des témoignages, il y a de tout cela dans ces courts textes qui peuvent prendre des allures d'aphorisme ou de journal;
Voyageur par obligation du fait de la propagations des dictatures, mais aussi voyageur curieux et attentif, ouvert aux rencontres, Eduardo nous livre émotions et réflexions sur un ton qui peut être journalistique ou ethnographique tout en sachant aussi être polémique et poétique.
Il y a dans le livre des étreintes de quoi nourrir et titiller le lecteur, le faire rêver, sourire et le porter à la réflexion ou la colère; Un grand livres pleins de petits texte qui ne sont petits que par la longueur. Un livre que l'on prend avec soi, dans sa poche à livre (celle qui peut accueillir plus que des livres de poche) et dans lequel on peut picorer à tout moment. Un livre qui nous amène aussi à ouvrir d'autres yeux et à porter un autre regard sur le monde qui entoure, de près ou de loin.
Pour compléter tout cela, les dessins, gravures et collages qui parsème le texte apporte une note d'étrangeté qui renforce l'impact du texte en y ajoutant une distance poétique et fantasque et un certain décalage particulièrement réjouissant.
Le livre des étreintes avait fait l'objet d'une première édition française en 1995 (Différence Editions). Pour la version en espagnol, l'éditeur est Siglo XXI España (papier et e-book) sur le site duquel on trouve un entretien avec Eduardo Galeano (en espagnol, bien sûr).
Lien : http://filsdelectures.over-b..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
lilianelafondlilianelafond   01 octobre 2019
Célébration de la voix humaine /2

Ils avaient les mains attachées ou menottées, et pourtant les doigts dansaient. Les prisonniers étaient encapuchonnés mais en s'inclinant ils arrivaient à voir un peu, un tout petit peu, vers le bas. Bien que parler était interdit, ils conversaient avec les mains.
Pinio Ungerfeld m'a appris l'alphabet des doigts, qu'en prison il apprit sans professeur;
- Certains avaient une vilaine écriture - me dit-il -, d'autres étaient des artistes de la calligraphie.

La dictature Uruguayenne voulait que tous ne fassent qu'un seul, que chacun ne soit personne; dans les prisons et dans tout le pays, la communication était un délit.
Certains prisonniers passèrent plus de dix ans enterrés dans des cachots solitaires de la taille d'un cercueil, sans entendre d'autres voix que le fracas des grilles ou les pas des bottes dans le corridor.
Fernández Huidobro et Mauricio Rosencof, condamnés à cette solitude, furent sauvés parce qu'ils purent se parler, par de petits coups sur le mur.
C'est ainsi qu'ils se racontaient rêves et souvenirs, amours et désamours: ils discutaient, s'étreignaient, se disputaient; ils partageaient certitudes et beautés et ils partageaient aussi doutes et fautes et questions, de celles qui n'ont pas de réponse.

Quand elle est vraie, quand elle naît du besoin de dire, rien ne peut arrêter la voix humaine. Si on lui refuse la bouche, elle parle avec les mains, ou par les yeux, ou par les pores, ou par n'importe où.
Parce que tous, tous, nous avons quelque chose à dire aux autres, une chose qui mérite d'être célébrée ou pardonnée par les autres.
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lilianelafondlilianelafond   01 octobre 2019
LE CRIME PARFAIT

A Londres, il en va ainsi : les radiateurs fournissent de la chaleur en échange des pièces de monnaie qu’ils reçoivent. Et en plein hiver, quelques exilés latino-américains grelottaient de froid, sans la moindre pièce pour mettre en marche le chauffage de leur appartement.

Ils gardaient leurs yeux écarquillés fixés sur le radiateur. On aurait dit des dévots en train de vénérer un totem, mais ce n’étaient que des naufragés méditant sur la manière d’en finir avec l’Empire britannique. S’ils mettaient de la fausse monnaie, le radiateur se mettrait en marche, mais le releveur découvrirait vite les preuves de leur infamie.

Que faire ? se demandaient les exilés. Le froid les faisait trembler comme des paludéens. Soudain, l’un d’eux poussa un cri qui ébranla les assises de la civilisation occidentale. C’est alors que naquit la monnaie de glace, inventée par un pauvre homme transi de froid.

Ils se mirent au travail ; Ils firent des moules en cire qui reproduisaient les pièces de monnaie britannique à la perfection. Ils les remplirent d’eau et les mirent au congélateur. Les pièces falsifiées ne laissaient pas de traces puisque la chaleur les faisait disparaître.

Et l’appartement de Londres se transforma en une plage des Caraïbes.
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lilianelafondlilianelafond   01 octobre 2019
LES TRADITIONS FUTURES

Il n’y a qu’un lieu où hier et aujourd’hui se rencontrent, se reconnaissent et s’étreignent, et ce lieu, c’est demain.

Certaines voix du passé américain le plus lointain résonnent comme si elles venaient du futur, comme ces voix anciennes qui nous disent encore que nous sommes les enfants de la terre et que notre mère n’est ni à vendre ni à louer. Alors que pleuvent les oiseaux morts sur la ville de Mexico, que les rivières sont devenues des cloaques, les mers des décharges et les forêts des déserts, ces voix obstinément vivantes nous annoncent un autre monde, différent de celui-ci, qui empoisonne l’eau, l’air et l’âme.

Les voix anciennes qui nous parlent de communauté nous annoncent aussi qu’un autre monde est possible. La communauté, le mode communautaire de production et de vie, est la plus ancienne des traditions des Amériques, la plus américaine de toutes ; elle appartient aux premiers temps et aux premiers peuples, mais elle appartient aussi aux temps à venir et laisse entrevoir un nouveau monde. Car rien n’est moins étranger que le socialisme, sur ces terres qui sont les nôtres. Etranger, par contre, est le capitalisme ; comme la vérole et la grippe, il est venu d’ailleurs.
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lilianelafondlilianelafond   01 octobre 2019
MÉLANCOLIE

Mes certitudes se nourrissent de doutes dès le matin. Et il y a des jours où je me sens étranger, à Montevideo et n’importe où ailleurs. Ces jours-là, jours sans soleil, nuits sans lune, je ne suis chez moi nulle part et je ne me retrouve en rien ni personne. Les mots ne ressemblent pas à ce qu’ils nomment et ne ressemblent même pas à leur propre son. Alors, je ne suis pas là où je suis. Je laisse mon corps et je m’en vais, loin, nulle part, et je n’ai pas envie d’être avec qui que ce soit, pas même avec moi-même. Je n’ai pas de nom et je ne veux pas en avoir : je n’ai aucune envie de m’appeler ou d’être appelé.
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lilianelafondlilianelafond   01 octobre 2019
CÉLÉBRATION DES NOCES DE LA PAROLE ET DE L’ACTE

Je lis un article écrit par le dramaturge Arkadi Rajkin, publié dans une revue de Moscou. Le pouvoir bureaucratique, explique-t-il, fait que jamais ne coïncident les actes, les paroles et les pensées : les actes restent sur le lieu de travail, les paroles dans les réunions et les pensées sur l’oreiller.

La force de Che Guevara, selon moi, cette mystérieuse énergie qui va bien au-delà de sa mort et de ses erreurs, vient en grande partie d’un fait bien simple : il fut un des rares à dire ce qu’il pensait et à faire ce qu’il disait.
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Videos de Eduardo Galeano (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eduardo Galeano
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=53065&motExact=0&motcle=&mode=AND
PAROLES D'EXIL
Treize auteurs latino-américains témoignent
Marianne Boscher-Gontier, Mathieu Vicens
Documents Amériques latines
Cet ouvrage regroupe les témoignages de treize écrivains latino-américains, exilés politiques au temps des dictatures de 1960 à 1990. D'origines multiples, ils évoquent les circonstances de leur départ, leurs souffrances physiques et morales, leur résilience dans les pays d'accueil et les vertus de l'écriture comme autre forme de combat. Autant de destins qui donnent à relire les périodes les plus sombres de l'Amérique Latine. Parmi eux : Isabel Allende, Zoé Valdés, Carlos Liscano, Eduardo Galeano, Sergio Zamora...
Broché ISBN : 978-2-343-11164-3 ? mars 2017 ? 162 pages
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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