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EAN : 9782070713882
590 pages
Éditeur : Gallimard (28/02/1989)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Voici trente nouvelles qui chronologiquement embrassent la production littéraire japonaise depuis le début du siècle jusqu'à l'après-guerre. Cette anthologie, grâce à son ampleur, témoigne d'une grande diversité d'inspiration et de style chez les écrivains japonais. Néanmoins, par-delà cette diversité, transparaît une coloration historique - gage, peut-être, de la modernité - où se reflètent les enjeux majeurs du temps.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Tandarica
  15 mai 2016
Surtout lu parce que s'y trouve la nouvelle de Kenzaburo Oé, "Tribu bêlante" évoquée par Milan Kundera dans Les testaments trahis. Rien que pour ce récit, le livre vaut la peine d'être acheté.
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JeanRene43
  01 octobre 2019
L'intérêt majeur de ce livre consiste à faire découvrir divers auteurs de la première moitié du 20ème siecle par une trentaine de nouvelles. Le Japon dans son histoire a connu des périodes de repli insulaire, de fermeture au reste du monde. D'où une sphère de mystères et un art de vivre spécifique qui restent encore vrai à présent. L'objectif décrit dans la préface est précisément de nous faire découvrir cette culture et art de vivre. Or j'ai le sentiment que si on cachait le fait qu'il s'agit d'une compilation de quantité d'auteurs, on pourrait penser que ces trente nouvelles sont du même auteur tant la production est homogène, à une exception pour la dernière nouvelle : Tribu bêlante. De plus au regard des divers auteurs, on peut penser que cette anthologie donne une idée de l'ensemble de la production littéraire japonaise de cette période. Je n'aime pas faire de généralisation, mais puisque ce livre regroupe quantité d'auteurs, il est légitime de chercher des traits communs ou au contraire de percevoir la diversité. Or comme indiqué précédemment, il m'apparaît une homogénéité, un style descriptif commun à toutes ces nouvelles. L'histoire me semble être un second plan qui laisse la primauté aux descriptions. Qui a pu éprouver une infime parcelle de suspense ? Peut-on dire que la nouvelle se termine par une véritable fin ? Non, les auteurs auraient pu poursuivre dans la même veine sans difficulté. Si on s'interroge quel était l'objectif, quel enseignement, quelle révélation outre une intime émotion largement décrite ? Sans faire de provocation, on pourrait très bien changer de sujet au fond en conservant toutes les descriptions. C'est là un genre littéraire très spécifique japonais. Sauf à détonner, cette homogénéité provoque une relative lassitude, la soif de surprises étant insuffisamment étanchée.
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alefeuvre80
  08 août 2013
Trente nouvelles, des plus connues aux jamais lues, venant du Japon de Meiji.
On y croise des intérieurs, on erre dans les rues avec des presque inconnues. On se rend à l'Occident ; on se heurte à l'Occident.
Textes historiques en un sens : témoignages d'un Japon qui se cherche, en perte d'un sens ancien, sans nouvel équilibre pourtant.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JeanRene43JeanRene43   10 septembre 2019
Tiré de "Jésus dans les décombres"
Sur le duvet de sa peau resplendissante sous le hâle, une peau éclatante de jeunesse, s'exhalaient les couleurs d'un sang généreux ; son corps débordant d'énergie, bandé en arrière comme un arc, faisait miroiter ses seins, comme deux poignards, à travers la blanche combinaison ; elle avait sans façon retroussé sa courte jupe, tout aussi blanche, et se tenait ainsi assise, sa jupe découverte effrontément posée sur le genou : par cette attitude, on sentait bien qu'elle provoquait son propre désir, mais en même temps il apparaissait qu'aucune autre posture n'eût pu être plus normale pour ce corps ; avec un naturel presque odieux, elle éclaboussait le monde de son insolente vitalité.
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JeanRene43JeanRene43   08 septembre 2019
Tiré de "A mi-chemin de la vie de Shinsuke Daidôji"
Des livres à la réalité : c'était dans son cas une vérité constante. Au cours de la moitié de sa vie, il s'était épris d'un certain nombre de femmes. Mais aucune ne lui avait appris la beauté de la femme ; du moins rien de plus que celle dont l'avaient instruit les livres. La transparence des oreilles, l'ombre des cils sur la joue, c'était dans Gautier, Balzac, Tolstoï qu'il les avait connues ; c'était grâce à ces livres que les femmes lui avaient donné - et lui donne encore - la beauté. Peut-être n'aurait-il sans cela vu en elles que des femelles.
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JeanRene43JeanRene43   14 septembre 2019
Tiré de "Fleurs d'été" de Tamiki Hara, une description d'un temoin de l'explosion atomique d'Hiroshima.
Quelques secondes plus tard, je ne sais plus exactement, il y eut un grand coup au-dessus de moi et un voile noir tomba devant mes yeux..../.... Et il est étrange aussi de voir les maisons détruites sans aucun de ces trous que font habituellement les bombes. C'était un peu après la fin de l'alerte aérienne. Il y avait eu un brusque éclair accompagné d'un léger bruit comme un chuintement d'une ampoule de flash et en un instant tout s'était retrouvé sens dessus dessous. "On aurait dit de la sorcellerie", ajouta ma soeur en tremblant..../.... Dès le lendemain matin commença pour nous une vie de misère. Ceux qui étaient blessés ne guérissaient pas ; ceux qui ne l'étaient pas s'affaiblissaient de jour en jour par manque de nourriture. Les bras brûlés de la bonne suppuraient horriblement, les mouches s'y agglutinaient et bientôt les vers se mirent à y pulluler. On avait beau désinfecter et désinfecter, les vers réapparaissaient sans cesse. Au bout d'un mois, elle mourut.
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JeanRene43JeanRene43   09 septembre 2019
Tiré de "A mi-chemin de la vie de Shinsuke Daidôji"
Non, l'amitié lui faisait peur, voilà plutôt. En contrepartie, ses amis devaient posséder un cerveau. Un cerveau, oui... et solidement constitué. Ceux qui possédaient cette sorte de cerveau, il les avait aimés, plus que tous les jolis garçons du monde ; et aussi haïs, plus que tous les honnêtes garçons de la terre. C'était ainsi : son amitié était une passion où toujours, dans l'amour, couvait un soupçon de haine.
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TandaricaTandarica   10 mars 2015
La receveuse avait sur sa nuque puissante, délicatement féminin, un petit bouton rose comme un sexe de lapin.
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Videos de Éditions Gallimard (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éditions Gallimard
Alexis Jenni interviewé pour son livre Féroces Infirmes aux éditions Gallimard , au Salon du livre de Genève à Palexpo avec le Club du Livre https://www.club-livre.ch
Alexis Jenni a passé son enfance et suivi sa scolarité à Belley, dans la région naturelle du Bugey, dans l'Ain. Titulaire d'une agrégation, il exerce d'abord en tant que professeur de sciences de la vie et de la Terre au lycée Saint-Marc de Lyon.
Il reçoit le prix Goncourt 2011 pour son premier roman publié, L'Art français de la guerre. 2011 : Prix Goncourt pour le roman L'Art français de la guerre. 2015 : Prix spiritualités d'aujourd'hui pour l'essai Son visage et le tien. 2018 : Prix du roman historique (Festival Les Rendez-vous de l'histoire de Blois) pour le roman La Conquête des îles de la Terre Ferme.
A propos du livre "Féroces Infirmes"
Jean-Paul Aerbi est mon père. Il a eu vingt ans en 1960, et il est parti en Algérie, envoyé à la guerre comme tous les garçons de son âge. Il avait deux copains, une petite amie, il ne les a jamais revus. Il a rencontré ma mère sur le bateau du retour, chargé de ceux qui fuyaient Alger. Aujourd'hui, je pousse son fauteuil roulant, et je n'aimerais pas qu'il atteigne quatre-vingts ans. Les gens croient que je m'occupe d'un vieux monsieur, ils ne savent pas quelle bombe je promène parmi eux, ils ne savent pas quelle violence est enfermée dans cet homme-là. Il construisait des maquettes chez un architecte, des barres et des tours pour l'homme nouveau, dans la France des grands ensembles qui ne voulait se souvenir de rien. Je vis avec lui dans une des cités qu'il a construites, mon ami Rachid habite sur le même palier, nous en parlons souvent, de la guerre et de l'oubli. C'est son fils Nasser qui nous inquiète : il veut ne rien savoir, et ne rien oublier. Nous n'arrivons pas à en sortir, de cette histoire.
« Je n'aimerais pas que mon père atteigne quatre-vingts ans. II en a soixante-quinze, il a bien vécu, je ne sais plus comment l'écouter, je ne sais plus comment lui parler, je ne veux plus l'entendre. Je ne veux pas sa mort, ce n'est pas ça, mais je ne sais pas comment faire pour que ça s'arrête. Quoi ? Ce qui brûle en lui, ce qui rayonne par sa parole. Que ça s'arrête, ce radotage, cette vitupération et cette hargne, que ça s'arrête ce récit de sa jeunesse violente qu'il radote à chaque tour avec de nouveaux détails, des détails cruels que je découvre.»
REMERCIEMENTS: Alexis Jenni Editions Gallimard SALON DU LIVRE DE GENEVE @salondulivregeneve Laurence Brenner, Maud Couturier CLUB DU LIVRE @clublivreswiss Manuela Nathan @Manuela.nathan , Aurelie Garcia @aurelieautheatre , Williams Mouriere, Yves Jaques, Michael Bouvard @Michael_Bouvard Interview de l'Auteur : Manuela Nathan Prod/Post-prod Interview de l'Auteur : Aurélie Garcia, Reportage Suisse Romande Partenaire : Valeur Suisse Institut
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