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EAN : 9791038803589
280 pages
Ex Aequo (15/05/2022)
4.23/5   11 notes
Résumé :
Imaginez que je supprime votre nom, puis votre prénom, de manière à vous soulager un peu de ce qui compose votre identité. Imaginez encore, si vous poursuivez cette lecture, que pour affiner cette déshumanisation je vous désigne par un numéro, disons le 338, et que je vous inocule par injection sous-cutanée une maladie amusante – une peste, le typhus, le tsutsugamushi – ou bien un poison quelconque comme la toxine de fugu.
Faisons tout cela, donc.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Yumiko
  30 août 2022
Le résumé de cet ouvrage m'a immédiatement donné envie de plonger dans cette histoire. Il faut dire que tout ce qui touche au Japon me passionne beaucoup et j'ai trouvé très intéressant de pouvoir plonger dans une sombre page de son histoire, une page dont il peut difficilement être fier et dont je n'avais jamais entendu parler. C'est donc avec une grande curiosité que j'ai entamé cette lecture qui m'a passionnée du début à la fin.
Nous faisons la connaissance de Lune à travers ses écrits. Cette jeune fille vit des moments sombres et atroces en Mandchourie à cause de l'armée japonaise. Au fil des pages, nous découvrons toute l'horreur vécue par les prisonniers et il est bien difficile de ne pas être glacés par ce que nous découvrons. En parallèle, nous faisons la connaissance de Martin, un jeune homme de notre époque et qui est tout ce qu'il y a de plus banal, si ce n'est qu'il possède une faculté bien particulière dont il se passerait bien…
Cela pourrait bien lier son destin à celui de Lune d'une étrange façon. Comment est-ce possible me direz-vous ? A vous de le découvrir en plongeant dans cette histoire. Je ne vais pas vous en dire plus, car je ne veux pas gâcher le plaisir de la découverte, surtout que l'auteur nous offre un récit qui nous réserve bien des surprises et qui s'avère très original (même si cela m'a rappelé un manga que j'ai beaucoup aimé).
J'ai adoré toute la partie concernant Lune. Elle m'a beaucoup touchée et j'ai été bouleversée par les faits que l'auteur évoque. Martin m'a laissée plus de marbre, même quand il prend un nouveau rôle dans le récit. Je l'ai trouvé un peu fade et la façon dont il va prendre sa place ensuite est à l'image de ce qu'il montre jusque-là. Mais l'évolution des deux personnages est passionnante à suivre, tout comme celles de ceux qui vont graviter autour d'eux, et ils sont nombreux.

Nous allons donc plonger dans la vie de différents personnages, ce qui nous amène des moments intéressants entre découvertes et rebondissements. le point fort de ce roman, c'est vraiment l'originalité du fil rouge que nous découvrons au compte-goutte, mais qui fait prendre ensuite un tournant totalement inattendu à toute l'histoire pour nous conduire vers un final qui l'est tout autant ! Bravo à l'auteur pour ce récit impeccablement tissé !
En bref, ce roman m'a emportée du début à la fin et je ne m'attendais pas du tout à la route sur laquelle il m'a emmenée !
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ValDoSau
  16 août 2022
Prendre la route pour un voyage exaltant vers l'Asie :
Tout d'abord, je souhaitais remercier les éditions ex aequo pour l'envoi du service presse, et Emmanuel Gallant pour m'avoir donné envie, lors du festival du livre de Plombières-les-bains, de repartir avec son roman sous le bras.
Vous rappelez-vous de ce pan de l'histoire qui se déroulait en Chine et plus précisément à Haerbin (Harbin), dans l'unité 731 de Pingfang? Personnellement, je n'ai aucun souvenir d'avoir lu cet épisode dans mes livres d'histoire, mais grâce à ce roman, j'ai pu découvrir encore une fois les affres de l'être humain, les abominations qu'il est capable d'exécuter. Les japonais utilisaient des êtres humains comme cobayes, en pratiquant sur leur corps plusieurs types d'expériences.
Emmanuel Gallant nous emmène dans ce passé historique sous les traits du personnage principal « Yuèliàng qui veut dire Lune ». Deux espaces temps se confrontent, aujourd'hui avec Martin pour qui la vie n'a pas été clémente et les années 1943-1944 période pendant laquelle Lune assiste aux exactions des Japonais sur les « marutas » cobayes Chinois, Coréens ou Russes. Un fil rouge sous la forme d'un carnet qui passera les époques celle de Lune, Nikolaï, et pour finir celle de Martin. Ce carnet portera en son sein les âmes de tous les morts perpétrés par les Japonais dans le laboratoire de l'horreur sous la direction d'Ishii-Sama, le mal personnifié.
C'est aussi la mise en présence de deux mondes parallèles, le réel et celui des fantômes, qui s'imbriquent et s'unissent pour combattre le mal. Nous voyagerons grâce à Martin en France, puis Berlin, en Russie, de Moscou au Lac Baïkal, en Chine à Haerbin et enfin Tokyo avec de belles descriptions envolées poétiques « Au Baïkal, la lumière était différente. L'épaisseur de la
glace n'éteignait jamais vraiment l'azur profond de ce lac dont la surface striée moquait les humeurs du temps. »
Une grande partie de ce roman sera consacrée à la quête du Maître des morts légataire du carnet qui pourra remplacer l'actuel, Nikolaï, vieil homme arrivé au bout du chemin de la vie. Martin, l'élu pourra sauver et libérer les âmes notamment celle de Lune, Ba-Ba-San son compagnon de geôle, leur famille, Josef homme tombé sous les balles derrière le mur de Berlin, et bien d'autres encore. Il devra affronter la famille Chiba, à la tête d'une puissante industrie Japonaise Chiba Pharmaceutics Ltd digne héritière d'Ishii-Sama bourreau de tant d'innocents, pour que les morts « vivent » l'éternité.
Mais quand on a le pouvoir entre les mains, le risque est de se laisser griser et absorber par la force du mal comme la peau de chagrin ou le portrait de Dorian Gray. Qui du mal ou du bien sortira vainqueur ? Qui de l'amour ou de la haine l'emportera ?
L'auteur nous entraîne dans un suspense fantasmagorique historique passionnant encré par une plume élégante, tout en finesse, même dans la monstruosité des situations qui exsude l'émotion, nous mettant parfois à rude épreuve, mais sans jamais s'appesantir.
Comme le suggère la couverture, laissez-vous tenter par un voyage vers l'Est, un voyage vers peut-être l'enfer, un voyage en compagnie de fantômes, mais assurément un voyage dépaysant, fascinant, à perdre haleine, captivant, palpitant, semé de rebondissements qui ne vous laissera pas indifférents.
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Khiad
  17 juillet 2022
Je voudrais tout d'abord commencer par remercier les Éditions Ex Æquo pour m'avoir proposé un nouveau livre en SP via le site SimPlement.
Concernant la couverture, cette voie de chemin de fer ne vous parle peut-être pas comme ça, mais une fois qu'on a lu l'histoire, elle prend tout son sens. Elle évoque le voyage et, d'autres paysages, il y en aura, ne vous inquiétez pas. J'aime ces tons de bleu ainsi que la brume dans le fond.
Concernant la plume, je l'ai trouvée agréable et fluide, sans aucune coquille à signaler (ce qui devient fort rare de nos jours). Elle est plutôt forte et incisive dans ce qu'elle raconte, ce qui n'est pas un mauvais point, au contraire, l'impact des révélations n'en est que plus puissant.
Petit conseil : pour certaines scènes, il faut quand même avoir le coeur bien accroché. Oh, rien de gore, rassurez-vous, mais ici, vous allez côtoyer l'homme dans toute la splendeur de sa cruauté. Sachant que ce sont des choses qui se sont réellement passées.
L'auteur nous livre une trame en deux temps, entre passé et présent.
Dans le passé, nous suivons Yuèliàng, dite Lune, qui nous raconte l'horreur au sein de l'Unité 731, basée en Mandchourie et gérée par les japonais, durant la seconde guerre mondiale. Je n'avais jamais entendu parler de ces crimes de guerre, et il s'avère que c'est un pan d'Histoire que les japonais évitent d'ébruiter. Les criminels n'ont apparemment même jamais été punis par la loi...
J'ai aimé le personnage de la petite puis de la jeune fille. Victime innocente, elle rêve de pouvoir arrêter toutes ces horreurs, puis de venger les siens pour toutes les atrocités qu'ils ont dû subir. Elle est intrigante, mais elle sait ce qu'elle veut. J'aurais aimé en apprendre encore plus sur elle.
Nous avons aussi le point de vue de Nikolaï, et un aperçu du fardeau qui est le sien.
Il y aura aussi celui de Josef lors de la chute du mur de Berlin.
Dans le présent, nous suivons principalement Martin, un jeune lycéen dont la vie n'est pas toute rose, entre le décès de sa mère et la maladie de son père. de plus, il est assez discret et n'arrive pas à attirer l'attention de la fille qui lui plait. Alors, quand les choses vont empirer, il va faire la seule chose qui lui semble logique : fuir. Il va donc partir en voyage et nous allons le suivre à Berlin jusqu'au Japon en passant par la Russie.
Je n'ai pas spécialement accroché au personnage du jeune homme, qui se victimise beaucoup (même si la vie n'a pas été tendre avec lui, il est vrai). Vers la fin, je l'ai quand même trouvé un peu plus intéressant.
Quel est le lien entre les deux, me demanderez-vous ? Comment une jeune fille victime innocente de crimes de guerre et un jeune homme de notre époque peuvent-ils se rencontrer ? C'est simple et c'est le fantastique qui va entrer en jeu via un carnet. Je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas vous spoiler mais, même si il y a d'énormes différences, je n'ai pu m'empêcher de penser à Death Note au cours de ma lecture.
J'ai vraiment beaucoup aimé comment ce côté fantastique se marie à l'historique, par petites touches progressives, jusqu'à ce que cela devienne parfaitement naturel pour le lecteur, au contraire de Martin qui a un peu plus de mal à s'y faire. lol
Je n'aime d'habitude pas ce qui touche à l'historique, et encore moins aux guerres mondiales, mais quand cela concerne l'Asie, je suis un peu plus ouverte d'esprit. J'ai vraiment été choquée par ce que j'y ai appris et par la façon dont le Japon a étouffé l'affaire et la garde encore relativement secrète. Il s'est vraiment passé des choses horribles là-bas, et qui n'ont rien à envier aux camps de concentration des nazis.
Concernant la fin, je l'ai trouvée vraiment bien menée et pleine de rebondissements, dont le dernier m'a collé des frissons. Franchement, bravo !
En résumé, j'ai passé un très bon moment dans ce livre qui allie fantastique et historique avec brio, malgré le fait que je ne me sois pas attachée au personnage principal. J'ai cependant beaucoup apprécié celui de Lune. L'alternance des narrations et des époques est très intéressante et ce que j'y ai appris également, malgré les horreurs sans nom qui se sont passées dans cette unité 731.
Si les exactions humaines ne vous rebutent pas et que vous aimez l'inclusion du fantastique dans un récit, n'hésitez pas à venir découvrir ce livre, que je vous recommande.
Lien : http://booksfeedmemore.eklab..
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LaMuff
  08 juin 2022
Tout d'abord l'essentiel : j'ai passé un agréable moment de lecture. Ce roman a été enrichissant sur plusieurs aspects.
En premier lieu le voyage, Martin, le héros, sillonne différents pays, de la France à la Chine en passant par l'Allemagne ou le lac Baïkal. On sent que l'auteur a emprunté les mêmes lignes de train que son personnage et il nous décrit avec fidélité ce qu'il y a vu. C'est dépaysant et permet de découvrir des contrées parfois méconnues.
Ensuite le deuxième point, c'est la thématique historique du livre qui permet de découvrir cette fameuse unité 731, des expérimentations scientifique sur des hommes, femmes et enfants, des crimes de guerre commis par l'armée japonaise et dont on n'a très peu idée en France.
Enfin ce livre se veut aussi fantastique avec des fantômes, des âmes humaines et leurs souvenirs capturés dans un mystérieux carnet qui n'est pas sans rappeler le manga Death Note. Bien sûr cet artefact fait tourner les têtes et peut vite se changer en fardeau si on ne sait pas s'en servir.
Je terminerai cette critique avec un spoiler que je vais masquer, mais en tout cas j'ai hâte de découvrir le prochain récit d'Emmanuel qui a su nous embarquer dans son histoire et son intrigue.

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Univers_de_rose
  05 juin 2022
Je remercie les éditions Ex aequo qui m'ont permis de découvrir cet ouvrage.
On évolue sur deux temporalités; on découvre Yuèliàng qui raconte son calvaire suite à l'invasion japonaise , son désir de vengeance et aussi Martin un jeune bachelier de notre ère qui subit les assauts de la vie. Les années ont passées et les japonais tentent de retrouver un artéfact.
Le début du résumé fait envie ,"Imaginez que je supprime votre nom, puis votre prénom, de manière à vous soulager un peu de ce qui compose votre identité. Imaginez encore, si vous poursuivez cette lecture, que pour affiner cette déshumanisation je vous désigne par un numéro, disons le 338, et que je vous inocule par injection sous-cutanée une maladie amusante(...)" les descriptions de certaines scènes de tortures étaient intéressantes.
La plume de l'auteur est intéressante et son récit fluide.
La suite de la lecture a disons été un peu difficile, j'ai apprécie l'idée et le travail de l'auteur, mais je pense qu'il aurait fallu développer un peu plus le roman ainsi que les personnages. Martin est le personnage que j'ai le moins apprécié (pourquoi) parce que de grand pouvoir implique de grande responsabilité. Et en ayant ce pouvoir, bah ça été la catastrophe il a été la transition. Les morts on un pouvoir sur les vivants et Martin va l'apprendre a ses dépends.
Yuèliàng est un personnage intriguant, j'aurai aimé en voir un peu plus sur elle.
le monde réel et irréel se côtoie, ce qui est invisible tente de se venger de leur bourreaux; la traque des japonais pour retrouver l'artefact est vraiment intéressante.
La fin est vraiment troublante, sacré revirement de situation et en même temps le lecteur se pose des questions. Lecture mitigée.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
KhiadKhiad   13 juillet 2022
Mon nom est Yuèliàng, vous pouvez m'appeler Lune. Je vous écris à bord d'un convoi de prisonniers.
Maman est avec moi, captive également. Nous sommes là car les Japonais sont venus chez nous et ont tué Papa dans notre maison, d'une balle dans la tête. Il est tombé comme un pantin.
Juste comme ça.
Selon les Japonais, c'était un traître. Je ne sais pas ce que cela veut dire, je ne savais pas non plus que l'on devait mourir pour cela.
Depuis, quand je ferme les yeux, je vois Papa tomber.
+ Lire la suite
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KhiadKhiad   16 juillet 2022
Quand on étire le fil du temps, la vie humaine compte pour rien, sauf à donner de l'importance à ces quelques secondes d'agitation, à peine, constituant l'écume humaine de l'échelle géologique terrestre. Ça, c'est si on est gentil. Mais la vérité, toujours cruelle, c'est qu'à l'échelle de l'infini, l'humanité n'existe pas. Elle n'est qu'une larme, une goutte d'eau qui, prise individuellement, apparaît chargée d'émotion et de signification. Une fois versée dans l'océan, cette goutte d'eau n'est qu'une molécule insignifiante, incapable d'affecter à elle seule le grand ensemble.
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KhiadKhiad   15 juillet 2022
Le pire après la mort, c'est de devenir fantôme. Elle est là, l'ultime bêtise, c'est quand on ne meurt pas pour disparaître dans le néant, mais pour y rester, parce que la mort n'a pas eu la décence de faire le boulot jusqu'au bout et de finir la fin. Être fantôme, c'est avoir tout raté, même sa sortie. C'est l'humiliation définitive de l'âme figée dans le dernier souffle, déphasée d'un corps trop brutalement arraché à la vie.
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KhiadKhiad   15 juillet 2022
Tout compte fait, j'aurais préféré que les Sans-Visage me bandent les yeux. Et me bouchent les oreilles. Mieux valait être sourde et aveugle que de voir ça. Ces longs couloirs sont des portes vers les enfers. Ce n'est pas possible autrement.
Des cages, des cages et encore des cages. Et dedans, des prisonniers qui avaient perdu le droit à l'humanité. On leur avait pris. Des femmes, des hommes, des vieillards, des enfants. Je n'aurais jamais cru qu'ils étaient si nombreux.
Tous étaient malades, tous étaient difformes. L'un sans jambes. L'autre avec un œil en moins. Du trou béant de son faciès suintaient le pus et le sang. Près de chaque cellule, une feuille d'état était accrochée. On suivait l'évolution des maladies, des expériences. Tous cobayes. Des rats de laboratoire. Des marutas. Des numéros.
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KhiadKhiad   14 juillet 2022
C'était des marutas. De la matière première pour Ishii-sama. Ishii-sama les broie.
Les marutas ne sont rien. Nous n'existons pas. Nous n'avons pas de nom, pas de forme, pas d'âme. Nous sommes un numéro et puis c'est tout. Numéro 15, numéro 27, numéro 32, numéro 117, numéro 653. Nos identités sont effacées. Un coup de gomme sur un humain, la déshumanisation à son paroxysme.
Je suis numéro 338. Maman m'a dit que j'avais de la chance d'avoir un huit.
Je m'appelle Lune, j'essaie de ne pas oublier que je suis quelqu'un.
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