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EAN : 9791095718697
Agullo (23/01/2020)
3.5/5   11 notes
Résumé :
Dans une ville d'une ex-république soviétique, à la frontière entre l'Est et l'Ouest de l'Europe, aujourd'hui envahie de touristes, débarque un certain Christophorov. Il arrive de Saint-Petersbourg, se prétend journaliste ou historien et enquête sur un groupe artistique et littéraire des années vingt, « Le Chevalier de Diamant ». Ce groupe aurait créé un opéra, La Mort de Pétrone, qui ne donna lieu qu'à une seule représentation : la légende raconte qu'une crise de f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Ogrimoire
  27 mai 2020
Je ne vais pas chercher à maintenir le suspense bien longtemps. J'ai abandonné cette lecture, environ à la moitié du livre. Je ne comprends pas de quoi il parle. Cette enquête ne m'intéresse pas, ne me parle pas, rien ne se passe.
Pourtant, initialement, cette idée d'une recherche d'éléments sur un événement passé me semblait assez prometteuse. Et puis, je l'avoue, avant même de commencer véritablement le texte, une inquiétude s'est emparée de moi. En effet, avant le début du texte figure un bref chapitre, intitulé « Quelques repères historiques ». C'est dans ce chapitre que l'auteur précise que l'histoire se passe, même si la ville n'est pas citée, à Lviv, cette ville qui n'a cessé de changer d'allégeance, de l'Empire austro-hongrois à la Pologne, à l'Allemagne nazie, à l'Union soviétique, à l'Ukraine… Une ville d'histoire, donc…
Et, justement, j'avais déjà eu l'occasion, de lire un autre livre se déroulant à Lviv, Une ville à coeur ouvert, de Zanna Sloniowska. Et j'en avais gardé un souvenir mitigé. Mais qu'à cela ne tienne, j'allais me rattraper et découvrir les mystères de Lviv…
Encore raté ! Et, sincèrement, cela m'interroge profondément. Parce que, en relisant ce que j'avais pu écrire voilà un an, j'ai l'impression de pouvoir pratiquement en faire un copier-coller.
Je disais, déjà alors, que « tous ces personnages m'ont parus tristes, blasés et peu intéressants. À aucun moment je n'ai réussi à me laisser porter par la poésie de ce texte, qui n'en manque pourtant pas. Et je le regrette, parce que ces villes d'Europe centrale, riches d'une histoire complexe […], ont un côté fascinant.
Je n'ai vu que les trous dans les façades, que le crépi qui tombe, que l'usure du temps. Et, chez les personnes, que les sentiments médiocres, la jalousie, l'envie, le renoncement. Je n'ai pas su les voir transfigurés par l'amour ou la volonté de résister. »
Cela décrit assez bien l'impression que j'ai eu, une fois encore. Notre narrateur cherche, mais sans vraiment chercher. Il ne semble pas intéressé par les personnes qu'il rencontre, par leurs histoires, il ne s'intéresse qu'à sa propre vision des choses. Et quand – sans que l'on comprenne pourquoi, d'ailleurs -, une femme s'offre à lui, dans la pénombre, cela parait encore être un faux-semblant. Et quand il repart de la maison-musée où la scène s'est déroulée, il se fait attaquer par on ne sait quoi – un fil de fer, une créature malveillante, c'est flou -.
Et, comme dans le livre de Zanna Sloniowska, même les personnages dont l'histoire devrait prêter à empathie – la cantatrice Magdaléna Valievskaïa-Nakhmanson, par exemple, que l'on nous présente comme une sorte d'héroïne tragique, et qui, pour sauver son mari tombé dans les griffes des russes, se donne à un dignitaire du NKVD… mais, apprenant que son mari a finalement été fusillé, elle quitte ce dernier, qui l'abat sur scène, sous les yeux de sa fille – laissent froid. Parce que tout est faux, tout sonne creux, le mensonge semble être à tous les coins de rue.
La question que me posent ces deux livres, c'est de savoir s'il faut connaître Lviv, vivre Lviv, pour partager ces histoires, qui sont visiblement profondément marquées par ce passé tumultueux.
C'est d'ailleurs – et je ne pensais pas avoir l'occasion de dire cela un jour au sujet d'un des rares livres que je n'aurai pas terminé – une force incroyable de la littérature. Elle parvient à transmettre quelque chose de l'ordre de l'indicible, parce que du ressenti. Comment expliquer autrement que ces deux livres m'aient fait précisément le même effet, s'ils ne partagent pas quelque chose de l'âme de Lviv, une âme qui, ici et maintenant, ne m'est pas accessible ?
Un autre point à signaler : le milieu de l'opéra m'est assez largement inconnu. Or l'auteure parait à la fois très bien informée, et avoir une sérieuse culture slave… La traductrice a dû ajouter de nombreuses notes, pour ne pas laisser les lecteurs ignorants comme moi errer en rase campagne… je ne connais pas le livret de Iolanta, j'ignorais qui était Édouard Napravnik, ainsi que Youri Lotman, j'aurais raté toutes les allusions à la Bible ou à Faust, à Vladimir Martynov, à Boris Savinkov, à Alexeï Kroutchenykh, aux partisans baltes, aux cabarets de Saint-Pétersbourg. Bref, j'ai passé une part de ma lecture à éprouver l'impression d'être un puits sans fond d'inculture…
J'aimerais beaucoup avoir l'avis de celles et ceux qui, parmi vous, connaissent cette ville. Comment lisez-vous ces livres ? Y retrouvez-vous la ville que vous connaissez ? Faut-il que je planifie un week-end avant de les relire ? Je ne peux naturellement pas recommander un livre que j'ai abandonné, mais je n'ai pas de doute sur le fait que beaucoup de personnes seraient sensibles à sa poésie baroque, même si elle n'a pas fonctionné sur moi…
Lien : https://ogrimoire.com/2020/0..
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Intemperie07
  22 février 2020
Merci à Babelio et à Agullo pour cette Masse Critique toujours aussi sympathique à faire, malgré que la pêche n'ait pas été très bonne cette fois pour moi ^^
Dans une ville anonyme à la frontière de la Russie, un étranger répondant au doux nom de Christophorov enquête sur La Mort de Pétrone, mystérieux opéra réputé pour s'être terminé en orgie à la fin de sa toute première représentation. L'étranger va donc enquêter sur cet étrangeté historique, en voguant d'historien en historien afin de recoller, une à une, l'intégralité des pièces du puzzle. Ce sera aussi une occasion pour lui, de se plonger dans les moeurs et coutumes d'une Europe de l'Est morose et et meurtrie par la guerre...
Je vais commencer par l'essentiel : je n'ai pas aimé. Loin de moi l'idée de dire que ce roman est mauvais, seulement, ce n'est pas du tout mon style de littérature. En effet, tout y est volontairement plat et fade, jusque dans les moindres détails. Par exemple, voici un extrait des toutes premières pages du livre :
« A l'instant où il sortit, le vent lui flanqua une gifle bien perceptible. On aurait dit que la neige se déversait d'un unique point situé au zénith. Il avait l'impression de se trouver à l'intérieur d'un globe de verre géant, maisons noires, neige molle... Elle glissait sur la coupole du parapluie, imprégnant le tissu de traces sombres. Comment appelait-on cette couleur ? Rose cendré ? Oui, rose cendré semblait-il. Il y avait encore plus d'affluence sur la place, il lui fallut donc contourner les badauds immobiles comme ceux qui avançaient. Dans ses souliers trempés, ses orteils, d'abord geignant de douleur, avaient fini par s'engourdir complètement. Il n'était qu'un imbécile : pourquoi s'était-il vêtu aussi légèrement ? » Etc, etc, et c'est comme ça pendant près de 400 pages.
Vous dites pause ? Je vous comprends. Et encore, l'extrait ci-dessus n'est pas exhaustif : j'ai fait quelques coupes, sinon on y serait encore demain. Vous n'avez pas lu le vieillard du bar du coin disserter sur le foie de volaille pendant un chapitre, ni les autres multiples errances psychologiques du personnage principal, Christophorov. Tout ceci est bien dommage, car le pitch pouvait réellement être intéressant, façon histoire de l'art sur toile ésotérique.
Quoi qu'il en soit, cette petite déception ne m'empêchera pas de retenter ma chance aux autres concours proposés gracieusement par Babelio et les éditeurs. de plus, j'ai pu lire que cette histoire avait plu à d'autres lecteurs, donc c'est tant mieux.
Bonnes lectures :)
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Lekarr
  04 mars 2020
J'ai toujours apprécié les bouquins un peu barrés, avec une atmosphère étrange et des personnages décalés, des récits qui nous bousculent un tantinet et nous amènent à nous demander à qui et à quoi l'on peut bien avoir affaire. Avec ce roman de Maria Galina, j'ai été servi. On y suit un historien de l'art parachuté en Ukraine dans la bonne ville de Lviv afin d'effectuer des recherches sur un groupe artistique des années 20. Au début tout est sous contrôle. Les déambulations de Christophorov répondent à une logique indéniable. Il essaye de remonter le fil de l'histoire, rencontrer les personnes qui ont connus les protagonistes d'alors et collecter les informations qui lui permettraient d'en apprendre davantage sur les membres dudit groupe et, qui sait, de mettre la main sur la partition de leur unique représentation. Son enquête l'emmène dans les lieux les plus divers et lui fait côtoyer toute sorte d'individus. Il se promène dans les cimetières, visite des musées, hante les marchés aux puces. Il rencontre des conservateurs et des archivistes, discute avec des collectionneurs, des artistes, des marchands d'art... Il fait deux ou trois découvertes et lève quelques lièvres bref, sa quête s'annonce plutôt bien.
Et puis, insidieusement, le récit bascule dans l'irrationnel. Ce n'est d'abord qu'une vague sensation. Une sorte de flottement dans le déroulé de l'intrigue. Les scènes se ressemblent étrangement, paraissent se répéter et l'on en vient à confondre les lieux et les personnages. Ces derniers sont le plus souvent assez étranges et se révèlent être bien plus que ce qu'ils prétendent. En fait, rien ni personne n'est vraiment ce qu'il semble être de prime abord. Un chauffeur de taxi peut cacher un prof d'histoire et une serveuse peut se transformer en artiste peintre ou en passionaria révolutionnaire. Les sous-sols dissimulent des partisans qui attendent l'heure de la révolte, les auberges de jeunesse sont squattées par des bikers et, en y regardant bien, on peut également y voir des loups-garous, un sylphe et peut-être même des extra-terrestres !
Raconté comme ça, le récit peut sembler confus. Mais attention c'est une confusion sous contrôle, un côté kafkaïen savamment entretenu pour nous offrir une plongée inattendue dans une ville, dans son passé comme dans son présent. On se rend alors compte que la ville n'est pas unique, monolithique, éternelle. de même que son nom - Lliv, Lwow, Lemberg - a changé en fonction de la puissance occupante, la perception que ses habitants ont de leur cité varie selon les époques et selon les personnalités. Rien n'est figé. Il y a l'histoire officielle et toutes les histoires personnelles. Chacun à sa vision de sa ville et son interprétation des évènements qui s'y déroulent. Elle est carnaval pour les touristes, palais et demeures luxueuses pour les élites, bidonville pour les ouvriers. Elle est multiple et labyrinthique. Elle est changeante et intrigante. Et pour Maria Galina, elle est roman.

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Reginalda
  25 octobre 2020
« L'Organisation » de la même auteure et paru chez le même éditeur en 2017 avait été un coup de coeur et, pour « Autochtones », il me faudrait le double d'étoiles. Bien sûr, ceux qui ouvriraient le livre en espérant chausser les charentaises confortables de la fantasy ou du fantastique de base seront vite désarçonnés. Il faut être attentif à tous les indices, à toutes les remarques, toutes les formulations (et peut-être qu'une relecture du livre ne sera pas superflue dans cette optique), mais on est récompensé par une immense joie, aussi bien intellectuelle que sensorielle, car Maria Galina entraîne le lecteur dans une quête exigeante où il sera confronté aux heures tragiques de l'Europe centrale, à la magie des théâtres, aux séductions trompeuses du folklore, au côté instable du verbe...
Grâce à son intelligence pétillante, elle invite à la réflexion et à la méditation, étant aussi maîtresse dans la peinture des atmosphères hivernales et nocturnes : chacun de ses tableaux, chacune de ses scènes ouvrent sur des perspectives vertigineuses et font du fantastique un moyen de lire notre réalité. le tragique des tyrannies transparaît chez Maria Galina sous la politesse de l'humour. « Autochtones » est le livre d'une immense auteure !
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EvadezMoi
  09 mai 2020
Traduit du russe par Raphaëlle Pache.
Le théâtre est une usine à fantômes, des gens y déambulent et parlent, qui disparaissent dès qu'ils cessent de déambuler et de parler, des dizaines de petites morts tous les jours, des bribes de vie étrangères qui se répètent. Fantôme plus assassinat égale théâtre.
Le moins que l'on puisse dire après avoir lu ce roman c'est qu'il est étrange. Un peu comme quelque chose qu'on peut concevoir dans l'imaginaire mais qu'on ne peut pas croire une fois qu'on est en sa présence, comme une chimère qui prendrait forme sous vos yeux.
Dans une ville de l'Est, un homme recherche des informations concernant une pièce d'Opéra dont l'unique représentation a eu lieu dans les années 20. Au cours de cette représentation, des faits étranges se sont déroulés. Cet homme dont on ne distingue pas vraiment les motivations va mener une véritable enquête dans cette ville étrange, auprès de ses habitants tous plus atypiques les uns que les autres, rassemblant documents et témoignages des supposés descendant des protagonistes d'alors.
Maria Galina crée un monde qui aurait plusieurs dimensions parallèles.
L'espace-temps nous fait perdre toute notion du temps qui passe, qui a passé. le talent de l'auteure fait qu'elle arrive à dilater ce temps mélangeant le passé et le présent sous toutes ses formes. L'action se déroule dans le présent, avec les objets qui le caractérisent comme les smartphones par exemple, les voitures. Mais les costumes sont surannés, les voitures croisent parfois des chevaux.
Le parler et le style du récit est tout aussi déroutant. Des expressions désuètes côtoient des jurons bien actuels.
Les touristes japonais envahissent les ruelles aux échoppes tout droit sorties du XIXème.
Les personnages sont sans âge et semblent sortis de contes et légendes si bien qu'on s'attend à croiser certains des personnages mythiques de la littérature : sylphes, vampires, loups-garous…
Et dans son monde parallèle et envoûtant, Maria Galina nous parle Arts : Littérature, Opéra, Théâtre, Musique, Peinture, les mariant magnifiquement pour démontrer que la fiction et la réalité sont parfois si proches qu'il est difficile de les différencier et que l'une amène à l'autre et réciproquement. Tout au long du récit, le lecteur a bien du mal à discerner le vrai du faux.
Le décor que l'auteure a créé m'a beaucoup fait repenser au vieux Prague où j'ai séjourné. Pour ceux qui connaissent, on se croirait dans ces ruelles de la vieille ville où l'on peut visiter les catacombes ou dîner dans un petit restaurant sorti d'un autre âge, ou encore déambuler dans les ruelles d'or au pied du château. Cette ville où reste un fort parfum de mysticisme et une lourde charge historique, un pays en bordure des Carpates.
Ce n'est peut-être pas un texte facile car il sollicite beaucoup l'imaginaire mais c'est un roman envoûtant. Il a une réelle âme slave, la littérature russe est reconnaissable entre toutes, on adore ou bien on déteste. Pour ma part j'ai toujours aimé et certains de mes « classiques » préférés sont des romans d'auteurs russes et lire Les autochtones a été un merveilleux moment de lecture, dans tous les sens du terme.

Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   27 mai 2020
Ce n’est pas pour rien que les revenants, les tueurs psychopathes et les auteurs de romans policiers aiment autant le théâtre. Un meurtrier se cache sous un masque, larme du crime disparaît parmi les accessoires. Et, bien sûr, il y a les labyrinthes, les loges, les arrière-cours, le plateau tournant, d’étranges mécanismes, les débarras, les accessoires poussiéreux… Des cordages, des grilles… L’envers du monde. L’envers de la fête.
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lehibooklehibook   07 février 2020
Le théâtre est une usine à fantômes, des gens y déambulent et parlent, qui disparaissent dès qu'ils cessent de déambuler et de parler, des dizaines de petites morts tous les jours , des bribes de vie étrangères qui se répètent . Fantôme plus assassinat égale théâtre.
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DystopiesDystopies   08 mars 2020
Une bête vit en chacun d’entre nous, y compris en toi et en moi, mon joyeux ami. Nous sommes prompts à sombrer dans la fureur, dès l’instant où quelque chose nous incommode, nous sommes enclins aux représailles à l’encontre de ce qui nous déplaît. Et pas seulement en le tuant, mais en veillant au préalable à ce que notre victime souffre. Il nous suffit de savoir que le meurtre est autorisé et nous tuons jusqu’à en perdre haleine…
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lehibooklehibook   07 février 2020
Telle est la nature humaine.Dénicher parmi le sang et la crasse , au milieu du désespoir,une porte dérobée, s'y faufiler et là-bas,au-delà de cette porte ,voir la lumière , un paysage bucolique avec des montagnes et la mer , un ange avec un rameau d'olivier.car là, au-delà de cette porte , personne ne meurt ni ne se quitte , le miracle te chatouille avec une petite plume très douce.
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lehibooklehibook   07 février 2020
- Toutefois il ne faut pas confondre la vraie vie et la littérature.
-Et comment faites-vous pour les distinguer? demanda l'homme-poulet d'une voix triste.
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