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Kirzy
  23 février 2019
Qui a dit qu'il ne se passait rien dans les campagnes d'ici et d'ailleurs ? Décidément le polar rural qui dépote à le vent en poupe ... après les malfrats de père en fils des Appalaches ( Bull Mountain, Brian Panovich ), après les voyous loosers déglingos du fin fond de l'Ardèche ( Ma Vie sera pire que la tienne, Williams Exbrayat ) ou encore après le déchirant Gus des Cévennes ( Grossir le ciel, Franck Bouysse ) ... voici la famille autarcique des Vosges qui vit sous la coupe d'une brute épaisse, une famille aux moeurs primitives, sauvages, sordides, une famille dans laquelle on vous nettoie au jet d'eau froide devant tout le monde , où un oncle tripote ouvertement à table sa nièce sans que personne n'ose réagir. Affreux, sales et méchants, mais pas que.

A côté du personnage monolithique du frère tyran, l'auteur fait émerger des personnages intéressants et nettement plus complexes : la mère, un bloc polaire beaucoup trop taiseux pour n'avoir rien à cacher ; la belle-fille Elise, dopée par sa grossesse puis maternité, l'élément perturbateur qui va tout faire exploser ; Ludovic, le neveu révolté qui veut apprendre, lire, faire des études.

Gilbert Gallerne a un vrai talent pour créer une ambiance lourde, poisseuse en mode huis clos oppressant, sa plume est précise et sèche, efficace pour servir le propos. le scénario est implacable; dès les premières pages, on sent bien que l'office du tourisme des Vosges ne va pas plussoyer, mais qu'importe l'auteur nous emmène dans des recoins de l'intrigue qu'on n'avait point soupçonné.

Bravo aux éditions French Pulp qui publie des polars / romans noirs qui ont du chien, du culot, de la singularité et du peps !
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paulmaugendre
  24 février 2019
Il suffit de traverser la rue pour trouver du travail, qu'il a dit, l'homme aux piques plus nocives que le frelon asiatique.

Alors Eric, informaticien au chômage, et sa femme Elise, employée dans une boutique de chaussures, renvoyée par son patron parce qu'elle est enceinte, peut-être n'avait-il pas trouvé chaussure à son pied, ont décidé de quitter Annecy pour se rendre dans les Vosges. Mais retrouver sa famille vingt ans après l'avoir quittée, pour Eric c'est comme un espoir de repartir d'un bon pied à défaut d'une bonne main.

Suite à un accident à l'âge de cinq ans à la scierie familiale, il avait été envoyé chez une tante qui l'avait élevé et servait également de famille d'accueil. C'est là qu'il a rencontré Elise, une enfant de la DASS. Vingt-cinq ans, une prothèse à la place d'une main perdue dans un accident, Eric n'a guère de débouché et c'est pourquoi il revient dans ce coin des Vosges, près de Saint-Dié, perdu dans la nature et la scierie ne tourne qu'au ralenti.

Il retrouve la tribu avec appréhension. Et il faut avouer qu'il arrive un peu comme un chien dans un jeu de quilles. Eléonore, sa mère lui affirme qu'il a fait un mauvais choix en revenant, mais de toute façon s'il ne l'a pas vue depuis l'âge de ses cinq ans et son accident à la scierie, c'est un peu sa faute.

Eléonore, c'est la matriarche mais elle n'a pas réussi à dresser Léo, le lion, son frère aîné, dix ans de plus que lui, marié avec Rose-Marie et père de quatre enfants dont Bernard, qui est un peu le chef de bande des gamins. Michel, son autre frère, fait ce que Léo commande. C'est un être frustre marié avec Annabelle, et ils ont trois gamins dont Ludovic et Solange. Enfin Marcel, son oncle qui ne sait pas parler. Il couine, il glapit, il végète et est considéré comme le simplet de la famille. Pourtant il en aurait des choses à dire, Marcel, qui s'accroche comme un pantin à la grille d'entrée, pour voir au-delà, mais rien ni personne ne passe.

Léo s'érige en maître incontesté de la scierie. Il décide pour tout le monde, impose sa loi et éventuellement exerce le droit de cuissage. Comme les tyranneaux du temps jadis. A croire que le temps s'est arrêté à la scierie. D'ailleurs la scie ne tourne plus guère, juste pour faire du bruit. Pourtant la famille ne manque de rien, et Léo possède même une Peugeot 607 qu'il remise dans l'un des bâtiments. Parfois ils sortent ensemble le soir, Michel et lui, pour aller Dieu, ou le Diable, sait où. Eric se rend à Saint-Dié, effectue une petite visite à madame Paule Emploi, il rédige des CV, des lettres, mais rien n'y fait, il ne reçoit aucune proposition d'emploi.

L'ambiance dans la scierie est lourde, délétère, et Elise souhaite repartir, mais sans argent comment survivre. Et puis l'enfant frappe à la porte et c'est Eléonore qui procède à l'accouchement, comme pour les autres femmes de la famille. Heureusement Elise trouve en Annabelle une complice ainsi qu'avec Ludovic. Mais Annabelle possède elle aussi un fil à la patte. Quant à Ludovic, contrairement à son cousin Bernard, c'est un enfant calme, qui aime lire, souhaite pourvoir prolonger ses études. Léo l'oblige à manquer parfois l'école, pour aider à la scierie, mais il se demande bien pourquoi, car il n'y a que peu de travail. C'est le dédain et la jalousie qui guident Léo.

Chaque famille possède son habitation, en bois, et les dépendances se dressent tout autour d'une cour centrale, donnant l'impression d'un village de western. Afin de justifier son appartenance à la famille Eric est sollicité, avec autorité, par Léo à participer à une des virées nocturnes. le côté obscur des rentrées financières.



Le lecteur entre de plain pied dans une ambiance qui ne sera pas sans lui rappeler quelques romans de Pierre Pelot. le décor, les forêts vosgiennes, un lieu quasi abandonné en pleine nature; les personnages, des hommes âpres, durs, avec un chef de famille qui s'érige en dictateur sans scrupule, imposant sa loi par tous les moyens, une véritable brute qui aime broyer ceux qui sont sous sa coupe. On pourrait également évoquer Jim Thompson dans certains de ses romans âpres et durs.

Mais peu à peu, l'histoire bifurque, et le lecteur se lance sur la route, à pleine vitesse, s'arrête à une aire de parking et assiste à des actes illégaux. Puis c'est le début d'une lente décomposition familiale qui explose dans un cataclysme que l'on pouvait pressentir tout en le redoutant. Pourtant un jour à Saint-Dié, une sorcière l'avait lu dans les lignes de la main d'Elise, mais peut-on croire une vieille femme un peu folle.

Véritable roman noir, violent parfois, qui malgré la nature environnante ne joue pas dans le thème bucolique (ce serait plutôt Bu, alcoolique) Mauvaise main conte l'histoire d'un homme qui abandonné recherche avec espoir une famille à laquelle se raccrocher. Si au départ on apprend pourquoi il possède une prothèse plastique, les conditions dans lesquelles il a perdu sa main sont peu à peu dévoilées, même si au cours du prologue certains éléments sont mis en place.

Un roman qui s'articule autour de la famille, l'explore, la dissèque, l'analyse, les parts d'ombres étant mises au jour avec subtilité et sans concession. Pourtant il existe quelques scènes où l'humour se fraie une petite place, mais un humour pathétique comme la scène au cours de laquelle Marcel, qui ne se lave jamais, est nettoyé à l'aide d'un jet d'eau dans la cour devant la tribu réunie.

Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Dranseb
  06 janvier 2022
Que puis-je ajouter pour ce livre, cet excellent roman plutôt.
Tout a déjà été écrit.
Il est bon, il est même excellent ! J'adore l'écriture de Gilbert Gallerne.

Ah la famille ! Parfois elle est aimante, soudée, unie et unique et puis parfois, comme celle d'Eric et Elise son épouse, elle est tordue, mauvaise, mystérieuse, violente, isolée.
Eric a été abandonné à l'âge de 5 ans par sa mère Eléonore, on ne sait pas pourquoi au début de ce roman, on va le découvrir tout à la fin...
Eric revient dans cette famille, auprès de sa mère après l'avoir supplié pour pouvoir revenir, car ils sont, lui et sa femme enceinte de leur premier enfant, sans ressource et à la rue.
Ce qu'il va découvrir autour de sa mère c'est un clan, une famille étrange, pauvre, ou règne un silence pesant...Il va devoir s'habituer et vivre auprès de ses deux frères, deux êtres moqueurs et violents, des neveux et des nièces soumis et un oncle à l'allure d'un demeuré...

Excellent !
A lire absolument.
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NathalieCM
  13 octobre 2019
Je sais d'où je viens. Je sais que chaque action, chaque geste, chaque choix sont intimement liés à mon passé.

Je sais l'importance des racines auxquelles m'accrocher. J'en oublie parfois la profondeur et combien de fois j'ai tenté de les arracher après avoir omis de les arroser.

Je sais la plénitude ou la dépression. Grâce ou à cause d'elles. Je sais qu'elles font ce que je suis et longtemps je l'avais oublié.

Et puis aujourd'hui…

Je sais reconnaître une histoire qui prend sa source dans les abysses d'un passé trop lourd à porter. Un récit âpre, presque malsain parfois, où l'auteur sait asséner les faits sans concession aucune.

Gilbert Gallerne raconte et chaque phrase paraît mesurée. Une économie de mots qui semble rappeler les habitants taciturnes d'une région qui l'est tout autant. Une lumière sous les sapins vosgiens qui peine à atteindre les quelques âmes qui tentent d'y vivre.

L'avarice du verbe apporte l'atmosphère impérative au récit et cette construction intelligente rend ce roman difficile à poser. Les personnages laissent libre court à l'imagination car peu décrits et là où cette singularité pourrait manquer dans d'autres romans, elle apparaît ici comme une nécessité.

Court. Concis. Abrupt.

« Mauvaise main », tombé dans mes bras accueillants, est un roman noir qui conjugue simplicité terrienne et complexité humaine. Un condensé de réflexion sur ce qui construit et détruit l'Homme, sur les secrets de famille et la résilience.

Un roman qui fait se retourner constamment, comme on regarde un rétroviseur. Inquiet ou prudent. Un récit qui fait sa route, pressé d'arriver mais regrettant amèrement son point de départ à l'instar des hommes et des femmes qui le construisent.
Lien : https://sous-les-paves-la-pa..
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flolabbe
  23 avril 2019
Eric est au chômage, sa femme Elise est enceinte. En grande difficulté financière, le couple n'a pas d'autre solution que de trouver refuge dans la famille du jeune homme, qui tient une scierie dans les Vosges.
L'accueil n'est pas des plus chaleureux. Il y a là Eléonore, la mère d'Eric qui l'a confié à sa soeur à l'âge de 12 ans pour que cette dernière l'élève. Marcel, 56 ans, est l'oncle d'Eric, un personnage inquiétant, qui observe, ne s'exprime que par bribes incompréhensibles.
Les deux frères d'Eric, Léo et Michel ont pris les rennes de la scierie et sont tous les deux mariés, le premier avec Rose-Marie, femme peu aimable avec le jeune couple. Michel est marié à Annabelle, qui va se lier d'amitié avec Elise. Il y a aussi les enfants des deux couples qui observent la venue de cet oncle, Eric, porteur d'une prothèse à la main et qu'ils n'ont jamais vu.
Elise va observer, découvrir le fonctionnement de ce clan dans lequel son mari tente de s'intégrer. Et progressivement les événements vont prendre une tournure angoissante.
Gilbert Gallerne signe un roman noir très prenant, à coup de chapitres courts au terme desquels la tension va crescendo. le premier chapitre donne d'emblée le ton du roman, en décrivant une scène terrible tirée de l'enfance d'Eric.
C'est finalement Elise, le personnage principal de ce roman, celle qui va observer, ressentir, entendre, réfléchir, analyser et ce personnage féminin est vraiment très réussi.
L'atmosphère est pesante, la tension en augmentation perpétuelle ; nous sommes dans un quasi huis-clos. Les scènes qui se déroulent à l'extérieur du territoire familial sont peu nombreuses. La violence est omniprésente, sourde ou affirmée, qu'elle soit verbale, physique, sexuelle mais le roman se lit très bien car Gilbert Gallerne n'est jamais dans la surenchère.
L'écriture de l'auteur est précise, très visuelle et je n'ai pu m'empêcher de me rappeler certains films vus dans ma jeunesse, comme “Les granges brûlées” de Jean Chapot ou bien encore “La veuve Couderc”, pour l'ambiance rurale dramatique.
Un vrai coup de coeur que je vous invite à découvrir !
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SophieSonge
  25 février 2019
Eric avait cinq ans quand il a quitté la scierie des Vosges pour vivre avec sa tante, après l'accident qui lui a coûté une main. Au chômage, c'est un peu la mort dans l'âme qu'il décide de rejoindre le berceau familial pour tenter de s'en sortir. Son arrivée avec sa femme jette un froid glacial, dangereux, vertigineux...

Ce roman nous plonge au coeur de la ruralité et de la misère sociale avec une conviction profonde et sans appel. Ce que l'on y goûte, ce que l'on y ressent ne s'apparente en rien à l'image bucolique et paisible que l'on s'en fait.

Dès le début de cette aventure, Eric et sa femme Elise, enceinte de quelques mois, s'immergent dans une ambiance familiale pesante et inhospitalière. On perçoit la noirceur sous les non-dits, le vice sous les apparences. C'est la violence, l'intimidation qui hiérarchisent cette tribu, de manière totalement injuste et immuable. Et pourtant, la présence d'Eric dérange, ébranle et soumet à une vérité et une confrontation aussi cruciale que terrifiante.

L'écriture est crue, ciselée : elle nous saisit jusqu'à la moelle. Nous nous attachons à des personnages sensibles, fragiles, tandis que nous en haïssons d'autres pour leur caractère grossier, informe et despotique. On se sent prisonnier de moeurs sauvages, qui salissent et phagocytent tout sur leur passage. L'engrenage en marche, rien ne semble là pour l'arrêter... Les secrets s'évanouissent sous les aveux blessants, cinglants et irrattrapables.
Un huis clos étouffant, cauchemardesque, aliéné. Gilbert Gallerne ne badine pas, il ouvre un passage, tranche à vif et capture définitivement votre intérêt. A lire de toute urgence !
Lien : https://www.sophiesonge.com/..
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LesLecturesDeRudy
  20 avril 2020
Bienvenu dans la famille Broux où le fils aîné règne en patriarche sur le clan et fait régner la terreur.
C'est sombre, très sombre, glauque, méchant, cynique avec un soupçon d'inceste et puis surtout c'est très bien écrit.
Le récit est nerveux,composé de phrases courtes, dans un style brut voir brutal offrant au lecteur un sentiment d'oppression et de peur. Les personnages nous touchent par leur force et/ou leur côté sombre voir carrément abject pour pas mal d'entre eux. Des personnages qui vivent avec de lourds secrets de famille à porter. Avec la peur et la violence souveraine dans le clan et puis parfois un peu d'amour et de tendresse…
Très proche de certains romans de Pierre Pelot qui affectionne également les gens déjantés qui (sur)vivent dans le décor splendide des Vosges.
Une merveille de roman noir ..






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nathf
  18 novembre 2019
Eric et sa femme Elise, enceinte, sont quasiment à la rue.
Ils n'ont d'autre choix que de retourner dans la scierie familiale perdue dans les Vosges. Scierie qu'Eric a quittée depuis 20 ans.
Les retrouvailles vont s'avérer plus que compliquées.....

Tout d'abord ne vous fiez pas à la couverture qui, selon moi, ne reflète pas la qualité du roman.
Dans la famille frappadingue, je demande.....le choix est cornélien !
Entre une matriarche acariâtre, un frère aîné tyrannique et alcoolique qui magouille avec son frère, un oncle maltraité, des épouses soumises et une tripotée d'enfants, il ne sera pas facile pour le jeune couple de s'intégrer dans ce clan primitif. Sans compter qu'Elise a du caractère.
Gilbert Gallerne a créé une ambiance lourde et oppressante avec ce huis-clos que vous ne pourrez lâcher.
La tension augmente au fil des pages et les secrets se dévoilent peu à peu.
Malgré une violence omniprésente, tant physique que psychologique, l'auteur ne surenchérit pas et reste mesuré.
Il met le doigt sur les difficultés économiques de cette France profonde et rurale et sur la noirceur de l'âme humaine qui peut se révéler redoutable.
Inutile d'en dire trop, je ne peux que vous conseiller cet excellent roman noir.
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CeciBonDeLire
  06 mars 2019
Mes Chers Vous,

Eric a quitté sa famille enfant après un tragique accident... "a quitté" n'est pas vraiment l'expression adéquate. Eric a plutôt l'impression d'avoir été exclu, abandonné puis oublié !
Quand il se résigne à retourner vivre auprès des siens avec sa compagne enceinte, Eric sait que la cohabitation va être difficile. Il va devoir faire avec ses frères violents et despotes, avec sa mère trop silencieuse, avec ses belles-soeurs résignées et toute une ribambelle d'enfants qu'il ne connaît pas.

Ce que ne soupçonnait pas Eric, c'est que ce retour allait bousculer l'équilibre déjà précaire de ce clan totalement replié sur lui-même.

Ce que ne soupçonnait pas Eric, c'est que Elise, sa compagne, ne fera pas de concessions et sera un élément déclencheur au cataclysme qui s'annonce.

Ce que ne soupçonnait pas Eric, c'est qu'enfin les murs du silence vont s'effriter pour faire jaillir une vérité qu'ils ne sont pas tous prêts à entendre.

"Avec le temps, les secrets s'alourdissent et finissent par nous étouffer."

Entre saga familiale, huis clos et rural noir, Gilbert Gallerne livre un roman âpre, sombre et percutant sur le secret de famille, la douleur de l'absence, le poids du silence, la haine, l'amour, la solidarité, la violence....

Avec une écriture percutante et juste, l'histoire de cette famille bancale capte l'attention, fascine, oppresse, malmène, bouscule et remue le lecteur pour mieux l'emmener sur des chemins de montagne toujours plus froids, sombres et menaçants.

Un roman noir absolument incroyable qui referme doucement ses serres sur le lecteur, l'obligeant à plonger au plus noir de l'âme humaine avec une puissance telle qu'il est absolument impossible de rester indifférent à cette histoire.

Une histoire percutante, violente et sombre mais magnifiquement servie par l'écriture au cordeau de Gilbert Gallerne.

A lire, pour sortir du polar classique, (re)découvrir le rural noir et.... aimer ça !

C.
Lien : http://cecibondelire.canalbl..
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mnteam
  13 février 2019
Dans la famille GROUX, il y a la mère, l'oncle, les frères, les belles soeurs,les enfants et puis Eric et Elise. Pièces rapportées ou valeurs ajoutées ?
Donc, nous voilà dans les Vosges du côté de Saint Dié, dans la pampa, là où les scieries ferment les unes après les autres. Mais celle des GROUX est une irréductible allez donc savoir pourquoi !
Alors la mère, une méchante ! pourquoi ? elle doit souffrir mais de quoi !
L'oncle un vieux ou pas, s'exprime par onomatopées ! pourquoi ? il a du souffrir !
Les deux frères, violents et alcooliques ! pourquoi ? ils ont du souffrir !
Les belles soeurs, muettes ! pourquoi ? elles souffrent mais de quoi ?
Les enfants, nourris mais moyennement élevés ! pourquoi ? pour le savoir il va falloir lire et comprendre les quatre questions précédentes.
Ce huis clos est absolument noir de chez noir. La scierie est sordide autant que l'histoire qui est bien menée avec des chapitres très très courts, j'ai presque envie de dire, un page turner (lu en 4 heures) bon ok, je le dit....
Me voilà au terme de ma chronique et je dois dire que cette histoire m'a marquée et j'ai juste envie de vous dire que LA LOI S'ARRETE APRÈS LES PREMIERS SAPINS.....
Merci French Pulp et G.Gallerne pour ce moment "obscur" qui vaut le détour. MN

Lien : https://psychopathesdupolar...
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