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EAN : 9782290029176
190 pages
Éditeur : J'ai Lu (25/09/2013)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Pour quelle raison Isabelle, cette orpheline qui avait fui des années auparavant, est-elle de retour au village de Beaufort ? Et qu'est-ce qui a pu la pousser à acheter la maison Grisard, une vieille bâtisse isolée et à l'abandon, que certains jureraient hantée ? Autant de questions qui, ajoutées à la pâleur maladive de la jeune femme, ne cessent d'alimenter les commérages.
Lorsqu'un troupeau de vaches est retrouvé exsangue, le doute n'est plus permis, il se ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Symphonie
  09 décembre 2013
Les habitants du village de Beaufort sont dans tous leurs états et cette fois, les commères sont comblées. Imaginez... ! La jeune Isabelle, vient d'acquérir un manoir dans un coin isolé de la campagne. Autant dire que les langues vont bon train. Pensez donc ! Comment une fille aussi pauvre, ayant quitté Beaufort quelques années auparavant, éclaboussée par le scandale de sa relation avec le fils du Marquis de LaTour, a pu s'enrichir à ce point ? Mystère ! Et mystère aussi lorsqu'à la tombée de la nuit, des hurlements inhumains percent le silence du crépuscule. Et pour couronner le tout, lorsqu'un fermier découvre l'une de ses vaches vidée de son sang, portant des traces de crocs à la gorge, avouez qu'il y a quoi claquer des dents !

Pour ceux qui veulent se lancer en douceur dans la lecture du vampirisme, La fille de la nuit de Laura Gallego Garcia est pour vous !!! Il s'agit là d'une histoire sans grande prétention. le portrait des commérages de village par contre est plutôt réussi. .
J'ai lu ce petit roman en peu de temps et même pas eu peur ! Autant dire que cette histoire tirée par les cheveux, peine en crédibilité.
Seul atout du livre : La magnifique couverture qui, au prix de douze euros, est encore trop chère ! Mais alors du coup, ce n'est plus un atout non ?
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Anatemnein
  30 mai 2014
Comme pratiquement tous les livres de Laura Gallego Garcia que j'ai lu, La fille de la nuit est encore une fois une belle réussite de l'auteur. C'est un court roman mais on se régale du début à la fin. Je ne me lasse pas de lire cette auteure car ses livres ne m'ont jamais déçu.
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paraty62
  14 décembre 2013
Bonjour,j'ai d'abord flashé sur la couverture sublime de ce livre.
J'aime également beaucoup cette maison d'édition et puis l'histoire m'intriguée.
J'ai eu raison car il y a du suspense,ce livre est très bien écrit,on apprend a connaître Isabelle par le point de vue des différents habitants du village.
Elle avait fui pour suivre son amant et revient en deuil et riche,il y a beaucoup de pistes et même si on devine rapidement de quoi parle cette histoire la fin m'a surprise,le livre se lit facilement et je serais ravie de retrouver Max le gendarme au grand coeur et toutes les habitantes plus ou moins bienveillantes que le village compte.
Bref,il m'a manqué un petit je ne sais quoi pour que ce livre devienne un coup de coeur mais je vous le conseille vivement.
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Phooka
  10 octobre 2013
Laura Gallego Garcia nous dépeint tout ce petit monde, les rancoeurs, les commères, le mystère, la peur sournoise. Tout y est, par petites touches, sans grands effets. le roman se dévore très vite, les pages se tournent toutes seules. Ne vous attendez pas à des scènes d'actions spectaculaires, ou à des retournements de situations "abracadabrantesques". Non tout est dans la nuance, dans le non dit et dans l'imagination des gens.
Mais j'ai quand même un reproche à faire à ce roman: son prix. 12 euros pour 190 pages qui se dévorent, ça fait quand même un peu trop et c'est dommage parce que ce court roman se lit avec énormément de plaisir et c'est une belle réussite, du fantastique à l'ancienne. Nul doute que les fans de l'auteur, et ils sont nombreux, vont malgré tout se jeter dessus et ils ne seront pas déçus.
Lien : http://bookenstock.blogspot...
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faeli
  20 mai 2014
Une fois de plus Laura Gallego Garcia nous enchante avec l'histoire d'Isabelle, jeune fille d'une pâleur maladive qui revient dans son village natal où elle s'installe dans une maison excentrée. Très vite elle intrigue le voisinage et les commérages vont bon train, surtout quand de curieux événements commencent à se produire. Vivant en recluse avec une espèce de majordome muet aux cheveux blancs malgré son jeune âge, Isabelle fait un parfait bouc émissaire...
Laura Gallego Garcia nous offre ici une histoire pleine de mystère qui, bien qu'on devine ce qu'il en ait rien réellement, s'avère fort plaisante à lire. Il faut dire que la plume de l'auteure est particulièrement agréable tout en restant poétique, à l'image de la superbe couverture du livre. Pour ceux qui connaissent déjà l'oeuvre de l'auteure et les mondes fantastiques qu'elle a créé, peut être trouverez-vous ce roman différent et plus léger, court. Quelques pages de plus n'auraient pas fait de mal, mais il n'en reste pas moins qu'une fois de plus c'est efficace, grâce notamment à l'embryon de mythologie qu'elle nous propose concernant le vampirisme. Bref à lire pour les amateurs de Laura G. Garcia...et pour les autres aussi bien sur ;)
Et pour finir une petite anecdote concernant le livre: l'idée de l'histoire d'Isabelle lui est venue en regardant le film Blade. :)
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
paraty62paraty62   07 décembre 2013
« Nous ferions mieux de partir, suggéra Mme Lavoine, nerveuse.
— Elle est forcément là, pourtant ! » protesta Mme Buquet.
Mme Bonnard frappa à nouveau.
Cette fois, des pas se firent entendre. Des pas trop lourds pour appartenir à Isabelle, mais seule Mme Lavoine s’en rendit compte, et elle n’osa pas le dire. Les autres firent de grands sourires et levèrent leur panier pendant que la porte s’ouvrait…
Un visage énorme et sombre apparut devant elles. Mme Lavoine ne put s’en empêcher : elle poussa un cri.
Aussitôt, elle comprit son erreur. Il s’agissait simplement de Mijail, le serviteur muet d’Isabelle. Elles l’avaient déjà croisé plusieurs fois au village mais, sous la faible lumière de cette fin d’après-midi, le géant avait l’air bien plus lugubre que d’habitude.
En tant qu’épouse du maire, Mme Buquet estima que le rôle de représentante du petit cortège lui revenait. Elle s’arma donc de courage :
« Bonsoir, Mijail. Mlle Isabelle est-elle à la maison ? Nous sommes venues lui rendre visite. »
Le domestique, qui ne portait pas de livrée, l’examina de la tête aux pieds. Puis il émit un grognement qu’on pouvait interpréter comme un assentiment et referma brusquement la porte.
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paraty62paraty62   07 décembre 2013
— Isabelle… qui l’eût cru ? Ça fait au moins…
— Cinq ans, ma chère. Elle en avait seize ou dix-sept quand elle est partie. Franchement, je ne sais pas comment elle va trouver du travail. Après cette histoire, le chagrin qu’elle a causé au pauvre père Rougier, et puis l’affaire de la médaille…
— Mais j’avais cru comprendre qu’elle n’était pas coupable ?
— Bah, les gens parlent à tort et à travers et ne savent pas ce qu’ils disent ! Une vaurienne qui quitte la maison de son protecteur pour suivre un jeune homme est tout à fait capable de voler une médaille, et même deux. » Mme Bonnard rassembla ses jupons pour gravir la côte, et poursuivit : « Crois-moi, personne ne voudra l’employer comme lavandière, et encore moins comme servante. Une grue pareille… et si elle essayait de séduire mon Jérôme ?
— Il est bien trop jeune, voyons !
— Elle aussi, elle était jeune quand elle a jeté son dévolu sur M. de Latour. Comment ose-t-elle revenir à Beaufort ? Vraiment, je ne comprends pas ce que… »
Elle ne termina pas sa phrase : brusquement, la porte d’une maison s’ouvrit devant elles, et une silhouette mince et souple apparut sur le seuil, vêtue de noir. Les deux amies s’arrêtèrent et reculèrent instinctivement.
C’était une jeune femme, mais on aurait dit un fantôme. Sa tenue sévère, que complétaient un chapeau et un voile couvrant la partie supérieure de son visage, la faisait paraître plus âgée qu’elle ne l’était réellement, à moins que cette impression ne fût causée par son extrême pâleur.
« Isa… Isabelle ? » balbutia Mme Lavoine.
La jeune femme leur sourit poliment.
« Madame Lavoine, madame Bonnard. Je suis ravie de vous revoir. »
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paraty62paraty62   07 décembre 2013
Au cours des jours suivants, cependant, il ne se passa rien de nouveau dans le village. Isabelle fit restaurer la maison Grisard, mais elle n’embaucha pas des ouvriers de la région : elle en avait fait venir de Paris, disait-on. Quand elle put enfin emménager chez elle, elle le fit avec l’aide exclusive de son unique domestique, un géant qui ne parlait jamais. Les manières brusques de ce dernier, tout comme son attitude austère et son aspect étrange (ses cheveux étaient complètement blancs, malgré son jeune âge) suscitèrent tout d’abord une forte méfiance parmi les habitants de Beaufort, mais ils finirent par s’accoutumer à sa présence, à force de le voir venir tous les jours faire les courses pour sa maîtresse. Les commerçants apprirent à le connaître et à comprendre les gestes par lesquels il expliquait ce qu’il voulait acheter. Il ne savait pas non plus écrire ; la seule chose qu’il était capable de tracer sur un morceau de papier était les six lettres de son nom, Mijail, un mot que les gens n’avaient jamais entendu et qu’ils ne savaient donc pas comment prononcer. Heureusement, cela ne semblait pas le déranger d’entendre les Français écorcher son nom, et il s’y habitua vite.
Mais alors même que Beaufort commençait à connaître et à apprécier Mijail, la maîtresse de celui-ci, Isabelle, restait dans l’ombre. Depuis le jour de son arrivée, personne ne l’avait revue. Et comme on ne pouvait interroger Mijail à son sujet, les rumeurs se remirent très vite à aller bon train.
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paraty62paraty62   07 décembre 2013
Mme Bonnard sourit. Elle reprit sa marche, plus lentement, suivie par Mme Lavoine, et posa la main sur le bras de sa compagne.
« Tu n’en croiras pas tes oreilles », annonça-t-elle sur le ton d’une conspiratrice. Elle fit une pause théâtrale, puis lâcha enfin : « Isabelle est revenue à Beaufort ! »
Cette annonce ne provoqua pas la réaction espérée : Mme Lavoine fronça les sourcils.
« Isabelle ?
— Pour l’amour de Dieu, Marie, ne me dis pas que tu ne te souviens pas d’Isabelle, la lavandière… Ce fut un tel scandale ! »
Mme Bonnard prononça ce dernier mot en le dégustant comme un bonbon. La lumière se fit dans l’esprit de Mme Lavoine.
« Isabelle, l’orpheline ?
— Cette dévergondée qui a quitté le village pour courir après le jeune Latour !
— Ah oui, je me rappelle ! Il l’avait abandonnée…
— Qu’espérait-elle ? fit Mme Bonnard avec dédain. Un jeune homme d’aussi bonne famille ne pouvait pas s’engager dans une relation sérieuse avec une fille de rien comme elle !
— Elle était si jeune, la pauvre. Elle s’est fait des illusions…
— Elle était assez âgée pour savoir ce qu’était la décence. » Mme Bonnard était décidée à couper à la racine toute pitié que la nouvelle venue aurait pu inspirer à son amie. « Et au lieu de reconnaître avec humilité son erreur et de tâcher de s’amender, elle l’a suivi, comme une véritable traînée ! Tu aurais fait ça, toi, Marie ?
— Heu… non. Tu as raison.
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paraty62paraty62   07 décembre 2013
— Et pourquoi a-t-elle acheté justement la maison Grisard ? insista Mme Lavoine. C’est un manoir élégant et luxueux, d’accord, mais ça fait des décennies qu’il est inhabité. Et il est si loin du village, si isolé…
— Ça a toujours été une fille bizarre.
— Une “demoiselle”, Régine, pas une “fille”, la corrigea Mme Chancel. Elle a droit à ce titre, à présent, même si Dieu sait comment elle a fait fortune…
— Je doute que Dieu veuille le savoir ! C’était une catin, et ça restera une catin, quels que soient les grands airs qu’elle se donne !
— Je me demande pourquoi elle est en deuil ? » lança Mme Lavoine, plus intéressée par le mystère qui entourait le retour d’Isabelle que par les récriminations de son amie.
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Vidéo de Laura Gallego Garcia
L'impératrice des Éthérés de Laura Gallego Garcia .Un majestueux palais que l?on croirait sculpté dans la glace, une Impératrice aussi sublime qu?ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des être purs? La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l?une d?entre eux, partira à la recherche de son meilleur ennemi, un garçon qu?elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d?une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c?est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre? et de mort.
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