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EAN : 9782742792856
350 pages
Éditeur : Actes Sud (18/08/2010)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 413 notes)
Résumé :
C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent Sous un Soleil de plomb, à la recherche des rares lieux Où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la Jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  24 mai 2015
Avec Gallay, on sait à quoi s'attendre au niveau du style. Des phrases hachées menu menu, des chapitres dépouillés, des dialogues en veux-tu, en voilà..Pas de quoi être étonnés.
Avec Gallay, on sait aussi que l'ambiance sera prenante, oppressante, angoissante et mélancolique. C'est pas une raison pour lire ça les jours de pluie. Parce que la chaleur aussi peut être étouffante...
Avec Gallay, on imagine bien les personnages. L'homme aux 50 ans bien sonnés, beau ténébreux au passé douloureux, l'héroïne mal dans sa peau en quête de tout et de rien à la fois, les personnages secondaires, taiseux ou trop causants mais quoiqu'il arrive trimbalant eux aussi des blessures secrètes.
Avec Gallay, on sait bien que le décor n'est pas dû au hasard, que les personnages s'y ancrent et s'y enlisent. Que l'envers du décor n'est pas franchement plus reluisant.
Avec Gallay, on croit dur comme fer qu'on sortira de là bouleversés mais indemnes, qu' on peut espérer un Happy end mais là, je peux vous assurer que ce n'est franchement pas gagné !
Avec Gallay, on peut s'attendre à tout ça. Et j'aime tout ça.

Avec Les Déferlantes, j'ai été bousculée par les vagues, emportée au loin par la tourmente, ramenée au rivage, exténuée mais heureuse.

Avec L'amour est une île, je me suis installée au quatrième rang d'une salle de théâtre avignonnaise, attendant avec une impatience non dissimulée l'ouverture du rideau, observant tour à tour ces comédiens tourmentés, me prenant d'abord à leur jeu puis peu à peu me lassant, me dérobant à cette histoire qui n'en finissait pas de tourner en rond, déçue de ne pas trouver même dans le décor un point d'accroche ou une lumière un peu plus vive que les autres. Je me suis dit que dehors, peut être, une troupe jouait en pleine rue un spectacle plus burlesque, plus léger, plus vivant mais là encore, ce fut peine perdue. Dans les rues d'Avignon, le Festival prenait des allures de fantôme, figé par la grève des intermittents du spectacle, accablé par les revendications et la chaleur estivale..Avignon n'était pas à la fête et moi non plus.
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chocobogirl
  05 avril 2011
Nous sommes en Avignon. le festival de théâtre bat son plein. Ou plutôt devrait. Car cette année, la contestation agite le milieu théâtral. Les intermittents du spectacle sont en grève, des représentations sont annulées et la gronde sourde à travers les remparts de la ville.
Odon Schnadel est metteur en scène. Il a monté "Nuit rouge", la pièce d'un illustre inconnu, Paul Selliès, et la fait jouer dans son propre théâtre "Le chien fou". Mais cette année, il va devoir se battre avec les techniciens en grève, avec sa fille qui préfère manifester plutôt que de jouer son rôle, avec la chaleur accablante, mais aussi avec lui-même et ses propres sentiments. Mathilde, celle qu'il a aimé plus que tout, devenue désormais la célèbre Jogar, revient jouer dans la ville qui l'a vue grandir. Et puis, il y a aussi Marie, cette jeune fille qui se dit la soeur de Paul Selliès et vient chercher des traces de son frère mort. L'été sera difficile et personne n'en sortira indemne.
Claudie Gallay m'avait enchanté avec "Seule Venise", emporté avec "Les déferlantes". J'attendais avec impatience son nouveau roman, et puis j'ai fait trainer. J'aime le théâtre mais les résumés de "L'amour est une île" ne m'exaltait pas plus que ça". Nénanmoins, j'ai finir par y plonger. Et je n'ai pas su lâcher ce roman... qui m'a une fois de plus bouleversé...
J'aime la petite musique de l'auteur, le rythme qu'elle donne à ses phrases, les personnages écorchés par la vie et leur tentative vaine d'être heureux.
Odon vit à l'écart des hommes, sur une péniche en dehors de la ville. Son amour pour Mathilde a bouleversé sa vie et sa famille. Ils se sont aimés et puis Mathilde est partie. Sa simple évocation est une souffrance. La savoir près de lui, revenue dans la ville n'en rend les choses que plus douloureuses. Il se sent coupable de ça et de bien d'autres choses que l'on découvrira plus tard.
Mathilde, elle, est la Jogar. Elle est devenue une comédienne célèbre mais a peut-être dû sacrifier des choses pour y arriver, comme l'Amour. Elle a dû se battre contre son père pour faire ce qu'elle aime. Un père qu'elle aime et hait à la fois et dont les marques d'amour lui manquent...
Et puis, il y a Marie, la plus écorchée de tous. Marie, hanté par son frère mort, qui veut à tout prix se fondre dans ce qu'il reste de son frère. Marie qui porte sur elle, les cendres de Paul et s'automutile les bras, chargés de cicatrices.
Enfin, il y a tous ces personnages secondaires, si merveilleusement traités : Odile et ses 4 enfants de pères différents, qui ne sait pas quitter sa maison ; LA vieille Isabelle, sa gentillesse et ses souvenirs pleins de théâtre, le pauvre Jeff qui rêve de partir dans le Minesotta, Julie la fille d'Odon qui se cherche, ...
La chose qui les relient tous entre eux, c'est Paul Selliès. Même mort, sa présence remplit le cadre de l'histoire et cristallise les émotions.
Certains se cachent sous les masques de la comédie, d'autres se mentent à eux-même, d'autres encore se révèleront. Mais tous sont seuls face à leurs choix. Bons ou mauvais. Coupables ou innocents.
On suit va suivre nos personnages dans le théâtre de la vie. le récit progresse doucement et peu à peu, aux détours subtils des phrases, la vérité se fait jour. Les failures resurgissent, les masques tombent et la vraie tragédie commence.
Et pendant ce temps là, le théâtre continue à Avignon....
Un roman bouleversant que celui-là, un drame qui m'a emporté, secoué
et dont la chute inattendue m'a laissé chaos...
Chère Claudie Gallay, continuez à faire de si parfaits bijoux !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Peteplume
  25 février 2019
C'est un livre qui se lit vite en dépit de ses 350 pages; essentiellement parce que la plupart sont à moitié vides. Je commence à comprendre que ça fait partie du style de Claudie Gallay et cette simplicité, cette écriture aérée n'est pas pour me déplaire. Je n'ai cependant pas le même enthousiasme pour ce roman que pour La beauté des jours. Ce qui m'avait légèrement déplu dans ce dernier roman est franchement agaçant dans celui-ci: les personnages manquent cruellement d'épaisseur et plusieurs situations m'ont paru « décalées »; de plus, le dénouement est quasiment prévisible depuis le commencement. L'ensemble m'a simplement ennuyée, et si je reconnais quelques beaux moments et une belle description de l'ambiance du festival d'Avignon surtout en la période perturbée par la grève des intermittents du spectacle, le livre n'est pas incontournable. Pour clarifier mon opinion sur cette auteure, je vais poursuivre l'exploration de son oeuvre.
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Marylva
  29 mai 2019
Il fait particulièrement chaud à Avignon cet été-là, et le festival est perturbé par la grève des intermittents du spectacle. Odon Schnadel est le metteur en scène d'une pièce écrite par Paul Selliès, un jeune homme décédé tragiquement peu après l'envoi de son manuscrit. Marie est la petite soeur de Paul. Malmenée par la vie, écorchée vive, elle n'a pas surmonté la perte de son frère. En quête de réponses, elle est venue assister à la représentation de sa pièce.
Comme la chaleur qui règne au dehors, l'atmosphère de ce roman est oppressante, étouffante. L'écriture de Claudie Gallay reflète bien cette ambiance accablante par des phrases courtes, souvent sans verbe, économie de mots … et j'ai bien aimé.
Cependant, il m'a fallu la moitié du roman pour que l'histoire commence à prendre du sens. de ce fait, j'ai trouvé les personnages assez fades, inconsistants et peu attachants … exceptée Isabelle que j'ai trouvé touchante.
L'amour est une île étant pour moi le roman de la découverte de Claudie Gallay, je ne sais trop quoi en penser. Pas trop emballée par celui-ci, j'ai quand même envie d'en lire un ou deux autres ... pour voir !
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zabeth55
  10 mai 2013
Odon Schnadel est un metteur en scène, directeur de théâtre, ancien éditeur, autour duquel gravitent de nombreux personnages.
L'histoire se déroule à Avignon, lors d'un festival mené à mal par les grèves des intermittents du spectacle.
De tous les personnages, seules Isabelle ; vieille femme amie des artistes qui leur ouvre sa maison, et Marie, soeur de l'auteur mort de la pièce que présente Odon, m'ont véritablement interpelée.
C'est avec elles seules que je suis entrée dans l'histoire, en oubliant les phrases.
Car, bien qu'appréciant Claudie Gallay, j'ai eu la même sensation qu'à la lecture des Déferlantes. Pour moi, les phrases sont trop courtes, le style trop haché. il y a trop de dialogues. Je me sens lire des phrases et cela interfère sur l'intrigue. du coup, je reste extérieure.
Bizarrement, je n'ai pas le souvenir d'avoir ressenti cela en lisant « Seule Venise »
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Citations et extraits (122) Voir plus Ajouter une citation
MarylvaMarylva   28 mai 2019
Il sort un papier de son portefeuille. Une grande page de cahier à petits carreaux. [...]
Il lit ce qui est écrit.
- Le Britannique vit dans la maison rouge. Le Suisse a un chien. Le Danois boit du thé. La maison verte est située à gauche de la blanche. Le propriétaire de la maison verte boit du café.
[...] Jeff passe le papier à Marie.
La suite de l'énigme est longue. Elle la lit dans sa tête.
La personne qui fume des Pall Mall a un oiseau. Le propriétaire de la maison jaune fume des Dunhill. Celui qui vit dans la maison du centre boit du lait. Le Norvégien vit dans la première maison. La personne qui fume des Blends vit à côté de celle qui a un chat. La personne qui a un cheval vit à côté de celle qui fume des Dunhill. Celui qui fume des Blue Master boit de la bière. L'Allemand fume des Prince. Le Norvégien vit à côté de la maison bleue. Celui qui fume des Blends a un voisin qui boit de l'eau.
- Il faut trouver à qui appartient le poisson, dit Odon de sa voix lasse.
Julie hausse les épaules.
- Il nous à promis Luculus, un des plus fameux restaurants d'Avignon, si on trouve la réponse.
- Il promet parce qu'il sait que personne ne trouvera ...
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ChrysChrys   23 septembre 2010
P144: " - C'était une si belle histoire vous deux, dit Isabelle. Tu ne regrettes pas?
Un sourire passe sur le visage de Mathilde. Parfois, Odon lui manque, sa tendresse, son amour aussi, les étreintes de son corps lourd. Elle laisse glisser sa cuillère sur la tranche de pain perdu.
- L'amour est une île, quand on part on ne revient pas.
Elle se lève, s'approche de la fenêtre. Des insectes bruissent furieusement dans les plantes du balcon. Les feuilles brûlent de tant de soleil. Isabelle vient la rejoindre.
- Tu aimes encore?
- Oui... J'aime mon métier, j'aime les mots, mes amis. J'aime la terre, la nature...
- Et les hommes?
- Les hommes aussi quelquefois. Je les aime tellement que je ne les aime qu'avec passion... Mais je m'ennuie vite avec eux. Ils me font perdre mon temps, me prennent mon énergie."
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ChrysChrys   23 septembre 2010
P154: "Odon sort. Il trouve le curé assis à la table du jeu d'échecs. Il prend la chaise en face. Il a le visage sombre.
- A quoi tu penses? demande le curé.
- A tout ce que je voudrais faire et que je ne ferai pas.
- Et alors?
- Alors rien.... Ça me désespère.
Il s'est disputé avec Julie. Elle dit qu'il est de droite. Ça l'a blessé. Il n'est pas de droite. Plus de gauche. Elle, elle est vraiment de gauche, idéaliste, sentimentale, elle croit que l'homme est bon. Depuis quelque temps, les bons sentiments, la fraternité, ça l'agace. Il lui arrive même de penser que l'homme est pervers, médiocre et jaloux.
Est-ce qu'il vieillit?"
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She_NightShe_Night   02 janvier 2011
Crier, elle ne sait pas. Cogner non plus. Ses colères, elle les garde. Elle rentre tout. Elle met la fatalité par-dessus, finit par dire que ce n'est pas si grave, que ce n'est pas vraiment de la colère. Et elle enterre. Elle enterre profond. Ça lui nécrose les chairs. Les griffures c'est pour suinter.
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She_NightShe_Night   29 décembre 2010
Elle tend la main, elle veut toucher Isabelle, entendre battre son cœur. Elle a toujours cherché cela, à travers la peau des autres, les battements du sang. Déjà dans la cour de l'école on se méfiait d'elle. Les filles l'évitaient, elles allaient se plaindre à leur mère, ça faisait des histoires. Son frère lui expliquait. On ne peut s'approcher que des cœurs des gens que l'on aime très fort.
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Rencontre avec Claudie Gallay à la librairie la Galerne du Havre, pour la parution de "La beauté des jours".
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