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EAN : 9782264071729
360 pages
10-18 (01/02/2018)
2.55/5   30 notes
Résumé :
1979, une ville portuaire provinciale russe. Après avoir raté ses examens d'entrée à l'université, Rose, 17 ans, obtient un emploi comme secrétaire au Centre d'Assainissement et d'Épidémiologie du port, bureau CSE/2. En quoi celui-ci diffère du bureau CSE/1, responsable de l'inspection des cargaisons à la recherche de virus et bactéries étrangères, n'est pas très clair aux yeux de la jeune femme. Peu importe le bureau, ce sont les mêmes rapports interminables, la mê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Il est des livres déroutants ou déconcertants qui au final se révèlent de belles découvertes. Hélas, ce n'est absolument pas le cas pour L'Organisation de Maria Galina.
Si les débuts m'ont paru nébuleux, je me suis dit, forte de précédentes expériences livresques, que l'intrigue allait petit à petit s'éclairer et offrir au lecteur éperdu un point d'ancrage (après tout, ça se passe dans un port...). Les pages avancent... un quart... un tiers... la moitié... inquiétant sentiment de désolation...

Par entêtement - ou masochisme c'est selon - je suis allée jusqu'au bout de ce roman. En définitive, j'ai trouvé qu'il n'avait ni queue ni tête. Un empilement de phrases et de chapitres abscons qui aboutissent... au mot fin (la meilleure partie du livre).

Quant à la personne qui a inscrit sur la quatrième de couverture que c'est "aussi hilarant que déjanté", on n'a pas dû lire le même bouquin, pas possible autrement.

C'est le risque à vouloir m'éloigner de ma zone de confort littéraire. Tant pis...
Peut-être faut-il être russe pour apprécier la prose de Maria Galina?
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J'étais très enthousiaste à l'idée de lire ce livre. Une histoire d'organisation secrète qui lutte contre des créatures surnaturelles dans la Russie de la fin des années 70, ça promettait quelques heures de lecture en immersion dans cet univers fantastique.
Malheureusement, à l'image d'une grande partie de mes dernières lectures, ce fut une déception. J'ai eu la sensation de nager dans la brume tout au long du livre. C'est censé être hilarant et déjanté, mais je ne vois pas où. Les personnages sont superficiels, l'histoire est un mélange des différentes histoires personnelles qui n'aboutissent nulle part.
J'ai conscience qu'il y a pas mal de référence à L Histoire russe, qui sont souvent expliquées par des notes de bas de page. J'aurais peut-être vu plus d'intérêt à ce livre si j'avais plus de connaissance sur la Russie. le style est certainement plus compréhensible lorsque l'on connaît mieux les moeurs de ce pays.
En attendant, je vais ajouter ce roman à ma liste de livres ennuyeux qui s'est fortement allongée ces derniers temps.
Lien : https://www.facebook.com/Les..
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« L'organisation » ou l'opposition de la dialectique Marxiste et des mythologies populaires, du matérialisme soviétique et des créatures fantastiques.

L'URSS est sur le point d'accueillir les JO et d'envahir l'Afghanistan. Rose, jeune femme de 17 ans, tout juste placée au bureau CSE/2, ne comprend pas très bien en quoi consiste son travail, ni ce qu'est la mission de son service. Inspecter les cargaisons des bateaux rentrant au port à la recherche de nuisibles, certes, mais le bureau CSE/1 s'en charge aussi, alors….

Si la lecture de « Angélique, Marquise des anges » lui permet de s'échapper d'un quotidien calamiteux, elle comprend aussi qu'on lui cache des choses.

Maria Galina est une équilibriste, faisant osciller son récit entre fantastique et politique, avec humour et gravité. Son écriture est sur le fil, précise.

Les nuisibles dont a la charge Rose et, surtout, ses collègues sont directement issues des croyances populaires. Plus que des nuisibles, ce sont donc des démons, Esprits, Mythes, traversant les océans à bord de cargos chargés de produits en provenance de leur pays d'origine. Mais comment lutter contre des créatures dont la société entière, et la hiérarchie en premier lieu, refuse de simplement les nommer par leur nom ? Or, comme le disait Albert Camus : « mal nommer les choses c'est ajouter aux malheurs du monde. ». Et c'est exactement ce qui arrivera, mais, chut...

Une hiérarchie ultra bureaucratique, figée, renvoyant de bureau en bureau, chaque échelon cherchant à complaire à son supérieur, en rampant, en s'humiliant, et humiliant en retour ses subalternes. Cet aspect du livre m'a fait songer au film de Florian Henckel von Donnersmarck, « la vies des autres ».

« L'organisation » c'est Lovecraft chez Kafka (ou l'inverse). Un livre intriguant et haletant. Et si parfois je me suis perdu dans les noms (les russes ne facilitent pas la tâche), je me suis régalé dans cette histoire à la fois effrayante et drôle.

Une lecture que je vous recommande Chaudement. Vous y croiserez un démon d'amérique, une sorcière, un chaman, une jeune femme romantique, une mère dépassée et bien d'autres personnages.
Lien : https://bonnesfeuillesetmauv..
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Union soviétique, 1979. Une ville grise et humide de province, sur laquelle plane une atmosphère de déréliction. Un port brumeux, pollué.
C'est dans cette zone portuaire que se trouve l'agence SSE-2, que vient d'intégrer grâce à un piston la jeune et naïve Rosa dont l'ambition est d'améliorer sa pratique des langues. Las, elle se retrouve cantonnée à de vaines tâches administratives, devant en prime subir les sermons d'une chef d'agence psychorigide et acariâtre sur ses tenues -jeans ultra moulants et talons aiguilles- inadéquates. Il faut dire que Petrichtchenko, l'auteure de ces remontrances, a sans doute de quoi être aigrie. Mère célibataire d'une jeune fille qu'elle juge laide et grosse, et avec laquelle elle est en conflit permanent, elle a par ailleurs la charge de sa propre génitrice, grabataire, les rapports entre les deux femmes ayant toujours été marqués par une détestation réciproque.

Et les derniers événements en date ne risquent pas d'arranger son humeur. La découverte de deux cadavres aux jambes affreusement mutilées laisse supposer qu'une des "créatures" relevant de la responsabilité de l'agence serait dans la nature. Petrichtchenko se retrouve ainsi avec deux meurtres sur les bras et la menace d'un limogeage, et dans un premier temps sans l'ombre d'une piste pour arrêter le coupable.

Qui -ou que- sont ces créatures ? Quelles sont les activités du SSE-2 ? Ces morts sont-elles liées à un sabotage orchestré par une puissance ennemie en vue de contrecarrer l'organisation prochaine des Jeux Olympiques de Moscou ?

C'est ce que nous dévoile peu à peu une intrigue qui emprunte à la fois à la science-fiction, au fantastique et au thriller, dont Maria Galina détourne les codes pour nous livrer un récit empreint d'humour et de dérision, et en même temps baigné d'une atmosphère morose et inquiétante. La guerre froide et la corruption qui règne dans ce système soviétique où votre destin dépend des pouvoirs et des leviers que vous confère votre place dans la hiérarchie, font peser sur la société un climat de suspicion généralisée, et l'impression que chacun a quelque chose à cacher ou à se reprocher. L'opacité qui entoure la mystérieuse agence SSE-2, et les bizarreries de certains de ses membres l'enrichissent par ailleurs d'une dimension étrange.

Un roman riche et plaisant, auquel on pardonne sans peine sa structure parfois un peu foutraque, souriant à l'évocation de la passion de sa jeune héroïne pour Angélique Marquise des anges ou des pensées pseudo-existentielles que l'auteure prête à certains de ses personnages, qui tantôt met à nu leur vulnérabilité, tantôt met en avant leur capacité à louvoyer dans cet univers de grisaille et d'arbitraire.
Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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J'ai passé un très chouette moment!
Une histoire farfelue d'esprits ancestraux qui se nourrissent de la faim des gens. Des fonctionnaires soviétiques durant les années septantes, un peu débordés, pas mal marginaux et un brin Jean foutistes. Une étrange apparition d'Angelique Marquise des Anges.

Mettez tout cela au shaker, secouez bien.
Vous obtenez alors un roman bien ficelé, à l'écriture facile, un brin décalé et pas mal réjouissant!
Bref, une lecture légère et pimpante qui se laisse facilement engloutir!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
- Oui, je l'ai vu, répondit Zina en pinçant les lèvres. Il a ramené une femme, entre nous soit dit. Je lui dis "Non" et il me répond "Si !". Moi : "Ce n'est pas autorisé", et lui, il se débrouille pour arriver avec elle sous le bras, il prend sa clef et au revoir ! (Découragée, elle ouvre les bras, encore sidérée de la facilité avec laquelle elle s'est laissée manipuler.) Et ça fait un bon bout de temps, mon petit Vassili. Alors que ce n'est pas autorisé.
- La fin du monde est proche, mamie Zina, répliqua Vassili. Mieux vaut laisser tomber.
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(…) de spectrales trompettes claironnaient au-dessus des ravins argileux détrempés et au-dessus de la mer ; une chasse sauvage filait par-delà les frondaisons jaunies, loin, très loin, en direction du Danube, vers ces parties de pêche où les ondines se saisissent en riant de la lumière argentée de quelque lointaine étoile.
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C’est tout de même bien qu’on lutte contre les superstitions, chez nous, Elena Serguéievna, raisonnait Vassili en harponnant un anchois avec ses doigts.
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Et moi, se dit Vassili, j'aimerais bien savoir pourquoi on emploie souvent "à ce propos" quand on oriente la conversation vers un sujet qui n'a strictement rien à voir avec le fond de l'affaire.
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Les gens ne remarquent pas grand-chose autour d'eux, en général, constata Vassili, à moins que cela ne les concerne directement. A quelques exceptions près, cependant.
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